Dossier d’œuvre architecture IA33007503 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Estuaire de la Gironde
Prieuré, église paroissiale Saint-Saturnin
Copyright
  • (c) Conseil départemental de la Gironde
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Commune Bégadan
  • Cadastre 1831 C1 267  ; 2012 C3 400

La paroisse Saint-Saturnin, prieuré cure régulier, dépendait de l’abbaye de Vertheuil. Si aucune trace de sa fondation n’est connue à ce jour, son chevet du 12e siècle est conservé.

A la fin du 18e siècle, l’abbé Baurein indique que "l’église de Bégadan est grande, sa structure est belle […]. Il y a deux cloches, l’une placée sur l’arche du sanctuaire, et l’autre sur l’entrée de l’église ; mais l’une et l’autre sont sans couverture".

Sur le plan cadastral de 1831, elle est représentée de plan rectangulaire avec une abside semi-circulaire. En 1841, la refonte de la cloche est réalisée par le fondeur Deyres et le forgeron Greteau.

D’après les dessins réalisés par la commission des Monuments historiques en 1842, l’édifice se composait d’une nef avec des bas-côtés, d’un massif occidental avec une porte insérée dans un portail à trois arcades en arc brisé, surmontée d'une haute baie en arc brisé et d'une plus petite. Le couronnement était formé d'une corniche moulurée et de créneaux. Deux contreforts encadraient et soutenaient cette façade. Les vestiges d'une tour étaient conservés à l'aplomb de la façade, au nord. Le décor sculpté était concentré à l'est, au niveau de l'abside semi-circulaire.

Dans les années 1850, le conseil municipal décide de faire restaurer l’église et de déplacer le cimetière. Le projet de restauration retenu est celui proposé par l'architecte Paul Abadie. Il comprend des travaux au niveau de la nef et des bas-côtés ainsi que la construction d’un clocher. Les travaux sont confiés à l’entrepreneur Hosteing aîné. La translation du cimetière, entre 1853 et 1856, désenclave une partie des murs de l’église. Les travaux au niveau de la nef et des bas-côtés sont achevés entre 1858 et 1859. En juin 1858, quatre fleurons sculptés, pour orner la base de la flèche, sont commandés au sculpteur Léon Baleyre. En 1862, le clocher est terminé. Le beffroi commandé au maître charpentier de Civrac, Gauthier, est posé en septembre 1864.

L’abside romane ne fait pas partie de cette campagne de restauration. Léo Drouyn, en visite dans le Médoc en avril 1858, relève la qualité de la sculpture intérieure et extérieure. Après d’autres relevés et rapports, l’abside est classée au titre des Monuments historiques en 1862.

La construction de la tribune, selon les plans de Edouard Bonnore, est terminée en 1866.

Dans les années 1870, le clocher fait l’objet de réparations, avec notamment le remplacement de pierres salpêtreuses.

Vers 1886, des travaux de consolidation du clocher sont exécutés selon le devis fourni par Edouard Bonnore.

Entre 1907 et 1911, l’architecte Rapine accompagné de l’entrepreneur de Bégadan, Rey, réalise des travaux de restauration au niveau de la charpente et de la couverture de l’abside. En 1911, selon les préconisations de l’architecte bordelais Jules Savignac, le clocher fait à nouveau l’objet de travaux pour le remplacement de pierres salpêtreuses. En 1936, une réfection du plancher du clocher et la construction d’abat-son sont terminées.

  • Période(s)
    • Principale : 12e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur : architecte attribution par source
    • Auteur :
      Bonnore Jean-Édouard
      Bonnore Jean-Édouard

      FERET Edouard, Statistique générale de la Gironde, Personnalités et notables girondins. De l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, Bordeaux, 1889, p. 82 :

      "BONNORE (Jean-Edouard)

