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Tuilerie et briqueterie, dite Tuilerie mécanique de la Grève

Dossier IA17000266 réalisé en 1992

Fiche

  • Vue générale du site vers le nord est.
    Vue générale du site vers le nord est.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • salle des machines
    • cheminée d'usine
    • four industriel
    • entrepôt industriel
    • pièce de séchage
    • atelier de réparation
    • logement patronal
    • logement d'ouvriers
Appellationstuilerie mécanique de la Grève
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, salle des machines, cheminée d'usine, four industriel, entrepôt industriel, pièce de séchage, atelier de réparation, logement patronal, logement d'ouvriers
Dénominationstuilerie, briqueterie
Aire d'étude et cantonCharente-Maritime - Courçon
AdresseCommune : La Grève-sur-Mignon
Adresse : rue de la
Briqueterie
Cadastre : 1986 AB 509

Tuilerie-briqueterie fondée en 1872 par les frères Vincent, puis rachetée par Laurent Caratsch. En 1900, un bâtiment abritant deux nouveaux fours est édifié, puis en 1912, Auguste Boucard et M. Simoneau prennent la suite. Dans les années 1920, la succession est prise par Georges Boucard, M. Tuzèbe et Arthur Jollivet, et l'entreprise se spécialise dans la fabrication de briques vendues jusque dans les départements voisins. La briqueterie est rachetée en 1938 par Jean Legatte, puis elle ferme en 1968 peu après un important incendie. Les deux fours de 1872 à quatre chambres fonctionnaient au charbon. Les deux fours à cuisson continue de 1900 étaient également alimentés au charbon. Machine à vapeur G. Pinette (Châlon-sur-Saône) encore en place. En 1889, l'entreprise emploie 8 enfants et 22 ouvriers.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1872, daté par tradition orale, daté par travaux historiques
1900, daté par travaux historiques

Site industriel desservi par voie navigable.

Corps de bâtiment abritant l'atelier de fabrication, la salle des machines, les pièces de séchage et les fours de 1872, à deux étages carrés et à élévation à travées, en brique enduite, couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Corps de bâtiment abritant les fours de 1900, partiellement en brique, moellon et essentage de planches, couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Cheminée d'usine en brique de 22, 30 m de haut. Entrepôt en brique et toit à longs pans en ciment amiante Logement patronal et logement d'ouvriers en brique et à un étage carré, avec toit à longs pans en tuile mécanique.

Murscalcaire moellon enduit
brique
bois essentage de planches
Toittuile mécanique, ciment amiante en couverture
Étages2 étages carrés
Couvrementscharpente en bois apparente
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
Énergiesénergie thermique produite sur place machine à vapeur à piston
État de conservationétablissement industriel désaffecté

Bel ensemble industriel, qui a fait l'objet d'une étude historique et ethnologique, ainsi que de plusieurs projets de réaménagement.

Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablesmachine de production, machine énergétique

Annexes

  • Description des acquis lors de l'achat de la briqueterie de La Grève sur Mignon, par Jean Legatte, le 30 avril 1938 (extrait de l'acte de vente).

    - un grand bâtiment contenant les terres ou argiles à employer

    - les machines

    - la forge

    - les ateliers de fabrication

    - les anciens fours

    - et tous les objets considérés comme immeubles par destination :

    * une chaudière à vapeur

    * un malaxeur

    * une petite galetière

    * deux presses à friction

    * une presse à bras

    * deux paires de cylindre

    * des moules et des filières en métal

    * des séchoirs, des courroies et autres accessoires

    * des soufflet de forge

    - un autre corps de bâtiment perpendiculaire au précédent, comprenant cinq pièces servant de logement au mécanicien, plus une écurie, plus un fournil, plus un hangar, des servitudes

    - une grosse pompe d'épuisement à bras

    - une petite construction en briques servant de débarras

    - un vaste bâtiment comprenant les fours neufs divisés en quatorze compartiments et leurs accessoires

    - un long corps de bâtiment, parallèle au précédent, à cheval sur une voie d'eau servant de séchoir et de hangar

    - une maison de maître élevée sur cave et ses dépendances contenant neuf pièces

    - un jardin potager de huit ares environ au sud-ouest de ladite maison et au milieu duquel a été creusé un bassin de forme carrée entouré d'une balustrade en fer

    - [divers terrains dont] les "marais de l'entrée" et les "marais Chantereau".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives privées. Acte de vente du 30 avril 1938.

  • A. D. Charente-Maritime, 14 M 1/3.

Bibliographie
  • Dossin, Isabelle. La briqueterie de la Grève-sur-le-Mignon (Charente-Maritime), étude ethnographique. Poitiers : DRAC, avril 1994.

  • Duvigneau, Eymeric. Réhabilitation d'une briqueterie du Marais poitevin. Travail de fin d'études : unité pédagogique d'architecture de Nantes, juin 1983.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Azéma Jean-Pierre