Logo ={0} - Retour à l'accueil

Tour porte

Dossier IA24003076 inclus dans Bastide de Monpazier réalisé en 2014

Fiche

Dénominationstour porte
Aire d'étude et cantonMonpazier (commune) - Monpazier
AdresseCommune : Monpazier
Adresse : rue
Notre-Dame
Cadastre : 1845 SU 403 à 405 ; 1986 AC 610

La tour porte a sans doute été construite au cours du 14e siècle, lorsque la mise en défense de Monpazier est effectuée dans un contexte de montée des périls liée aux rivalités entre les dynasties capétiennes et plantagenaises en Aquitaine. En 1706, un procès-verbal de la jurade entérine la réparation et le rétablissement des grandes portes de la ville, dont celle de la rue Notre-Dame. Initialement ouverte à la gorge du côté sud, la tour est peut-être murée lors de ces travaux, ce qui permet son affectation comme prison au 18e siècle.

Les fouilles archéologiques menées entre 1992 et 1994 ont révélé, en avant de la tour porte, l'existence d'un massif maçonné servant sans doute de culée à un pont enjambant le fossé mais aussi d'assise à un système d'avant-porte ; ces éléments ont manifestement été détruits au cours du 18e siècle, lorsque les fossés sont progressivement comblés puis affermés et les fortifications partiellement démantelées. La partie supérieure de la tour a été arasée et couverte d'un toit en pavillon à une époque indéterminée (19e siècle ?).

Période(s)Principale : 14e siècle
Secondaire : 1er quart 18e siècle

La tour-porte commande l'accès à la rue Notre-Dame, qu'elle enjambe au nord. Les maçonneries d'origines sont réalisées en pierre de taille soigneusement dressées et appareillées, mais les remaniements et restaurations successives qu'à connus l'édifice se traduisent par l'usage de moellons de petits modules mêlés de tuiles.

Le premier niveau, correspondant au passage voûté sur la rue Notre-Dame, présente une successions d'indices sur le dispositif défensif mis en place : au grand arc brisé qui ouvre au nord font immédiatement suite les rainures d'une herse et un assommoir, puis un nouvel arc brisé marque l'emplacement des vantaux en bois de la porte (de gros gonds sont conservés). Deux autres rainures situées en arrière de la porte suggèrent l'existence d'une seconde herse, mais aucun vestiges ne le confirme dans les niveaux supérieurs. Contre l'élévation ouest, une volée d'escalier mène, à mi-hauteur du premier niveau, à une porte ouvrant sur un escalier rampant pratiqué dans l'épaisseur du mur (la porte du second palier devait être dotée de corbeaux en quart-de-rond, aujourd'hui très dégradés).

Le second niveau (autrefois doté d'un plancher intermédiaire) est marqué au nord par le vestige d'une grande arcade désormais murée, qui ouvrait auparavant sur le logement de la herse. Au sol, une pierre circulaire dut servir à l'ancrage d'un vantail ou d'un dispositif de levage. Au-dessus de l'arcade se trouve l'embrasure d'une ancienne baie (probablement une archère), remplacée par une petite fenêtre. L'enduit des murs est et nord garde la trace d'escaliers en bois et des niveaux de planchers qui divisaient cet espace, tandis qu'une partie des maçonneries porte la trace d'un incendie. Des graffitis sur l'enduit pourraient être en lien avec la transformation de cette pièce en prison au 18e siècle.

La tour comportait initialement un dernier niveau, arasé lors de la pose du toit en pavillon. Il a pu s'agit d'un niveau couvert ou d'une terrasse ; la partie supérieure des maçonneries ne paraît pas comporter de trace de crénelage, les chaînages visibles au nord ayant plus probablement appartenu à une baie.

Murscalcaire moyen appareil
Toittuile creuse
Plansplan carré régulier
Étages1 étage carré
Couverturestoit en pavillon
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1936/10/16
Précisions sur la protection

Porte fortifiée, au Nord de la ville, en face de la rue Notre-Dame (AC 610) : inscription par arrêté du 16 octobre 1936.

Références documentaires

Bibliographie
  • L'HONNEUR R. (docteur). Monpazier : logis, gens et faits d'autrefois. Monpazier : s.d. [vers 1950].

  • PONS Jacques. La bastide de Monpazier : Document final de synthèse : la bastide de Monpazier. 1997, 2 vol.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste