Dossier d’œuvre objet IM40006907 | Réalisé par
  • inventaire topographique, patrimoine mobilier des Landes
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Sever
  • Commune Montsoué
  • Lieu-dit Bahus-Juzanx
  • Emplacement dans l'édifice chœur

Un tabernacle est signalé au maître-autel dès 1677, date à laquelle l'évêque Jean-Louis de Fromentières ordonne de le garnir "d'une étoffe de soie rouge et blanche". Le meuble actuel, quant à lui, est documenté par une mention du registre paroissial de Bahus-Juzanx (autrefois à la mairie de Montsoué) : "L'an 1728, il fut fait un tabernacle et six chandeliers de bon bois de chêne, le tout doré" pour un coût total de 300 francs. Bien qu'il ne présente pas de détails ornementaux communs avec le retable, exécuté sept ans plus tard par le sculpteur Garat, le tabernacle pourrait toutefois revenir au même praticien. Comme le retable, il témoigne de la remarquable longévité en milieu rural des modèles élaborés dès le dernier tiers du XVIIe siècle par certains grands ateliers régionaux de sculpture, tels ceux de Lescar en Béarn ou d'Asté en Bigorre.

En 1844, tandis que le marbrier Spazzi remplaçait le tombeau d'autel, le doreur aturin d'origine bordelaise Gabriel Roquejoffre (1814-1853) restaura le tabernacle, refit entièrement sa dorure, remplaça quelques éléments de moulures manquants et fournit "un petit trône tout doré pour exposer le St Sacrement sur le tombeau de l'autel, plus deux vases à urne tout dorés pour les y mettre aux deux côtés", ornements qui ne semblent pas avoir été conservés.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 18e siècle
    • Secondaire : 2e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1728, daté par source
    • 1844, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Roquejoffre Gabriel
      Roquejoffre Gabriel

      Gabriel Roquejoffre (alias Roquejofre ou Roquegeoffre), "doreur sur bois" d'origine bordelaise, installé à Aire-sur-l'Adour (Landes), puis avant 1848 dans la Grande-Rue à Nérac (Lot-et-Garonne). Né à Bordeaux le 23 février 1814, mort à Nérac le 20 septembre 1853 ; fils de Pierre Roquejoffre et de Catherine Ricaud ; marié à Aire-sur-l'Adour, le 16 janvier 1843, à Anne-Aimée Sargos (Aire, 13 septembre 1826 - Nérac, 9 novembre 1851), fille du menuisier Gilles Sargos (1797-1857) et de Marie-Julienne Arthaud (1806-?), couturière, dont il eut deux enfants : Marie (Nérac, 1848-?), en 1870 Mme Jean Beaumont, et Gilles Achille Henri Roquejoffre (Nérac, 1850-?) (source : Geneanet). Il travailla en 1842 pour Doazit (canton de Mugron) et pour Mées (canton de Dax sud), en 1844 pour Bahus-Juzanx (Montsoué).

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      doreur attribution par source

Le tabernacle, en chêne et tilleul pour les sculptures, est entièrement doré à la feuille d'or à l'eau, à l'exception des carnations des personnages (statuettes, bustes et reliefs), peintes au naturel, et de l'intérieur du dôme de l'exposition, peint en rouge. Armoire eucharistique de plan trapézoïdal, avec colonnettes torses dans les angles rentrants, flanquée de deux ailes droites calées par des ailerons en volute ; porte rectangulaire verticale décorée d'un relief à fond en cuvette ; six socles de plan semi-circulaire (supportant autant de statuettes) et dais à coquille sur les pans latéraux de l'armoire et de part et d'autre des ailes, bas-relief carré à cadre mouluré en quart-de-rond au milieu de chaque aile ; corniche droite moulurée, avec ressauts à l'aplomb des dais des statuettes ; en amortissement des ailes, des panneaux chantournés à volutes, avec buste sommital en demi relief sur piédouche ; balustrade (balustres à triple boule) régnant sur la largeur du tabernacle ; exposition de plan trapézoïdal, constituée d'un panneau postérieur plat surmonté d'un relief ajouré et flanqué d'ailerons, et, sur la face, de deux statuettes d'anges sur socle circulaires (disparues), le tout supportant un dais hexagonal sommé d'une grande couronne royale. La plupart des reliefs sont sculptés dans la masse des panneaux ; le revers des statuettes est ébauché ; les côtés de l'armoire eucharistique, une partie du fond des ailes et le panneau postérieur plein de l'exposition sont couverts d'un décor gravé en reparure dans l'apprêt de la dorure.

