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Vitré : présentation de la commune

Dossier IA79000779 réalisé en 2000

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aires d'étudesCelles-sur-Belle
AdresseCommune : Vitré
Cadastre : 1817 ; 1949

Plusieurs trouvailles (sépultures anciennes, monnaies du premier siècle, céramiques) semblent indiquer une occupation humaine dès le début de l'ère chrétienne et au moins deux chemins probablement d'origine médiévale ont été repérés. La commune est mentionnée pour la première fois en 987 sous le nom de Villa Vitriacus in pago et vicaria Metulinse. Vers 990 elle est nommée Vitrec ; puis Vitraycus en 1300 et Vitraium en 1383. Cette villa pourrait avoir pour origine un ancien domaine agricole.

Dans le dernier quart du 10e siècle, l'église fondée en l'honneur de l'apôtre saint Pierre, dans la villa de Vitré, a été donnée à l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. Plusieurs autres fondations religieuses sont attestées au Moyen Âge : la chapelle de la Vexeria apparaît dans les sources à la fin du 11e siècle et dépendait de l'abbaye de Saint-Cyprien ; le prieuré Saint-Romain de Châteauneuf qui dépendait au 13e siècle de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers ; enfin, le prieuré de la Carte, fondé avant la fin du 12e siècle, dépendait de l'abbaye de Grandmont. Ces petites communautés de défrichement ont été installées dans des sites boisés bien arrosés par le Lambon et ses ruisseaux.

Sous l'Ancien Régime, Vitré dépendait de l'élection de Saint-Maixent, créée vers 1542. La paroisse était située dans le diocèse de Poitiers et était rattachée à l'archiprêtré de Melle. Des châteaux ont été bâtis à proximité de ces fondations religieuses : la Bessière qui a pris le nom de la chapelle Vexeria, et Châteauneuf. Ces établissements religieux ont beaucoup souffert de la guerre de Cent ans et des guerres de religion. Déjà à la fin 16e siècle, il ne restait plus que des vestiges de la chapelle de la Vexière ou Bessière. A cette époque, un grand nombre des habitants avait opté pour le calvinisme ; à la fin du 17e siècle, après la révocation de l'édit de Nantes, sur un peu moins de 500 "âmes", il y avait 392 nouveaux convertis dont seulement 53 "faisaient leur devoir".

A la Révolution, la commune de Vitré a fait partie du canton de Mougon qui a été refondu avec le canton de Celles en l'an VIII (1800). Le cahier des doléances demanda l'établissement d'un atelier de charité pour aider les pauvres, très nombreux dans la paroisse, et ainsi supprimer la mendicité. Cet atelier devait aussi s'occuper de l'entretien des chemins. L'assemblée désirait également la suppression des fours et moulins, sans doute banaux, et un maître d'école. François Magneron, marchand, et François Nicollas, fermier, syndic de la paroisse, ont été élus députés. A la Révolution, l'église paroissiale et le presbytère catholique ont été vendus comme biens nationaux. Lors des ventes des biens nationaux, François Magneron s'est fait adjuger en juin 1791 la métairie de la cure dite métairie de la Grande Cabasse et en août 1791, en association avec François Nicollas, la métairie des Vaux.

Au milieu du 17e siècle, la population était d'environ 100 feux (500 âmes) et de 530 vers 1800. Dans cette paroisse essentiellement rurale une tuilerie a fonctionné pendant environ 150 ans, du second quart du 18e siècle à la fin du 19e siècle. Elle a eu plusieurs emplacements. Dans la seconde moitié du 19e siècle, la commune a fait bâtir un temple protestant (1866), une mairie-école (1868), et enfin un presbytère protestant (1895).

La commune de Vitré est située au nord de Celles-sur-Belle et occupe une superficie de 987 ha, soit 10 km². Au recensement de 1999 il y avait 513 habitants, soit une densité de 52 hab. / km². En 1876 il y avait 577 habitants ; ils étaient 625 en 1881, 610 en 1891, 613 en 1901, 600 en 1911, 470 en 1926, 480 en 1936, 402 en 1954, 433 en 1968, 375 en 1975 et 477 en 1990.

La commune compte 20 écarts ; le plus important est La Carte, en 1962 73 habitants et 22 logements on était recensés sur cet écart et, en 1975, 86 habitants et 26 logements. Dans le bourg même de Vitré, il y avait en 1962 125 habitants et 36 logements, et en 1975, il y avait 127 habitants et 44 logements. En 1999, la localité comptait 185 logements, dont 168 résidences principales, 9 résidences secondaires et 7 logements vacants. Le nombre de logements est en augmentation ; en effet, il y en avait 124 en 1962 et 130 en 1975.

Le recensement agricole de 2000 a dénombré 17 exploitations agricoles, dont 7 sont des exploitations professionnelles. La superficie agricole utilisée par les exploitations est de 746 ha. Il y a 529 ha de terres labourables et 215 ha de terrain toujours en herbe. En l'an 2000, 228 vaches ont été recensées sur la commune.

L'altitude la plus importante est de 136 mètres. La source de la Belle se trouve sur cette commune, à la limite de la commune de Celles sur Belle. La localité est traversée du nord au sud par la route départementale 103, celle-ci passe par le bourg, et relie les communes de Prailles et Celles-sur-Belle. Au nord de la commune, se trouve l'étang du Lambon qui occupe une superficie de 14 ha et accueille une base de loisirs. Il y a peu de bois, les plus importants sont le bois d'Enfiré, au sud-est, autour d'Eclopegenêt et au sud-ouest, au lieu-dit les Grands-Pas. Il reste encore quelques parcelles closes de murs.

Annexes

  • Description du village vers 1700 :

    "La paroisse de Vitré a pour patron saint Pierre et contient six villages : Châteauneuf, Le Genest, La Carte, ...

