Logo ={0} - Retour à l'accueil

Verrière hagiographique (baie 9) : le Miracle des Ardents

Dossier IM87003006 réalisé en 2011

Fiche

Dénominationsverrière
Numérotation artificielle9
Aire d'étude et cantonLimousin - Limoges-Cité
AdresseCommune : Limoges
Adresse : 15 rue
Eugene-Varlin
Cadastre : 2010 EP 346
Emplacement dans l'édificeNef nord : baie 9

Ce vitrail date probablement de l'après Première Guerre Mondiale.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Lieu d'exécutionÉdifice ou site : Limousin, 87, Limoges
Auteur(s)Auteur : Chigot Francis
Chigot Francis (1879 - 1960)

Francis Chigot est élève au lycée Gay-Lussac de Limoges, puis à l'École nationale supérieure des arts décoratifs. Il commence à travailler pour les Monuments Historiques en 1917, et continue avec les restaurations d'églises du nord de la France, détruites par les combats de la Première Guerre mondiale. Il meurt en 1960. À la suite de son décès en 1960, les ouvriers de son atelier fondent l'Atelier du Vitrail à Limoges, qui poursuit son œuvre. Il a réalisé de nombreux vitraux parmi lesquels les vitraux de l'opéra de Vichy, de l'église Saint-Pierre de Montluçon, de la gare de Limoges-Bénédictins, de la basilique de la Visitation à Annecy, de l'église de Conques et du prieuré de Million à Paris.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
peintre-verrier
Atelier ou école : Chigot Francis
Chigot Francis (1879 - 1960)

Francis Chigot est élève au lycée Gay-Lussac de Limoges, puis à l'École nationale supérieure des arts décoratifs. Il commence à travailler pour les Monuments Historiques en 1917, et continue avec les restaurations d'églises du nord de la France, détruites par les combats de la Première Guerre mondiale. Il meurt en 1960. À la suite de son décès en 1960, les ouvriers de son atelier fondent l'Atelier du Vitrail à Limoges, qui poursuit son œuvre. Il a réalisé de nombreux vitraux parmi lesquels les vitraux de l'opéra de Vichy, de l'église Saint-Pierre de Montluçon, de la gare de Limoges-Bénédictins, de la basilique de la Visitation à Annecy, de l'église de Conques et du prieuré de Million à Paris.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
atelier

Cet épisode représente une procession rassemblant des moines, des évêques et des pèlerins portant une chasse reliquaire. En amont de ce groupe, deux personnages prennent place : l'un apparaît mort (en rouge), l'autre semble stopper la foule avant qu'elle ne le piétine. A l'arrière-plan, une construction fortifiée semble faire écho à une seconde construction bâtie sur les hauteurs d'une colline. Chaque visage est personnifié. Cette scène est accompagnée de la mention : Martialis meritis subcutaneux Ignis extingvitur - Par les mérites de Saint Martial le feu sous-cutané disparaît.

Catégoriesvitrail
Structuresbaie libre
Matériauxverre, verre antique
verre, grisaille sur verre
plomb
Précision dimensions

Iconographiesfigure biblique
Précision représentations

Le Miracle des Ardents : les reliques de Saint-Martial guérissant la population du seigle contaminé pendant une procession solennelle.

État de conservationbon état
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Extrait "Le Miracle des Ardents de 994] Confrerie Saint-Martial

    [...] Le Mal des Ardents, appelé encore feu sacré, feu Saint Antoine, a sévi à plusieurs reprises sous la forme épidémique dans certaines provinces de France, en Allemagne, en Espagne et en Sicile du 10e et 12e siècles. En 994, de grandes pluies ravagèrent l'Aquitaine. Le seigle était alors l'aliment de base des populations. Dans ces conditions l'ergot de seigle se développa et fut la cause de l'épidémie. L'ergotisme gangreneux trouva au sein de populations aux conditions de vie précaires et rudes, un terrain de choix pour se propager. Le terrible fléau apparut à Limoges ainsi que dans toute l'Aquitaine, la Touraine et jusqu'en Bourgogne.

    Dans la foi vivante de cette époque, les Lémovices implorèrent avec une très grande ferveur leur Saint protecteur, saint Martial. Devant tant de détresse, l'évêque Hilduin sacré Évêque de Limoges en 990, en accord avec son frère, l'abbé de Saint Martial, Geoffroy Ier, convoqua à Limoges tous les évêques de l'Aquitaine pour y célébrer avec eux une cérémonie d'intercession. Un jeûne de trois jours et de prières précéda ce grand rassemblement. Le 13 Novembre 994, l'abbé de Saint Martial Geoffroy Ier, Hilduin Évêque de Limoges, Gondebaud archevêque de Bordeaux et l'archevêque de Bourges, les évêques d'Angoulême, de Clermont, de Mende, de Périgueux, de Poitiers, du Puy et de Saintes, les moines de l'abbaye de Saint Martial, Guillaume IV duc d'Aquitaine, suivis d'une foule immense de pèlerins portèrent en une procession solennelle les Reliques des Saints Limousins, la Relique de saint Martial, de la basilique du Sauveur sur une colline dominant la ville. La contagion cessa soudain à la suite de cette première ostension des Saints Limousins. Le nom de Mont de la joie ou Montjovis fut donné à cette colline. En signe de reconnaissance d'un tel miracle et pour en perpétuer le souvenir on décida d'élever en ce lieu une chapelle qui prit le nom de Saint Martial de Mont-Jauvy. Elle devait disparaître peu après la révolution [..].

Références documentaires

Multimedia
  • GRANDE CONFRERIE DE SAINT MARTIAL. Le miracle des Ardents de 994. [en ligne]. [21.10.2014]. Accès Internet : <URL:http://confrerie.stmartial.voila.net/miracle994.htm>.

    site internet Internet : non coté
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel - Casenove Stéphanie
Casenove Stéphanie

Stagiaire puis vacataire au SRI Limousin 2010-2011. Chercheur au SRI sites de Limoges et Poitiers depuis 2019.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.