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Prieuré de chanoines réguliers de saint Augustin

Dossier IA79000762 réalisé en 1999

Fiche

Œuvres contenues

Genrede chanoines réguliers de saint Augustin
VocablesSainte-Blandine
Parties constituantes non étudiéeséglise, logis prieural
Dénominationsprieuré
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Sainte-Blandine
Cadastre : 1816 D3 1020 ; 1985 D1 84

La plus ancienne mention de l'église est de la fin du 13e siècle. Elle a probablement été restaurée avant 1714. Pendant tout le 18e siècle elle est mentionnée en bon état. Vendue à la Révolution, elle a été partiellement démolie. Ce qui en restait a été donné à la commune en 1859. Par la suite elle a été remise en état et restaurée.

Période(s)Principale : 13e siècle
Principale : limite 17e siècle 18e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu attribution par source

L'église, de plan allongé, se compose d'une nef à un vaisseau et d'un choeur à chevet plat ; elle est couverte d'une fausse voûte en berceau en plâtre (détruite en partie), et a une couverture a longs pans en tuiles. Un petit mur-clocher sommé d'une croix couronne la façade. La sacristie est accolée au sud-est du choeur.

Murscalcaire
pierre de taille
moellon
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsfausse voûte en berceau
Couverturestoit à longs pans
État de conservationrestauré
Techniquessculpture
Représentationsfeuillage palme
Statut de la propriétépropriété d'une association diocésaine

Annexes

  • La primitive église du prieuré Sainte-Blandine a été bâtie avant la fin du XIIIe siècle. En effet, elle est mentionnée dans le Grand-Gauthier, le pouillé le plus ancien du diocèse de Poitiers, commencé vers 1278. Le prieuré dépendait de l'abbaye de Celles-sur-Belle.

    Nous n'avons trouvé aucun renseignement sur cet édifice avant le 17e siècle. En 1641, le desservant a déclaré que le revenu peut valoir environ cinq cents livres et qu'il n'y a aucune chapelle desservie dans cette église.

    Un état des lieux fait en 1714 à la demande du prieur Mathieu Cotheron décrit l'édifice en bon état et même pourvu de vitrage. En 1769, l'église est dite "très petite", bien lambrissée, et c'est "une des plus propres et des mieux tenues de tout le canton, et des plus riches en ornements".

    Comme beaucoup d'édifices religieux dans cette région, l'église a été vendue à la Révolution et adjugée le 14 floréal an VI (3 mai 1798), moyennant 49.000 francs, à Jean-Baptiste Martin, demeurant alors dans la commune du Petit-Prissé, le même qui, à l'époque négociant à Niort, s'était rendu acquéreur en 1791 de la "grande métairie".

    En 1859, Madame Marguerite Danaë Martin-Monteuil, épouse de Pierre Bouchet de Martigny, maire d'Aiffres, fille unique de Jean Martin-Monteuil, ce dernier un des descendants de Jean-Baptiste Martin, fit donation de l'église à la commune de Sainte-Blandine. A la suite de ce legs, les membres du conseil municipal ont refusé d'accepter cette donation "vu que la commune n'a que très peu de catholiques et que les ressources ne sont pas suffisantes attendu que les réparations à faire à ces édifices sont très grandes". Un arrêt préfectoral de 1860 n'approuva pas ce refus et autorisa le maire à accepter cette donation.

    A partir de 1862, l'abbé Louis-Pierre Bouin, curé de Sainte-Blandine de 1862 à 1904, a fait de son mieux pour rendre convenable le bâtiment qui ne correspondrait qu'à une partie de l'ancienne église. Les travaux de restauration eurent lieu de 1895 à 1907 et se sont terminés par l'érection d'un Chemin de croix.

    La description donnée lors de l'inventaire de 1906 confirme qu'elle avait été restaurée et meublée : "on y pénètre par une porte à deux battants et l'on y remarque qu'une écaille à usage de bénitier et un confessionnal, scellés au mur. Des cinq fenêtres qui l'éclairent deux seulement sont en verre de couleur. Elle est surmontée au-dessus de la porte d'entrée d'une bretèche supportant une petite cloche".

    Il ne reste que très peu de choses de l'église du prieuré, qui a été restaurée et rénovée à la fin du XIXe siècle. La superposition de l'ancien et du nouveau cadastre montre bien que la nef a été raccourci d'une travée. Néanmoins, l'élévation sud a conservé une partie en grand appareil dans les deuxième et troisième travées, ainsi que sur l'élévation est du chevet. Le portail a été remonté sur la nouvelle façade et les claveaux, dont une partie pourrait dater du XIIe siècle, portent une ébauche de sculpture sur la face intérieure.

  • Les dépendances du prieuré : la grande métairie, la grange dimière et la métairie du prieuré :

    Au 18e siècle, deux ensembles touchaient au prieuré : la grande métairie appelée aussi la métairie noble de Sainte-Blandine, au sud-ouest, et la métairie du prieuré, au sud-est.

    La grande métairie noble de Sainte-Blandine dépendait de l'abbaye de Celles-sur-Belle et faisait partie du revenu de l'abbé. Les baux et états des lieux de cette ferme étaient passés par le fermier général du revenu temporel de l'abbaye, tandis que le procureur fiscal veillait aux droits du seigneur abbé.

    Les deux états des lieux que nous avons trouvés (1712, 1759) décrivent l'ensemble des bâtiments qui se composaient, comme toutes les grandes fermes de la région, d'un logis, de communs (fournil, puits) et de dépendances agricoles (grange, écuries, toits). L'accès se faisait par une porte charretière et une porte piétonne. Comme l'abbé de Celles-sur-Belle était seigneur de la paroisse et seul décimateur ecclésiastique, on énumère aussi une prison parmi les dépendances, qui ne devait plus servir au 18e siècle, car en 1712 il n'y avait même plus de porte. La grande grange servait aussi de grange dimière.

    La comparaison des deux états des lieux permet de savoir que le logis a été agrandi entre 1712 et 1759.