    La cure vaut six cens livres, tenue par le sieur Le Vannier, qui a droit de fief ; il a un vicaire, à cause de son infirmité, qu'on appelle le sieur Richeteau.

    Il y a deux prieurez simples, l'un au village de Châteauneuf, en mazure, de deux cens livres, tenu par le sieur Thoreau, chanoine de Saint-Hilaire de Poitiers.

    L'autre, appellé la Carte, de cinq cens livres, aux jésuites de Poitiers, qui ont droit de fief.

    Deux chapelles, l'une appellée la chapelle de Linières, de quarante livres, de laquelle jouissent les religieux du bourg de Celle, chanoines réguliers de Saint-Augustin.

    L'autre de la Bessière, de cinquante livres, tenue par le sieur Thibaud, sieur de la Bizière, demeurant à Niort.

    On y sème de toute espèce de bleds. Il y a peu de vins et bois taillis, quelques noyers et fourages. Cette paroisse n'est éloignée que de demi-lieue dudit bourg de Celle, où il tient un marché et un minage considérable, auxquels les habitans de Vitré vont vendre leur denrées et bleds. Ils trafiquent aussy sur les bestiaux.

    Les peuples vont plaider à Melle.

    Les fiefs sont : la seigneurie de la Bessière, de trois cens livres de rente, à la succession vacante du sieur Gourjaut, sieur de la Bessière, qui est en direction de Poitiers ; le fief de Châteauneuf, de cinquante livres, au sieur Pandin, écuyer, sieur du Peux, qui demeure audit lieu de Châteauneuf.

    On compte trois cens quatre-vingt-douze nouveaux convertis, dont cinquante-trois font leur devoir.

    Il y a en cette paroisse trois familles nobles : Pierre Pandin, écuyer, sieur du Peux ; ... deux bourgeois ; un greffier des rolles des tailles : Daniel Aumônier.

    Il y a aussy trois meuniers, vingt-deux laboureurs, vingt-cinq artisans, vingt journaliers, cinquante-huit valets ou servantes, quatre-vingt-douze feux, qui ont diminué de vingt depuis vingt ans, cent hommes et quatre cens quatre-vingt-huit âmes.

    L'imposition de la taille est de seize cens livres, trois collecteurs et deux sindics".

  • Cahier des doléances, plaintes et remontrances de la commune de Vitré, du 6 mars 1789 :

    "Art. 1er. Les habitants voient avec grande satisfaction la convocation des Etats généraux, qui a pour but de remédier aux abus et maux qui affligent la France ; ils supplient les députés de témoigner leurs voeux à l'assemblée des marques de bonté de notre Roi bienfaisant qui se manifestent dans cette convocation.

    Art. 2. Les députés déclareront que le voeu de la communauté de Vitré est que le Tiers état ait autant de députés que le Clergé et la Noblesse.

    Art. 3. Ils estiment qu'il serait avantageux qu'il n'y eut qu'une imposition qui fut entièrement commune aux trois Etats, et que le cultivateur qui supporte le plus d'impositions fut soulagé.

    Art. 4. Ils estiment qu'il serait aussi fort avantageux (ce qui est très possible), qu'il n'y eut dans la province qu'un seul receveur d'impositions.

    Art. 5. Ils désireraient l'établissement d'un atelier de charité pour la subsistance des pauvres qui sont en très grand nombre dans leur paroisse : mais cet établissement ne peut avoir lieu sans que le gouvernement y fournisse des secours ; l'habitant n'étant pas à l'aise du tout.

    Art. 6. Cet atelier de charité, s'il avait, comme on le souhaite, pour but les travaux des chemins vicinaux et autres, serait on ne peut plus avantageux ; tous les chemins qui conduisent à Niort, Celles, Melle, la Mothe-Saint-Héray, où il se trouve quelque ressource pour le commerce, sont très mauvais ; quelques-uns même dangereux, au point que les cavaliers sont obligés de les éviter et faire de longs détours.

    Art. 7. On désirerait aussi que la mendicité n'eut plus lieu. On donne pouvoir aux députés de concourir avec toutes les autres communautés, pour les moyens qui seront jugés le plus favorable pour y parvenir.

    Art. 8. On désirerait la suppression des droits de contrôle, franc-fief, et autres domaniaux, ou du moins qu'ils fussent modérés et qu'il y eut un nouveau tarif clair et précis ; celui actuel est fort ambigu, donne lieu à des exactions et à des interprétations qui sont toujours données contre le peuple.

    Art. 9. On désirerait la suppression des fours et moulins.

    Art. 10. On désirerait que les biens de régies fussent remis aux familles.

    Art. 11. On désirerait aussi qu'il y eut un maître d'école dans toutes les paroisses pour l'instruction de la jeunesse.

    De tout quoi nous avons dressé le présent, et acte ...".

    Suivent 19 signatures, celles de F. Nicollas, syndic, et F. Magneron, députés.

  • La Carte, prieuré Notre-Dame :

    La plus ancienne mention du prieuré est de 1191 : domus de Quarta ordinis Grandimontensis "la maison de la Carte de l'ordre de Grandmont". En 1225, un document y mentionne sept religieux. En 1317, une bulle papale réorganisa l'ordre de Grandmont et Jean XXII augmenta le nombre de religieux du prieuré de la Carte d'une dizaine ; les petits établissements de Fontadam et de (?) furent alors unis au prieuré de la Carte.

    Pendant la guerre de Cent ans, en 1348, le prieur Robert de Ventadour aurait entretenu des relations suivies avec les Anglais de Lusignan leur fournissant des vivres et des munitions.

    Une minute notariale de 1553 nous rapporte un conflit entre le fermier du revenu temporel, tenu à entretenir quatre religieux ou prêtres pour le service divin, et les religieux vivant au prieuré qui refusaient d'ouvrir la porte. Cette source nous apprend qu'à cette époque "il y avait au prieuré des religieux et prêtres en nombre suffisant pour faire le service divin", sans que nous sachions s'il y en eut plus que deux.

