Dossier IA17000442 | Réalisé par
Usine de préparation de produit minéral de la Sté d'exploitation des argiles kaoliniques de Neuvic
Copyright
  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Charente-Maritime - Montguyon
  • Commune Saint-Aigulin
  • Adresse 13 rue des Girondins
  • Cadastre 1999 I2 1066, 1128, 1167, 1286
  • Dénominations
    usine de préparation de produit minéral
  • Précision dénomination
    usine de chamotte
  • Appellations
    usine de chamotte dite Société d'exploitation des argiles kaoliniques de Neuvic (SAKN)
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, four industriel, hangar industriel, atelier de conditionnement, magasin industriel, atelier de réparation, bureau

Usine de chamotte bâtie vers 1940 pour M. Delaloy à proximité de la gare de Saint-Aigulin sur la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux. L'usine est rachetée en 1956 par M. Barberon père, déjà propriétaire d'une usine à Neuvic sous la raison sociale Société d'exploitation des argiles kaoliniques de Neuvic, puis sous celle de SA argiles du bassin des Charentes et dérivés, fournisseur de matière première pour l'industrie de la céramique sanitaire par la cuisson et le broyage de la chamotte. Ses fils prennent sa succession. Le premier four de 1946 est complété, au fil des années, par trois autres fours identiques. Au départ, chauffés au charbon, ils ont été transformés pour fonctionner au fuel léger, puis fuel lourd et enfin, en 1988, au gaz. Des mélanges de terre provenant de Charente, de Dordogne et de Chepniers en Charente-Maritime étaient effectués, afin d'obtenir une qualité toujours égale. Après ce mélange, une partie de la terre était séchée dans un sécheur tournant, broyée par des broyeurs à marteaux et livrée en big-bags ou en sacs aux clients, qui effectuaient ensuite eux-mêmes la cuisson. L'autre partie du mélange de terre passait dans un brise-mottes, dans un malaxeur, une mouleuse confectionnant des genres de boudins. Elle était ensuite tractée par des wagonnets, appelés skifts, et déversée dans le haut du four, pour être calcinée dans un cycle d'environ 8 heures à une température de 1300 à 1350°C, avant d'être retirée par le bas du four et chargée en vrac dans des camions pour être livrée. Le transport par train fut très vite remplacé par des camions. Les différents postes de transformation (concassage, broyage) étaient desservis par des wagonnets. L'usine fonctionnait en permanence. La cessation d'activité remonte à 1993, et actuellement le site est en liquidation amiable. En 1993, 25 personnes travaillaient sur le site.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
    • Principale : 3e quart 20e siècle

Site industriel desservi par un embranchement ferroviaire.

Tous les bâtiments sont couverts de tôle ondulée ou nervurée, à l'exception du bureau en tuile mécanique. L'un des ateliers de fabrication est en moellon, béton armé et parpaing de béton avec charpente en bois. Les autres ateliers et le magasin sont en pan de béton et parpaing de béton avec charpente en bois. Le premier atelier des fours est en parpaing de béton, à un étage carré et charpente métallique. Le deuxième atelier des fours est en pan de métal et essentage métallique avec charpente métallique. Les quatre fours sont construits de manière identique : de plan carré, ils sont en brique réfractaire, d'une hauteur d'environ 9 m, et leur forme est pyramidale. Les hangars sont en pan de métal avec essentage et charpente métallique. Le bureau est en parpaing de béton, en rez-de-chaussée surélevé.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • béton béton armé
    • béton parpaing de béton
    • métal pan de métal essentage de tôle
  • Toits
    tôle ondulée, tôle nervurée, tuile mécanique
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
    • charpente métallique apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Énergies
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté, mauvais état
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Belot, Claude. La Haute-Saintonge ; un pays rural face à son avenir. Jonzac, [1978], dactyl. multicopié [conservé aux A. D. Charente-Maritime].

  • Pinard, Jacques. Les industries du Poitou et des Charentes : Étude de l'industrialisation d'un milieu rural et de ses villes. Poitiers : S. F. I. L., 1972.

    p. 328
Date d'enquête 2000 ; Dernière mise à jour en 2000
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel
Articulation des dossiers