    Les baux à ferme et les visites nous font connaître les noms des fermiers de cette métairie Jean Geoffriau, laboureur, et Pierre Sabourin, aussi laboureur, et leurs familles en 1759 ; et probablement des descendants de ces familles : Jean Geoffriau, laboureur, syndic de la paroisse, et sa femme, leur fils Pierre Geoffriau et sa femme Jeanne Collon, René Sabourin, laboureur, et sa femme, et leur fils Louis Sabourin et sa femme, c'est-à-dire quatre ménages en 1789. Il avait donc été nécessaire d'agrandir pour pouvoir loger chaque famille dans une pièce.

    Cette métairie dite noble a été vendue comme bien national et adjugée le 17 mars 1791 à Jean-Baptiste Martin. Dans le testament de celui-ci, daté du 28 avril 1818, ainsi que dans le partage des immeubles du 9 octobre de la même année, cet ensemble, affermé à deux fermiers, est défini comme "deux métairies". Elles font partie du lot attribué à Jean Martin-Monteuil, fils aîné, employé au ministère de la Guerre, demeurant à Paris.

    La métairie du prieuré, appelée aussi "métairie de Sainte-Blandine" constitua le revenu principal du prieur-curé et les baux de cette métairie "sise ... près et contigu de l'église" furent passés par lui. En 1728, le prieur Matthieu Cotheron déclara que "n'aiant ny maison ny presbytère pour le loger, le curé (avait) été obligé d'arrenter une maison dans ledit bourg de Sainte-Blandine qui n'est composé que de deux métayries et cinq borderies ; lequel arrentement est de quatre vingt livres de maître Antoine Jousselin de la Retuzerie, coutelier à Niort, passé audit Niort, en datte du (10 décembre 1714)".

    Or, de 1644 à 1712, deux, peut-être trois, membres de la famille Jousselin, une famille d'échevins niortais, ont été prieur-curé de Sainte-Blandine :

    Thomas, vers 1650 à 1677, fils puîné de Jean Jousselin, procureur au siège royal de Niort, et de Marie Mestivier, inhumée en 1660 à Sainte-Blandine et dont la dalle funéraire est remployée dans le mur sud de l'église actuelle.

    Alexandre, de 1677 à 1712, fils puîné de Jean Jousselin le jeune, procureur au siège royal de Niort, et de Françoise Gellé, et frère d'Antoine susnommé, qui était conseiller du roi, procureur à Niort, et échevin de Niort.

    Il est probable, qu'Antoine Jousselin ait cédé à titre de rente au prieur qui a succédé à son frère Alexandre en 1712, les propriétés que les Jousselin exploitaient depuis plus d'un demi-siècle. En 1714, lors de l'état des lieux de l'église et de la métairie du prieuré, Antoine Jousselin était présent en tant que frère et héritier de feu Alexandre Jousselin. En 1769, le prieur Jacques Robert déclara à propos des revenus "qu'il y en avoit anciennement pour cinquante écus, et que les titres et domaines ont été pris par une famille dont il ne convient pas nommer le nom ...".

    Pour cette ferme aussi nous avons retrouvé plusieurs baux (1726, 1766) et états des lieux du 18e siècle (1714, 1727, 1780). Ces visites décrivent une ferme composée d'un logement et des dépendances traditionnelles dans la région : une grange-étable-écurie et des toits (plan cadastral 1818 A3 1022). Le logement (plan cadastral 1818 A3 1023) comprenait une grande salle principale équipée d'une cheminée et d'un évier et était éclairée par trois baies dont une donnait sur le cimetière (plan cadastral 1818 A3 1021) ; une autre pièce plus petite était située derrière la cheminée ; dans celle-ci se trouvait l'échelle de meunier portative qui permettait l'accès aux greniers au-dessus de ces deux chambres. La seconde pièce communiquait au fournil.

    Ces trois visites (1714, 1727, 1780) montrent que la composition de l'ensemble n'a pas changé au cours du 18e siècle et que les bâtiments ont été plus ou moins entretenus.

    A la Révolution, cette métairie du prieuré a été vendu comme bien national et adjugé le 27 avril 1791 à la dame Bouron, veuve Baugier à Niort moyennant 31.200 livres et 3744 livres de frais. Lors de l'établissement de l'ancien plan cadastral en 1818, les héritiers Baugier sont toujours propriétaires des bâtiments et jardins, pâtis et bois situés au sud-est de l'église priorale (parcelles A3 1022 à 1032).

    Au 19e siècle, la métairie du prieuré a été partagée. La grande grange-étable, qui a sa façade sur le mur pignon, fait actuellement partie d'une ferme dont le logement a été bâti à la fin du 19e siècle (1985 D 82).

    En revanche, la propriété qui correspond à l'ancienne grande métairie noble qui dépendait de l'abbaye de Celles-sur-Belle, présente encore quelques éléments anciens : le mur du logis construit perpendiculairement à l'église a conservé dans son élévation est deux baies trilobées et sous une partie de ce bâtiment il y a une cave voûtée en arc brisé. S'agit-il d'un vestige de la chapelle Saint-Jacques ("dont le service se fait à St-Hilaire de Melle, a tout son revenu dans celle de Ste-Blandine qui est affermée trois cent livres"), dont nous ne savons pas si elle a eu une existence réelle ou s'il s'agissait d'une chapellenie, ou d'un bâtiment prieural construit perpendiculairement à l'église ayant pu fermer une petite cour de cloître. A l'étage de ce bâtiment, une chambre pourvue d'une grande cheminée non engagée, avec jambages moulurés, appuyée sur l'élévation est, pourrait indiquer que ce bâtiment était déjà un logis vers le 15e-16e siècle.

    Les propriétaires actuels de cet ensemble ont trouvé dans des murs de démolition des vestiges d'archivoltes ornés de sculptures aux motifs végétaux, qu'ils ont remployés au-dessus des baies de l'étage.