    Après les guerres de religion, le prieuré était dévasté et abandonné ; au début du XVIIe siècle, il fit partie des domaines qui sont unis au collège des jésuites de Poitiers, fondé par Henri IV en 1607.

    A la fin du 17e siècle, les protestants se réunissaient dans les bois de Celles et "on y chantait et prêchait au vu et au su du jésuite solitaire qui y occupait le prieuré ruîné de la Carte".

    Les jésuites ayant été expulsés du royaume en 17 ? ? les biens dépendant du collège de Poitiers ont par la suite été gérés par un économat des biens séquestrés. C'est ainsi que le 9 novembre 1763, le revenu temporel a été adjugé à un certain Claude Duris, bourgeois de Paris et y demeurant et le 6 juillet 1772 à Charles-Joseph Tribert, moyennant 4500 livres.

    La visite épiscopale de 1769 nous apprend que "le prieuré de la Carte, uni au collège de Poitiers, est affermé. Le service en est acquitté à Saint-Martin de Pamproux. M. le curé (de Vitré) se plaint de ce que la translation n'en a pas été faitte dans son église, plustôt qu'en celle de Pamproux". Rien n'est dit au sujet des bâtiments.

    Le 30 mai 1781, les représentants de différents corps de métier, entrepreneurs, maître charpentiers et couvreurs ont été convoqués afin d'adjuger les réparations à faire aux bâtiments dépendant du prieuré de la Carte ; il n'y a eu aucun enchérisseur, car ces artisans n'étaient pas satisfaits des conditions contenues dans le cahier des charges. Ces bâtiments comprenaient alors : le principal manoir du prieuré ; deux moulins dépendant du prieuré ; la métairie des Vaux ou Veaux ; tous ces biens étaient situés paroisse de Vitré et la borderie, appelée la Maison neuve, paroisse de Celles ; le moulin de la Treille, paroisse de Loubigné.

    N'ayant pas retrouvé le devis dressé par M. Monnet, architecte du conseil, nous ne savons pas en quoi consistaient ces réparations et s'il était prévu que la chapelle en bénéficiait aussi.

    Vendu comme bien national à la Révolution, le prieuré comprenait à cette époque : "une masure et une chapelle dont la voûte est moitié escroullée, paroisse de Celles ; une maison et ses appartenances consistant en grange, escurie, cour, coursoire et jardin, appellée la métairie du prieuré de la Carte".

    L'ensemble a été adjugé le 18 juillet 1791 à M. Frappier de la Poiraudière, demeurant à Niort, moyennant 45000 livres et 5400 livres de frais ; ce dernier avait déjà acquis la métairie de l'Infirmerie dans la même commune et les métairies de Villeneuve dans la commune voisine d'Aigonnay.

    Dans l'Autobiographie du pasteur François Bureau (1837-1905) on peut lire : "J'ai vu non loin du village de la Carte les restes d'une vieille église. Déjà en ruine sous Louis XV, elle servit d'asile à maintes réunions des huguenots... Une belle source à cent mètres environ s'appelle encore la Fontaine aux moines. Trois magnifiques marronniers plantés en triangle portaient aussi le nom de Moine et la tradition disait qu'ils y plaçaient une table pour leurs repas en commun. Ce lieu a bien changé. M. Taillefert a pris les plus belles pierres de l'église pour en construire sa demeure à Vitré. Les marronniers ont disparu, le chemin de fer passe à la place qu'ils occupaient et il ne reste d'un passé lointain et curieux qu'un monceau de décombres couvert de ronces et une fontaine qui coule toujours".

    Les prieurés grandmontains de la région Poitou-Charentes auraient été fondés, par Henri II ou Richard Coeur-de-Lion, au milieu et dans la seconde moitié du 12e siècle. Celui de la Carte a probablement été fondé entre 1140 et 1163.

  • La Carte, prieuré Notre-Dame :

    Sommation faite en présence de Pillot et de Pierre Jacques, notaires, à messire Etienne, religieux du prieuré de la Carte, par Jean Pelletier, agissant comme procureur de Jean de Berry, d'avoir à faire ouverture dudit prieuré, dont les fruits et revenus ont été adjugés pour un an audit Jean de Berry, moyennant 400 livres, afin que Barthomé Gerzeau, religieux de l'ordre de Grammont et Pierre Normand, prêtre, y puissent célébrer le service divin accoutumé, 1553.

    "Et après avoir hurté à ladite porte et appellé à haulte voix par plusieurs fois par ledit Pelletier, le nommé messire Estienne, religieux dudit prieuré, est venu à une fenestre grillée dudit prieuré près ladicte porte ; un jeune homme ayant un bonnet rouge que ledit Pelletier a appelé maistre Jean auquel parlant à ladicte fenestre" il a fait savoir que le temporel du prieuré de la Carte avait été adjugé à Jean de Berry à la charge d'en faire le service divin, de nourrir et entretenir les religieux au nombre de quatre et à défaut de religieux, des prêtres, et que pour ledit service divin, il avait amené présentement avec lui Barthomé Gerzeau et Pierre Normand ; à quoi ledit maître Jean a répondu que le prieur, son maître, ne lui avait pas donné charge d'ouvrir les portes et qu'il ne les ouvrirait pas, et qu'il y avait au prieuré des religieux et prêtres en nombre suffisant pour faire le service divin et que son dit maître avait bien de quoi les payer, nourrir et entretenir aussi bien que le maître dudit Pelletier.

    Lequel Pelletier a réitéré sa demande et fait offre de nourrir et entretenir lesdits religieux et prêtres, et pour ce faire a tiré de sa bourse plusieurs réaux, douzains neufs et autre monnaie.

