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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère
  • Commune Montignac
  • Lieu-dit Brenac
  • Cadastre 1813 E 60  ; 2011 BI 400
  • Dénominations
    prieuré
  • Appellations
    prieuré de Brenac ou l'ancien couvent
  • Destinations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    poste d'observation

L'occupation du site de Brenac à l'époque gallo-romaine est attestée par des vestiges mis au jour à la fin du XIXe siècle et encore récemment, en 1989. A une date indéterminée, un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Amand-de-Coly est implanté à Brenac. Les bâtiments actuels, qui s'organisent autour d'une cour, appelés "l'ancien" ou "le vieux couvent", sont sans doute les seuls vestiges de ce petit monastère ; il est la construction la plus ancienne subsistant dans les lieux. Les ouvertures de la fin du XIIIe siècle se concentrent dans les façades est et nord : la façade sur rue est dotée d'une porte clavée en arc brisé et d'une baie géminée à colonnette et linteau décoré d'un arc trilobé raffiné à l'étage, forme rare en Périgord selon P. Garrigou-Grandchamp. Le chef-lieu paroissial de Brenac périclite progressivement à l'époque moderne, au point que l'église est en ruine au XVIIe siècle ; le titre et la fonction sont alors transférés à l'église de l'hôpital Saint-Jean de Montignac, au quartier dit du Barry. La propriété est close à l'est par un mur percé d'un portail d'entrée reliant le logis à une tour ronde (couverte par des ardoises taillées en pointe ou en écailles de poisson), à laquelle on accède par un escalier extérieur appuyé contre le mur de clôture. Cette tour semble avoir eu deux fonctions : au niveau supérieur un pigeonnier, au niveau inférieur un usage défensif comme en atteste l'ouverture de tir rectangulaire donnant sur la rue. Les encadrements de baies chanfreinés plaident pour une datation assez haute dans le Moyen âge, du XVe siècle. Aujourd'hui couvert en ardoises, le logis principal était sans doute à l'origine couvert en lauzes. Son plan irrégulier correspond à plusieurs périodes de constructions. Mais c'est à la façade nord que se voit de manière plus évidente les changements importants intervenus sur ce bâtiment : elle porte à l'étage la trace d'une baie à coussièges autrefois située à l'intérieur d'un corps de logis qui se trouvait dans la parcelle voisine. Autrement dit, le bâtiment actuel, qui est venu s'adosser à un bâtiment préexistant, a occulté les baies de l'une des façades de celui-ci (aujourd'hui seul vestige d'un bâtiment disparu). Enfin, le petit bâtiment carré attenant possède une fenêtre (une demi-croisée) dotée d'une traverse à moulures se recoupant aux angles supérieurs datant de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle. Les baies de la façade sur cour ont été très modifiées au XVIIIe siècle - fenêtres à linteau délardé en arc segmentaire -, au XIXe et au XXe siècle. L'accès au premier étage se fait par un escalier extérieur en équerre aux premiers degrés adoucis. A l'intérieur, une cheminée dotée d'un couvrement en arc pourrait dater du XVIe siècle. D'autres modifications ont également été apportées aux 18e et 20e siècles. Le prieuré de Brenac est encore mentionné en 1768, date à laquelle est levée la planche 23 de la carte de Belleyme. En 1813 (cadastre ancien), les bâtiments de l'ancienne église paroissiale et de l'ancien prieuré appartiennent au même propriétaire, le juge de paix Dujarry. Les bâtiments ont, semble-t-il, structurellement peu évolué depuis cette date : la grange, la grange-étable et le poulailler existaient déjà, seul le logis a subi des transformations. D'importants travaux ont été réalisés en 1956.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 13e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Secondaire : 16e siècle
    • Secondaire : 19e siècle
    • Secondaire : 20e siècle

La propriété est close à l'est par un mur percé d'un portail d'entrée reliant le logis à une tour ronde (couverte par des ardoises taillées en pointe ou en écailles de poisson), à laquelle on accède par un escalier extérieur appuyé contre le mur de clôture. Les deux hauts bâtiments, couverts d'ardoises, s'organisent sur le côté est de la cour. Il comprennent un rez-de-chaussée et un premier étage. Les murs sont en moellons raidis par des chaînes de pierre de taille aux angles.

  • Murs
    • calcaire
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier en équerre
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Bibliographie

  • Le Périgord illustré : un guide monumental. Périgueux : impr. Dupont, 1851.

    p. 572
  • MARQUAY, Jean. Montignac-sur-Vézère, pages de son histoire et de sa vie religieuse. Montignac : impr. d’E. Leymarie, 1938.

    p. 51
  • GAILLARD Hervé. La Dordogne, 24/1. Michel Provost (Dir.). Paris : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1997 (Carte archéologique de la Gaule).

    p. 168
  • GARRIGOU-GRANDCHAMP Pierre. "Introduction à l'architecture domestique en Périgord aux XIIIe et XIVe siècles". Congrès archéologique de France, 1998. Paris : Société Française d'archéologie, 1999. P. 17-45.

    p. 30 (ill. 17) et p. 40.

Périodiques

  • LAROCHE (docteur). "Procès-verbal". Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord. tome XII, 1885, p. 164.

  • HARDY M. "Procès-verbal". Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord. tome XVI, 1889, p. 49-50.

  • CARRIER J. "Procès-verbal". Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord. Tome XVI, 1891, p. 408.

Date d'enquête 2011 ; Dernière mise à jour en 2011
Articulation des dossiers