Dossier IA64002975 | Réalisé par
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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Villa Toki Maïtena
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Commune de Bidart

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bidart (commune)
  • Commune Bidart
  • Adresse rue Erretegia , chemin Corniche de la Falaise
  • Cadastre 1958 AR 75, 76
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    maison de villégiature
  • Appellations
    villa Toki Maïtena
  • Destinations
    hôtel de voyageurs, restaurant

D'après les matrices cadastrales, Elie Jacob acheta le terrain en 1926 pour construire une villa avec vue sur l'océan. Il fit appel la même année à la Société d'Horticulture Gélos Frères pour l'aménagement du jardin, pour lequel les architectes-paysagistes proposèrent deux projets différents. Administrateur des temples consistoriaux de Paris et administrateur honoraire du temple de Biarritz, Elie Jacob vivait avec sa femme Isabelle Lehmann (1882-1959) entre Paris et Biarritz. A Biarritz, il avait également en gestion la vente de villas et de lots de nouveaux lotissements, dont celui de l'Ermitage à Bidart. Au cours du 2e quart du 20e siècle, l'architecte Henri Rateau photographia la villa sans que l'on devine sa motivation. En 1925, Elie Jacob acheta par ailleurs un terrain à proximité de la place du village pour y aménager le lotissement du Parc Basque où fut construite la villa Maïtena.

Après la Seconde Guerre mondiale, Monsieur Poujeol acheta la propriété et cette fois-ci il s'adressa à l'héritier de la Société d'Horticulture Gélos Frères, devenue la Société Gustave Gélos, pour l'aménagement du jardin qui fut alors étendu au sud-est. D'après une photographie aérienne de 1952, le projet de jardin fut réalisé. On retrouve les deux accès ouverts sur le chemin Corniche de la Falaise pour l'entrée et la sortie des voitures. Le jardin comprenait une cour d'honneur devant la façade principale, plusieurs parterres de fleurs organisés autour d'allées qui reliaient la villa et la cour d'honneur au terrain de tennis, au fronton de pelote et au potager.

D'après les plans, en 1953, la villa fut transformée en un hôtel-restaurant. La propriétaire Andrée Meunier fit appel à l'entrepreneur local Jean Etchayde afin d'agrandir le bâtiment. D'après les photographies aériennes de l'IGN, la villa fut démolie entre 1964 et 1966 et remplacée par un immeuble à logements.

La demeure était située entre la place du village et la falaise Erretegia. Elle était implantée au centre de son terrain et regardait l'océan. De plan allongé, elle était couverte d'une toiture dissymétrique à l'avant-toit débordant. La façade principale ouest se composait d'un étage de soubassement (moellon), d'un rez-de-chaussée accessible par un escalier et percé d'un porche dans-œuvre, d'une paire de baies géminées cintrées reposant sur une colonne, d'un étage carré orné d'un balcon et d'un étage de comble percé d'une unique baie. La façade est était divisée par la saillie des faux murs gouttereaux et de refend. Les étages présentaient un décor de faux pan de bois reposant sur des faux chevrons formant consoles. Des triangles peints imitant des baies d'aération ornaient le pignon. Le garage était accolé à la façade nord. Une extension formant un toit-terrasse a été ajoutée sur la façade est en 1953.

Le plan d'état des lieux dessiné par les architectes-paysagistes Gélos représente la villa et l'aménagement intérieur du rez-de-chaussée. Il se composait d'un hall avec escalier desservant au rez-de-chaussée, au nord, la salle à manger et l'office, au sud, le salon avec la cheminée et la chambre. On constate l'absence de cheminée dans le hall. La façade orientale était prolongée par une terrasse couverte d'une pergola. Sur les projets de jardins proposés à Elie Jacob en 1925 figurent les éléments caractéristiques des jardins des années 1920 : allée carrossable, roseraie, pergola de platanes, parterres géométriques, terrain de tennis.

  • Murs
    • enduit
    • béton maçonnerie faux pan de bois
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • Matrice cadastrale de Bidart, propriétés foncières bâties, 1910-1957.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart 1G5
    case 275
  • Permis de construire, à partir de 1945.

    Archives municipales, Bidart : 1O8
Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Commune de Bidart
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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