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Tonnes de chasse

Dossier IA17043890 réalisé en 2010

Fiche

Parties constituantes non étudiéesétang
Dénominationsabri
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Dizant-du-Gua
Lieu-dit : la Prairie
Cadastre : 2009 ZA et ZB

Les abris ou "tonnes" de chasse, qui permettent la pratique de la chasse traditionnelle "à la tonne", tirent leur nom des tonneaux qui étaient utilisés à l'origine par les chasseurs pour guêter le gibier d'eau. Selon la tradition orale, il s'agissait de réutiliser les tonneaux à vin qui ne servaient plus à la suite de la crise du phylloxéra qui a dévasté le vignoble de la région dans les années 1870-1880.

Période(s)Principale : 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Les marais de Saint-Dizant-du-Gua, à l'arrière de la digue et surtout à l'avant, en bordure d'estuaire, sont ponctués par une trentaine de tonnes de chasse. Discrètes dans le paysage, elles sont assez peu visibles lorsque l'on parcourt les marais, et se révèlent dès que l'on prend de la hauteur, depuis les coteaux. Chaque tonne comprend un étang et un abri de chasse, soit la tonne elle-même. Construite en matériaux provisoires ou à demi enterrée, bien camouflée par de la végétation, et équipée de fenêtres d'observation et de tir, la tonne permet au chasseur ou "tonneraye" de guêter la nuit le gibier d'eau. Celui-ci se pose sur l'étang où il est attiré par des "appelants" : il s'agit d'oiseaux, de canards généralement, sélectionnés pour leur chant et attachés devant la tonne.

Mursbois
métal
terre
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Extrait de Rousseau, Dominique. Saint-Thomas-de-Conac : une histoire en bord d'estuaire. Imprimerie Michot : Jonzac, 2008, p. 216-217, concernant la chasse à la tonne avant le dessèchement des années 1950 :

    "Pour chasser, on se glissait dans un petit espace très exigu et très rudimentaire aménagé sous une butte de terre. On l'appelait la "cabane" (ou la "tonne"). Celles qui existent au marais aujourd'hui sont plus modernes et plus spacieuses, tandis que les cabanes d'autrefois offraient très peu d'espace au chasseur. Une cabane pouvait contenir tout juste deux hommes, allongés ou assis, bien serrés. Ce dispositif, sorte de petite casemate, donnait sur un plan d'eau, appelé la "mare à cabane", sur lequel on disposait des appelants, canards servant d'appeaux. Très vite se posaient les canards sauvages sur le plan d'eau... et c'était l'hécatombe (...)

    Il n'était pas toujours facile de s'y rendre car les déplacements dans le marais étaient souvent hasardeux. Il n'y avait pas de routes, pas de ponts (sauf sur le fossé courant), que des passages et des chemins de terre en mauvais état, très cabossés. Chaussé de bottes ou de cuissardes, on traversait les zones humides à pied ou en gabare. On franchissait les fossés en les sautant à l'aide d'une "bourde". La bourde, instrument tout à fait indispensable, était un long et gros bâton dont on se servait comme d'une perche pour franchir les fossés. Les déplacements étaient encore plus périlleux dans les intempéries de l'hiver ; par termps de brouillard, on se perdait facilement au marais".

Références documentaires

Bibliographie
  • Rousseau, Dominique. Saint-Thomas-de-Conac : une histoire en bord d'estuaire. Imprimerie Michot : Jonzac, 2008, p. 216-217. Site Internet : http://www.haute-gironde.com.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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