Dossier d’œuvre architecture IA33004527 | Réalisé par
Beschi Alain (Rédacteur)
Beschi Alain

Conservateur du patrimoine au sein du service du patrimoine et de l'Inventaire.

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  • inventaire topographique, Estuaire de la Gironde
Ville de Blaye
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
  • Hydrographies La Gironde
  • Commune Blaye
  • Cadastre 1832 B2, B3  ; 2014

Il est établi par l'archéologie que les hommes ont fréquenté le promontoire dominant l'estuaire dès l'époque néolithique, avant de s'y installer de manière définitive durant la protohistoire. Il apparaît qu'une première agglomération est constituée dès les débuts de l'âge du fer, vers 750-500 avant J.-C., et que le site a été occupé sans solution de continuité depuis. Favorisée par la présence d'un petit port d'estey au pied du promontoire, lui assurant un rôle de point de rupture des charges entre les routes terrestres depuis le nord et la voie fluviale vers Bordeaux, la localité de Blavia a prospéré durant l'Antiquité et le haut Moyen Age, renforcée dès lors d'une fonction militaire. Au pied du castrum, sur le tombeau de saint Romain, évangélisateur mort à Blaye à la fin du 4e siècle, est édifié un lieu de culte dont la renommée, aux temps mérovingiens, est confirmée par la visite qui effectue Grégoire de Tours au 6e siècle. La réputation du sanctuaire est accentuée par l'inhumation du roi d'Aquitaine Caribert en 631. Le site est suffisamment attractif à l'époque carolingienne pour qu'une abbaye dédiée à saint Romain y soit établie, formant vraisemblablement dès lors le noyau d'un premier faubourg en bordure d'estey. C'est dans l'abbatiale, après la bataille de Roncevaux en 768, que Roland aurait été inhumé, d'après la chanson de geste du 11e siècle. Quel que soit le fondement de cette tradition, elle traduit la réputation dont bénéficie ce site, à la limite des terres franques et gasconnes, en cette période d'essor des pèlerinages, vers Compostelle notamment. Le castrum est alors en possession d'une branche collatérale des comtes d'Angoulême, d'où est issue la famille châtelaine des Rudel, seigneurs qui ont certainement favorisé la fondation d'une seconde abbaye dans la localité, avant la fin du 11e siècle. Cet établissement de bénédictins dédié au Sauveur, implanté sur une légère éminence de l'autre rive de l'estey, a vraisemblablement constitué à son tour le noyau d'un faubourg dès l'époque médiévale. La ville apparaît prospère au 13e siècle, dotée en 1257 d'un hôpital bordant la route de Saintes. Des coutumes sont octroyées aux habitants en 1261, qui témoignent notamment du rôle du port dans le commerce des vins. Dans la première moitié du 14e siècle, alors que la ville est désormais en possession directe des ducs d'Aquitaine, la topographie urbaine est composée de la ville haute enclose en bordure d'estuaire, dominée par le site castral en position de contrôle sur la route de Saintes, et des faubourgs - dont celui de Saint-Romain précédant la principale porte d'entrée à la ville.

