Logo ={0} - Retour à l'accueil

Usine de construction mécanique et fonderie Cordebart, puis Cordebart Michaud

Dossier IA00066129 réalisé en 1990

Fiche

Appellationsdite usine de construction mécanique Cordebart, puis Cordebart Michaud
Parties constituantes non étudiéesmagasin industriel
Dénominationsusine de construction mécanique, fonderie
Aire d'étude et cantonCharente - Angoulême-Nord
AdresseCommune : Angoulême
Adresse : 35 rue de la
Rochefoucauld
Cadastre : 1989 AP 64

Cette fonderie et les ateliers de construction mécanique Cordebart, installés rue de la Rochefoucauld en 1854, construisent en 1881 (porte la date) un bâtiment pouvant servir d'entrepôt et de magasin, seul bâtiment de l'usine subsistant après la destruction survenue vers 1980. Par la suite, l'usine s'installe dans de nouveaux bâtiments, dans une zone industrielle, sous la nouvelle raison sociale Société angoumoisine fonderie et mécanique (Safem). Ses raisons sociales : en 1847, fondation par N. Cordebart ; en 1854, elle devient Cordebart fils, puis, en 1867, Cordebart frères, enfin Cordebart et Michaud. A partir de 1923, la société est en commandite, et à partir de 1928, elle devient anonyme.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates1881, porte la date
Murscalcaire pierre de taille
Toittuile mécanique
Étagesen rez-de-chaussée
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
Énergiesénergie thermique produite sur place
Typologiesoculus
État de conservationvestiges
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • FONDERIES ET ATELIERS DE CONSTRUCTIONS CORDEBART R. MlCHAUD & Cie SUCCESSEURS. Extrait de L'Illustration économique et financière, 1922, p. 97.

    Les fonderies et ateliers de constructions (Etablissements Cordebart), R. Michaud et Cie successeurs, sont parmi les vétérans de la métallurgie charentaise comptant bientôt un siècle d'existence.

    Les ateliers de fonderie comportant un pont roulant électrique de vingt tonnes et trois de quinze tonnes, coulent annuellement trois mille tonnes de fonte moulée sur modèles ou au trousseau. Produisant une qualité de fonte à haute résistance, ils livrent spécialement des cylindres de machines à vapeur, des cornues résistant à l'action des acides et du feu, des engrenages de toutes formes et de toutes dimensions, des poulies, etc. Les ateliers mécaniques modernes construisent tous les appareils pour la préparation des pâtes et la fabrication du papier, machines à grande vitesse, à levage automatique, etc., les métiers à tisser les toiles métalliques, les courroies et les feutres, etc., livrent toutes usinées les pièces de tous poids et de toutes dimensions jusqu'à 20000 kilos, et fournissent à l'industrie chimique des engrais les divers appareils qu'elle utilise.

  • Etablissements CORDEBART MICHAUD & Cie SUCCESSEURS à ANGOULÊME. Extrait de : La Papeterie, n° spécial, 1923/1924, p. 179-184.

    L'Angoumois, l'un des centres papetiers les plus importants de France, où se fabriquent surtout les papiers lins, devait nécessairement posséder des ateliers de Constructions mécaniques également spécialisés dans la fabrication du matériel de papeterie. Notamment à La Couronne, près d'Angoulême, furent construites de nombreuses machines à papier en continu surtout pour papiers minces.

    Le modèle actuel de machine spéciale pour papier à cigarette fut même créé à La Couronne, et de nombreux exemplaires de ces machines allèrent porter à l'étranger, et jusqu'en Russie, la réputation de la Construction Française.

    À l'heure actuelle, la construction des machines à papier à cigarettes reste la spécialité incontestée des constructeurs français. Parmi les Ateliers de construction de matériel de papeterie d'Angoulême, ceux de la maison R. MICHAUD & Cie sont de beaucoup les plus importants. Fondés en 1843 par M. CORDEBART, ils eurent successivement pour raison sociale :

    CORDEBART, de 1843 à 1885 ;

    CORDEBART Père, de 1885 à 1897 ;

    F. CORDEBART & Cie, de 1897 à 1904 ;

    F. CORDEBART, de 1904 à 1913 ;

    R. MICHAUD & Cie, raison sociale actuelle.

    Disposant à la fois d'une fonderie et de moyens d'usinage, les Ateliers CORDEBART eurent naturellement pour clients toutes les papeteries de la région, pour lesquelles ils exécutèrent dès le début, de nombreuses pièces de machines de papeterie.