    Le rez-de-chaussée du second logis actuel comprend deux grandes pièces dont les cheminées, pouvant dater du 17e et du 18e siècle, sont adossées. Le sol de la pièce principale est dallé de grandes dalles rectangulaires de différentes tailles ; quatre de ces dalles, devant la cheminée, ont la taille des pierres tombales (posées à l'envers ?).

    A l'intérieur du logis, on a également remployés plusieurs pierres tombales - découpées selon les besoins -, notamment celle qui pourrait être la pierre tombale du prieur Alexandre Jousselin au-dessus d'une porte de communication intérieure. Une autre dalle a été remployée comme dessus du potager installé dans le mur de façade ouest du logis. Ces remplois de pierres tombales, provenant vraisemblablement de l'église, correspondent probablement à des travaux de la seconde moitié du 19e siècle.

    Le logis de la métairie du prieuré a été sensiblement modifié aux 19e et 20e siècles.

    La façade sud présente des travées et les baies de l'ancien comble à surcroît ont été agrandies dans la seconde moitié du 20e siècle (encadrements en ciment). Ce mur montre une importante reprise entre la fenêtre de gauche et la porte d'entrée. La baie de l'évier, en forme de coeur, date de la seconde moitié du 19e siècle ; en revanche, la pierre d'évier semble plus ancienne. Le linteau de la porte d'entrée est chanfreiné, mais la mise en oeuvre serait plutôt une reprise. Seul l'élévation ouest, le mur pignon, a conservé les vestiges d'une petite baie aujourd'hui murée. La structure intérieure semble avoir été modifiée. La pièce centrale est maintenant la pièce principale du logis. Une porte à côté de la cheminée (construite à la fin du 19e ou dans la première moitié du 20e siècle) donne dans une partie non visitée ; cette pièce donne accès à la dépendance accolée au nord du logis.

    Tous ces éléments concordent pour affirmer que le logis a été rénové et partiellement reconstruit dans la seconde moitié du 19e siècle.

    En effet, actuellement la pièce principale est la pièce centrale et non celle de gauche comme l'indiquent les sources. La cheminée de l'ancienne chambre à feu a été supprimée. Une dépendance a été accolée au nord.

    Les autre dépendances à l'ouest pourraient également dater de cette époque.

    La veuve Baugier, acquéreur de la métairie du prieuré, se fit adjuger quelques années plus tard, le 25 messidor an IV (13 juillet 1796) "la ci-devant maison curiale de Sainte-Blandine", située de l'autre côté du chemin et correspondant sur l'ancien plan cadastral aux parcelles A3 1062 à 1066. Ce logis, qui s'apparente à un manoir selon une description de 1873, était probablement l'ancienne demeure de la famille Jousselin, dont plusieurs membres ont signés des actes de baptêmes, de mariage ou de décès dans la seconde moitié du 17e siècle.

    On peut en conclure que le prieur-curé de Sainte-Blandine avait une demeure en face du cimetière, attenante à l'église, enserrée par les bâtiments de la métairie du prieuré au sud-est et ceux de la métairie noble de Sainte-Blandine dépendant de l'abbaye de Celles-sur-Belle, au sud-ouest. Il y avait donc tout un "quartier" d'appartenance religieuse à Sainte-Blandine.

  • Acte d'inhumation du prieur Thomas Jousselin, du 16 octobre 1677 :

    "Ce jourd'huy seiziesme d'octobre mil / six cent soixante et dix-sept a esté inhumé dans / l'église de céans devant le grand autel le / corps de deffunct Mre Thomas Jousselin / vivant pbre prieur de ce prieuré de Ste-Blandine / agé environ de soixante ans après avoir receu / les saints sacrements de pénitance, le viatique, l'extrême onxion par les mains de Mre (Pierre) / Thebault, pbre prieur curé de Thaurigné ; la sépulture / faicte par Mre Michel More, pbre curé de St Romans lès Melle, en présence de Mrs les vénérables curés et confrères Mre Pierre Boissonnet, pbre curé de St-Maixant de Prahec, Mre Pierre Morillon, pbre curé de Montigné, Mre Charles Poupin, pbre / curé de Verine, Mre Michel Chaigneau, pbre curé / de St Romain des Champs, Mre Nicolas Gallopin / pbre demeurant de presant au chasteau de Melzeard, / Mre Bouin, pbre ? ? le prieur de St-Médard, lequel a assisté le deffuct / jusqu'à l'heure de la mort avec moy qui a faict / ladite sépulture, le décès dudit Jousselin estant / le quinziesme dudit mois et an sur le midy. Affirmé / la rature et au-dessus seize et une aultre rature (Signatures)".

  • Visite du prieuré de Sainte-Blandine, du 23 octobre 1714 :

    "Premièrement vizitté la porte et prinsipalle entrée de l'esglise dudit lieu, sa fermure est en bon état ouvrant à deux batans garnie de ses fretries (ferrures ?) et fermant à clef.

    Touttes les victres en bon estat.

    La couverture et cherpante de ladite esglise est aussy en bon estat.

    Les ornements de laditte esglise en cinq coulleurs, vieux, deux aubes de grosse toille de lin, deux amixt avec une nape d'autel, et une nape pour la comunion fort uzée, un calisse, un ciboire et un soleil sen pied, le tout d'argent, une lampe et un assensouer (encensoir) de cuivre.

    La couverture par le dehors est en bon estat, à la reserve d'un costé du pinon (pignon), la muraille est tonbée, une trouée.

    D'illec sommes transporté dans les bastimans de ladite mesterie despendant de ladite cure de Ste-Blandine.

    La principalle porte et fenestre de la première chambre sont en bon estat ; le plancher a besoin d'estre rejoint et y a deux solivaux cassés susportés sur un pied debout.

    Les portes de la chambre de derrière la cheminée de la première la chambre sont en bon estat ; la fenestre est sans fermure ; le plancher a besoin d'estre rejoint ; dans le premier grenier y a un tret (pièce principale de la charpente) cassé et un filletaut cassé ; dans le second grenier il y manque de la latte.

