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Prieuré, aujourd'hui église Saint-Maurice

Dossier IA86007938 réalisé en 2010

Fiche

Vocablessaint Maurice
Destinationséglise paroissiale
Dénominationsprieuré
Aire d'étude et cantonPays Civraisien - Gençay
AdresseCommune : Saint-Maurice-la-Clouère
Adresse : place de la
Liberté
Cadastre : 1812 C1 180 ; 2010 AH 300

La première mention connue de l'église Saint-Maurice est relevée dans une charte du cartulaire de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, datée des années 987/990. Un siècle plus tard, vers 1096/1098, l'église est donnée aux moines de l'abbaye Saint-Cyprien qui établissent un prieuré à proximité ; les religieux de Saint-Cyprien reçoivent simultanément Notre-Dame de Gençay.

Les deux églises bénéficient de l'essor du château de Gençay confié vers 1025 à Aimery II de Rancon par le comte du Poitou Guillaume le Grand (995-1030). La famille de Rancon, seigneurs de Taillebourg, Gençay et autres lieux détient châtellenie de Gençay -qui apparaît au 11e siècle- jusqu'au 13e siècle. Le prieuré Saint-Maurice semble être le principal centre religieux de Gençay ; l'église prieurale est le siège de la paroisse Saint-Maurice qui constitue, avec la petite paroisse Notre-Dame, le bourg de Gençay.

Au 14e siècle, l'église Saint-Maurice bénéficie de travaux d'embellissement et le cul-de-four de l'abside est orné de peintures murales. Ce décor est vraisemblablement antérieur au début de la guerre de Cent ans. Le long conflit affecte à diverses reprises Gençay et sa région dont l'état de désolation est signalé dans un compte de la commune de Poitiers de 1446-1447 (Favreau, 1980, p. 20).

Le prieuré-cure est toujours en fonction après la guerre. Cependant, à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle, le prieur ne réside plus à Saint-Maurice et la cure est confiée à un vicaire perpétuel (Favreau 1980, p. 23).

À l'époque moderne, des travaux de restauration et d'entretien de l'église sont entrepris à différentes périodes. Un effondrement de la voûte est signalé par un graffiti visible dans l'abside du transept sud : " 1595, le iour de ste Luce la voste est tombée ".

À la fin du 17e siècle ou au début du 18e siècle, il est décidé de surélever le sol de l'église car l'édifice, érigé sur un terrain en partie marécageux, est régulièrement inondé lors des crues de la Clouère. Vers 1720 sont réalisés d'importants travaux de couverture.

Au cours de cette même période, l'église est ornée de peintures murales. Des fragments d'un décor peint daté du 16e siècle sont conservés sur le mur gouttereau sud, sur un pilier sud de la nef et dans le bras sud du transept. Une litre funéraire aux armes de la famille des Brilhac de Nouzières, seigneurs de Gençay des années 1650 à 1753, est peinte à l'intérieur de la nef de l'église. Des traces d'une litre funéraire sont également décelables à l'extérieur de l'édifice, sur l'absidiole du transept nord.

En 1789, les deux paroisses du bourg de Gençay deviennent deux communes distinctes. La paroisse Saint-Maurice devient la commune de Saint-Maurice-la-Clouère ; le prieuré ferme, l'église demeurant paroissiale.

En 1856, l'architecte Joly-Leterme alerte le conseil municipal quant au mauvais état d'une partie de l'église. La commune ne donne pas suite par manque de ressources.

L'église, très dégradée, est classée au titre des monuments historiques en 1890. Les fondations des murs sont à reprendre. L'édifice subit toujours les crues de la proche Clouère. Les remblais déposés dans l'église au siècle précédent pour surélever le sol constituent en fait une réserve d'humidité qui aggrave la dégradation des murs. En 1898, le mur gouttereau et la voûte du collatéral nord sont étayés en attendant la restauration générale du bas-côté.