  • Catégories
    menuiserie, sculpture
  • Structures
    • plan, trapézoïdal
    • élévation, droit
    • colonne, 2
  • Matériaux
    • chêne, mouluré, décor en bas relief, décor dans la masse, décor en ronde bosse, décor rapporté, doré à la feuille d'or à l'eau, avec assiette, apprêt gravé, peint, polychrome
  • Mesures
    • h : 177 (hauteur totale du tabernacle)
    • la : 200 (largeur totale du tabernacle)
  • Précision dimensions

    Armoire eucharistique : h = 69 (à la corniche) ; h = 81 (avec la balustrade) ; la = 40 (façade) ; pr = 45. Ailes : h = 69 (à la corniche, sans les panneaux d'amortissement) ; la = 74. Exposition : h = 90 environ. Statuettes : h = 33 ; la = 11 ; pr = 10.

  • Iconographies
    • Christ glorieux, saint Jean-Baptiste, saint Jean l'Evangéliste, Christ, Vierge, apôtre
    • ornementation, couronne, chute végétale, coquille, aileron, terme, draperie, croisillon, volute
  • Précision représentations

    Décor en relief et en ronde bosse. La porte est sculptée d'un Christ dans son Ascension, bras ouverts et debout sur des nuées, en relief dans la masse (fond en cuvette). Au-dessus de la porte, deux grosses volutes adossées et liées retiennent deux chutes de laurier retombant de chaque côté. Sur le soubassement de l'armoire et des ailes, sur fond en reparure, des volutes en rinceaux soutenant des tablettes moulurées. Sur les ailes, des bas-relief carrés encadrés représentant les deux saints Jean : à gauche, saint Jean-Baptiste au désert assis sur un rocher ; à droite, saint Jean l'Évangéliste à Patmos, écrivant son évangile et accompagné de l'aigle. Sur les pans latéraux de l'armoire et sur les ailes, debout sur des socles semi-circulaires à draperie et sous des dais à coquille, six statuettes d'apôtres barbus, amplement drapés, tenant un livre pour trois d'entre eux (statuettes 1, 4 et 5) mais dont les attributs rapportés sont perdus, empêchant leur identification précise. Aux extrémités externes des ailes, des ailerons en volute avec, sortant de l'enroulement supérieur, un buste féminin (?) coiffé d'un turban. En amortissement des ailes, un socle à volutes adossées et ornées de feuilles d'acanthe supportant un buste sur piédouche (du Christ à gauche, de la Vierge à droite). Le panneau central ajouré de l'exposition comporte deux grandes volutes adossées et feuillagées ; de part et d'autre, des chutes de fleurs et de feuilles, elles mêmes flanquées d'ailerons en volute à feuilles d'acanthe. Le dais octogonal est amorti d'une grande couronne royale à sept arceaux et fleurs de lys.

    Décor d'apprêt gravé : décor de vannerie sur les surfaces lisses de la façade de l'armoire eucharistique ; quadrillage ou croisillons imitant un treillage sur les surfaces lisses de ses côtés et sur le fond des ailes ; monogramme IHS dans une gloire de rayons sur le panneau de fond plein de l'exposition ; fleur et feuillages sur les socles carrés des statuettes d'anges de l'exposition.

  • État de conservation
    • manque
  • Précision état de conservation

    Les deux statuettes d'anges qui soutenaient la couronne de l'exposition ont été volées il y a une trentaine d'années (comm. orale) ; elles sont visibles sur les photographies prises en 1969 par le service de l'Inventaire. Il manque tous les attributs rapportés des statuettes de l'armoire et des ailes. La dorure, entièrement refaite en 1844, a été reprise par endroits à la bronzine.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    classé au titre objet, 1983/04/29
  • Référence MH