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Usine de transformation des métaux, dite forges de Coly

Dossier IA24001234 réalisé en 2009

Fiche

  • Cheminée principale de la forge.
    Cheminée principale de la forge.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • affinerie
    • fonderie
    • laminoir
    • tréfilerie
    • cheminée d'usine
    • logement patronal
    • logement d'ouvriers
    • magasin industriel
    • bief de dérivation
Appellationsforges de Coly
Parties constituantes non étudiéesaffinerie, fonderie, laminoir, tréfilerie, cheminée d'usine, logement patronal, logement d'ouvriers, magasin industriel, bief de dérivation
Dénominationsusine de transformation des métaux
Aire d'étude et cantonMontpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Hydrographiesl' Isle
AdresseCommune : Le Pizou
Lieu-dit : Coly
Cadastre : 1989 ZI 140, 142, 167, 168, 169, 241

Les forges de Coly sont créées par l'ordonnance du 8 juin 1842 autorisant Pierre Lavergne à effectuer une prise d'eau sur l'Isle. En amont de l'écluse, deux biefs de dérivation entrainant les machines de l'usine sont creusés. La société Lavergne et Cie exploite la forge jusqu'en 1860 et la dote de fours à réverbère, de fours à puddler et de laminoirs. On y produit de la tôle, du fer blanc, des feuillards et du fer en barre. La production est vendue aux marchands de Bordeaux et des environs à raison de 250 tonnes par mois, aidée en cela par l'installation en 1856 de la gare ferroviaire de Soubie, près de l'usine. La forge comprend alors six hangars, une maison de gardien, la maison du maître de forge et les "casernes des ouvriers".

Après la faillite de Lavergne, l'usine est rachetée par M. Dussaq qui y fait des travaux dans les années 1860 pour améliorer les rendements : une turbine hydraulique remplace la roue, puis des hausses mobiles sont positionnées dès 1866 sur le barrage pour donner plus de puissance au mécanisme hydraulique. La construction d'une machine à vapeur pour relayer la force motrice de l'eau amène la société à la faillite : les frais engagés sont trop importants.

L'affaire est liquidée en 1877 et rachetée par MM. Sauvage et Prudhomme. Ils entreprennent la construction d'une nouvelle machine à vapeur nécessitant un remaniement de toute l'usine. La faillite est encore une fois rapide.

Les forges restent inactives jusqu'en 1882 puis sont rachetées par M. Gibiat et affermées par Sylvain Combescot qui place son fils Marc à la tête de la direction. Sous leur influence, la production se diversifie et de nombreux travaux sont entrepris : une tréfilerie, une pointerie, une fonderie et une scierie à bois sont créées ; un chemin reliant directement l'usine à la gare de Soubie est établi en 1891 ; les roues hydrauliques sont supprimées au profit de deux turbines. Celles-ci permettent l'arrêt du travail de nuit et la suppression des chômages saisonniers. Un incendie ravage une partie de l'usine en avril 1908.

En 1918, Marc et son frère Louis Combescot achètent l'usine. En 1939, elle est revendue à la Société des forges de Coly qui en est locataire depuis 1930. L'activité semble se maintenir jusqu'en 1955, date de la fermeture définitive.

En 1881, la superficie des forges représente 10 hectares, dont un quart de canaux. L'usine comprend une maison de maître, un édifice abritant 20 logements d'ouvriers, une maison de jardinier, une écurie, le logement des charretiers, des ateliers ; deux turbines de 10 et 90 chevaux, une roue hydraulique de 50 chevaux, une machine à vapeur de 100 chevaux ; fours et générateurs (4 chaudières de 40 chevaux). En 1930, les bâtiments des forges comptent un bureau, une scierie, des ateliers, un garage, une tréfilerie, une pointerie, trois magasins, trois hangars, une charpenterie, une fonderie, un logement à étage pour les ouvriers et la maison du maître de forge. Toute l'usine est éclairée à l'électricité. En 1846, on dénombre un personnel qualifié composé de six puddleurs, un forgeron, un marteleur, deux chauffeurs, un commis et un ouvrier et en 1851, outre le directeur : un chef de fabrication, un commis, un dégrossisseur, six lamineurs, deux marteleurs, seize puddleurs, un rattrapeur, trois forgerons, deux mécaniciens et quatre journaliers. A ce personnel s'ajoutent 30 à 40 personnes (moins nombreuses pendant les baisses de fabrication), essentiellement des femmes et des enfants, occupées à trier les fers. Dans les années 1850, l'usine occupe de 300 à 320 ouvriers. En 1865, on dénombre 105 ouvriers dont 25 manœuvres employés en journée ou la nuit, 30 ouvriers pour le travail de jour, 30 ouvriers pour le travail de nuit, 20 femmes employées à faire des paquets de ferraille. L'usine reste inactive de 1877 à 1881. En 1881, il existe une caserne de 20 logements ouvriers. En 1892, 54 ouvriers sont employés à temps plein, associés à de nombreux journaliers lors des périodes d'intense production. Les forges emploient une trentaine de personnes à plein temps en 1936.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1842, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Lavergne Pierre commanditaire attribution par source
Personnalité : Combescot commanditaire attribution par source

L'ancienne forge de Coly est située le long d'un méandre de l'Isle, à la frontière avec le village de Ménesplet. L'endroit se trouve à environ 1,5 km du bourg du Pizou. Il ne reste rien des bâtiments industriels. Tous ont été démontés et vendus. Les aménagements hydrauliques sont assez bien conservés et en eau. Le grand bief de dérivation a été légèrement étréci. Les coursiers latéraux ont été comblés en aval et ne communiquent plus avec l'Isle. Sur l'îlot central ne subsiste que la grande cheminée en brique et l'ancien poste EDF. A l'est du site de production, les logements d'ouvriers sont très dégradés. Toutefois, la maison du contremaître, en pierre de taille, et celle du maître de forge, en moellon enduit, sont encore habitées.

Mursbrique
calcaire pierre de taille
Toittuile creuse
Étages2 étages carrés
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
Énergiesénergie hydraulique
produite sur place
moteur hydraulique
turbine hydraulique
machine à vapeur à piston
État de conservationvestiges
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fonds Combescot : documents divers.

    Archives départementales de la Dordogne : 20 J
  • Forges de Coly : documents divers.

    Archives départementales de la Dordogne : 7 S 57
  • Forges de Coly : documents divers.

    Archives départementales de la Dordogne : 3 S 607
  • Document figuré.

    Archives départementales de la Dordogne : 2 Fi 2322
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien du Pizou, 1844. Section Le Rivaud, feuille D2.

    Archives départementales de la Dordogne : 3 P 3 3696
Bibliographie
  • MARACHE Corinne. Les métamorphoses du rural : l'exemple de la Double en Périgord (1830-1939). Paris : éditions du CTHS, 2006.

  • PEYRONNET Edmond. Les anciennes forges du Périgord. Bordeaux : Imprimeries Delmas, 1958.

    p. 342-343.
Périodiques
  • LAMY Yvon. "Une image inattendue. Le Périgord sidérurgique", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t. 112, 1985.

    p. 284-305.
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