    Sur quoi ledit Jean s'est retiré disant qu'il allait demander à messire Etienne s'il voulait prendre argent dudit Pelletier ; puis, revenu à ladite fenêtre a déclaré que ledit Etienne voulait être nourri et entretenu autrement qu'il ne l'avait été jusque-là et que de ce, il en fut ordonné par justice. Dont acte.

    Jacques Lemaure, me charpentier demeurant à Melle, paroisse Saint-Pierre ; Jacques Roy, entrepreneur de bâtiments, demeurant aux Pierrière, paroisse de Salles ; Louis Roy, entrepreneur de bâtiments, demeurant au bourg de la Mothe-Saint-Héray ; Jean-Henri Paillié, entrepreneur de bâtiments, demeurant à Pamproux ; Jean-Baptiste Rault, Joseph Bellion et François Raboteau, charpentiers, demeurant au bourg de Celles ; Etienne et François Broussard, frères, couvreurs, demeurant à Melle, paroisse Saint-Hilaire, et Pierre Lemaure, fils, charpentier, demeurant à Melle, paroisse Saint-Pierre.

  • La Carte, prieuré Notre-Dame. Liste des prieurs connus :

    1427, avant 1451 : Jean Doulcet.

    1462 : Jean Joubert.

    ? : Arnaud d'Estisssac, abbé de Celles et prieur de la Carte.

    vers 1605 : Jean de Bidéran, prieur commendataire.

  • Châteauneuf, prieuré Saint-Romain :

    Le fonds des archives de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers conserve plusieurs donations du 13e siècle relatives au prieuré de Châteauneuf.

    En 1667, un état des lieux indique que de la métairie de ce prieuré était affermée par un certain Denis Defita, prêtre docteur de la faculté de Paris, prieur.

    Un autre état des lieux de 1684 décrit les vestiges de ce prieuré qui était déjà en ruines.

    A la fin du 17e siècle, il y avait à Vitré deux prieurés simples, "l'un au village de Châteauneuf, en mazure, de deux cens livres, tenu par le sieur Thoreau, chanoine de Saint-Hilaire de Poitiers".

    En 1724, une prise de possession du prieuré nous apprend que le service religieux de ce prieuré était desservi en l'église Saint-Pierre de Vitré "attendu que laditte chapelle est fondue", c'est à dire tombée en ruine, tandis qu'en 1754, un même type de source indique que le service religieux est desservi dans l'église Saint-Pierre de Melle, au grand autel.

    La visite épiscopale de 1769 précise de nouveau que le service religieux "est fondé dans l'église paroissiale d'une messe par semaine", mais que le curé ne connaît pas la valeur du revenu temporel car les biens situés à Romans sont affermés à d'autres particuliers que ceux situés à Vitré.

    Lors de l'établissement de l'ancien plan cadastral, dans le premier quart du 19e siècle, les parcelles 195 à 198 de la section B s'appelaient "le Prieuré" ; il s'agissait de terres en labour ; trois de ces quatre parcelles appartenaient à la veuve François Magneron, à Vitré, la quatrième (B 196), à la famille Clervaux-Fombelle.

    Il n'y avait probablement plus de vestiges à cette époque.

  • Visite du prieuré de Saint-Romain, du 24 juin 1684 :

    "Premièrement veu et vizitté une petitte maison, la fermeure de la porte de la principalle chambre ..., le tout fort uzé, à laquelle chambre il y a deux petittes fenestres ..., ladite chambre estant basse sans soliveaux ni autre chose seulement une pièce de bois traversante ; la cheminée en très mauvais estat et menace ruine et preste à tonber.

    A costé est une descharge ou entichambre sans cheminée ni planché (plafond), la fermeure de la porte et fenestre en très mauvais estat, pourie et uzée ... ; à la porte de communiquation il n'y a de fermeure.

    Remarqué qu'il y a un des bois de cherpente pouri et convient le remettre à neuf.

    Remarqué qu'au bout de ladite maison et y joignant estoit une chapelle où nous avons remarqué qu'il ne paroist à présent que les vestiges, lesquels bastiments sont entièrement ruinez, tombez et perdus.

    Le jardin qui estoit clos de petits murs est presque tout ousvert et les murs renversez sans portes ni fermeures aux entrées non plus qu'à la cour de l'entrée ...".

  • Châteauneuf, prieuré Saint-Romain. Liste des prieurs connus :

    1667 : Denis Defita, prêtre, docteur de la faculté de Paris, prieur.

    1698-1724 : Hyacinthe Thoreau, écuyer, chanoine de Saint-Hilaire de Poitiers.

    26 septembre 1724-1754 : prise de possession par messire Hyacinthe Leroy, clerc tonsuré, demeurant à Poitiers, pourvu du prieuré de Saint-Romain de Châteauneuf sur la démission faite par messire Hyacinthe Thoreau, écuyer, dernier possesseur.

    5 mars 1754-1769 : prise de possession par messire Jean-Joseph-Hyacinthe Leroy, écuyer, seigneur de la Galmandrie, clerc tonsuré du diocèse de Poitiers.

  • Visite d'une métairie à Châteauneuf (appelée la Grande Roche) appartenant à Madame d'Availles (Françoise-Hélène-Elisabeth Gourjault, dame de la Bessière, fille d'Olivier Gourjault, seigneur de Mauprié et d'Elisabeth Lauvergnat, épouse de Jean-François Chevalier, seigneur d'Availles), du 8 avril 1766 :

    "Premièrement la principalle porte d'antrée de la chambre à feu est usée en son bois... ; dans laditte chambre il y a une fenestre à costé de la porte... ; vue l'autre fenestre près la cheminée... ; il y a une porte qui va de la chambre basse à la chambre à costé...

    Dans laditte chambre il y a deux fenestres sans fermeture... la porte qui sort dans la coursoire est demie usée...

    Pour monter à la chambre haute l'échelle est de pierre et les marches sont usées ainsi que le mur qui le soutient... ; dans laditte chambre la plus prest de l'écurie...

