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Usine de matériel électroménager Sama, puis Dito-Sama, puis Ditam, puis Electrolux, actuellement tissage (usine de tapis et de moquette) dit Manufacture Royale du Parc

Dossier IA23000562 réalisé en 2009

Fiche

Œuvres contenues

AppellationsSama, Dito-Sama, Ditam, Electrolux
Destinationstissage
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, atelier de réparation, atelier de conditionnement, magasin industriel, quai, passerelle, vestiaire d'usine, bureau
Dénominationsusine de matériel électroménager
Aire d'étude et cantonAubusson - Aubusson
AdresseCommune : Aubusson
Adresse : 39 rue de
Beauze
Cadastre : 2007 AI 494, 496 ; BM 253

La Société d'Appareils Ménagers et Alimentation (SAMA) est créée à Montluçon sous la forme d'une société à responsabilité limitée en 1945. En 1955, elle est transférée à Aubusson, où elle s'implante dans le quartier de Beauze. L'entreprise conçoit et fabrique des machines de préparation alimentaire et des appareils électroménagers pour les particuliers et les professionnels du secteur de la restauration. D'après les documents conservés dans les archives municipales, l'édification des bâtiments de la société est confiée à l'architecte de la commune, Paul Pinlon. Ce dernier, privilégiant les matériaux modernes, installe les ateliers de production dans huit larges travées en béton bâties sous des sheds recouverts de plaques ondulées en fibres-ciment, un support inoxydable, incombustible et ingélif. Il conjugue ainsi la sécurité à la fonctionnalité, le plan rectangulaire régulier de ces ateliers offrant une large surface de travail aisément modulable, puisque conçue sans séparation - à l'image d'une immense plate-forme. Le 29 juillet 1964, l'entreprise change de statut : elle devient une société anonyme et change de raison sociale, l'acronyme SAMA prenant pour nouvelle signification "Société Anonyme de Matériel pour l'Alimentation". Pour se démarquer de la concurrence et proposer des produits à la pointe du progrès, elle se dote d'une structure dévolue à la prise ou à l'acquisition de brevets d'invention : c'est la filiale DITO (Etudes, Recherches et Diffusions Commerciales), constituée sous la forme d'une S.A. le 29 mars 1967, avec l'objectif de développer la prospective et l'innovation à destination des industries et des commerces d'alimentation. Le 16 novembre 1971, pour consacrer leur étroite collaboration, la Sama et la Dito fusionnent au sein d'une nouvelle SARL, baptisée Ditam, dont Albert Aupetit devient le gérant. A partir de 1971, l'entreprise enregistre une forte croissance : grâce à la commercialisation d'un nouveau coupe-légumes et au succès des ventes à l'étranger, les bénéfices augmentent de 59 % en 1972. En 1976, la Ditam constitue la troisième entreprise de construction électrique du département, derrière la FRLE (Fabricants Réunis de Lampes Electriques) et la MEMC (Matériel Electrique et Mécanique du Centre), également basées à Aubusson. Elle emploie alors 90 salariés et assure à de nombreuses PME du secteur un important volume de travail en sous-traitance. En 1979, la Ditam change à nouveau de raison sociale, pour redevenir la Dito-Sama. Elle représente alors l'une des plus importantes bases industrielles du sud de la Creuse, comptant plus d'une centaine d'employés. Afin de répondre à cet essor des effectifs, des aménagements sont apportés à l'intérieur des ateliers - comme la construction de nouveaux vestiaires, en 1979, sous l'égide de l'architecte Jean Pinlon, fils de Paul. C'est peut-être de cette époque que date l'édification, au nord-ouest du site, des locaux administratifs de l'entreprise, reliés aux ateliers par une passerelle franchissant la Beauze. En 1987, la Dito-Sama intègre le groupe suédois Electrolux. Une extension des bâtiments industriels est décidée en 1989, au sud du site. Elle est confiée à l'architecte Léonard Serge, établi à Clermont-Ferrand. Il adosse aux huit travées primitives 1272 mètres carrés de surface supplémentaire. En 1996, la Dito-Sama déménage dans la Zone Industrielle du Mont, nouvellement créée par la commune d'Aubusson afin d'aider les entreprises locales à sauvegarder leurs emplois. Elle y acquiert pour le franc symbolique un emplacement moins à l'écart des flux commerciaux et mieux desservi par la RN 141. Les anciens bâtiments de la Dito-Sama, désaffectés, sont alors rachetés par la ville, pour être loués à d'autres sociétés. C'est dans ce contexte qu'en 2005, la Manufacture Royale du Parc installe ses métiers à tisser le tapis et la moquette dans les ateliers de la Dito-Sama, présentant l'avantage d'être plus fonctionnels. Les locaux administratifs du site ont été réinvestis depuis peu par l'entreprise de travaux publics Eurovia, filiale du groupe Vinci et par le bureau d'études Mathieu Penaud.