Le devis des travaux est établi en 1898 par l'architecte en chef des monument historiques J. Formigé (voir annexe 2, note 1). Les travaux, dont le programme a été réduit, sont engagés en 1902 (voir annexe 2, notes 2 et 3). Le mur gouttereau nord est refait ainsi que les contreforts d'angle nord-ouest. Le sol du collatéral nord est abaissé à son niveau initial, le projet de rétablissement du niveau primitif du sol étant abandonné par manque d'argent. La baie de la façade occidentale est dotée de nouveaux vitraux en 1903.

En 1905, est approuvé le nouveau devis de Formigé pour la restauration de la façade ouest et du transept nord (voir annexe 2, notes 3 et 4).

Des vitraux neufs sont posés dans trois baies du collatéral nord par le verrier d'art Durand. Le portail nord est restauré ; le sculpteur Delphin Pelletier reçoit 135 F pour la sculpture de deux chapiteaux romans avec chimère, et feuillages sur les tailloirs. Les charpente et toitures du clocher, du transept de l'abside et des absidioles sont refaites.

Divers travaux sont par la suite exécutés sur le bâtiment au cours du 20e siècle. En 1936/1938, des revers pavés sont réalisés autour de l'édifice afin d'assainir les murs ; l'ancienne sacristie, édifiée au sud-est, est détruite et la nouvelle sacristie est adossée au mur sud de la nef. La commune achète à cette occasion une bande de terrain de 10 mètres de large le long du mur sud. En 1946, les peintures murales du chœur sont dégagées.

La couverture de l'édifice fait l'objet de plusieurs campagnes de travaux : en 1957 (croisillon sud) ; en 1966/1968 (toits en tuile courbe du chœur, du croisillon nord et des absidioles nord-est et sud-est) ; 1982/1983 (réfection de la couverture en tuile plate et de la charpente du clocher) et en 1984/1985 (toit de la nef).

Période(s)Principale : 12e siècle
Secondaire : limite 17e siècle 18e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L'église Saint-Maurice est implantée dans la partie sud-ouest du village, près de la Clouère qui marque la limite avec la commune de Gençay.

L'édifice, composé d'une nef, d'un transept à absidioles et d'un chœur à travée droite prolongée d'une abside, présente la particularité d'associer deux types de plan, le plan allongé et le plan tréflé. Du premier relève la nef à quatre travées flanquée de collatéraux ; le tracé des murs gouttereaux est ici irrégulier : les murs sont de longueur inégale et s'écartent vers l'ouest. Les parties orientales de l'édifice déclinent le plan tréflé. Les bras du transept sont terminés par une abside demi-circulaire à l'intérieur, polygonale à l'extérieur. Les absidioles prennent chacune appui sur le mur est des bras du transept et sur les murs de la travée droite du chœur. L'ensemble est couvert de toits en tuiles creuses à l'exception du clocher couvert en tuiles plates. Ce dernier, édifié sur la croisée du transept, domine massivement l'édifice. La base carrée, aveugle, est dotée dans les angles de massifs en pierre circulaires. Il est coiffé d'un toit en pavillon.

L'église ouvre à l'ouest par une façade-pignon appuyée de trois contreforts plats montant jusqu'à la base du pignon. Deux d'entre eux encadrent la travée centrale, percée d'un portail et, à l'étage, d'une baie. Le troisième épaule l'angle nord-ouest du mur. À l'opposé, l'angle sud-ouest est renforcé par un massif maçonné. Les parties nord et sud de la façade sont éclairées chacune d'une baie couverte en plein cintre ouverte au niveau supérieur ; une petite ouverture est percée au centre du pignon.

La façade présente une maçonnerie hétérogène, la restauration du début du 20e siècle étant particulièrement visible au niveau du portail. Le moyen appareil est utilisé jusqu'à la hauteur des baies ; en revanche, le pignon est construit en moellons équarris. Des moellons similaires sont également visibles autour de la baie sud de la façade. Plusieurs déformations affectent l'élévation et le pignon présente une retraite sur les deux-tiers de sa largeur.