    La porte du fourniou quy va dans une petitte rue, sa fermure est très mauvaise ; la couverture du fourniou y manque de la latte ; les murs dudit fourniou du costé de ladite rue menace ruyne environ une toize et demie.

    D'illec sommes transporté dans la grange, les grandes portes sont à bourdonnault en bon estat ; les autres portes de laditte grange sont en bon estat ; dans laditte grange y a deux chevrons cassés, et y manque quatre milliers de latte et trois milliers de thuille.

    Les murailles de la petitte escurie (au jument ?) menace ruyne, savoir sur la porte du costé de l'aire, et du costé du toit aux berbis.

    La muraille quy sépare l'escurie au boeufs et le toit aux berbis menace aussy ruyne.

    La muraille quy fait séparation de l'escurie au jument au toit au berbis menace ruyne ; dans ladite escurie y a une petitte pièce cassée ; la cherpante du toit au berbis est très mauvaise et menace ruyne.

    Les toits ou loges sont couverts de vielles buailles ; les murailles sont en très mauvais estat et menacent ruyne.

    Quy est l'estat auquel ce sont trouvé lesdicts lieux, ce requérant lesdicts sieur (Antoine) Jousselin audit nom et ledit sieur (Mathieu) Cotheron, prieur curé ...".

  • Visite de la métairie du prieuré, du 21 avril 1727 :

    "Premièrement, la porte et principalle entrée de laditte mesterye en assez bon estat ...

    Il n'y a point de fermeture à l'entrée de la chembre du feu ; la fenestre de ladite chembre du feu est en assez bon estat ... ; la fenestre quy regarde sur le cimetière en assez bon estat ... ; la fenestre quy est au bout de ladite chembre et quy regarde sur le cha ? ... ; la porte quy est au bout de ladite chambre et quy fait fasse à la cheminée est en asssez bon estat ... ; le bac est en assez bon estat, le plancher (du grenier) de ladite chembre est en assez bon estat.

    L'eschelle dudit grenier est à rollons ; la fenestre dudit grenier est sans fermeture ; la porte dudit grenier est uzée en son bois ...

    La chembre derrière la cheminée, la porte en assez bon estat ... ; la fenestre est sans fermeture ... ; le plancher de ladite chembre est en assez bon estat.

    L'entrée dudit grenier est sans trape ; la porte pour entrer dans ledit grenier ... ; les fenestres sont sans fermeture.

    La porte quy entre de ladite chembre dans le fourniou ... ; le four a bezoin d'estre refait ... ; la porte quy sort dudit fourniou ...

    Les grandes portes de la grange sont à bourdonneau en assez bon estat ... ; la porte quy est au bout de ladite grange ... ; la porte quy entre de ladite grange dans l'estable aux boeufs ... ; la porte de ladite estable quy sort du costé du fourniou ... ; la porte quy entre de ladite estable dans l'escurye au jument ... ; la porte de ladite escurye quy sort dans l'aire ...

    Les murailles de l'aire estant à pierre saiche en assez bon estat ...

    La porte du toit aux berbis ... ; la porte d'une autre escurye ... ; la porte quy est au bout de ladite escurye quy entre dans le toit aux berbis ...

    La porte quy est au toit quy est devant ladite escurye ...

    Le jardrin contre l'abrevoir renfermé de murs tout autour ... ; le jardin quy est à costé ...

    Veu la garenne de ladite maiterye ...".

  • Visite de la métairie du prieuré, du 7 avril 1780 :

    "Premièrement, la porte d'entrée de laditte méterie est bonne en son bois ...

    A l'entrée de la chambre à feu il n'i a point de fermeture ny ne paraît y en avoir eu ; la fenêtre de la chambre à feu ... ; au bout de laditte chambre il y a une autre fenêtre ... ; celle regardant sur le cimetière est en assez bon estat ... ; la porte qui sort dans la cour ... l'esvier est en assez bon estat ... le plancher au-dessus de laditte chambre est en assez mauvais état ; l'eschelle pour monter au grenier est à rollon et bonne ; la fenêtre dudit grenier est mauvais en son bois ... ; la porte du grenier est mauvais en son bois ... ; la porte de la petite chambre par où on va au grenier ... ; la fenêtre n'a point de fermeture ... ; la fenêtre est en mauvais état.

    La porte d'entrée du grenier sur cette chambre ... ; les fenêtres sont sans fermeture ; l'entrée du grenier est sans fermeture.

    La porte qui entre de laditte chambre dans le fourniou ... ; le four est en mauvais état ... ; la porte qui sort dudit fourniou ...

    Les portes de la grange sont de service ... ; la porte au bout de laditte grange est bonne en son bois ... ; la porte qui entre de laditte grange dans l'écurie ... ; la porte de laditte escurie qui sort du costé du fourniou ... ; la porte qui entre dans l'écurie aux jument ... ; la porte qui sort de laditte écurie dans l'aire ...

    Les murs de l'aire sont en assez bon état ...

    La porte du toit au brebis ... ; la porte d'un autre toit ... ; la porte d'un autre toit à costé ...

    La porte du cellier ...

    La couverture de tous les bâtiments est en assez bon état.

    Le ? de la marre et celuy le long du jardin et ? au coin du jardin et à pierre seiche a besoin d'être relevé en quelque endroit ...

    Le jardin est clos passablement de mur à pierre seiche ... (plan cadastral 1818 A3 1031 ?)

    Le jardin appellé le chambaut renfermé de murs et fossés de trois parts ... (plan cadastral 1818 A3 10 ? ?).

    Le jardin vis-à-vis la maison est clos partie de mur et l'autre partie de haye vive ...

    Le paturault près la maison est fermé ... (plan cadastral 1818 A3 1030 ?)

    Le petit bois est passablement clos ... (plan cadastral 1818 A3 1032 ?).

    La garenne ...".

  • Visite de la paroisse de Sainte-Blandine, 1769 :

    "La paroisse de Ste-Blandine située entre Melle et Niort du côté du couchant est composée de cent cinquante communiants ; les trois quarts de la paroisse sont protestants.

