Logo ={0} - Retour à l'accueil

Vieux pont (détruit) et porte de ville de Saintes

Dossier IA17050929 réalisé en 2015

Fiche

L'ancien pont de Saintes, dont ne subsiste aujourd'hui que l'arc monumental qui lui servait d'accès du côté de la rive droite, permettait à la voie Agrippa, qui reliait Saintes à Lyon, de franchir la Charente. Cette porte monumentale atteste de l'importance de la ville de Saintes, dénommée Mediolanum Santonum, à l'époque antique.

AppellationsVieux pont de Saintes (détruit), Arc de Germanicus
Dénominationspont, arc monumental
Aire d'étude et cantonVallée de la Charente - cantons du département 17
HydrographiesCharente (la)
AdresseCommune : Saintes

L'ancien pont romain de Saintes était doté à l'origine, sur la rive droite, d'un double arc monumental lui donnant accès, appelé arc de Germanicus. Une inscription indique que cet arc, daté de 18 ou 19 après Jésus-Christ, a été érigé par Caius Julius Rufus comme hommage public rendu à l'Empereur Tibère, à son fils Drusus, ainsi qu'à son neveu et fils adoptif Germanicus. L'époque de construction de cet arc correspond vraisemblablement à celle du pont.

Au fil du temps, l'érosion de la rive fut telle que, le lit du fleuve s'élargissant, l'arc se retrouva entouré d'eau. Aussi, au début du Moyen Age, le pont fut-il prolongé vers l'est, englobant ainsi l'arc qui résistait grâce à ses fortes fondations. Ce nouveau pont en bois reposait sur des piles maçonnées, fondées sur des pieux.

Une pêcherie, située sous le pont, est donnée en 1047 par le comte Geoffroi Martel à l'abbaye Notre-Dame. Un moulin, associé au pont, est également attesté dès 1080 dans le cartulaire de Notre-Dame de Saintes.

A la fin du 12e siècle, le pont romain est reconstruit par le clerc Isambert en conservant une partie de ses piles et en élevant une tour de défense du côté de la rive gauche. Cette tour, appelée Mausifrote ou parfois Montrible, empêchait l'entrée dans la ville par devant une porte de l'enceinte urbaine, élevée sur la culée du pont. Une représentation de la ville de Saintes en 1560 par Joris Hoenfnagel montre l'état du pont à cette époque.

Le pont en bois, édifié entre l'arc et la rive droite, est remplacé par un pont en pierre par l'architecte François Blondel à partir de 1665, et l'arc est alors restauré.

Les dessins du 18e siècle de Claude Masse et de Trudaine montrent l'existence de deux moulins sur la sixième arche en partant de la rive gauche. Dans les années 1770, l'état de délabrement du pont suscite de vifs débats relatifs à l'emplacement de sa reconstruction. Un premier projet élaboré par l'ingénieur Hue, qui envisage la construction d'un nouveau pont en amont du premier, est abandonné au profit d'un emplacement en aval proposé par l'ingénieur Duchesne. Ce projet, qui accompagne une complète redéfinition des axes de communication de la ville, d'abord de nouveau abandonné au moment de la Révolution, se concrétise dans les années 1830 avec les travaux d'un pont suspendu. Dans les années 1790, des travaux de réparation du vieux pont sont entrepris. Ils consistent notamment à supprimer ses superstructures, la tour semble cependant avoir été démolie avant juin 1789. Les deux premières arches situées après la partie reconstruite par François Blondel sont réparées à neuf.

Par une adjudication du 21 juin 1843, Gaston Prévost est chargé de démolir le vieux pont et de construire un mur de soutènement auprès du chemin de halage, ainsi qu'une cale, une rampe à l'amont du pont et une autre rampe à l'aval du pont suspendu. Une partie de la rive droite est alors remblayée pour former le quai et l'actuelle place Bassompierre. Sur proposition de Prosper Mérimée, l'arc, en très mauvais état, est démonté et reconstruit sur la rive droite, à une quinzaine de mètres à l'est de son emplacement d'origine. L'architecte Jacques Jean Clerget le fait reposer sur des pilotis de chêne et une fondation de blocs appareillés sur 6 mètres de hauteur. Son déplacement s'accompagne d'importantes restaurations, voire restitutions, entre 1843 et 1851. Il est protégé au titre des monuments historiques en 1905.

Le pont antique avait été élevé sur des enrochements qui, gênant la navigation, ont été disloqués à la mine en 1883.