    Familiarisés ainsi depuis longtemps avec ce matériel, ils se spécialisèrent surtout dans sa construction à partir de 1900, époque de la disparition des Ateliers de La Couronne.

    Les meilleurs éléments du personnel technique et du personnel de Maîtrise apportèrent alors à la maison CORDEBART leur expérience longuement acquise de la construction de tout le matériel de papeterie.

    De nombreuses machines à table plate, des machines à formes rondes pour papiers spéciaux et cartons, dont il serait trop long de donner ici la liste, furent alors exécutées.

    La clientèle, d'abord locale, s'étendit à toute la France, à l'Espagne, etc.. Une machine à carton lut même récemment livrée au Pérou. Elle y fonctionne à I'entière satisfaction de son propriétaire, lequel, avant de passer commande, avait, au cours d'un long séjour en Europe, comparé minutieusement les modèles des principaux constructeurs, y compris les constructeurs allemands.

    En plus des machines à papier, la maison R. MICHAUD & Cie, construit tout le matériel accessoire, mais elle a surtout porté son attention sur la construction des piles défileuses, raffineuses, blanchisseuses, etc., dont elle a mis au point des modèles particulièrement réussis, pour toutes les contenances, depuis 75 kilos, pour la fabrication du papier à cigarettes, jusqu'aux contenances les plus élevées. Grâce à une forme de cuve parfaitement étudiée, à des proportions judicieusement choisies pour le cylindre et les autres organes, la circulation y est très rapide et la trituration s'y fait avec le minimum de force motrice.

    Dans une seule fabrique de papier à cigarettes, 36 piles défileuses, blanchisseuses et raffineuses ont été fournies dans l'espace d'une année.

    Dans cette usine, dix-sept piles raffineuses de 100 à 120 kilos sont placées dans la même salle, dont une des illustrations accompagnant cet article reproduit une vue partielle ; elles sont alimentées en pâte défilée par huit délileuses de 150 kilos, également fournies par la Maison R. MICHAUD & Cie.

    De nombreux autres appareils : meuletons, sécheries isolées, presses, tables de fabrication, tuyauteries d'eau et de pâte en fonte ont été également livrées et de nombreuses transformations effectuées.

    Disposant d'une importante fonderie et de puissants moyens d'usinage, la maison R. MICHAUD & Cie, se trouve particulièrement bien placée pour la fourniture du matériel de papeterie, dans la construction duquel la fonte joue un rôle de premier plan.

    Les sécheurs notamment, sont coulés par la Maison R. MICHAUD et Cie dans sa propre fonderie et usiné entièrement dans ses ateliers, jusqu'à un diamètre de 3m200, dimension maximum possible en raison du gabarit des compagnies de Chemins de fer. Par un dosage approprié des charges au cubilot, par les soins apportés au moulage et le tour de main de la coulée, elle est arrivée à produire des sécheurs dont la table, sans aucune piqûre, prend sur le tour le beau poli nécessaire à la fabrication des papiers glacés sur machine, de plus en plus demandés. Elle est d'ailleurs, à l'heure actuelle, la seule fonderie française capable de bien exécuter les sécheurs de machine à papier.

    Les conduites en fonte pour eau et pâte, si difficiles à bien réussir en fonderie, sont également une de ses spécialités.

    Sollicitée de plus en plus par la clientèle papetière, la Maison R. MICHAUD & Cie, augmente continuellement ses moyens de production, de façon à être en mesure, dans un avenir rapproché, de donner satisfaction à toutes les demandes. Noblesse oblige.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives Atelier Musée du Papier d'Angoulême.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême
Bibliographie
  • " Etablissements Cordebart, Michaud et Cie, successeurs à Angoulême ". La papeterie, n° spécial 1923-1924.

    p. 179-184
  • " Fonderies Cordebart frères et Cie ". In : Annuaire de la Charente, 1890.

    p. 346
  • " Fonderies et ateliers de construction Cordebart R. Michaud et Cie successeurs ". L'Illustration économique et financière, n° spécial, Charente, 1922.

    p. 97
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Van Riesen Wulf