Dossier IA87000196 | Réalisé par ;
Malégol Raphaël (Rédacteur)
Malégol Raphaël

Chargé de mission Inventaire du patrimoine- Ville de Limoges (2010- )

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Usine de matériel d'équipement industriel A. Faure et Compagnie puis immeuble à logements, actuellement Tribunal d'Instance (annexe)
Auteur
Copyright
  • (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel
  • (c) Ville de Limoges

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Limoges Centre-ville - Limoges-Emailleurs
  • Commune Limoges
  • Adresse 21, 23 place Winston-Churchill
  • Cadastre 2002 DK 33, 38  ; 2010 DK 37
  • Dénominations
    usine de matériel d'équipement industriel
  • Appellations
    A. Faure et Compagnie
  • Destinations
    immeuble à logements, tribunal

Pierre Faure, ingénieur des Arts et Métiers, installe à la fin des années 1860 un atelier de construction mécanique dans d'anciens bâtiments construits vers 1857 qu'il loue pour l'occasion. En mars 1870, après de premières expérimentations, il vend ses premières machines aux établissements Haviland, introduisant la mécanisation dans la fabrication des assiettes en porcelaine. Décoré d'une médaille d'or aux Expositions universelles de 1873 (Vienne) et de 1889 (Paris), il étend rapidement sa clientèle d'industriels porcelainiers et de la céramique fine au-delà du territoire national. Il met au point plusieurs machines utilisées dans différentes phases de la production : marchage des pâtes, fabrication des gazettes, fabrication des plats ovales... Pierre Faure procède à plusieurs extensions de ses ateliers entre 1876 et 1891, puis, après qu'il ait acquis le site en 1892, construit un nouveau logement patronal et des bureaux, vers 1894. Il achète aussi une fonderie dans le quartier voisin, rue Saint-Paul. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le fils du fondateur, André Faure, ingénieur des Arts et Manufactures, face au ralentissement de l'activité porcelainière, diversifie sa production vers la mécanique générale, et plus particulièrement vers la fabrication de certains équipements miniers (éléments de cages d'ascenseur...). Après 1945, la production est répartie à parts égales entre les équipements céramiques, miniers, et la mécanique générale. Après le renouvellement partiel des ateliers au début des années 1940, l'usine est finalement implantée sur un nouveau site en 1964, dans la zone industrielle de Magré. Tous les bâtiments sont alors détruits, à l'exception du logement patronal et des bureaux, qui abritent aujourd'hui l'annexe du Palais de justice. Entre 1872 et 1889, a coexisté sur le même site, une petite fabrique de casquettes, dirigée par Joseph Faure (une quinzaine d'ouvriers en 1885). L'usine est équipée au début des années 1870 d'une machine à vapeur. Les ateliers de construction mécanique emploient 20 ouvriers en 1885, 25 en 1895 et 1914, 50 en 1925, une centaine en 1958 et 1963 (plus 20 ouvriers employés à la fonderie).

NB : L'immeuble Faure a été détruit en octobre-novembre 2016, dans le cadre de la construction du nouveau Palais de justice de Limoges.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
    • Principale : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1894, daté par source
    • 1940, daté par source

Le bâtiment contenant le logement patronal et les bureaux, seul vestige du site, est doté d'un sous-sol, de deux étages carrés et d'un étage de comble. La façade antérieure ordonnancée à sept travées est entièrement en pierre de taille (granite), tandis que les pignons et la façade postérieure sont en moellon de pierre enduit. Les travées latérales, auxquelles correspondent les accès sur rue, sont traitées en léger ressaut, et encadrées de pilastres. Cette façade est animée de nombreux bandeaux, d'une importante corniche, de frontons triangulaires ou cintrés au-dessus des baies du premier étage des travées latérales et au-dessus des lucarnes, d'un balcon et de gardes corps en fer forgé. Le pignon sud est percé d'une large baie, partiellement murée, qui devait éclairer les escaliers des trois niveaux. L'ensemble est couvert d'un toit à longs pans brisés, en ardoise.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • granite pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée, élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés
  • Énergies
    • énergie thermique produite sur place
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté, vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété de l'Etat

Périodiques

  • SALVETAT. Rapport sur les machines pour fabriquer automatiquement les assiettes en porcelaine, inventées par M. Faure, mécanicien à Limoges. Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale, octobre 1878, 3e série, tome V, pl. 86. Photocopie d'une planche lithographique, noir et blanc, 22,5 x 17 cm [1875-1876].

    Bibliothèque des Ingénieurs Civils, Le Creusot Montceau, Ecomusée : non coté
  • SALVETAT. Rapport, au nom du comité des arts chimiques, sur la fabrication mécanique des assiettes de porcelaine par les machines outils inventées par M. Faure, ingénieur-mécanicien à Limoges, rue de la Mauvendière. Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale, mai 1876, 3e série, tome III, pl. 43. Photocopie d'une planche lithographique, noir et blanc, 32 x 19 cm, [1875-1876].

    Bibliothèque des Ingénieurs Civils, Le Creusot Montceau, Ecomusée : non coté
Date d'enquête 2002 ; Dernière mise à jour en 2002
(c) Ville de Limoges
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel
Malégol Raphaël
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Chargé de mission Inventaire du patrimoine- Ville de Limoges (2010- )

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