Période(s)Principale : 2e moitié 20e siècle
Dates1955, daté par source
1979, daté par source
1989, daté par source
Auteur(s)Auteur : Pinlon Paul architecte
Auteur : Pinlon Jean architecte
Auteur : Serge Léonard architecte

L'ancien site de la Dito-Sama constitue un vaste complexe de plus de 4000 mètres carrés, traversé par un affluent de la Creuse, le ruisseau de la Beauze. Son entrée, quelque peu monumentalisée, est marquée par une large passerelle édifiée sur le cours d'eau, pour permettre son franchissement, notamment par les poids-lourds. Les anciens locaux administratifs de la Dito-Sama, au nord-ouest, sont bâtis en rez-de-chaussée, en béton sous des toits à longs pans couverts de tôle ondulée et ils forment un long quadrilatère, de plan rectangulaire régulier, édifié parallèlement à la Beauze. De l'autre côté du ruisseau, au nord-est, se dressent les anciens ateliers de fabrication de la Dito-Sama, à un étage carré, construits en béton sous des sheds (pente de 13%) couverts de plaques de fibres-ciment et de verre, reposant sur une structure métallique. Leurs murs-pignons sont percés de baies rectangulaires. Côté nord, ces ateliers s'ouvrent sur un quai de déchargement surélevé. Ils abritent aujourd'hui l'atelier d'entretien mécanique des machines de la Manufacture Royale du Parc, un atelier d'encollage et de reprise (où sont repris, au travail manuel, les défauts et les irrégularités apparus lors du tissage) et un atelier de stockage et de conditionnement. Au sud, ils sont prolongés par l'extension construite en 1989, qui accueille désormais l'atelier de tissage de la Manufacture Royale du Parc. Ces nouveaux bâtiments, plus bas, sont dotés d'une toiture à deux pentes, constituée de panneaux solaires photovoltaïques en fibres-ciment (de type Eternit-Tenesol), supportés par une charpente métallique. Ils combinent l'éclairage zénithal à un système, au sol, de chemins de roulement, permettant de faire coulisser des panneaux pour moduler les espaces.

Mursbéton
Toitciment en couverture, tôle ondulée, verre en couverture
Plansplan rectangulaire régulier
Étages1 étage carré
Couvrementscharpente métallique apparente
Couverturesshed
toit à deux pans
toit à longs pans
Énergiesénergie électrique
énergie solaire
achetée
produite sur place
Statut de la propriétépropriété de la commune
Éléments remarquablesmachine de production
Sites de protectionZone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Aubusson. [non coté]. [non coté]. Divers plans et coupes de l'usine DITO-SAMA (1955-1989).

    Archives communales, Aubusson : non coté
  • AD Creuse. Série W ; 1178 W : 16. Chambre de commerce et d´industrie de la Creuse, enquête sur les industries (1970-1980).

    Archives départementales de la Creuse, Guéret : 1178 W : 16
  • AD Creuse. Série W ; 78 W : 91. DITO-SAMA (Aubusson), comptes et bilans [s. d.].

    Archives départementales de la Creuse, Guéret : 78 W : 91
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville d'Aubusson - Philippe Emmanuelle
Philippe Emmanuelle

Chercheur Inventaire, SRI Limousin de 2009-2012


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