    L'église est une des plus propres et des mieux tenues de tout le canton, et des plus riches en ornements ; il y a un calice, un soleil, un ciboire et une custode, tout très propre.

    L'église est très petite et bien lambrycée (un lambris de couvrement ?).

    L'abbé de Celles est seigneur de la paroisse et seul décimateur ecclésiastique ; il y a le tiers de dixmes inféodées. Il n'y a plus aucun revenu de fabrique. M. le curé prétent qu'il y en avoit anciennement pour cinquante écus, et que les titres et domaines ont été pris par une famille dont il ne convient pas nommer le nom. Il a fait sans succès toutes les recherches possibles.

    La chappelle de S. Jacques dont le service se fait à St-Hilaire de Melle, a tout son revenu dans celle de Ste-Blandine qui est affermée trois cent livres. M. le curé ne se souvient pas du nom du titulaire (en marge : M. Avril est titulaire, rapporté à l'article de S.-Hilaire de Melle) ny du patron qui est de la même famille. M. Vincent de Ste-Néomaye en est le fermier. Il n'a été fait aucune fondation en l'église paroissiale, ny legs à la cure, que la rente de quatre-vingt-treize livres, que M. Gourgeau d'Angle paye à la cure, à la charge par M. le curé de dire deux messes par semaine.

    La cure est un prieuré régulier dépendant de l'abbaye de Celle et qui vaut mille livres de revenu. M. le prieur a eu un procès à la chambre ecclésiastique, et a obtenu en conséquence, du tems de M. de Foudras, une modération, M. Bardeau étoit le rapporteur d'après la déclaration de son revenu qu'il affirma par serment.

    Jacques Robert, chanoine régulier profès à Celle est prieur-curé de ladite paroisse depuis trente-cinq ans".

  • Visite de la métairie noble de Sainte-Blandine, dépendant de l'abbaye de Celles-sur-Belle, du 31 mars 1712 :

    "Premièrement veu et vizitté la porte et principalle entrée de la chambre du feu, la porte uzée en son bois ... ; les fenestres quy regardent sur le puy assez bonnes en leurs bois ... ayant quatre grillons de fer ... ; la fenestre quy regarde sur la coursoire, laquelle est vielle et uzée en son bois ... aveq deux grilles fer ... ; veu l'esguis (évier) en assez bon estat aveq un madier ou planche.

    Veu la porte quy entre de ladite chambre en la chambre du costé de la prizon, la porte en mauvais estat ... ; la fenestre quy regarde du costé de la prizons en très maichant (mauvais) estat aveq deux grille de fer ; les fenestres quy sont dans les murs (niches, armoires murales) sont sans fermeture ...

    Veu une autre porte quy entre dans une petite escurye, la porte est sans fermeture que d'un clion seullement, la place (sol en terre battue) a bezoins d'estre refaite tout à neuf ... ; la porte quy sort dans la prizon vielle en son bois ...

    D'illecq nous sommes transporté dans la chambre proche la cave, la porte vielle en son bois ... ; veu la porte quy sort dans les coursoires, laquelle est vielle et uzée en son bois ... ; la fenestre de la chambre, il n'y a point de fermeture ayant deux grillons de fer.

    La porte de la cave en assez bon estat ...

    D'illecq nous sommes montez dans la chambre haute dessus la cave, la porte tel que telle ... ; la fenestre quy regarde sur la cour, celle du hault, ne vault rien du tout ... ; la fenestre du dessus est sans fermeture ... ; veu la fenestre quy regarde sur un petit jardrin ... ; veu la porte d'une petite entichambre, en assez bon estat ...

    Dudit lieu nous sommes monté dans le grenier par une eschelle à rollons, la trape dudit grenier ... ; la fenestre dudit grenier est sans fermeture, le plancher a bezoin d'estre rejoint et la cherpente en très mauvais estat, il y manque plusieurs latte et chevrons.

    Le planché quy est sur la porte de la cave est en bon estat.

    La porte du grenier quy est sur l'escurye est telle que telle ... ; les fenestre telle que telle ... Dudit lieu nous sommes antré (entré) dans un autre grenier, la porte est telle que telle ... ; veu un petit coulombier de planches à maitre des pigeon ...

    Dudit lieu nous sommes transporté au lieu appellé la prizons, la porte est sans fermeture ...

    Veu le toit au cochon ...

    Veu le puy ...

    La loge proche le puits ...

    La petite porte de la cour a bezoin d'estre refaite à neuf ... ; les grandes portes ont bezoin d'estre refait à neuf ...

    Veu la porte du toit aux aigneaux ... ; la porte y joignant ...

    Veu le toit y joignant, la porte en assez bon estat ...

    Entré dans le fournyou, la porte en bon estat ..., le four en bon estat.

    La porte y joignant ... (crèches, ratelier). Veu la porte y joignant. Veu la porte y joignant (Il s'agit probablement d'une série d'écuries ou d'étables)

    D'illecq transporté dans l'escurye au chevauls ...

    Veu la petite porte de la cour quy sort dans l'aire de ladite maiterye (plan cadastral 1818 D3 1018 ?).

    Veu la petite porte de la grange ... ; les grandes portes du costé de l'aire ... ; veu les grandes portes quy sortent dans la cour ...

    Veu la loge à costé desdites grandes portes ...

    Veu la porte du jardrin ... (plan cadastral 1818 D3 1026 ?)

    Il ne s'est trouvé dans lesdits coursoires aucun timbre ny bassée.

    Les murs des la ? de ladite cour sont renversé et tombé dedans ...

    Dudit lieu nous sommes transporté dans l'aire (plan cadastral 1818 D3 1018 ?) de ladite maiterye, les murs partyes d'yceux tombé ... ; nous avons aussy remarqué au-dessus des grandes portes (de la grange) un espèce de ballet (auvent), lequel est entièrement ruyné et tombé.

    Dudit lieu nous sommes transporté dans le petit jardrin joignant ladite cour ...

    Dudit lieu nous sommes transporté dans le jardrin despendant de ladite maiterye (plan cadastral 1818 D3 1026 ?).