    De laditte chambre pour entrer dans ledit grenie ... ; la fenestre dudit grenier est sans fermeture...

    L'écurie joignant laditte maison...

    Le four de laditte métairie est en bon état sans garniture.

    A côté du grenier et près le grenier il y a un petit toit qui est sans couverture...

    La porte du toit au brebis est usée...

    Les grande porte de la grange ... il n'y a point de porte pour entrer dans la l'escurie aux boeufs... ; la porte de laditte escurie qui sort dans laditte coursoire est usée...

    A l'entrée du jardin il y a un mauvais clion...

    A l'entrée du cauteau il y a un clion...

    Le patis est mediocrement fermé...

    A l'entrée du couteau il y a quelques testards...

    Le pré au bas du couteau ou patis est clos de mauvais mur en pierre seiche...

    Le paturault de dussou de la Touche est fermé...

    Le paturault de la Fontaine est fermé de haye vive...".

  • La Bessière, chapelle Veceria :

    La plus ancienne mention de la chapelle de la Bessière, capellam de la Veceria, est de la fin du 11e siècle ; cette mention se trouve dans une lettre de l'évêque de Poitiers dans laquelle il confirme les églises et chapelles données à ou acquises par le monastère Saint-Cyprien de Poitiers.

    A la fin du 16e siècle, en 1598, dans un acte de prise de possession de cette chapelle, on apprend qu'elle est déjà en ruine : "c'est transporté on jardin dudit lieu noble de la Vexière on lieu et place où cy devant estoit construicte et bastye ladite chappelle".

    Enfin, dans la visite épiscopale de 1769 on peut lire que "la chapelle de la Vexière, dont est pourvu M. Piet, est fondée dans l'église paroissiale d'une messe par mois ; elle est affermée environ 100 livres, et est à la nomination de M. l'évêque".

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres. Sans côte. 16ème-17ème siecles : minutes notariales dépouillées par le docteur Merle (XVIe-XVIIe siècles).