Période(s)Principale : Antiquité, Moyen Age, 2e moitié 17e siècle , (détruit)
Auteur(s)Auteur : Isambert maître de l'oeuvre attribution par source
Auteur : Blondel François

Les dessins de Claude Masse, au début du 18e siècle, montrent le pont romain, partiellement reconstruit au Moyen Age, doté de six arches en plein cintre pour quatre d'entre elles et en tiers point pour les autres. Les piles se présentent toutes sous un aspect différent, certaines d'entre elles semblant avoir été reconstruites. La largeur du pont est beaucoup plus étroite que celle de l'arc qui lui donne accès par deux portes, et il se trouve dans l'axe de la porte située du côté aval. En partant de la rive gauche, la première pile supporte la tour de défense qui joute des bâtiments qui s'élèvent au-dessus de la deuxième pile et de la deuxième arche. Au-dessus de la sixième arche, les bâtiments des moulins sont contigus à d'autres bâtiments qui jouxtent l'arc monumental de l'autre côté.

L'arc monumental à deux arches en plein cintre est doté d'un décor relativement sobre. Ses trois piliers sont cantonnées de pilastres cannelés d'ordre corinthien dont les entablements servent d'impostes aux arcs des portes. L'entablement est également cantonné par de petites colonnes engagées corinthiennes. Un attique couronne l'édifice.

La partie du pont construite à partir de 1665 est formée de quatre arches d'inégales largeurs, à arcs surbaissés, reposant sur des piles fondées sur une sorte de double radeau en bois englobé dans un fort massif maçonné, qui affleure le fond du fleuve. Les piles sont dotées de becs talutés et surmontés chacun d'une niche. Deux ponts-levis permettent l'accès aux portes de l'arc monumental. Ces ponts-levis sont remplacés par une arche en pierre sur les dessins du 18e siècle.

Murscalcaire pierre de taille
Statut de la propriétépropriété publique
Protectionsclassé MH, 1905/07/05
Précisions sur la protection

L'arc de Germanicus a été classé au titre des monuments historiques en 1905.

Annexes

  • Extrait des Cours d'architecture de François Blondel publiés en 1675, p. 659.

    "La riviere de Charante estant d'une largeur assez considerable vis-à-vis la Ville de Xaintes, où elle se ressent encore beaucoup du flux et reflux de la Mer, elle y est traversée d'un grand Pont fait de deux pieces : La plus grande, qui est du costé de la Ville, et qui s'avance environ aux deux tiers de toute sa longueur, est construite d'une maçonnerie ancienne et assez bonne, mais avec un passage extremement estroit, et terminé par un Arc de Triomphe à deux portes, d'ont j'ay donné la description cy-devant. Peut-estre que le lit de la riviere estoit en ce temps-là renfermé dans cette largeur, et que s'estant élargi dans la suite de plus de la moitié du costé du Fauxbourg que l'on appelle des Dames, il a fallu y construire un autre Pont pour le joindre au premier; mais par malheur ce travail n'a jamais esté de long usage, ayant esté ruiné peu de temps après la construction. Et quoiqu'il ait esté rétably plusieurs fois, ce n'a point esté avec plus de succez, les piles s'estant toûjours renversées et ayant entraîné la ruine entiere de cet ouvrage ; De force que depuis long-temps l'on ne passoit la Charante en cet endroit que dans des batteaux, quoique ce soit un des plus grands abords du pays.

    [...]

    Je connus premierement en faisant demolir les piles ruinées qu'elles avaient esté construites sur pilotis, dont les pieux avoient esté pour la plupart repoussez par le renflement de la glaise, avec telle inégalité, qu'il y en avoit quelques-uns qui estoient de plus d'un pied hors du niveau des autres ; ce qui avoit bouleversé les piles et causé la ruine du Pont. »

  • Extrait de : Masse, Claude. Mémoire sur le pont de Saintes et divers. Copie par Joseph-Nicolas Bournaud. Médiathèque de La Rochelle, Ms 33.

    "La seconde arche a environ 20 pieds de portée et la pile, qui est au bout en a presque autant de massif, a moins qu'il n'y aye de la terre dans son milieu et dessous le corps de garde, ou maison qui est a costé de ce pont, ou estoit la 3e porte, ou barrière en sortant de la ville, et de la on communiquoit a la tour de Montrouble par un pont de charpante a costé du grand pont, et dans cette tour il y avoit autre fois une herse sarrasine et 2 portes qui ont esté condamnées en la racomodant en dernier lieu.

    La 3e arche a 22 pieds de portée au dessus de laquelle paroissent les joyés ou piles d'une écluse de 15 a 16 pieds de large : aparamt que cette ecluse avoit été faitte pour l'établissemt d'un moulin, ou bien qu'il y avoit peut estre des batard eaux et autres ecluses sous le pont, pour faire regonfler la rivière, soit pour la naviguer ou pour faire des inondations, ou pour faire tourner l'eau du costé du moulin, y en ayant peu l'esté dans cette rivière en certaines saisons sur tout en mont d'eau, quand le reflux ne monte pas jusqu'à Saintes.