Les nombreux sièges subis durant la guerre de Cents Ans ont fortement endommagé la clôture de la ville haute, et occasionné la ruine des abbayes et de leurs bourgs. La reconstruction et la remise en état ont été vraisemblablement très progressives à partir de la seconde moitié du 15e siècle. Après la création de la jurade par Louis XI en 1474, les principaux travaux attestés en 1487 concernent la réparation des fortifications urbaines, et ceux du tournant du 16e siècle la modernisation des défenses du château. Mais de nouveaux troubles liés aux guerres de Religion apportent leur lot de destruction dès la fin des années 1560 : lors de l'occupation de la ville par les protestants de 1568 à 1570 d'abord, puis lors du siège de 1580 par d'Aubigné, enfin durant le siège de décembre 1592 à juillet 1593 par le maréchal de Matignon. Au début du 17e siècle, une gravure de Chastillon montre certes une enceinte urbaine dégradée, mais des faubourgs importants et structurés par différents axes, à proximité du port d'échouage sur l'estey. C'est effectivement cette image que donnent les premiers plans de la place forte dans les premières décennies du 17e siècle, qui témoignent également des projets et des réalisations visant au renforcement de la vocation militaire de la ville haute, dans le cadre de l'amélioration des défenses de l'estuaire. Le duc de Saint-Simon, gouverneur installé à Blaye à partir de 1636, déplore en 1642 l'état général de délabrement de la place. Les interventions sont cependant limités jusqu'en 1651, où des travaux sur l'ouvrage avancé du château provoquent une destruction partielle de l'abbaye Saint-Romain et le dégagement des glacis par la démolition d'une centaine de maisons des faubourgs de Saint-Romain et de Saint-Sauveur. Les années 1660 voient l'accentuation de la pression militaire sur la ville haute, avec des mesures d'expropriation pour l'établissement de casernes. Par compensation après la destruction de l'abbaye Saint-Romain, la pose de la première pierre de la nouvelle église intervient en 1667, en vis-à-vis de l'ancien établissement et sur le versant de la colline du Monteil. La même année, les jurats délibèrent pour le voûtement de la partie basse du ruisseau de la Cave près de l'hôtel de ville, qui occupait donc déjà son emplacement actuel.

Les années 1680 commencent avec un projet de l'ingénieur François Ferry de reprise de l'ensemble des fortifications, mais les travaux sont encore peu avancés lors de la venue de Vauban à Blaye à l'automne 1685. Le nouveau projet qu'il propose, mis en œuvre dès l'année suivante, rationalise les défenses de ce qu'il est désormais convenu d'appeler la citadelle. Les derniers vestiges de l'abbaye Saint-Romain sont alors engloutis dans le glacis, de nombreuses maisons entre le fossé et l'église Saint-Sauveur disparaissent encore, dont la maison dite de Saint-Simon, de même qu'une halle aux poissons avoisinante et la vieille halle aux grains près du chenal. Entre la fin du 17e et le début du 18e siècle, la ville, désormais entièrement extra-muros, est figurée sur plusieurs cartes et sur le plan-relief de la place forte. A l'issue des travaux et des destructions, le cours d'eau en amont du chenal a été rectifié et déporté vers l'est, et plus aucun immeuble n'occupe l'espace entre la rive droite du ruisseau et les glacis jusqu'à l'entrée de la rue de l'Hôpital, où se trouve la chapelle dite du Petit-Saint-Martin. La voirie est essentiellement organisée depuis les abords du port le long d'un axe sud-ouest nord-est, matérialisé par les rues Premayac, Saint-Sauveur et Jean-Eymier (actuelle rue Saint-Romain), voie prolongée par la rue des Maçons, et par trois axes perpendiculaires aboutissant aux abords de l'église Saint-Sauveur. La voie la plus au sud (actuelle rue Jaufré-Rudel) relie Blaye à Berson par le hameau de Sainte-Luce ; la voie centrale (actuelle rue André-Lafon) est un chemin rural de vallon, entre les collines de Sainte-Luce et du Monteil ; la voie la plus au nord provient de la colline du Monteil (actuelle rue Lucien-Grosperrin). Les autres rues forment un réseau secondaire au sud, partie la plus urbanisée aux abords de l'estuaire et du chenal : ce vaste îlot est traversé par une voie courbe provenant des bords de l'estuaire, appelé rue du Rat (actuelle rue Bellemer ; une rue neuve du Rat est mentionnée dès 1571) ; entre cette voie et le chenal, par la Rue Neuve ; enfin par la rue Saint-Simon, rue rectiligne à l'arrière de la façade des quais, peut-être à mettre à l'initiative du gouverneur. Le plan-relief de 1703 montre la nouvelle halle, et un paysage urbain dense le long de cette voirie, composé de maisons mitoyennes à un ou deux étages, certaines à pignon sur rue. Ce secteur comporte de nombreuses cours, alors que dans la partie nord de la ville, moins dense, chaque maison dispose d'un jardin. Par la proximité immédiate des cultures, et notamment de la vigne, la porosité entre secteurs ruraux et ville est importante à cette époque.