Le portail occidental est l'une des deux entrées de l'église, la seconde étant aménagée dans le mur nord. Ouvert sous un arc de décharge légèrement brisé dont les retombées sont masquées par les contreforts, il est couvert d'une voussure à trois rouleaux en plein cintre. Le rouleau interne retombe sur les colonnes engagées des tableaux, le second sur les colonnes des piédroits. L'archivolte et les chapiteaux des colonnes ont reçu un décor sculpté en partie restauré lors de la campagne de travaux du début du 20e siècle. Les tailloirs des chapiteaux se prolongent en imposte jusqu'aux contreforts flanquant le portail.

Surmontant le portail, une baie à ébrasement en ressaut est couverte d'un arc plein cintre reposant sur des colonnettes dont les chapiteaux sont ornés de feuillage. Les tailloirs des chapiteaux se prolongent en bandeau jusqu'aux deux contreforts. La séparation entre les deux niveaux de la travée centrale est marquée par un larmier. Les deux baies latérales supérieures sont percées à des hauteurs différentes. Celle du nord est inscrite dans une embrasure en plein cintre ; l'archivolte ornée d'un damier qui la couronne retombe sur une imposte se prolongeant jusqu'aux contreforts. Au sud, la baie, couverte d'un arc légèrement brisé, est ouverte au nu du mur qui présente à ce niveau des reprises de maçonnerie en moellons attestant de désordres affectant particulièrement cette partie de l'église.

Ces désordres ont nécessité l'édification d'un mur-contrefort qui conforte l'angle sud-ouest de la façade et les deux premières travées du mur gouttereau sud. Ce renfort, qui présente un empattement, est couvert en tuile. Le tracé irrégulier des murs de la nef a vraisemblablement déséquilibré les poussées des voûtes, ce qui a pu fragiliser l'angle sud-ouest de l'église et rendre nécessaire l'épaulement du mur roman.

Les deux dernières travées du mur gouttereau sud sont uniquement appuyées de deux contreforts plats. Elles sont éclairées d'une baie à ébrasement en ressaut couverte en plein cintre, l'arc retombant sur une imposte. Une sacristie, à toit en appentis, est adossée à la quatrième travée. Le mur présente un appareil assisé en moellons équarris, la pierre taillée étant réservée pour les contreforts et l'encadrement des baies ; le soubassement est toutefois mouluré. La charpente du toit de la nef repose sur le mur dépourvu de corniche. Le transept est peu saillant. Les bras se terminent, au sud comme au nord, par une abside à quatre pans. Le bras sud présente une maçonnerie hétérogène, où la pierre taillée a été remplacée en divers endroits par des moellons équarris assisés. Les désordres visibles du pan nord-ouest de l'abside révèlent les problèmes structurels qui affectent encore l'édifice. Les élévations sont sans décor. Les angles sont renforcés par trois contreforts plats montant jusqu'à la corniche. Deux baies couvertes en plein cintre éclairent les pans sud-ouest et sud-est de l'abside. Elles sont couronnées d'une archivolte retombant sur une imposte qui se poursuit sur le contrefort sud.

Le transept est doté d'une absidiole qui prend appui sur le mur est du transept et sur le mur sud de la travée droite du chœur. La construction est particulièrement soignée. Le mur en pierre de taille, au soubassement appareillé et mouluré, est conforté par deux contreforts-colonnes sur dosseret et ajouré d'une baie couverte en plein cintre. La fenêtre est accostée, au nord, d'une seconde ouverture aujourd'hui occultée. Une corniche reposant sur neuf modillons couronne le mur. L'absidiole est agrémentée d'un décor sculpté porté par les modillons et les chapiteaux des contreforts-colonnes. Les pierres de la corniche sont elles aussi ornées de motifs géométriques sauf la section entre les deux contreforts ; les pierres y sont nues, ce qui peut témoigner d'une restauration postérieure.