    La 4e arche a environ 20 pieds de large et n'a rien de remarquable que le massif de sa pile qu'un avant bec fort long du costé du remontant ou il y avoit autre fois peut estre un moulin, ou bien une écluse comme la précédente.

    La 5e arche a 33 pieds de portée et près de 30 pieds de hauteur jusqu'à la clef. Cest la plus grande, et la ou passent les batteaux qui montent la rivière.

    La 6e arche, n'a qu'environ 15 pieds de largeur du costé du descendant et au-dessus du costé du montant, il y a deux grandes roues qui font tourner 2 moulins perpétuellement et ils ont de singulier, ce qui est très peu commun a d'autres que les roues montent et dessendent par le moyen des leviers, guides et poteaux mouvants a proportion que l'eau croit et decroit, ce qui est très peu comun. Et au dessus de ces roues sont les meules dont l'une est au rez de chaussée du pont et l'autre à my hauteur.

    La 7e arche a environ 24 pieds de portée, alle aboutit a la pile qui porte l'arc de triomphe, et il y avait autrefois au desssu de cette arcade 2 moulins comme les precedents, il n'y a plus a present que des logements qui selevent jusqu'au rez de chaussee du pont, et ceux qui sont au dessus qui vont depuis l'arc de triomphe jusque au bout de la chapelle de St qui est a costé de ce pont et tous ces logements ont 17 toises et demi de long, compris cette chapelle, sur 24 pieds de large qui forment du costé du pont nombre de boutiques, se tenant tout le long du pont, et surtout autour de l’arc de triomphe un marché tous les samedis."

  • Extrait de la séance du 29 juin 1837, procès-verbal des séances de la Chambre des pairs de France, Paris : Crapelet, 1837, p. 3032

    " Les bateaux rencontrent encore de graves difficultés dans la traversée de cette dernière ville [Saintes]. peu de hauteur du vieux pont de Saintes interrompt souvent le passage des gabarres chargées, et la rapidité du courant qui s'établit sous les arches oblige d'employer pour la remonte des attelages de boeufs."

  • Extrait de Victor Hugo, France et Belgique - Alpes et Pyrénées ; voyages et excursions, 1843, p. 937.

    « Le vieux pont de Saintes a perdu tout son caractère. Châtré et rejointoyé. On démolit en ce moment l’arc de triomphe pour le transporter ailleurs, dit-on. Opération barbare et dérisoire. Le pont est encombré des débris de l’arc mis en poussière. J’ai vu emporter la pierre numérotée C-S ; un cahot a failli faire verser la charrette ; un peu plus, la pierre tombait sur le pavé et s’en allait en miettes, comme les deux tiers du monument. Il ne reste plus que les deux arches d’en bas. Les ouvriers dessus, la charpente dessus et autour, la grue en haut. Les vieilles pierres vermiculées par l’âge et la pluie s’écrasent sous la pression des échelles. Là, à l’angle à droite, une colonne engagée, cannelée en porte-à-faux, sera évidemment refaite ou manquera. On appelle cela sauver un monument. Le pont, à ce qu’il paraît, gênait la navigation. A l’époque où il fut construit, la mer, comme me disait un vieux marin, « se faisait sentir » à Saintes plus qu’à présent. Maintenant le pilotis est trop élevé de trois ou quatre pieds. On a essayé de le couper sous une arche. Mais c’est une charpente si savamment nouée que tout s’y tient. On n’eût pu l’entamer sur un point sans que tout le reste ne s’infiltrât. De là cette démolition si regrettable.

    Rien n’est charmant comme la Charente de Saintes à Rochefort. Rivière étroite, claire, vive. Prairies et collines. De vieux châteaux comme Taillebourg, de vieilles villes comme Saint-Savinien. Quelques lieues plus loin, cette rivière entre dans les marais et devient une flaque de boue que la marée remue et rend fétide.»

  • Extrait du Dictionnaire raisonné de l'architecture française du 11e au 16e siècle, tome VII, Paris : B. Bance, 1854-1868, p. 231-233