Au front de ville qui existait déjà face à l'estuaire et au chenal au sud (cours du quai et cours du port), se dessine un nouveau front face à la citadelle, conforté par un premier règlement d'urbanisme en 1723, rédigé à la demande de l'autorité militaire, réglant les alignements et les hauteurs. La rue des Maisons neuves (actuelle rue Ernest-Régnier), est progressivement lotie au cours du 18e siècle, de même que le début du quartier de Bacalan, face à l'estuaire.

Des améliorations de voirie interviennent dans le 3e quart du 18e siècle : la rue du Rat était sans doute encore incomplète en 1762, puisqu'il est fait mention dans la jurade de l'ouverture d'une rue appelée rue du Rat "pour percer et donner un débouché afin d'aller plus commodément sur la rue Neuve, au bout de laquelle est une place, qui sert de marché public". En mai 1766, une nouvelle délibération règle l'alignement du nouveau chemin ouvert derrière la rue Jean-Eymier, appelé chemin neuf. Les habitants ayant fourni des terrains pour cette voie demandent à être autorisés à bâtir à une hauteur de 22 pieds, sur l'alignement face à la citadelle. Cette même année, l'autorité municipale fait l'acquisition d'un emplacement pour ouvrir une rue de communication de la rue Jean-Eymier "à la nouvelle rue ou chaussée, et laquelle portera le nom de rue Saint-Romain". L'examen du bâti montre que la seconde moitié du 18e siècle est une période très dynamique pour la construction. Il est vrai que la ville est alors populeuse et prospère : un premier recensement en 1773 indique une population de plus de 3300 habitants. Des embellissements sont décidés dans le 4e quart du 18e siècle, avec la création d'une promenade en 1783 entre le fossé de la citadelle et le chemin neuf, prolongée sur la rive gauche du chenal, selon l'autorisation donnée par l'ingénieur en chef Duvigneau de Beaulieu "d'établir une promenade au bas du glacis du bastion du port, le long du chenal et, à cet effet, de planter deux rangées d'ormes dans l'alignement de la coupure déjà faite à ce sujet". Une place dite du Port est aménagée face au chenal à l'entrée de la rue Saint-Simon, et l'amélioration du port est décidée en 1787 par la construction d'un peyrat.

Durant la Révolution, le dessèchement de la zone marécageuse longeant le fossé de la citadelle est effectué, permettant l'aménagement de promenades et d'une place de marché. Le cimetière de Saint-Sauveur, interdit en 1794, est transféré à celui de Saint-Romain. Un premier plan d'urbanisme est réalisé à la même époque par l'architecte Pérodeau. Au chapitre des démolitions, la vieille chapelle du Petit-Saint-Martin avec son cimetière, à l'entrée de la rue de l'Hôpital côté citadelle, ruinée, est achetée par l'entrepreneur Couty pour en utiliser les matériaux.

La translation du cimetière de Saint-Romain pour le nouveau, créé à Colinet, intervient en 1808. Dans les années 1810, les quartiers de Bacalan et de Bugeau, le long de l'estuaire dans la continuité du quai, sont présentés comme des lieux industrieux en lien avec le commerce maritime. Un nouveau bâtiment public est créé en 1830 avec la construction d'une prison sur des terrains de l'ancienne abbaye Saint-Sauveur. Le plan cadastral levé en 1832 montre une ville développée le long des principaux axes de communication, dans une configuration encore très proche de ce que montraient les plans d'Ancien Régime, et encore très rurale. L'embarcadère sur la Gironde et l'allée y conduisant sont améliorés en 1836. Le déplacement de l'ancien cimetière Saint-Sauveur et l'établissement à son emplacement du marché neuf est décidée en 1837. La rue Saint-Aulaire, reliant la rue Premayac à la rue du Rat, est percée vers 1838.