Le chevet, composé d'une travée droite et d'une abside, présente également une maçonnerie et un décor architectural élaborés. Le parement extérieur des murs est réalisé en moyen appareil homogène, à l'exception de la dernière assise ; composée de moellons rectangulaires, celle-ci marque la séparation avec la corniche à modillons. L'implantation des murs dans le sol est soulignée par un soubassement mouluré. Six contreforts-colonnes sur dosseret montant jusqu'à la corniche épaulent l'abside du chevet. Entre chaque contrefort, une baie couverte en plein cintre est encadrée par une haute arcade couronnée d'une archivolte ; deux arcades aveugles en plein cintre surmontent chaque baie. Les murs de la travée droite sont également confortés par un contrefort-colonne et ornés, en partie haute, d'une arcature aveugle. La partie orientale de ces murs était ajourée d'une baie, aujourd'hui murée, inscrite dans une embrasure en plein cintre ; au nord, la baie murée est encadrée de deux colonnettes qui n'existent pas au sud.

Le jeu des pleins et de vides des arcatures, qui créent ombres et lumières, celui des courbes animent ce chevet par ailleurs embelli par la sculpture. Celle-ci est présente sur les chapiteaux des contreforts-colonnes et des colonnettes de l'arcature aveugle, sur les modillons de la corniche, autour des baies de l'abside, à l'exception de la fenêtre sud. Les modillons, distribués cinq par cinq entre les contreforts, sont ornés majoritairement de têtes animales, parfois monstrueuses ; quelques têtes humaines sont identifiables. Les motifs végétaux règnent exclusivement sur les chapiteaux des colonnettes de l'arcature aveugle ; ils alternent avec les motifs animaliers sur les chapiteaux des contreforts-colonnes. Les arcades encadrant les baies de l'abside portent, quant à elles, un décor géométrique varié (cf. annexe 1 concernant la sculpture).

Cette organisation du décor du chevet, où une arcature aveugle règne en partie haute, et l'abondance du décor font plus référence à l'art roman saintongeais qu'à l'architecture poitevine.

La volonté d'embellissement de l'édifice est également visible sur le bras nord du transept et son absidiole qui, comme au sud, prend appui sur le transept et sur la travée droite du chevet. De même facture que le chevet, ils présentent un parement en moyen appareil, un décor architecturé et sculpté. L'absidiole, au soubassement appareillé et mouluré, est appuyée de deux contreforts-colonnes sur dosseret et éclairée d'une baie couverte en plein cintre. Une corniche, reposant sur onze modillons, couronne le mur. Corniche et modillons ont été refaits au début du 20e siècle ; seul le chapiteau du contrefort-colonne est porte un décor sculpté roman. Des vestiges d'une litre funéraire peinte ont été conservées en partie haute de l'élévation est de l'absidiole. Le bras nord du transept qui est terminé, comme au sud, par une abside à quatre pans, conserve également un parement en pierre de taille et un décor d'architecture. Trois contreforts-colonnes confortent les angles de l'abside dont les pans nord-est et nord-ouest sont ajourés de deux grandes baies à ébrasement à ressaut couvertes en plein cintre. Une arcature aveugle, dont les chapiteaux et tailloirs sont taillés dans un bloc monolithe, décore les parties hautes du transept à l'exception du mur est de la travée du transept ; ce dernier est simplement animé d'une baie aveugle couverte en plein cintre.

Comme sur le chevet, le décor sculpté est porté par les chapiteaux et les modillons de la corniche. Les feuillages ornent exclusivement les chapiteaux alors que les sujets des modillons sont essentiellement puisés dans le bestiaire.

Les parties basses, les baies et le parement extérieur du bras nord du transept ont été repris au début du 20e siècle. Cette réfection appartient à l'importante campagne de restauration qui a été menée sur les faces nord et ouest de l'église, menacées d'effondrement, et à l'intérieur du collatéral. Le mur gouttereau nord, qui présentait un fort déversement, a été reconstruit à l'identique du mur roman. Il présente un parement en pierres taillées et un soubassement appareillé et mouluré. Il est épaulé par trois contreforts rectangulaires, d'une section plus importante que les contreforts sud. Les première, troisième et quatrième travées du mur sont ajourées d'une baie couverte en plein cintre à ébrasement en ressaut ; une archivolte à décor géométrique les couronne ; un cordon règne à hauteur d'imposte. Un imposant portail, surmonté d'une d'une corniche reposant sur des modillons nus, a été construit dans la seconde travée nord. Il est composé d'une voussure en plein cintre comprenant quatre rouleaux et une archivolte retombant sur les piédroits à ressauts. Les colonnes des tableaux et des jambages externes supportent respectivement le rouleau interne et le rouleau externe de la voussure, les jambages intermédiaires étant dépourvus de colonnes. Le rouleau interne est nu alors que les trois autres portent un décor rayonnant de griffons et de palmettes. Les chapiteaux des colonnes externes conservent également un décor roman (oiseaux à gauche, griffons à droite) ; en revanche, les chapiteaux internes ont été refaits au début de 20e siècle.