    "C'est ainsi que le vieux pont de Saintes, démoli aujourd'hui, mais que nous avons vu à peu près entier il y a vingt-cinq ans, formait, sur la Charente, un obstacle formidable, soit contre les bateaux arrivant avec une intention hostile, soit contre des partis se présentant sur la rive droite. Ce pont était bâti sur des piles romaines, et présentait même encore sur l'une d'elles, vers la rive droite, une porte antique formant arc triomphal à deux ouvertures. La vue donne une idée de la disposition générale de ce pont défendu par une suite d'ouvrages importants. D'abord, du côté du faubourg des Dames, situé sur la rive droite de la Charente, se présentait une première porte ; puis venait un arc romain crénelé dans sa partie supérieure pendant le Moyen Age ; puis, du côté de la ville, une tour à section ovale à travers laquelle il fallait passer ; puis, enfin, la porte de la ville flanquée de tourelles. De la porte sur le faubourg des Dames à l'arc antique, le pont était construit en bois, ainsi que de la grosse tour à la porte de la ville, de sorte que le tablier de ces fragments de pont pouvant être facilement enlevé, toute communication entre la ville et le faubourg, ou la ville et la grosse tour, était interrompue. Les arches du pont reconstruit au Moyen Age sur des piles romaines étaient en tiers-point, et le tablier du pont peu relevé au centre. La grosse tour, non seulement défendait le pont, mais commandait la porte de la ville en cas qu'elle fût tombée au pouvoir d'un ennemi débarquant sur la rive gauche, et dominait le cours du fleuve. Le parapet du pont était autrefois crénelé, afin de permettre à la garnison de la tour de barrer absolument la navigation. Ces défenses ne remontaient pas au-delà de la fin du du 14e siècle. Quant au pont lui-même, il datait de plusieurs époques, autant que les reprises successives faites dans les arches permettaient de le reconnaître1. Le pont de Saintes, bien que privé de sa grosse tour et de ses défenses vers la ville, ne laissait pas, il y a vingt ans, de présenter un véritable intérêt ; il a été démoli sans raison sérieuse et remplacé par un pont suspendu qui, bien entendu, devra bientôt être refait, la durée de ces sortes de ponts ne dépassant guère un demi-siècle.

    1. La grosse tour et la porte de la ville furent démolies après les guerres de religion, elles sont parfaitement indiquées dans la vue cavalière du Recueil de 1574 : Civitates orbis terr

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1789, 1er juin : travaux de charité ; quai de Saintes le long du cimetière de Saint-Maur.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : C 241
  • 1812, 16 septembre : devis des ouvrages de maçonnerie à faire pour la réparation de l'arche marinière et du parapet du pont de Saintes établi sur la Charente, par l'ingénieur Labretonnière.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 27 S 41
  • 1831, 28 décembre : devis des ouvrages à faire au pont de Saintes pour la réparation de quelques parties de maçonnerie ruinée par le temps, par l'ingénieur Chalumeau.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 27 S 41
  • 1843, 21 juin : adjudication à Gaston Prévost de la démolition du vieux pont, de la construction d'un mur de soutènement auprès du chemin de halage, ainsi que d'une cale, une rampe en amont du pont et une rampe en aval du pont suspendu.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : S 1400
  • 1843, 15 avril : devis des ouvrages à exécuter pour l'achèvement des travaux accessoires du pont suspendu de Saintes et pour la démolition du vieux pont.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 27 S 41
Documents figurés
  • Précis historique et statistique sur le département de la Charente-Inférieure. La Rochelle : A.-F. Lacurie, 1834.

    n°2, pl. 4
  • Précis historique et statistique sur le département de la Charente-Inférieure. La Rochelle : A.-F. Lacurie, 1834.

    n°5, pl. 3
Bibliographie
  • Blondel, François. Cours d'architecture enseigné dans l'Académie royale d'architecture, Paris : Imprimerie Lambert Roulland, 1675.

    p. 598-600, 659-662
  • Clouet, Marcel. "L'aqueduc gallo-romain de Saintes". Bulletin de la société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, 1940 (Vol. 46).

    p. 348
  • Dangibeaud, Charles. Le vieux pont de Saintes. La Rochelle : Rufella, 1986.

  • Maurin, Louis. "L'arc de triomphe de Germanicus sur le pont de Saintes". Recueil de la Commission des arts et monuments historiques de la Charente-Maritime et société d'archéologie de Saintes, Tome XXIV, Saintes : Imp. Delavaud, 1964.

    p. 255-272
  • Rapports et délibérations, Conseil général de la Charente-Inférieure, session d'août 1884.

    p. 53
  • Le vieux pont de Saintes. Recueil des actes de la Commission des arts et monuments de la Charente-Inférieure, 1899.

    p. 341-409
  • Chartes de la commanderie magistrale du temple de La Rochelle (1139-1268). Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, 1874.

    p. 35
  • Forêts, Mathieu. "La politique des travaux publics à Saintes dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et ses conséquences". Revue de la Saintonge et de l'Aunis, Tome XXVI, 2000, p. 95-135.

    p. 108, 112
  • Musset, Georges. Le cartulaire de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély. Archives historiques de Saintonge et d'Aunis, t. XXX (1901).

  • Prade, Michel. Les ponts monuments historiques. Inventaire, description, histoire. Collection Art et patrimoine, Librairie ancienne Brissaud éditeur, Poitiers, 1986.

    p. 126
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Moisdon Pascale