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Scierie de marbre, usine de fabrication de matériaux de construction Rocamat

Dossier IA00066418 réalisé en 1990

Fiche

  • L'ensemble vu du sud-est.
    L'ensemble vu du sud-est.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • aire des matières premières
    • aire des produits manufacturés
Précision dénominationscierie de marbre
Appellationsdite carrière Rocamat
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, aire des matières premières, aire des produits manufacturés
Dénominationsscierie, carrière, usine de fabrication de matériaux de construction
Aire d'étude et cantonCharente - Rochefoucauld (La)
Hydrographiesla Tardoire
AdresseCommune : Vilhonneur
Lieu-dit : Rochebertier
Cadastre : 1990 AA 21 à 25, 43 à 45

Cette scierie du premier quart du 20e siècle devient une scierie de marbre et de pierre calcaire dans le deuxième quart du 20e siècle. On y construit la nouvelle usine dans le troisième quart du 20e siècle. L'usine et la carrière sont exploitées depuis 1975-1980 par la société Rocamat.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle

L'ancienne usine est en moellon couverte de tuile mécanique. La nouvelle usine est en pierre de taille, brique et parpaing de béton avec essentage de matière plastique et charpente métallique apparente, couverture en ciment amiante.

Mursbrique essentage de matériau synthétique
calcaire moellon
calcaire pierre de taille
béton parpaing de béton
Toittuile mécanique, ciment amiante en couverture
Étagesen rez-de-chaussée
Couvrementscharpente métallique apparente
Couverturestoit à longs pans
Énergiesénergie hydraulique produite sur place
énergie électrique achetée
Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablesmachine de production

Annexes

  • La pierre de taille, matériau moderne. Extrait de : Images de Charente, Paris, 1964.

    Dans l'élaboration du 4e Plan, le Commissariat général du plan d'équipement et de la productivité avait prévu pour les matériaux de construction, comme objectif à atteindre en 1965, un accroissement de production de 37 % par rapport à 1959 pour l'ensemble des matériaux de construction. La progression de la pierre à bâtir n'était prévue simplement que de 3 %. Grâce à la richesse du sous-sol charentais en matériaux calcaires pour pierres à bâtir, et à l'effort fourni par l'ensemble des exploitants de pierre de taille dans le département de la Charente, l'expansion a atteint durant l'année 1963, 83 % de la production de 1959. Parallèlement l'ensemble des carrières de la région Charente - Poitou augmentait dans la proportion de 75 %.

    Ce résultat n'a pu être obtenu que par un effort d'investissements importants en matériel d'extraction, de manutention, de débitage et de livraison de la pierre taillée. En même temps une politique sur le plan d'information et de documentation auprès des services administratifs, des maitres d'œuvre et des utilisateurs, permettait à la pierre de taille de reprendre sa place dans la construction moderne.

    Grâce à l'expérience faite depuis le IIe siècle avec les pierres extraites en Charente, ayant servi à la construction de nombreux édifices : églises, châteaux, ou maisons particulières, les exploitants se sont efforcés de classer leurs bancs d'exploitation suivant les qualités de pierres exploitées et d'utiliser rationnellement les pierres suivant leurs qualités, en faisant effectuer en laboratoire les études de résistance à l'écrasement et d'isolation thermique et phonique.

    Pour faire face aux nouvelles techniques utilisées dans la construction, différentes solutions ont été proposées aux maitres d'oeuvre pour leur permettre l'utilisation de la pierre dans la construction, sous forme d'éléments pré-sciés, pour murs porteurs, éléments pouvant être fournis soit en petits modules manipulables à la main, soit en modules importants pouvant atteindre une tonne et permettant, à l'aide des grues modernes, la construction ultra-rapide d'immeubles collectifs ou d'édifices publics de grande importance. Grâce à ces nouveaux moyens mis à la disposition des entreprises, la pierre de taille est couramment utilisée dans l'édification des logements LOGECO, H.L.M. et même pour la construction de maisons individuelles plan Courant.

    Les gisements existant dans le bassin de Saint-Mome, de Sireuil et des Carrières Coquillères dites d'Angoulême exploitées en bordure du département de la Dordogne, répondent parfaitement aux conditions nécessaires à l'édification d'immeubles de cinq niveaux en murs porteurs.