    Veu le petit jardrin devant les grandes portes de la cour ...

    Veu et vizitté la couverture de tous lesdits bastiments, lesquels ont bezoin d'estre recouvertz ...".

  • Visite de la métairie noble de Sainte-Blandine, dépendant de l'abbaye de Celles-sur-Belle, du 23 mars 1759 :

    "Premièrement, la porte de la principalle entrée de la chambre à feu de laditte maison ... ; la fenestre de laditte chambre ..., dans le mur il y a deux grillons de fert ; les deux autres fenestres de la mesme chambre regardant sur l'entrée de la cour ... ayant chascunes deux grillons de fert dans le mur.

    La porte de la chambre à costé qui regarde sur le midy ... ; la fenestre de laditte chambre regardant sur le mesme aspect ...

    La porte de la chambre neuve à costé ... ; la fenestre de laditte chambre ... ayant trois grillons de fert dans le mur ; la porte de la mesme chambre sortant sur la cour ...

    La porte d'une autre chambre sortant sur la cour ... ; la porte qui sort sur la cour ... ; la fenestre de la mesme chambre ...

    La porte qui communique de la première chambre à feu pour aller à la cave ...

    La porte de la cour vis-à-vis celle de la cave ...

    La porte de la cave ...

    L'escallier de pierre pour monter dans les chambres hautes ...

    La fenestre de la petitte chambre regardant sur la cour estant au-dessus l'escallier de la cave ...

    La porte qui communique de laditte petitte chambre dans la grande [chambre] ... ; la porte de laditte chambre au bout de l'escallier de pierre ... ; la fenestre ... au-dessus de l'esvier ... ; l'autre petitte fenestre de laditte chambre ouvre à deux vollets ...

    La porte de l'ancien colombier à costé ...

    Pour monter au grenier au-dessus laditte chambre il y a une eschelle de bois portative.

    A l'entrée dudit grenier il y a une trape ... ; la fenestre dudit grenier ..

    La porte d'entrée du grand grenier au-dessus les deux petittes chambres du bas ... ; la fenestre dudit grenier ... ; l'autre fenestre du mesme costé ...

    La porte du petit grenier à costé du grand ... ; la fenestre dudit grenier ...

    La porte d'entrée du grenier au-dessus la chambre à feu ... ; les deux fenestres dudit grenier ... ; la petitte fenestre qui regarde dans la cour vis-à-vis de l'escalier de pierre pour monter au grenier ...

    La porte de la chambre entourée de la cour (?) ... ; les deux fenestres de laditte chambre ...Pour monter au grenier au-dessus laditte chambre il y a une echelle de bois portative ; à l'entrée dudit grenier il y a une trape ... ; les trois fenetres dudit grenier ...

    La porte de la chambre de la cayenne (prison ?) ...

    La porte de l'entrée de dessous du collombier au bout de la cayenne ...

    La porte du jardin ... (plan cadastral 1818 A3 1026 ?).

    La porte du toit aux cochons à costé de la grange et jardin ...

    Les grandes portes de la grange ... ; la petitte porte de laditte grange ... ; les grandes portes de laditte grange devant l'aire (plan cadastral 1818 A3 1018 ?) ...

    La porte pour entrer de l'aire dans la cour ...

    La porte de la petitte escurye la plus prest de la suditte porte ...

    La porte de l'escurie suivante ...

    La porte de la grande escurye ouvre à deux battand ... ; la petitte porte de la mesme escurye ...

    La porte du fourniou ..., le four ...

    La porte de la petitte escurye la plus prest du fourniou ...

    La porte de la petitte escurye à costé ...

    La porte d'entrée de l'escurye suivante ...

    Les grandes portes d'entrée de la cour ... ; la petitte porte à costé ...

    La porte du toit à cochon à costé ...

    La couverture du puy ...

    La porte de la cour pour aller au toit aux brebis ...

    La porte du toit aux brebis ... La porte du second toit à brebis ... La porte du toit aux oyes ...

    La closture du grand jardin (plan cadastral 1818 A3 1026 ?) est de hayes vives et vieux murs ...

    A l'entrée du petit jardin au levant les portes de la cour de laditte meterye ..., le sudit jardin tout renfermé de vieux murs ...

    Le mur de closture de l'aire est en assé bon état ...

    Toutes les couvertures des bastiments de laditte meterye, grange, escurie et dépandances ont bezoing d'estre recouverts et remaniés ...".

  • Donation d'immeubles à la commune de Sainte-Blandine, du 23 mai 1859 :

    "Des immeubles ci-après désignés, situés au chef-lieu de la commune de Sainte-Blandine, savoir :

    Le bâtiment actuellement existant qui faisait autrefois partie de l'ancienne église de Sainte-Blandine et qui couvre une superficie de quatre vingt-huit mètres douze centimètres environ.

    Le bâtiment y attenant, qui formait l'ancienne sacristie, d'une superficie de vingt-deux mètres environ.

    Un bâtiment séparé des précédents, formant autrefois le clocher, et couvrant une superficie de dix-huit mètres quatre-vingt-douze centimètres environ.

    Une portion de cour, en forme d'équerre, destinée à former placiste ou passage devant l'église et la sacristie ; cette portion donnée est d'une superficie de soixante-sept mètres neuf centimètres environ et a trois mètres cinq centimètres de large dans toute la partie qui se trouve devant l'église, et quatre mètres quarante centimètres de large dans toute l'autre partie qui fait retour au midi de l'église jusqu'à la sacristie. Les bâtiments et cour, désignés sous les numéros un, deux, et quatre sont d'un seul tenant et confrontent dans leur ensemble du levant à M. Rouget de la Fosse, du couchant et du midi à Madame de Martigny, et du nord au cimetière. Le bâtiment désigné sous le numéro trois tient du levant et du nord au cimetière et des autres parts à Madame de Martigny.

