Dossier IA64003036 | Réalisé par
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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Villa La Malika
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bidart (commune)
  • Commune Bidart
  • Lieu-dit Garacoïtz
  • Adresse chemin de Garacoitz
  • Cadastre 2017 AS 111
  • Dénominations
    maison
  • Genre
    d'artiste dramatique
  • Précision dénomination
    maison de villégiature
  • Appellations
    Villa La Malika
  • Parties constituantes non étudiées
    four à chaux

D'après les matrices cadastrales, en 1892, la famille Préveraud de Vaumas construisit un four à chaux sur la parcelle 109 (Section D). En 1901, le fils Paul Fouchet de Pérignon édifia plusieurs bâtiments sur cette parcelle notamment une maison. Une carrière alimentait le four à chaux. Des wagonnets transportaient la matière première jusqu'au four à chaux. Aucune archive n'a été retrouvée pour le moment sur cette entreprise, mais des souterrains et le four à chaux attestent encore aujourd'hui de cette ancienne activité. La voie descendant en lacets jusqu'à l'océan, représentée sur le plan d'extension et d'embellissement de la commune de 1926 qui reprend par ailleurs un fonds de plan plus ancien, date probablement des aménagements de la carrière.

La société anonyme Paris-Province, déjà propriétaire du lotissement du Domaine d'Ilbarritz, envisagea un temps de créer un autre lotissement au même emplacement, qui portait alors le nom de Garacoïtz. Ce lotissement devait réutiliser la voie en lacets descendant à l'océan. D'après une lettre du Maire de Bidart, adressée au sous-préfet de Bayonne le 29 juin 1927, la commune était contre la création de ce lotissement, en raison probablement du caractère inconstructible de certains terrains dans ce secteur. L'autorisation d'aménager ne fut jamais accordée, ce qui n'empêcha pas la société propriétaire de vendre quelques lots.

D'après l'acte de vente daté du 1 décembre 1924, Henriette Alice Lapize acheta un des lots du "lotissement" Garacoïtz. Le lot comportait plusieurs bâtiments à usage d'habitation. Mieux connue sous son nom de scène Delysia, Henriette Lapize était une actrice lyrique et jouait dans les cabarets parisiens comme le Moulin Rouge, les Folies Bergères et aux Variétés. Au début des années 1920, elle séjourna au Carlton-Hôtel de Biarritz et participa aux fêtes mondaines de la côte basque notamment à la Réserve de Ciboure. C'est probablement lors de ses séjours qu'elle prit connaissance de l'existence du nouveau lotissement. D'après les matrices cadastrales, en 1925, Delyssia fit construire sur les hauteurs de son terrain une villa par l'architecte Henri Godbarge ; le bâtiment existant en contrebas fut transformé en garage. Elle fit également appel aux architectes-paysagistes Gélos. Les plans d'état des lieux mentionnaient l'existence des fours à chaux. D'après les vues aériennes, le projet de parterre au sud de la villa fut réalisé.

D'après la presse locale et mondaine, lors de ses séjours à Bidart, Delysia côtoyait l'actrice Spinelly qui possédait également la maison voisine, la villa Etche Spi. Toujours d'après la presse, durant la Guerre d'Espagne (1936-1939), l'actrice apporta son soutien à la population espagnole, en visitant les hôpitaux et photographiant les dégâts causés par les bombardements. En août 1936, elle fut arrêtée à Saint-Sébastien par le gouvernement qui la soupçonnait d'espionnage. Rapidement relâchée, elle retourna à sa villa La Malika. Selon le registre des dommages de guerre, la villa fut endommagée par l'occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Après son mariage en 1947 avec le capitaine Kolb-Bernard, à Villeneuve-sur-Lot, elle se sépara de la villa.

La villa est située sur le plateau de Bidart, le long du chemin de Garakoitz qui descend à la plage du "Pavillon Royal". Construite sur les hauteurs, elle domine l'océan. De plan rectangulaire, elle se compose d'un rez-de-chaussée avec soubassement en pierre, d'un étage carré et d'un toiture en pavillon. L'ensemble des façades est enduit. Sa façade est présente l'entrée principale qui est protégée par le balcon. La façade ouest ouverte sur l'océan est prolongée par une terrasse protégée par une pergola aux colonnes doriques. Un large escalier descend sur le toit-terrasse d'un bâtiment annexe qui constituait une ancienne forge. Un volume secondaire en toit-terrasse est accolé à la façade sud et forme une terrasse à l'étage tandis que sur la façade nord est accolé un volume en appentis, abritant certainement le garage.

  • Murs
    • enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Couvertures
    • toit en pavillon
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • Propriétés bâties, 1882-1911.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart 1G4
    case 175
  • Matrice cadastrale de Bidart, propriétés foncières bâties, 1910-1957.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart 1G5
    case 253

Périodiques

  • L'Intransigeant, le journal de Paris (1880, 1948).

    4 septembre 1926, p. 4. ; 21 août 1936 : "Un émouvant récit de Mme Alice Delysia".

Documents figurés

  • Portail IGN, remonter le temps, campagne photographie de 1922 à 2012.

    n°19
  • Neuf documents dont un état des lieux et un projet de parterre.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : Fonds Gélos. 141J792
Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Commune de Bidart
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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