      Architecte, né à Lesparre (Gir.) le 19 octobre 1820. Élève de Jules Bouchet à Paris, sous le patronage de Visconti, archit. Fixé à Lesparre en 1852, architecte de l’arrondissement et de la ville de Lesparre, du lazaret de Trompeloup ; a été membre correspondant de la commission des monuments historiques de la Gironde. A fait édifier ou restaurer dans les arrondissements de Lesparre, de Blaye et de Libourne 24 églises dont 18 neuves ; ce sont celles de Lesparre, Carcans, Vendays, St-Vivien (les nefs, l’abside et le clocher, monument historique de 1re classe, vient d’être reconstruite, sous la direction de M. Bonnore, aux frais de l’Etat) ; Verdon, Talais, Grayan, Naujac, Ordonnac, Potensac, St-Girons, Pugnac, Saugon, Donnezac, St-Androny, St-Caprais, Néac, St-Christoly-de-Médoc (façade principale, monument historique). Nous pourrions énumérer plus de vingt mairies, écoles ou presbytères et un grand nombre de maisons bourgeoises ou châteaux parmi lesquels nous citerons : le château de Sipian, à Valeyrac (V. son dessin, tome II, p. 511) ; château du Port, à M. Eycart de Morin, à St-Vivien ; château de P. Bert, à Talais ; château Troussas, à M. Ph. Brannens, à Valeyrac. Citons encore le portail du cimetière de St-Estèphe et les plans d’un nouveau lazaret projeté à Padarnac, etc. Auteur de : Quatre vues pittoresques de la vieille église de Soulac, avec notice descriptive et hist., Bx, s. d., in-f°, 2pp. de texte et 4 lith."

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Savignac Jules
      Savignac Jules

      Architecte au 78 boulevard de Bègles à Bordeaux

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      architecte attribution par source
    • Auteur : fondeur attribution par source
    • Auteur : sculpteur attribution par source
    • Auteur : architecte attribution par source
    • Auteur :
      Hosteing Jean
      Hosteing Jean

      Dit Hosteing aîné, architecte à Lesparre, père de Edmond-Jean Hosteing (Hosteing fils). Mention du lieu : Saint-Trélody (Lesparre).

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      entrepreneur attribution par source

L’église, située au cœur du bourg de Bégadan, se compose d’un clocher-porche, d’une nef avec bas-côtés et d’une abside semi-circulaire.

Le clocher-porche, avec voûte d'ogives à clé de voûte annulaire, est de plan carré, encadré de contreforts. Il est percé d'arcs en plein-cintre et d'une haute baie géminée surmontée d'une horloge. La flèche polygonale en pierre est percée de deux niveaux d'ouvertures : des petites baies en plein-cintre avec frontons triangulaires surmontées de baies en plein-cintre. Les angles de la base sont ornés de faux clochetons en amortissement, formés de colonnettes soutenant un couronnement conique en pierre sculpté de dents de loup.

Le chevet est couvert d’un toit à croupe ronde. Il s’organise en pans scandés par des colonnes engagées et, horizontalement, sur 3 registres. Le registre médian est composé d'arcades et de baies en plein-cintre avec voussure et rouleau d'archivolte sculptés et colonnettes à chapiteaux. Le registre supérieur présente des arcatures géminées. L'ensemble est couronné par une corniche moulurée à modillons sculptés. A la naissance du chevet, deux tourelles pleines servaient de contreforts.

A l’intérieur, la première travée est surmontée d’une tribune, accessible par un escalier en pierre aménagé dans le bas-côté sud. De l’autre côté, sont installés les fonts baptismaux.

La nef, longue de 3 travées, est séparée des bas-côtés par des arcades reposant sur des piliers. Elle est couverte d'un lambris peint en berceau anse-de-panier. Un ex-voto sous forme de maquette de bateau est suspendu dans la nef : le nom de Saturnin et la date de 1895 y sont inscrits. Les bas-côtés sont couvert d'un plafond en bois.

La dernière travée des bas-côtés comprend, au nord, l’autel à la Vierge et au sud, l’autel à saint Jean-Baptiste. Une grille en ferronnerie délimite l'espace du chœur et ceux des autels secondaires.

L’abside est éclairée par des baies en plein-cintre encadrées de colonnes à chapiteaux feuillagés, inscrites dans des arcades à colonnes et chapiteaux sculptés.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • lambris de couvrement
    • voûte d'ogives
    • voûte en berceau
    • cul-de-four
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe ronde
    • appentis
    • extrados de voûte flèche polygonale
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • feuillage, feuille, figure fantastique, figure fantastique humaine ou semi-humaine, animal fantastique, oiseau, lion, acanthe, volute, entrelac, pomme de pin
  • Précision représentations

    Chevet extérieur : 2 chapiteaux corinthiens en marbre blanc, époque gallo-romaine.

    Abside : intérieur et extérieur : les modillons et les chapiteaux sont sculptés de divers motifs de feuillages, d'humain et d'animaux fantastiques etc.

    L’arc de triomphal porte l’inscription : PAVETE AD SANTUARIUM MEUM. Sur le mur du bas-côté sud se trouve l’inscription : AD FINEM OMNIA SURVITER.

  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Éléments remarquables
    chevet
  • Protections
    classé MH, 1862
  • Précisions sur la protection

    notice Mérimée : PA00083134

  • Référence MH
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