    Enfin, le droit de passage en tout temps et à toutes heures, sur une largeur d'un mètre, pour aller de l'église au clocher, sur l'extrémité nord de la cour réservée par la donatrice, et dans le corridor qui se trouve à la suite, à l'intérieur des bâtiments réservés. Ce droit de passage ne sera qu'une simple servitude qui ne conférera aucun droit de propriété sur le fonds servant. Madame de Martigny fera construire à ses frais un mur qui limitera ce droit de passage tant sur la cour qu'à l'intérieur des bâtiments".

  • Inventaire des biens de la fabrique, 1906 :

    "Dans l'église de Ste-Blandine, décrite ci-dessous, nous avons remarqué, après lecture que nous a faite M. l'abbé Vergnaud de la protestation signée qui sera annexée au présent procès-verbal :

    1. Un autel avec tabernacle vide reposant sur un plancher en bois, le tout en bois et en mauvais état ...

    2. Sur l'autel : une croix et six chandeliers en métal ...

    3. Quatre chaises dont deux défoncées ...

    4. bancs sans dossier ...

    5. petits bancs (prie-Dieu)

    6. Porte-livre servant de porte-missel en bois blanc ...

    7. Missel ...

    8. Canons d'autel en carton ...

    9. Nappe d'autel ...

    10. Couverture d'autel ...

    11. Sonnette ...

    12. Un éteignoir ...

    13. Paire de burette et son plateau en verre ...

    14. Bénitier en métal et son goupillon ...

    15. Dans la sacristie :

    16. Buffet commode en bois blanc ...

    17. Sur le buffet : statue de sainte Blandine avec piédestal ...

    18. Sur le buffet : calice et patène en cuivre dans leur étui ...

    19. Ornement blanc : chasuble, étole, voile manipule et accessoires : aube et cordon ...

    20. Linge d'autel (amiet, purificatoire, manuterge)

    21. Fleurs artificielles ...

    22. Registres de comptabilité, de délibérations, de naissances, de mariage et d'inhumation.

    Sur la demande faite de nous montrer la caisse à trois clefs prévue par le décret du 30 octobre 1809, il nous est déclaré que la fabrique n'en possède point.

    L'examen des derniers comptes atteste d'autre part que la fabrique n'a aucune ressource personnelle. Elle ne possède aucun actif, vivant de dons particuliers. Elle n'a, à ce jour, aucun passif.

    L'église dont elle jouit ne lui appartient point, le culte n'y a été rétabli que depuis 1859. La propriétaire, une dlle Mercier encore existante et résidant à Paris proposa bien à la fabrique de lui en faire donation ainsi qu'il résulterait d'un projet de donation reçu par Me Pougnet, notaire à Niort, le 20 novembre 1873. Mais cette donation à la suite d'une délibération du Conseil municipal de Ste-Blandine en date du 18 9bre 1825 ne put être acceptée, le conseil municipal ne voyant dans le susdit projet de donation d'une source de nouvelles charges pour la commune.

    L'église à laquelle on accède par une petite cour fermée par une grille couvre une superficie d'environ 1a76. Elle est portée au plan cadastral de la commune de Ste-Blandine sous le n°1020 de la stion D. On y pénètre par une porte à deux battants et l'on y remarque qu'une écaille à usage de bénitier et un confessionnal, scellés au mur. Des cinq fenêtres qui l'éclairent deux seulement sont en verre de couleur. Elle est surmontée au-dessus de la porte d'entrée d'une bretèche supportant une petite cloche.

    Du sanctuaire l'on pénètre dans la sacristie où rien de spécial n'est à noter sauf une porte de sortie donnant dans la cour qui contourne l'église.

    La valeur du sol ...

    Pas de presbytère ...".

  • Liste des prieurs connus :

    1650-1677 : Thomas Jousselin, fils de Jean Jousselin et de Marie Mestivier, prêtre, prieur-curé de Sainte-Blandine. La pierre tombale de sa mère, Marie Mestivier, décédée en 1660, est maçonnée dans le mur de droite de l'église.

    1677-1712 : Alexandre Jousselin, fils de Jean Jousselin le jeune et de Françoise Gellé.

    28 octobre 1712 : Prise de possession par messire Louis-René Masson, prêtre, chanoine régulier O.S.A., agissant au nom de Pierre Guenon, prêtre, chanoine régulier O.S.A., du bénéfice vacant par la mort de messire Alexandre Jousselain.

    28 octobre 1712 : Prise de possession du prieuré par messire Pierre Garnier, chanoine régulier O.S.A., prieur-curé de Saint-Martin-lès-Melle.

    30 octobre 1712 : Prise de possession par messire (Louis-) René Masson, prêtre, au nom de Pierre Guenon, chanoine régulier O.S.A., du bénéfice cure de Sainte-Blandine ; conflit avec Pierre Garnier, qui se dit aussi prieur.

    25 octobre 1714-1731 : Mathieu Cotheron, prêtre, prieur-curé, fait faire la visite de l'église. Il décéda en 1732 (dalle funéraire).

    24 septembre 1731-1769 : Prise de possession par messire Jacques Robert, prêtre prieur du prieuré Saint-Nicolas de Charzay (Mazières-sur-Béronne) du bénéfice vacant par la résignation de messire Mathieu Cotheron.

    4 octobre 1779-1789 : Prise de possession par messire Claude-François Vagniat, prêtre, chanoine O.S.A., prieur-curé de Sainte-Soline.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives épiscopales de Poitiers. 1877 : "La pauvre église de Sainte-Blandine. L'indigne petit réduit où (le prêtre) célèbre le Saint Sacrifice depuis une quinzaine d'années, n'est autre chose que le tiers de l'ancienne église dont tout le reste avait été détruit après la Révolution pour faire place aux constructions d'une ferme... l'infatigable curé parvint à racheter peu à peu les abords de son misérable oratoire ; et maintenant que la fabrique est maîtresse des terrains... il se fait de nouveau le mendiant de Jésus Christ". 1904 : installation du curé de sainte-Blandine. "Le dernier prieur avant la Révolution, M. Vagniat, s'exila en Piémont". 1862-1904 : l'abbé P. Bouin "a relevé les ruines de l'ancienne église dont il a fait un monument convenable quoique inachevé".

