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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
  • Commune Eaux-Bonnes
  • Adresse place de l' Église
  • Emplacement dans l'édifice chœur, pan axial, niche

Les archives de la paroisse ne semblent pas faire mention de cette statue. Elle est signalée pour la première fois dans un article du Bulletin du diocèse de Bayonne daté du 15 avril 1894. La "Vierge en argent" proviendrait d’un monastère helvétique pillé et incendié lors de la brève guerre civile dite du Sonderbund, qui opposa en novembre 1847 une ligue de cantons catholiques sécessionnistes aux cantons partisans de la Confédération, majoritairement protestants. Cette guerre ouverte faisait suite à la fermeture de plusieurs couvents en Argovie dès 1841. La statue menacée aurait été envoyée en Espagne, puis expédiée "par des juifs espagnols" à Paris, où elle fut achetée pour 14.000 francs par "M. Moreau, dont la famille avait été guérie par les Eaux-Bonnes". Ce personnage, l’agent de change parisien Adolphe Moreau (1800-1859), a résidé avec sa famille à Pau et Eaux-Bonnes en 1839, 1840, 1841-1842 - il fut à cette date l'un des quatre promoteurs de la "promenade horizontale"-, et une dernière fois en 1845. L'achat de la statue ayant eu lieu au plus tôt à la fin de 1847, il faut supposer que Moreau offrit l'œuvre à la paroisse pyrénéenne hors du cadre de ses séjours successifs, ou que son fils, Adolphe Fernand Moreau (1827-1882), se chargea du don.

La statue, difficile d'accès et sur laquelle aucun poinçon d'argent n'a pu être repéré, pourrait dater des années 1650 ou peut-être du début du siècle suivant. Les couronnes sont probablement plus tardives. Le socle de la statue portait au moment de l’article de 1894 un "splendide émail représentant saint Laurent sur le gril", ornement aujourd’hui disparu. La figuration de ce diacre martyr était peut-être en relation avec le nom du monastère suisse d'où provenait l’œuvre. Plusieurs établissements de ce type portaient ce vocable, par exemple la chartreuse Saint-Laurent d'Ittingen (commune de Warth-Weiningen, canton de Thurgovie), fermée et sécularisée en 1848.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 17e siècle , (incertitude)
  • Lieu de provenance
    Édifice ou site : Suisse
  • Auteur(s)
    • Personnalité :
      Moreau Adolphe
      Moreau Adolphe

      Agent de change parisien, collectionneur, ami d'Eugène Delacroix et divulgateur de son œuvre. De son mariage avec Françoise Gauldrée-Boilleau naquit un fils, Adolphe Fernand (1827-1882), conseiller d'État et collectionneur, époux en 1858 de la céramiste Camille Nélaton (1840-1897) et père du célèbre peintre et historien de l'art Étienne Moreau-Nélaton (1859-1927). Le musée d'Orsay conserve un buste posthume d'Adolphe Moreau père par le sculpteur Alfred Charles Lenoir (1908).

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      donateur attribution par source

Statue petite nature, en lames d’argent estampées et martelées sur une âme de bois (ou une armature de fer ?) ; couronnes et sceptre rapportés ; rehauts de dorure sur les couronnes, le manche du sceptre et la ceinture de la Vierge. La statue est placée dans la niche du pan axial du chœur. Sur la face du socle qui la soutient est fixé un panneau en bois constitué de trois planches horizontales sur lesquelles sont cloués quinze ornements en argent (?) découpé, estampé et ajouré, en remploi.

  • Catégories
    sculpture, orfèvrerie
  • Structures
    • revers sculpté
    • intérieur creux
  • Matériaux
    • bois, structure (incertitude), taillé
    • argent, repoussé, estampage, ciselé, doré
    • verre transparent, décor, coloré, rouge, vert
  • Mesures
    • h : 93 (hauteur de la statue avec les couronnes, sans le socle)
    • la : 47 (largeur de la statue sans le sceptre)
  • Iconographies
    • Vierge à l'Enfant, couronne, sceptre, auréole, étoile
  • Précision représentations

    La Vierge, coiffée à la romaine de bandeaux ondés séparés par une raie médiane, est vêtue d'une robe au corsage plissé, serrée à la taille par une ceinture dorée, d'un voile et d'un manteau (ciselé de motifs floraux et de palmes) drapé sur le bras droit. Elle porte sur le même bras l'Enfant bénissant (et tenant le globe à l'origine), presque nu à l'exception d'un linge de pudeur autour des hanches. La Vierge tient dans la main droite un sceptre terminé par un gros fleuron d'acanthe et au manche orné à mi-hauteur de feuilles lancéolées découpées. Mère et Fils portent des couronnes impériales au cercle surmonté d'une frise de feuilles d'acanthe et aux arceaux remplacés par une grosse sphère sommée d'une croix à bras tréflés ; la couronne de la Vierge comporte en outre de faux rubis sur le cercle et de fausses topazes sur la sphère. Un nimbe à rayons droits alternant avec des rayons tors étoilés (ceux-ci sertis d'un cabochon rouge ou vert) entoure la tête de la Vierge. Des pendants en faux rubis, en forme de gouttes, sont suspendus à ses oreilles.

    Les quinze ornements cloués sur le panneau frontal du socle représentent : au centre, un médaillon ovale vertical suspendu à un nœud de ruban, entouré de festons de fleurs et de fruits, de guirlandes et de volutes.

  • État de conservation
    • manque
    • partie remplacée
    • partie en remploi
  • Précision état de conservation

    Il manque le globe (ou un oiseau ?) que tenait l’Enfant Jésus, qui était fixé sur le corsage de la Vierge à l'aide d'une mortaise. Les deux couronnes sont probablement des réfections du XIXe siècle. Les ornements cloués sur le panneau frontal du socle sont des remplois.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler

Bibliographie

  • MAISONNAVE Jean-Philippe. Architecture religieuse dans les Pyrénées-Atlantiques, 1800-1940. Rapport de l'enquête d'inventaire menée entre 1988 et 1991.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine
    P. 145-146.

Périodiques

  • "Au sujet de l'église [d'Eaux-Bonnes]". Bulletin du diocèse de Bayonne.

    15 avril 1894 (3e année), n° 15, p. 230-231.

Annexes

  • Extrait du "Bulletin du diocèse de Bayonne", 3e année, 15 avril 1894, n° 15, p. 230-231
Date d'enquête 2019 ; Dernière mise à jour en 2020
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
Édifice
Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste-Notre-Dame-des-Infirmes

Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste-Notre-Dame-des-Infirmes

Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : place de l' Église