Le développement et l'ornementation de ce portail semblent le désigner comme la principale entrée de l'église. Il s'inscrit dans une élévation au parement soigné en pierre de taille, comme le chevet, alors que la face sud est mise en œuvre plus pauvrement, avec des moellons assisés, et est dépourvue de décor. Le prieuré était peut-être implanté du coté sud alors que la face nord de l'édifice ouvrait vers le bourg.

À l'intérieur, l'église surprend par ses proportions trapues. À la fin du 17e siècle ou au début du 18e siècle, le sol est en effet surélevé d'environ 0,70 mètre par rapport à son niveau d'origine. Le niveau de sol primitif du collatéral nord a été dégagé au début du 20e siècle ; lors de cette restauration furent détruites les marches qui permettaient d'accéder dans l'église par le portail nord (cf. fig. 1 : dessin de l'élévation nord de l'église, réalisé en 1842 par Charles de Chergé).

La nef à quatre travées se compose d'un vaisseau central et de deux collatéraux de longueur inégale, le bas-côté sud étant plus court que le nord. La première travée, à l'ouest, est donc dissymétrique et moins longue que les trois autres. Cette irrégularité est accentuée par l'écartement progressif des murs gouttereaux vers l'ouest.

Le vaisseau central est couvert d'une voûte en berceau brisé soutenue par des arcs doubleaux et reposant sur des grandes arcades légèrement brisées. Les poussées du berceau central sont contrebutées par les voûtes en berceau brisé des collatéraux, selon un dispositif fréquent en Poitou. Le déversement des grandes arcades traduit un déséquilibre entre les forces exercées par la voûte centrale et les contrebutements latéraux, certainement accentué par l'irrégularité du tracé des murs gouttereaux.

Les arcs doubleaux de la voûte du vaisseau central retombent sur les colonnes engagées qui flanquent, côté nef, les piles cruciformes des grandes arcades. La retombée des grands arcs est soulignée par une simple imposte ; la dernière travée fait exception, les grands arcs reposant sur les chapiteaux des colonnes engagées occidentales des piles marquant la séparation entre la nef et la croisée du transept. Dans les collatéraux, les arcs doubleaux reposent sur des pilastres. Les deux premiers arcs doubleaux du collatéral sud ne retombent pas à l'aplomb des pilastres mais sur des consoles. Cette irrégularité correspond aux travées où le mur et la voûte présentent des désordres de maçonnerie ; elles sont épaulées extérieurement par le mur-contrefort. Le troisième doubleau supporte la voûte par l'intermédiaire d'un petit mur-diaphragme. Aucun désordre n'est visible dans le collatéral nord, reconstruit au début du 20e siècle.

La nef est éclairée directement par les baies en plein cintre du mur ouest et indirectement par les fenêtres des collatéraux, trois au nord et deux au sud. Les appuis des deux baies du mur sud sont soulignés par un bandeau filant qui n'existe pas au nord.

À la nef succède, vers l'est, le transept. La croisée est couverte d'une coupole sur pendentifs triangulaires qui est appareillée en lits horizontaux ; elle est dotée de huit nervures rayonnant autour d'un oculus central. La coupole est portée par des supports cruciformes reliés entre eux par des arcs à double ressaut surmontés d'une archivolte. De même hauteur que ceux de la nef, les piliers de la croisée se différencient par la présence d'une colonne engagée sur les faces est et ouest, pour les piles occidentales, et uniquement sur l'élévation ouest pour les piles orientales.