  • A.D. Deux-Sèvres. C 46 (liasse). 1695 : 92 feux.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E Benoist, 1665. 14 juillet 1665 : procès-verbal de visite de la métairie du Queroy à Paizay-le-Tort, appartenant à Pierre Davy, écuyer, seigneur de Châteauneuf (Vitré). (Châteauneuf).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 1457. 19 octobre 1773 : procès-verbal de visite de cette métairie à la requête de Jean Bonnet, laboureur, demeurant à Châteauneuf. Escalier de pierre, chambre haute. (Châteauneuf : ferme dite petite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 1542. 12 avril 1679 : Ferme, de Levenier, curé de Vitré, à Daniel Badin et Pierre Bouynot, d'une maison et métairie à lui appartenant. (Maison). 21 avril 1679 : procès-verbal de visite de cette maison. (Maison).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 2116. 14 juin 1783 : procès-verbal de visite à la requête des demoiselles Coteby. (Ferme dite métairie de la Cabasse).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 2258. 8 avril 1766 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à madame d'Availles (deux chambres basses, escalier en pierre, chambre haute, grenier, servitudes). (Châteauneuf : ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 2547, folio 86. 17 mai 1689 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à dame Catherine Mousnyer, veuve de feu Jean Freté. (La Carte : ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 3725, folio 315. 7 juillet 1600 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à messire Abraham Arneau. (Châteauneuf : ferme dite métairie de Grand Jean).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8913. 26 mars 1649 : procès-verbal de visite. (Ferme dite métairie de la cure).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8925. 13 avril 1733 : procès-verbal de visite à la requête de Louis Flamant, bourgeois, demeurant à Melle. (Ferme dite borderie de la Couarde).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8965. 20 juillet 1774 : procès-verbal de visite à la requête de Claude Boileau, notaire, et ses cohéritiers. (Ferme dite métairie au bourg).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8972, folio 3. 2 août 1689 : procès-verbal de visite du château de Villermat à Beaussais à la requête de Louis Motheau, adjudicataire de la terre et seigneurie de Villermat, fait par Jean Aymé, maître serrurier à Vitré, Louis Guillon, maître maçon de la Basse Marche, Simon Barillot, maître couvreur et piqueur d'ardoise demeurant au Rivault, et Pierre Barillot, maître charpentier, demeurant faubourg Saint-Hilaire à Melle.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8981. 26 septembre 1724 : prise de possession par messire Hyacinthe Leroy, clerc tonsuré, demeurant à Poitiers, pourvu du prieuré Saint-Romain de Châteauneuf sur la démission faite par messire Hyacinthe Thoreau, écuyer, dernier possesseur dudit prieuré, desservi en l'église dudit Vitré "attendu que laditte chapelle est fondue (tombée en ruines)." (Châteauneuf : prieuré Saint-Romain).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8993. 13 avril 1753 : bail à ferme, messire Auguste Casimir Turpin, chevalier, seigneur comte de Joué, seigneur de la Vergne, Bouin, Villermat, Bramefond, à Pierre Girard, marchand, et Louis Proust, marchand, pour sept années, du logis noble de Villermat (Beaussais), de la métairie y joignant et d'une autre métairie située au lieu de la Renaudière, pour 900 livres. (La Renaudière : ferme dite métairie). 5 mars 1754 : prise de possession par messire Jean Joseph Hyacinthe Leroy, écuyer, seigneur de la Galmandrie, clerc tonsuré du diocèse de Poitiers, desservi dans l'église de Saint-Pierre, pourvu dudit prieuré en vertu de la résignation à lui faite par Hyacinthe René Leroy, dernier titulaire dudit bénéfice (desservi au grand autel). (Châteauneuf : prieuré Saint-Romain).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8995. 28 avril 1760 : procès-verbal de visite à la requête de Samuel Nocquet, exerçant les droits de Françoise Magneron, sa femme. (Ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9000. 8 avril 1767 : procès-verbal de visite à la requête de Samuel Nocquet, exerçant les droits de Françoise Magneron, sa femme. (Ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9021. 1781 : travaux de Monnet, architecte du conseil. (La Carte : prieuré Notre-Dame). 30 mai 1781 : procès-verbal d'adjudication des réparations à faire aux bâtiments du prieuré de la Carte et autres bâtiments en dépendant (métairie du Vaux, moulin de la Carte), sur devis de Monnet, architecte du conseil ; convocation des représentants des différents corps de métier ; aucun enchérisseur. (La carte : prieuré Notre-Dame / ferme dite métairie du Vaux / moulin).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9072, minute Bonnet. 19 mars 1822 : état détaillé des immeubles dépendant des successions de M. et Mme Barillet, conjoints. Description sommaire : 1 chambre. (La Carte : ferme dite borderie). 19 mars 1822 : état détaillé des immeubles dépendant des successions de M. et Mme Barillet, conjoints. Description sommaire : 3 chambres. (Ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9222, minute 89. 15 avril 1664 : procès-verbal de visite à la requête de Anne Nau, veuve de messire Dominique Collin, conseiller du roi. (Châteauneuf : ferme dite métairie de la Blanchardière).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9275. 28 avril 1747 : inventaire des meubles et effets de feu Jean Perault, à la requête de Marie Rouillé, sa veuve, et des tuteurs des enfants mineurs des feus Jacques Roullier et Louise Perault, avec qui ils étaient en communauté. (La Bessière : ferme dite métairie noble de Bissière).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9281. 14 mai 1795 (25 floréal an III) : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à Anne-Sophie Nourry, épouse de Louis Jean Marie Elie Aymé. (La Carte : ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9308, minute Pierre-Henri Main. 17 janvier1804 (26 nivôse an XII) : ferme de Louis Montazeau, marchand tuilier, et Marie-Victoire Merlet, son épouse, demeurant à Vitré, à Marie-Susanne Guérin, veuve de Jacques Branger, et ses fils, d'une métairie appartenant aux bailleurs du chef de la dame Merlet, veuve en premières noces de Pierre Vimpierre, à l'exception d'une mièce de terre appelée les Marcoussames ; prix de ferme : argent, produits en nature et 4 charrois de 12 km par an. (La Bertamerie : ferme dite métairie de la Bertramerie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10183, folio 77 (n'est plus communicable). 8 juin 1667 : procès-verbal de visite de cette métairie affermée par messire Denis Lafita, prêtre, docteur de la faculté de Paris, prieur dudit prieuré. (Ferme dite métairie du prieuré Saint-Romain de Châteauneuf).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10184, folio 41 (n'est plus communicable). 27 mars 1668 : procès-verbal de visite de cette métairie dépendant de la cure de Vitré. (La Renaudière : ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10189, folio 59. 29 juin 1684 : procès-verbal de visite. (Châteauneuf : prieuré Saint-Romain).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10287. 25 mars 1686 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à André Broussard à cause de sa femme et à Pierre Guéry, laboureur. (Ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10290. 3 avril 1709 : procès-verbal de visite de cette métairie dépendant du logis noble de Villermat (Beaussais). (La Renaudière : ferme dite métairie noble).