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E Moyne. 23 octobre 1714 : procès-verbal de visite de ce prieuré à la requête de messire Mathieu Cotheron, prêtre, prieur-curé, en présence d'Etienne Martinet, charpentier, et Jean Bichon, maçon, experts.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9244. 24 septembre 1731 : prise de possession par messire Jacques Robert, prêtre prieur du prieuré de Saint-Nicolas de Charzay. Bénéfice vacant sur la résignation de messire Mathieu Cotheron.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9253. 28 octobre 1712 : prise de possession du prieuré par messire Pierre Garnier, chanoine régulier de l'ordre de saint Augustin, prieur curé de Saint-Martin-lès-Melle.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9269 minute Moyne fils. 25 mars 1766 : ferme par messire Jacques Robert prieur curé de Sainte-Blandine y demeurant, à Pierre Joffriau laboureur et sa famille, de la métairie du prieuré de Sainte-Blandine. (Ferme dite métairie du prieuré).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10381, folios 110 et 121. 25 octobre 1712 : prise de possession par messire Louis René Masson, prêtre, chanoine régulier de l'ordre de saint Augustin, agissant au nom de Pierre Guenon, prêtre, chanoine régulier du même ordre, bénéfice vacant par la mort de messire Alexandre Jousselain. 30 octobre 1712 : conflit avec messire Pierre Garnier, qui se dit aussi prieur de Sainte-Blandine.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10424. 4 octobre 1779 : prise de possession du prieuré cure par messire Claude François Vagniat, prêtre, chanoine de l'ordre de saint Augustin, prieur curé de Sainte-Soline (canton de Lezay).

  • A.D. Deux-Sèvres. 14 F 180. 1769 : visite épiscopale de Mgr Beaupoil de Saint-Aulaire.

    p. 97
  • A.D. Deux-Sèvres. L 1er supplément 58. 25 mars 1794 (5 germinal an II) : état des biens dépendant tant des fabriques que des cures situées dans l'arrondissement du bureau de Melle : "la cure assès bien batie, jardin, eglise, cimetiere de valeur de 5.000 livres ; une chape, dix chasubles, toutes en soye, trois aubes, douze napes, plits, linges, etoles, le tout vendu 127 livres 10 sols... la municipalité a vendu les ornements 127 livres 10 sols.".

  • A.D. Deux-Sèvres. 4 O 213. 23 mai 1859 : donation par madame Marguerite Danae Martin-Monteuil, épouse de M. Pierre Bouchet de Martigny, propriétaire, maire d'Aiffres, à la commune de Sainte-Blandine. Minute Charles Prosper Pougnet, notaire à Niort. 29 septembre 1859 : extrait des délibérations du conseil municipal : "les membres présents... ont refusé d'autoriser M. le maire à accepter la donation... vu que la commune n'a que très peu de catholiques et que les ressources ne sont pas suffisantes, attendu que les réparations à faire à ces édifices sont très grandes pour les rendre dans leur premier état...". 4 juillet 1860 : arrêt du préfet des Deux-Sèvres : "Art. 1. N'est point approuvée la délibération du conseil municipal en date du 29 septembre 1859 portant refus d'accepter la donation faite... Art. 2. En conséquence, le maire de Sainte-Blandine est autorisé à accepter ladite libéralité aux charges clauses et conditions énoncées dans l'acte public précité".

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 37. 21 décembre 1790 : procès-verbal d'estimation de biens dépendant du ci-devant prieuré cure de Sainte-Blandine : "nous avons commencé par prendre communication du bail à ferme de la métairie en dépendant... passé à moitié de tous fruits au profit de Jean Trillaud et sa femme, par acte devant Main, notaire royal, le 25 avril 1789". (Ferme dite métairie du prieuré).

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 67. 3 mai 1798 (14 floréal an VI) : procès-verbal de vente de domaines nationaux : "la cy-devant église de Sainte-Blandine... adjudicataire Jean-Baptiste Martin, demeurant commune du Petit-Prissé, pour 49.000 francs".

  • A.D. Deux-Sèvres. 13 V 3. 12 février 1906 : inventaire des biens de la fabrique.

  • A.D. Vienne. G 420. 18 octobre 1641 : déclaration de revenus : "peut valloir la somme de cinq cens livres ou environ et desclare qu'il n'i a aucune chappelle deservie en mon esglize...".

  • A.D. Vienne. G 426. 1728 : déclaration de Mathieu Cotheron, chanoine régulier, prieur curé de Sainte-Blandine, des biens et revenus : une métairie sise audit lieu de Sainte-Blandine, contiguë à l'église, consistant en une maison, grange, écurie, toits, four, fourniou, jardin... affermée pour sept années à Pierre Robelin et Jeanne Reguin (Seguin ?), son épouse (acte du 20 décembre 1726, passé par Banlier et Rigault, notaires à Saint-Maixent. Copie).

Documents figurés
  • Epitaphe de Marie Mestivier, épouse de Jean Mousselin et blason gravé, 1660. Dalle funéraire. Corpus des dessins d'Arthur Bouneault. Médiathèque de Niort.

  • Deux épitaphes, Pierre La Fitte et blason sculpté, 1677 et 1727. Dalle funéraire. Corpus des dessins d'Arthur Bouneault. Médiathèque de Niort.

  • Epitaphe non armoriée de Mathieu Cotheron, 1732. Dalle funéraire. Corpus des dessins d'Arthur Bouneault. Médiathèque de Niort.

Bibliographie
  • Poignat, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres (volume 2). Le pays mellois. Niort : Ed. du Terroir, 1982.

    p. 138-139
  • La Semaine religieuse du diocèse de Poitiers, 1904. 16 octobre 1904 : retraite ; abbé François Vergnault.

    p. 695-696
  • Richard, Jules. Lettre à M. Charles Arnauld sur l'archiprêtré d'Exoudun. Mém. soc. Stat. du département des Deux-Sèvres, 1e s., t. 15, 1852.

    p. 35
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