De grands équipements publics sont réalisés dans les années 1840 : installation de la sous-préfecture dans de nouveaux locaux, construction du tribunal, agrandissement de la prison. Le sous-préfet Haussmann, affecté à Blaye en 1841, favorise l'installation d'un collège. L'alignement de la route principale dans la traverse de la ville et la rue des Maçons est décidé en 1843. La loi du 10 juillet 1851 ayant réduit l'importance militaire de la citadelle, l'essentiel des servitudes pesant sur l'urbanisme sont levées à partir de 1854, permettant le développement du bâti face à la place. Un plan général d'alignement, soumis au conseil municipal au début des années 1860, est dressé par E. Puyot en 1863. L'analyse du registre des augmentations et diminution de la matrice cadastrale indique que le 3e quart du 19e siècle est une période de grand renouvellement du bâti.

Jusqu'alors accessible par la route et par la Gironde, la ville est desservie à partir de 1873 par une ligne de chemin de fer la reliant à Saint-Mariens. L'établissement de cette voie ferrée, dont les rails longent le ruisseau du Saugeron, nécessite de nouveaux aménagements, notamment entre la citadelle et le chenal pour la construction de la gare. Un pont, dit Pont de Paris, est aussi construit sur la voie, entre la rue des Maçons et la rue de l'Hôpital, puis une passerelle métallique piétonne en 1892, fournie par la maison Guillot-Pelletier d'Orléans. L'aménagement des allées et de la fontaine publique dans ces mêmes années, sur un projet de l'architecte Aurélien Nadaud, favorise l'essor de commerces et de boutiques sur le cours au nord de la nouvelle caisse d'épargne : coiffure Lantignac, bijouterie-horlogerie Brilloit, parfumerie Villeneuve puis fabrique de fleurs Dupuy-Palardelle, librairie Weingarten puis Loustau, épicerie Bertin... A l'emplacement d'une scierie mécanique et d'un dépôt de matériel viticole, une fabrique d'engrais chimiques "pour toutes cultures" est également créée par Edmond Milh en retrait du cours de la République, donnant à l'arrière sur la voie ferrée. Cette époque est aussi celle du développement industriel du quartier de Bacalan, avec l'installation de l'usine de pétrole Desmarais et de dépôts d'hydrocarbures.

La commune connaît alors son optimum démographique, avec plus de 5 000 habitants recensés au tournant du siècle. Les anciennes cartes postales donnent une vision vivante de la cité durant la Belle époque, marquée par l'aménagement de places publiques après la démolition de la vieille halle, de l'église Saint-Sauveur sur laquelle est construit l'hôtel des postes, et par la démolition du marché. Le percement d'une communication entre la rue Ernest-Regnier et celle du Collège est approuvée par le conseil municipal en novembre 1903. Le développement du port sur la Gironde et l'accostage de navires de grand gabarit nécessitent la construction d'un nouvel appontement en 1915, rendu indispensable par l'augmentation du trafic dans la période de la Première Guerre mondiale.

Dans l'entre-deux-guerres, le monument aux morts est érigé sur la nouvelle place au voisinage de la poste. La mise en service du bac en 1934 facilite désormais les échanges avec la rive médocaine.