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10294. 4 avril 1723 : procès-verval de visite à la requête de messire André Chartier, prêtre curé de Vitré, y demeurant. (Ferme dite métairie de la cure). 28 mars 1727 : procès-verbal de visite à la requête de Jacques Chabot, sieur de Viré (sic sur document repris), demeurant à Niort. (Ferme dite métairie de la Fontaine à l'Ane). 1er avril 1727 : procès-verbal de visite de cette borderie appartenant à Jacques Nocquet, laboureur, René Bureau, laboureur, Pierre Allard, laboureur, et Louis Rivault, charpentier, demeurant à la Badellerie, paroisse d'Aigonnay. (Ferme dite borderie de la Fontaine à l'Ane). 28 avril 1727 : procès-verbal de visite de cette borderie appartenant à Abraham Chauvet, laboureur, demeurant à la métairie de la Carte, paroisse de Vitré. (Le Veau : ferme dite borderie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10297. 8 avril 1732 : procès-verbal de visite à la requête de Léonard Benoist Petit, prêtre, prieur curé de Vitré. (La Renaudière : ferme dite métairie / ferme dite métairie de la cure). 22 avril 1732 : procès-verbal de visite de cette borderie appartenant à Jacques Nocquet, laboureur, René Bureau, laboureur, Pierre Allard, laboureur, et Louis Rivault, charpentier, demeurant à la Badellerie, paroisse d'Aigonnay. (Ferme dite borderie de la Fontaine à l'Ane).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10298. 14 avril 1733 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à messire René Chevallier, sieur du Genest, demeurant à Mardré, paroisse de Saint-Léger. (Le Genest : ferme dite métairie). 21 avril 1733 : procès-verbal de visite de la moitié de cette métairie affermée à Jean Deschamps, laboureur. (La Bessière : ferme dite métairie de Bissière).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10299. 9 avril 1734 : procès-verbal de visite à la requête de l'ayant-charge du sieur Coteby, propriétaire. (Ferme dite métairie de la Cabasse).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10300. 5 mai 1735 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à Pierre Barbade, marchand, demeurant à Vernoux. (Le Genest : ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10301. 2 octobre 1736 : procès-verbal de visite à la requête de Daniel François Chabot, bailliste des biens de feu demoiselle Louise Filleau, en son vivant veuve de feu François Chabot. (Ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10304. 4 avril 1739 : procès-verbal de visite à la requête de Pierre Deschamps, laboureur, mari de Madeleine Bounault, et Pierre Bounault, laboureur, faisant tant pour eux que pour Jean Allard, propriétaires de cette borderie. (Ferme dite borderie de la Fontaine à l'Ane). 9 juin 1739 : procès-verbal de visite de cette maison appartenant à François Gabriaux, écuyer, seigneur de la Garlière. (La Bertamerie : logis dit maison noble de la Bertramerie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10307. 29 mars 1742 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à Jacques Dabbaye, notaire au siège royal de Melle, y demeurant. (Le Genest : ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10313. 22 mars 1748 : procès-verbal de visite de cette métairie dépendant du prieuré de la Carte. (Le Veau : ferme dite métairie / prieuré Notre-Dame). 4 avril 1748 : procès-verbal de visite à la requête de Louis Vallette, maître apothicaire à Saint-Maixent. (Ferme dite métairie de la Cabasse).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10322. 27 mars 1760 : procès-verbal de visite d'un moulin dépendant du prieuré de la Carte, uni au collège royal de Poitiers. (La carte : moulin / prieuré Notre-Dame). 28 mars 1760 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à François Chabot, demeurant en la ville de Ruffec. (Ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10327. 29 septembre 1775 : procès-verbal de visite. (La Bessière : moulin).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10331. 25 mai 1789 : procès-verbal de visite à la requête de François Mestel, laboureur, faisant pour Marie Lebel, veuve de Jean Mestel. (La Bertamerie : ferme dite métairie de la Bertramerie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10381, folio 75. 19 mai 1712 : procès-verbal de visite à la requête de Daniel Renaudeau, maréchal, qui l'a acquise de Simon Binot, visite faite par Charles Ballier, maître charpentier, demeurant à Conzay, Jacques Dinot, menuisier, demeurant à la Carte, paroisse de Vitré, et Joseph Parpay, maître maçon du Dorat. (La Carte).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10381, folio 76. 20 mai 1712 : marché entre Daniel Renaudot et Charles Ballier pour refaire la charpente. (La Carte).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10382, folio 16. 1er février 1714 : procès-verbal de visite de cette borderie appartenant à Abraham Chauvet (ou Chaumet), laboureur. Visite faite par Léonard Dupuy, maçon à Celles, et François Joyaux, charpentier, demeurant à la Carte, paroisse de Vitré. (Le Veau : ferme dite borderie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10384, folio 86. 15 juin 1717 : procès-verbal de visite de ces moulins dépendant du prieuré de la Carte, uni au collège royal de Poitiers. (La Carte : moulins / prieuré Notre-Dame).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10385, folio 43. 14 mai 1719 : procès-verbal de visite. (Ferme dite métairie de la cure).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10386, folio 70. 26 mars 1722 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à Catherine Coteby. (Ferme dite métairie de la Cabasse).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10387, folio 61. 29 avril 1724 : procès-verbal de visite de cette métairie dépendant de la seigneurie de la Bessière. (Châteauneuf : ferme dite métairie noble).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10390, folio 55. 17 mars 1730 : procès-verbal de visite à la requête de Catherine Lambert, demeurant à Niort, faisant tant pour elle que pour tous les autres copropriétaires. (Le Charpre : ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10390, folio 151. 29 septembre 1729 : rapport d'experts : Léonard Dupuy, maçon à Celles, expert de frère Boissec, jésuite, et Nicolas Bertrand, maçon à Saint-Maixent, expert de Claude Boileau, marchand à Celles. (Le Veau : ferme dite métairie, grange nouvellement construite).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10390, folio 163. 3 octobre 1729 : second rapport par Jacques Duteil, maître couvreur, demeurant au village du Breuil, paroisse de Sepvret, nommé par Léonard Dupuy, expert de frère Boissec, demandeur. (Le Veau : ferme dite métairie, grange nouvellement construite).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10405. 4 avril 1760 : procès-verbal de visite à la requête de Jacques Vaslet, sous-fermier. (La Bonneauderie : ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10415. 6 avril 1771 : procès-verbal de visite à la requête de Jeanne Cochon, femme non commune en bien de messire Jean-de-Dieu François Gabriau. (La Bertamerie : ferme dite métairie de la Bertramerie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10420. 6 avril 1776 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à François Chabot, bourgeois, demeurant en la ville de Ruffec. (Ferme dite petite métairie au bourg).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10426. 2 avril 1782 : procès-verbal de visite de cette métairie que François Nicolas, marchand, a acquise du sieur Chabot, et récolement de la visite du 6 avril 1776. (Ferme dite petite métairie au bourg).

