Dossier IA64003001 | Réalisé par
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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Villa Garakoïtz
Auteur
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Commune de Bidart

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bidart (commune)
  • Commune Bidart
  • Lieu-dit Garacoïtz
  • Adresse 2 chemin de Garacoïtz
  • Cadastre 2017 AS 113
  • Dénominations
    maison
  • Genre
    d'industriel, comtal
  • Précision dénomination
    maison de villégiature
  • Appellations
    Villa Garakoitz

D'après les matrices cadastrales, en 1892, la famille Préveraud de Vaumas construisit un four à chaux sur la parcelle 109 (Section D). En 1901, le fils Paul Fouchet de Pérignon édifia plusieurs bâtiments sur cette parcelle notamment une maison. Une carrière alimentait le four à chaux par l'intermédiaire de wagonnets. Aucune archive n'a été retrouvée pour le moment sur cette entreprise, mais des souterrains et le four à chaux attestent encore aujourd'hui de cette ancienne activité. La voie descendant en lacets jusqu'à l'océan, représentée sur le plan d'extension et d'embellissement de la commune de 1926 qui reprend par ailleurs un fonds de plan plus ancien, date probablement des aménagements de la carrière. La société anonyme Paris-Province, déjà propriétaire du lotissement du Domaine d'Ilbarritz, envisagea un temps de créer un autre lotissement au même emplacement, qui portait alors le nom de Garacoïtz. Ce lotissement devait réutiliser la voie en lacets descendant à l'océan. D'après une lettre du Maire de Bidart adressée au sous-préfet de Bayonne le 29 juin 1927, la commune était toutefois contre la création de ce lotissement, en raison probablement du caractère inconstructible de certains terrains dans ce secteur. L'autorisation d'aménager ne fut jamais accordée, ce qui n'empêcha pas la société propriétaire de vendre quelques lots. La parcelle de la villa Garakoïtz a vraisemblablement été vendue dans ce contexte.

D'après les matrices cadastrales, la villa fut construite en 1925 pour Francis Georges Achille Boyriven sur une vaste parcelle (section D, parcelle 109, plan cadastral de 1831) longeant le littoral entre la chapelle Sainte-Madeleine et le lieu-dit de la maison Toutil. Francis Georges Achille Boyriven (1889-1945), chevalier de la Légion d'honneur, avait fondé en 1922 une société qui possédait une usine à Neuilly-sur-Seine et une autre à La Ricamarie (Loire) où l'on fabriquait des galons, de la passementerie et de la soie. La société possédait également des succursales à Lyon, Bordeaux, Bruxelles et Madrid. D'après la presse, durant les années 1920, Achille Boyriven participa à plusieurs compétitions automobiles. En août 1922, il séjourna à l'hôtel Carlton de Biarritz. C'est certainement à cette occasion qu'il prit connaissance de la création du lotissement Garacoïtz par la société Paris-Province.

Francis Georges Achille Boyriven revendit rapidement la villa à Maurice Lehmann (1895-1974) qui, lors de l'acquisition de la villa, était directeur du théâtre de la Porte de Saint-Martin à Paris. D'après les matrices cadastrales, il fit agrandir la villa en 1928. Cet agrandissement correspondrait au volume le plus au nord. A cette période la villa était bordée à l'est par une des voies du lotissement Bellevue créé en 1924. Cette voie se termine aujourd'hui en cul de sac. D'après le répertoire des fonds de l'architecte Jacques Blanchet, en 1947, le propriétaire envisagea le réaménagement d'une chambre et d'une salle de bain. La maison portait alors le nom : Etche Miky. Aujourd'hui ces calques ne sont pas consultables.

En 1951, la Comtesse Remonteil de Lombares domiciliée à Paris acheta la maison de villégiature. Aujourd'hui, elle appartient toujours à cette même famille.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1925, daté par source
    • 1928, daté par source
    • 1947, daté par source
  • Auteur(s)

La villa se situe sur le plateau de Bidart. Elle surplombe l'océan et le chemin de Garacoïtz qui descend vers l'océan. Son accès est aménagé sur le chemin Tutilenia. Elle se compose d'un volume principal et d'une extension reconnaissable par son toit-terrasse. Le volume principal se compose d'un rez-de-chaussée, d'un étage et d'une toiture à deux pans dissymétriques. La façade d'accès est située à l'est. Elle comporte un porche hors-œuvre dont l'angle est pourvue d'une colonne bombée. La porte d'entrée dessine un arc en plein cintre. L'étage présente un faux pan de bois en encorbellement. Des jardinières ornent chaque baie.

La clôture d'origine a été conservée.

  • Murs
    • enduit
    • faux pan de bois
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    jardin en pente
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • Matrice cadastrale de Bidart, propriétés foncières bâties, 1910-1957.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart 1G5
    case 258
Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Commune de Bidart
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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