Le quartier de Bacalan est fortement endommagé en 1940 et 1944 par les bombardements des installations industrielles en bord de Gironde. Au sortir de la guerre, la situation du logement est critique. Les premiers lotissements sont implantés sur la colline du Monteil dans les années 1950, dont une cité destinée au logement des personnels de la base militaire américaine de Bussac-Forêt. Le mouvement de construction de lotissements engagé à cette époque est poursuivi dans la décennie et au début des années 1960, à Touvent et à la Cave. L'urbanisation de la colline du Monteil nécessite la construction par la commune d'équipements, tels que le château d'eau de Touvent et la construction d'un groupe scolaire. La physionomie de la ville change peu à cette époque, mais la citadelle, déclassée militairement et acquise par la commune, devient un monument historique ouvert au public. Face au glacis, la passerelle sur la voie ferrée est supprimée en 1963. La conquête des collines du Monteil et de Sainte-Luce par des lotissements est poursuivie dans les années 1970, accentuée dans la seconde partie de la décennie par les besoins de logements consécutifs au projet d'implantation d'une centrale nucléaire à Braud-et-Saint-Louis. EDF devient à cette époque un acteur majeur de la construction dans la commune : outre les constructions en continuités avec les précédents, un lotissement est implanté au nord de la ville à Cap-de-Haut. Les espaces intercalaires agricoles des collines du Monteil et de Sainte-Luce sont lotis dans le 4e quart du 20e siècle. Quant au centre ville, après le busage du Saugeron, le réaménagement de l'esplanade le long des glacis de la citadelle et la démolition de l'usine d'engrais chimiques au milieu des années 1980, de nouveaux bâtiments publics sont construits sur le cours de la République en 1993 et 1995, par les architectes P. Zaruba, J.-C. Gaussen et J.-P. Phuc.

La raréfaction des zones constructibles dans les années 2000 et 2010, contenues à l'est par la voie de contournement marquant une coupure d'urbanisation, contribuent désormais à la densification des secteurs déjà lotis.

  • Période(s)
    • Secondaire : Age du fer
    • Principale : Antiquité
    • Principale : Moyen Age
    • Secondaire : 16e siècle
    • Secondaire : 1ère moitié 17e siècle
    • Secondaire : 3e quart 17e siècle
    • Principale : 4e quart 17e siècle
    • Secondaire : 1ère moitié 18e siècle
    • Principale : 2e moitié 18e siècle
    • Principale : 1ère moitié 19e siècle
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
    • Principale : 2e moitié 20e siècle
    • Principale : 1er quart 21e siècle

La ville est établie sur la rive droite de l'estuaire, à l'extrémité d'un secteur de collines calcaires et en amont d'une vaste étendue de marais asséchés. Le promontoire rocheux culminant par un escarpement à 36 mètres au-dessus de l'estuaire est entièrement occupé par la citadelle, au pied de laquelle est aménagé le port sur un chenal. Le port industriel est, quant à lui, situé en bordure de la Gironde, au sud. La place forte est séparée de la ville par les anciens glacis, zone non aedificandi aménagée en promenades et en stationnements. La topographie urbaine est un héritage du développement des anciens faubourgs de la ville close : quartiers Bacalan, Saint-Simon et du port face à la Gironde et au chenal, quartiers Saint-Sauveur et Saint-Romain sur la rive gauche du ruisseau du Saugeron et quartier du Cône sur l'autre rive, au nord. La bâti ancien est implanté en digitations le long des principaux axes de communication. A l'est, les collines du Monteil et de Sainte-Luce, entre lesquelles circule le ruisseau de la Cave, traditionnellement dévolus à l'agriculture et à la viticulture, sont urbanisées par des lotissements et de l'habitat pavillonnaire.

Le paysage urbain est caractérisé par un front de ville face à la citadelle, au port et à la Gironde. L'habitat est composé de maisons et d'immeubles juxtaposés, généralement d'un à deux étages. Les cours intérieures sont nombreuses dans la partie sud, particulièrement dans l'îlot formé entre les rues Saint-Simon, Bellemer et la Rue Neuve. Les jardins sont quasiment systématiques dans les autres secteurs. Le matériau de gros-œuvre quasi-exclusif est le moellon calcaire enduit, sauf pour quelques bâtiments publics et résidences de notables en pierre de taille, la tuile creuse et la tuile mécanique pour les toitures. Plus rare, le recours à l'ardoise constitue un critère de distinction pour quelques édifices publics et privés insignes.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • enduit partiel
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse, tuile mécanique