  • A.D. Deux-Sèvres. 4 E 1 354 Vitré. 5 mai 1670 : mention du parrain de Pierre Coyaud, fils de Louis Coyaud, écuyer, sieur de la Bertramerie (Vitré), messire Pierre Thebault, escuyer, pbre (sic, ?), prieur de Thorigné. (La Bertamerie). 5 mai 1670 : baptême de Pierre, fils de Louis Coyaud, écuyer, sieur de la Bertramerie, et de demoiselle Marguerite Nau, parrain messire Pierre Thebault, écuyer, prieur de Thorigné. (La Bertamerie).

  • A.D. Deux-Sèvres. 5 F 69. Procès entre le curé de Vitré et le sieur de Bouteille, abbé commendataire de l´abbaye de Celles à propos de l´établissement de fossés dans les prés de Vitré.

  • A.D. Deux-Sèvres. 14 F 180. 1769 : visite épiscopale de Mgr Beaupoil de Saint-Aulaire. (La Carte : prieuré Notre-Dame).

    p. 99
  • A.D. Deux-Sèvres. 3 P 30 Vitré. Etat des sections. (Châteauneuf : prieuré Saint-Romain).

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 36. 4 janvier 1791 : procès-verbal d'estimation du prieuré de la Carte, et métairie du même nom, chez le nommé Pierre Faucher, fermier pour une année, dépendant de la soi-disant Compagnie de Jésus. Le dit prieuré consiste... en une masure et une chapelle dont la voûte est moitié écroulée, paroisse de Celles. (La Carte : prieuré Notre-Dame / ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 37. 4 janvier 1791 : procès-verbal d'estimation et ventilation des biens dépendant des moulins appelés le Grand et le Petit Moulin de la Carte, dépendant du prieuré de la Carte (serviteurs de Jésus), qui consistent premièrement dans une maison, écurie, toits, cour et coursoires, laquelle dite maison est appelée le Grand Moulin de la Carte, dans laquelle dite maison il y a une roue de moulin brun [sic sur document repris] avec son lit et sa meule... (La Carte : moulin dit Grand Moulin / prieuré Notre-Dame). 4 janvier 1791 : procès-verbal d'estimation et ventilation des biens dépendant des moulins appelés le Grand et le Petit Moulin de la Carte, dépendant du prieuré de la Carte (serviteurs de Jésus), qui consistent... deuxièmement au petit moulin appelé le moulin bas, aussi dépendant de la Carte sur le même ruisseau, distance du premier de mille pas ou environ, ne consistant que dans un appartement dans lequel est la roue et la meule avec son lit en état de faire farine, lequel est à casette (sic dans document repris) ainsi que le premier... (La Carte : moulin dit Petit Moulin / prieuré Notre-Dame). 6 janvier 1791 : procès-verbal d'estimation et ventilation des biens dépendant de la métairie de "Veaux", faisant partie des dépendances du prieuré de la Carte, exploitée depuis le "premier de l'an dernier, varbalement", par les nommés Nicolas et Jacques Foucher ou par Louis Gireau, leur métayer. Consiste en une maison, cour, coursoires et jardins... (Le Veau : ferme dite métairie / prieuré Notre-Dame).

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 41. 18 juillet 1791 : procès-verbal d'adjudication définitive de la métairie du ci-devant prieuré de la Carte, consistant 1° en une masure et une église, 2° en une maison, grange, écurie, four, cour, coursoire et jardin... et terres. Adjudicataire : Frappier de la Poyraudière, demeurant à Niort, pour 45.000 livres plus 5.400 livres de frais. (La Carte : prieuré Notre-Dame / ferme dite métairie).

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 42. 20 juin 1791 : procès-verbal d'adjudication définitive de deux moulins dépendant du ci-devant prieuré de la Carte, avec toutes leurs appartenances et dépendances, et libre cours d'eau, situées paroisse de Vitré... adjudicataires Jacques Fouché demeurant à la Carte, et Jean Guerry de Beaussais, pour 10.400 livres plus 2.080 livres de frais. (La Carte : moulins dit Grand et Petit Moulins / prieuré Notre-Dame).

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 54. 6 juin 1791 : procès-verbal d'adjudication définitive de la métairie de la cure de Vitré et de ses dépendances, métairie dépendant de la cure dudit Vitré, dont le sieur Jean-Louis Ochier jouissait par lui-même, et nommée métairie de la Grande Cabasse. Adjudicataire François Magneron pour 17.200 livres. (Ferme dite métairie de la cure ou métairie de la Grande Cabasse). 14 juillet 1791 : procès-verbal d'adjudication définitive de la métairie nommée la "Regnaudière" et ses dépendances... dépendante de la cure de Vitré et de laquelle Louis Lavergne jouit à titre de ferme (bail du 13 octobre 1783, reçu par Boiffard, notaire à Saint-Maixent). Adjudicataire : Pierre Picoron de La Pergelerie, premier juge au tribunal du district de Saint-Maixent, pour 9.300 livres. (La Renaudière : ferme dite métairie).

  • A.D. Vienne. J 469. 9 novembre 1763 : procès-verbal d'adjudication du revenu temporel des bénéfices vacants des Jésuites ; adjudicataire Claude Duris, bourgeois de Paris, y demeurant rue de l'Arbre-Sec, paroisse Saint-Germain. (La Carte : prieuré Notre-Dame).

  • A.D. Vienne. J 470. 1763 : état et devis des réparations à faire au prieuré de la Carte (et à ses dépendances) "qui sont urgentes et nécessaires", par Pierre Moumaut, demeurant à Celles. (La Carte : moulin / prieuré Notre-Dame). 6 juillet 1772 : revenu temporel affermé à Charles Joseph Tribert, moyennant 4.500 livres. (La carte : prieuré Notre-Dame).

  • A.D. Vienne. J 472 (déclaration de 1790). Etat et devis des réparations à faire au prieuré de la Carte (et à ses dépendances) "qui sont urgentes et nécessaires", par Pierre Moumaut, demeurant à Celles. (La Carte : moulin / prieuré Notre-Dame).

  • A.N. Paris. 3 II Deux-Sèvres 4, 11, 13. Commune possédant un dossier aux Archives nationales. Administration communale, S. d.

  • A.N. F 14 6285. 15 mai 1865 : arrêté préfectoral concernant le réglement des retenues d'eau sur la Belle, Le sieur Louis Brisset, domicilié à Celles, est autorisé à maintenir en activité le Grand Moulin de la Carte qu'il possède sur la rivière de la Belle moyennant quelques travaux. (La Carte : moulin dit Grand Moulin). 15 mai 1865 : arrêté préfectoral concernant le réglement des retenues d'eau sur la Belle, Le sieur Faucher (Charles), domicilié à Vitré, est autorisé à maintenir en activité le Petit Moulin de la Carte qu'il possède sur la rivière de la Belle moyennant quelques travaux. (La Carte : moulin dit Petit Moulin).

  • A.N. Paris. F 19 10689. 3 octobre 1856 : tableau statistique de l'église consistoriale réformée de Melle par communes dans le département des Deux-Sèvres, relatif : 1° aux écoles communales de garçons 2° aux écoles communales de filles 3° aux maisons d'écoles appartenant aux communes 4° aux places de pasteurs à créer 5° aux presbytères 6° aux édifices consacrés aux cultes.

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