Dossier d’œuvre architecture IA16004718 | Réalisé par
Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire

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  • inventaire topographique, Communauté de communes du Confolentais
Village
Auteur
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Confolentais - Confolens-Nord
  • Commune Lessac
  • Lieu-dit Sainte-Radegonde
  • Dénominations
    village
  • Parties constituantes non étudiées
    agglomération

La chapelle de Sainte-Radegonde a été construite à une époque indéterminée.

L'existence du pont qui permet de franchir la Vienne et relie Saint-Germain à Sainte-Radegonde, dont la construction remonterait au XIIe ou au XIVe siècle suivant les sources, a entraîné le développement des deux bourgs, d'autant plus qu'il s'agit du seul point de passage de cette rivière entre Availles-Limousine et Confolens.

Plusieurs maisons de Sainte-Radegonde portent des dates du 3e quart du XVIIe siècle (1661, 1662 et 1664).

Pour cette période, trois types de maisons ont été repérés :

- des maisons à pans de bois (cadastrées E 256 et E 172) ;

- des maisons avec des portes couvertes d'un arc en plein cintre (cadastrées E 219, E 188, E 182 et E 171 ; grange E 207), souvent dissymétrique, dont l'une au moins était une boutique (E 182) ;

- des maisons situées près du pont sur la Vienne, avec fenêtres à appuis moulurés (toutes deux sur la même parcelle E 663, datées respectivement de 1661 et 1662).

Au XVIIIe siècle, plusieurs maisons se caractérisent par des chaînages d'angle composés de blocs de granite régularisés, des fenêtres couvertes par des arcs segmentaires en granite, parfois chanfreinés, et des montants de baies également assez souvent chanfreinées. L'exemple le plus remarquable en est le manoir dit villa Sainte-Radegonde (cadastrée E 216). D'autres maisons peuvent être rattachées à cette période.

L'exemplaire du cadastre de 1824 conservé en mairie est très endommagé, alors que celui conservé aux archives départementales est en bien meilleur état.

La construction de la voie ferrée a entraîné la démolition d'un certain nombre de maisons et isolé la partie occidentale du village.

A la fin du XIXe siècle ou au tout début du XXe siècle, quelques maisons sont reconstruites, avec des encadrements en briques couverts en arc segmentaire (maisons cadastrées E 204). De rares corps de bâtiment ont des ouvertures à montants harpés en calcaire ou en calcaire et briques, avec linteau en bois (dépendance E 229) ou parfois monolithe (une fenêtre de E 204) et/ou des chaînes d'angles harpées en calcaire (grange E 229) ou en calcaire et briques (dépendance E 229). A la même période, des maisons existant auparavant (XVIIe ou XVIIIe siècle) voient leurs ouvertures modifiées pour ouvrir des baies similaires à encadrement identique en briques (E 210, pignon est), en calcaire avec linteau en plate-bande (E 188) ou monolithe (E 210, façade sud), voire en briques peintes d'une imitation de chaîne harpée (E 657).

Plusieurs maisons situées le long de la Vienne sont détruites au milieu du XIXe siècle, en particulier une maison située à proximité immédiate du pont, car elles subissent de nombreux dommages suites aux crues de la Vienne et aux inondations venues de l'amont. Un plan d'alignement est décidé en 1867 par l'agent-voyer de Confolens pour la voie qui traverse le bourg (aujourd'hui RD 71). Il ne sera achevé que juste avant la première Guerre mondiale. En 1891, la municipalité fait poser une margelle autour des puits, puis en 1911 un couvercle en tôle. Vers 1914, des pompes sont installées sur chacun des puits existant dans le village. L'adduction en eau potable est réalisée vers 1960.

  • Période(s)
    • Principale : 17e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 20e siècle

Jusqu'en 1931, le village de Sainte-Radegonde était plus peuplé que le bourg : 150 habitants au milieu du XIXe siècle, 164 en 1876, 187 en 1886, 174 en 1911. Après la Première Guerre mondiale, la population décroît rapidement : le village ne compte plus que 109 habitants en 1931. Le développement de ce village est sans doute lié à la présence du pont sur la Vienne qui permet d'accéder à Saint-Germain-de-Confolens, et qui est le seul à permettre de franchir cette rivière entre Availles et Confolens. Des moulins et des tanneries s'y sont développés. Le village connaît de nombreuses inondations, dues tant aux crues de la Vienne qu'aux eaux de ruissellement collectées sur les collines environnantes.

Au début de la troisième République, le village comptait de nombreux ateliers et commerces : une teinturerie dont les bains sont installés près de la Vienne, une tannerie, huit maçons, un charpentier, un sabotier, un maréchal-ferrant (ils seront 3 au début du XXe siècle), une filature, trois ateliers de tisserands, deux sergiers, quatre ateliers de couture, un café, une auberge, une épicerie près du pont, une pâtisserie. De nombreux autres s'y installent au début du XXe siècle (boulangerie, boucherie, tailleurs d'habits, cordonnier, etc.).

Bibliographie

  • Dujardin Véronique, Moinot Emilie, Ourry Yann. Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin. Images du patrimoine n° 243, Geste éditions, 2007.

    p. 108
  • Lévy, Paul. Lessac. Village de Charente limousine. 1848-1958. 2001. Fontenay-le-Comte, imprimerie Lussaud.

    p. 22-44
Date d'enquête 2004 ; Date(s) de rédaction 2004
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel
(c) Communauté de communes de Charente Limousine
Dujardin Véronique
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