    Les tailleries assurant le débitage de ces grands éléments mettent également à la disposition de la clientèle soit des petites pierres sciées six faces, soit des moellons à parement éclaté, permettant de réaliser des murs ou des pignons agrémentant agréablement les constructions courantes.

    Les tailleries sont par ailleurs équipées de machines exécutant les moulures, les encadrements de baies, les bandeaux ou les corniches.

    En complément, dans le bassin de Vilhonneur, des exploitations de pierre dure variant de 500 à 850 kg de résistance à l'écrasement au cm2, permettent l'exécution de revêtements utilisés soit en revêtements classiques sur les façades, soit en revêtements solidaires à l'aide d'agrafes posées au fur et à mesure de l'édification des murs, soit en revêtements en fond de moule pour la pré-fabrication des panneaux au sol. Ces mêmes pierres sont également utilisées en dallages et en revêtement d'escaliers, et dans des épaisseurs pouvant varier de 10 à 50 mm.

    Les tailleries de pierres dures exécutent tous appuis, cheminées ou monuments, et tout élément pouvant servir à la décoration intérieure, ou encore à la construction d'immeubles, en fournissant des quantités importantes de moellons assises à parement éclaté.

    La Charente dispose actuellement dans le bassin de Vilhonneur de quatre carrières à ciel ouvert pour l'extraction de la pierre dure et de trois tailleries équipées avec les machines les plus modernes, installées à Vilhonneur et à Chazelles. En pierre tendre, six carrières souterraines assurent actuellement l'extraction, et deux tailleries assurent le débitage de ces pierres à Saint-Même et Sireuil.

    Un effectif de 33 personnes assure l'encadrement de ces différents chantiers, et 250 ouvriers la production des nombreuses machines mises à leur disposition, qui représentent ensemble une puissance de 1 840 ch.

    L'importance de ce dernier chiffre par rapport au nombre d'ouvriers employés montre bien l'effort de mécanisation poursuivi par la profession puisque chaque ouvrier dispose en moyenne d'une puissance de 7 ch pour assurer son travail. Grâce à cet équipement, la pierre de taille est réellement un matériau moderne pour la construction et peut répondre aux différents programmes de préfabrication prévus dans la réalisation des grands ensembles de la région.

    Il est généralement admis que les matériaux de construction extraits dans une région sont absorbés par celle-ci. La pierre de taille s'écoule dans la proportion de 25 % dans le département de la Charente, 27 % dans la région bordelaise, 10 % dans la région parisienne, 10 % en Normandie, 5 % pour l'exportation, notamment en Belgique, Hollande, Luxembourg et Etats-Unis, le reste de la production se répartissant sur l'ensemble des département du sud-ouest de la France.

    C'est donc un matériau qui doit être considéré comme une richesse régionale ; compte tenu des grandes réserves existant dans le sous-sol du département et du manque de pierres dans la région du sud-ouest, il est normal d'envisager, dans les années à venir, une expansion très importante sur le marché de la construction, de la pierre de taille en provenance du département de la Charente.

    Les raisons pour lesquelles la pierre de taille n'était plus considérée comme un matériau valable pour la construction proviennent du ralentissement subi depuis 1934 dans la réalisation des logements, et de la période de la guerre 1939-1945 qui avait suspendu toute activité. Cette mise en sommeil de la profession avait éliminé la formation de main-d'oeuvre spécialisée pour l'extraction, la taille et la mise en œuvre, et les architectes eux-mêmes avaient perdu l'habitude d'utiliser la pierre. C'est à la suite de différentes expériences faites dans d'autres départements qu'il a été possible de relancer, à partir de 1952, de nouvelles techniques qui ont permis de remettre à la mode la pierre naturelle, qui conservait d'ailleurs toutes ses qualités d'isolement phonique, thermique et hydrique.

    L'importance croissante actuelle du marché de la pierre moderne dans le bâtiment nous montre qu'elle intéresse le grand public par sa tenue, ses qualités techniques, son prix modéré, et mérite bien sa confiance.

Références documentaires

Bibliographie
  • B., F. " La pierre de taille, matériau moderne ". In : Images de Charente. Paris, 1964.

    p. 115-116
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Van Riesen Wulf