Les bras du transept sont composés d'une travée de plan trapézoïdal, couverte en berceau brisé, et d'une abside demi-circulaire à l'intérieur et polygonale à l'extérieur, couverte d'un cul-de-four. Deux baies couvertes en plein cintre éclairent les absides. Sur chaque bras ouvre, à l'est, une absidiole couverte d'une voûte en cul-de-four et éclairée d'une seule baie au sud ; une niche en plein cintre a été aménagée dans l'axe de l'abside, pour abriter un statue. Les absidioles communiquent avec le chœur par deux passages percés ultérieurement (Crozet, C.A.F., 1951, p. 323).

Comme dans le transept, la travée droite du chœur est couverte d'une voûte en berceau brisé et l'abside d'une voûte en cul de four. L'abside, un peu plus étroite que la travée droite, est reliée à cette dernière par un ressaut garni d'une haute et mince colonne. L'abside est largement éclairée par cinq baies s'inscrivant chacune dans une embrasure en plein cintre. Deux hautes baies couvertes en plein cintre de la travée droite ont été murées. La base des murs du chœur disparaît derrière des boiseries.

L'architecture intérieure témoigne d'une relative sobriété. Le parement en pierre de taille des parties orientales de l'église (chœur, absidiole et transept) atteste du soin accordé par les constructeurs au sanctuaire. Dans la nef, la pierre taillée est réservée aux grandes arcades, aux pilastres et à l'encadrement des baies ; les parties basses du mur nord de la seconde travée et du revers de la façade ouest, où ont été aménagés les deux portails, présentent également un parement en pierre de taille. La maçonnerie de la nef est en grande partie recouverte d'un badigeon blanc à l'exception du mur gouttereau nord où l'enduit ciment a été laissé en état.

L'église conserve des éléments de décor sculpté et peint. Les sculptures romanes se concentrent sur les chapiteaux des colonnes des grandes arcades et des colonnettes des baies du chœur. Trois chapiteaux de la nef portent un décor animalier : des lions sont représentés sur les corbeilles des colonnes occidentales de la croisée du transept et le chapiteau du troisième pilier nord de la nef est orné de quatre oiseaux affrontés deux à deux. Les motifs de feuillage plus ou moins stylisés décorent les autres chapiteaux de l'édifice, notamment dans le chœur où règnent les corbeilles végétales (cf annexe 1 concernant le décor sculpté roman).

Des vestiges de décor historié peint subsistent dans le chœur, dans le collatéral sud et sur le mur sud de la nef. Ils témoignent de deux campagnes d'embellissement, l'une datée du 14e siècle et la seconde du 16e siècle.

De la première relèvent les apôtres, les prophètes et le ciel étoilé qui ornent la voûte de la travée droite du chœur ainsi que le Christ en majesté peint sur la voûte en cul-de-four de l'abside. Assis sur un trône, le Christ bénit de sa main droite et tient dans sa main gauche le globe terrestre. Il est entouré d'une mandorle légèrement quadrilobée. À l'extérieur de la mandorle était représenté le tétramorphe dont il subsiste aujourd'hui le lion de saint Marc (en bas à gauche), l'ange de saint Matthieu (en haut à gauche), la partie postérieure du taureau de saint Luc (en bas à droite).

À la campagne du 16e siècle appartiennent les vestiges de peintures murales de l'élévation sud de l'église : sainte Barbe, saint Pierre et le dessin d'une ville fortifiée sur le mur gouttereau ; un personnage non identifié, des dessins de bateaux dans le transept sud. Diverses inscriptions et graffiti sont encore déchiffrables dans l'abside du transept sud.

Une litre funéraire, aux armes de la famille Brilhac de Nouzières qui détenaient la seigneurie de Gençay de 1650 environ à 1753, est peinte dans le transept, sur les murs sud et ouest de la nef.

