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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Dordogne

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - canton du département 24
  • Commune Thonac
  • Lieu-dit Le Breuil
  • Cadastre 1813 A1 214, 219, 220  ; 1988 A1 564, 200
  • Dénominations
    manoir
  • Précision dénomination
    repaire noble
  • Appellations
    Repaire noble du Breuil
  • Destinations
    ferme, maison

Probablement bâtie au XIIIe siècle mais devenue inutile dès le siècle suivant, la tour du Breuil dut faire partie d'un fief ou d'un arrière-fief inféodé par le seigneur-châtelain de Montignac. Le bâtiment principal actuel (A1 563 et 564), une grande maison de plan rectangulaire, orientée est-ouest, qui ne faisait pas partie de la propriété en 1813 (cadastre ancien, parcelle n° 211) mais qui voisine la tour au sud-ouest, présente un aspect du XIXe siècle. Toutefois, ses murs d'une épaisseur de près de 70 cm, sa grande hauteur et les vestiges d'une petite fenêtre à chanfrein droit (murée) dans son pignon oriental, suggèrent une datation antérieure, du XVIe siècle. Il pourrait s'agir de l'ancienne maison seigneuriale, rhabillée et modifiée dans la seconde moitié du XIXe siècle. Par ailleurs, un autre logis (actuel A1 200), orienté nord-sud, qui, lui, était situé dans la même propriété où se trouvait la tour, date également du XVIe siècle, comme l'indiquent ses porte et fenêtre à chanfrein droit.

Au XVIIIe siècle, le Breuil n'est déjà plus un domaine noble, mais un simple village, selon la planche n° 23 de la carte de Belleyme levée en 1768. En 1813, la grande maison appartient à Guillaume Crouzel, qui y réside et possède de nombreuses terres aux alentours, tandis que la tour et la petite maison située au nord appartiennent à un médecin de Saint-Léon-sur-Vézère nommé Léonard Ruaud, qui lui aussi possède d'importants terrains dans le voisinage. Ces deux propriétés sont peut-être tout ce qui reste alors de l'ancien domaine noble, qui aura été démembré.

  • Période(s)
    • Principale : 16e siècle
    • Secondaire : 2e moitié 19e siècle

De plan carré (4,75 x 4,70 m) avec des murs d'1,20 m d'épaisseur, la tour est bâtie en moyen appareil régulier et comprend un rez-de-chaussée et un étage. La rez-de-chaussée est accessible au nord par une porte percée après coup à linteau en bois. Une seconde porte, en plein-cintre à longs claveaux, est percée au premier étage à l'est, donnant sur le vide. Deux archères cruciformes se voient également à l'ouest et au sud. La cohésion et la stabilité de la tour s'avèrent gravement menacée par trois larges fissures, au nord, à l'ouest et à l'est (le claveau médian de la porte est désolidarisé des claveaux voisins).

Le bâtiment principal, une grande maison de plan rectangulaire, orientée est-ouest, comprend un rez-de-chaussée et un étage carré. La façade principale (sud) est entièrement recouverte d'un enduit gris à bandes blanches formant cadre autour des baies et aux angles du bâtiment. Pour le reste, la maison est bâtie en moellon pour les murs et en pierre de taille pour les parties vives. Le toit, à longs pans, est couvert d'ardoises.

Un autre logis (actuel A1 200), orienté nord-sud, comprend un niveau de soubassement à usage de cave et un rez-de-chaussée surélevé habitable, doté d'un évier. Construit en moellon pour les murs et en pierre de taille pour les parties vives (portes, fenêtres et chaînes d'angle), il est couvert par un toit à longs pans en tuile mécanique. La porte et une petite fenêtre (mur gouttereau est) présentent un cadre à chanfrein droit (celui de la fenêtre retaillé pour l'accueil d'un volet extérieur) ; une grande fenêtre dans le même mur est rectangulaire, à feuillure pour volets extérieurs. Quelques vestiges d'un enduit ancien subsistent sur ce mur.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Exemption par le comte de Périgord de leurs obligations les tenanciers dont les maisons ont été incendiées par les Anglais, 1383.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : E 776

Bibliographie

  • SECRET Jean. Le Périgord, châteaux, manoirs et gentilhommières. S.l. : Tallandier, 1966.

    P. 235-236.
  • SALCH Charles-Laurent [avec la collab. de BURNOUF J. et FINO J.-F.). Atlas des châteaux forts en France. Strasbourg : Éditions Publitotal, 1977.

    P. 243.
  • PENAUD Guy. Dictionnaire des châteaux du Périgord. Bordeaux : Sud Ouest, 1996.

    P. 53-54.

Périodiques

  • Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord.

    Bibliothèque nationale de France, Paris
    1972, p. 221.
  • Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord.

    Bibliothèque nationale de France, Paris
    1989, p. 120.
  • FOURNIOUX Bernard. "Un dispositif de protection territoriale et de défense des populations rurales en Périgord au XIIIe siècle". Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, tome CXVI, 2e livraison, année 1989, p. 119-134.

  • FOURNIOUX Bernard. « Le paysage agraire de la châtellenie de Montignac et son environnement humain à la fin du Moyen Age ». Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, t. CXXVII, 2000. p. 139-162.

    P. 160.

Documents figurés

  • Carte de la Guyenne par Belleyme. Reproduction en fac-similé de l'édition du XVIIIe siècle conservée à l'Institut géographique national, par Pierre de Belleyme, IGN.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 1 Fi 2 Dordogne 0013
    Planche n° 23, levée en 1768, gravée entre 1785 et 1789.
  • Plan cadastral ancien de la commune de Thonac, 1813.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 3 P3 6119 à 3 P 3 6125
    Section A, 1ère feuille.
Date d'enquête 2013 ; Dernière mise à jour en 2013
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Conseil départemental de la Dordogne
Articulation des dossiers
Parties constituantes
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