Murscalcaire moyen appareil
calcaire moellon
Toittuile creuse, tuile plate
Plansplan tréflé, plan allongé
Étages3 vaisseaux
Couvrementscoupole en pendentifs
voûte en berceau brisé
cul-de-four
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe ronde
Techniquessculpture
peinture
Représentationssujet chrétien, Christ glorieux, Prophète, Apôtre, saint Pierre, sainte Barbe litre funéraire ornement figuré, tête d'homme, tête de femme ornement animal, cheval, chat, chèvre, chien, éléphant, lion, porc, oiseau animal fantastique, chimère, griffon ornement végétal, feuille d'eau, palmette, pomme de pin ornement géométrique, fleuron, billette, damier, dent de scie, losange, pointe de diamant, entrelacs Tétramorphe
Précision représentations

L'église Saint-Maurice possède un riche décor sculpté roman porté, à l'extérieur, par les portails ouest et nord et, sur le chevet, par les contreforts-colonnes, les colonnettes de l'arcature aveugle et les modillons. Les corbeilles végétales dominent, à l'exception de quelques chapiteaux des contreforts ; le décor animalier règne sur les modillons, où sont toutefois représentés quelques têtes humaines. À l'intérieur de l'édifice, les colonnes des supports de la nef et les colonnettes des baies du chœur ont conservé le décor sculpté roman de feuillages et, pour trois d'entre eux, d'animaux (lions, oiseaux). D'importants vestiges peints, datés des 14e et 16e siècles, subsistent : Christ glorieux entouré du tétramorphe, apôtres et prophètes dans le choeur ; saints et dessin d'une ville sur l'élévation sud de l'église.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH, 1890/09/15
classé MH, 1938/11/09
Précisions sur la protection

Eglise : classement par arrêté du 15 septembre 1890 ; Terrain communal entourant l'église : classement par arrêté du 9 novembre 1938.

Annexes

  • Annexe concernant le décor sculpté roman de l'église Saint-Maurice à Saint-Maurice-la-Clouère

    Le décor sculpté roman de l'église de Saint-Maurice-la-Clouère a été en grande partie conservé. Il se concentre, à l'extérieur, autour des portails ouest et nord et sur les parties orientales de l'édifice (chevet et transept) dont l'ornementation architecturale rappelle les églises saintongeaises. À l'intérieur, le décor est sobrement porté par les chapiteaux des colonnes de la nef et des colonnettes flanquant les baies du chœur. Les motifs végétaux sont présents sur les chapiteaux, alors que les modillons des corniches sont majoritairement ornés de têtes animales et de quelques têtes humaines.

    La façade ouest et le portail nord.

    La façade occidentale de l'église est très sobre et son ornementation principale en est le portail, où la sculpture est portée par les chapiteaux des deux colonnes des piédroits. À gauche (fig. 26-29), le chapiteau externe est orné de deux oiseaux affrontés, peut-être des aigles ; la partie supérieure du chapiteau, l'abaque, est simplement épannelé. Le chapiteau de la colonne interne est agrémenté de feuillages : une large feuille terminée en volute, aux folioles très marquées, se déploie sur les deux angles ; au centre de la face sud de la corbeille se dresse une plante à feuilles lancéolées. Les chapiteaux du piédroit droit du portail sont ornés de larges feuilles (fig. 31-32). Sur le chapiteau externe, deux feuilles plates superposées, la seconde à peine plus large que la première, occupent les deux angles. La feuille est nue, un double trait gravé signalant la nervure centrale ; au-dessus d'elle, deux crosses se rejoignent. Entre les feuilles d'angle se dresse un motif triangulaire surmonté d'un dé ; il s'agit peut-être de la forme schématisée d'un feuillage. Sur le chapiteau interne, les feuilles plates sont organisées selon une composition similaire. Les bases des deux colonnes droites sont décorées.

    Les chapiteaux des colonnettes de la baie surmontant le portail reprennent le motif de larges feuilles plates. Sculptées en méplat, elles se dégagent à peine de la corbeille.

    Le portail nord de l'église est plus richement orné que le précédent. La voussure porte un décor sculpté disposé en ordre rayonnant, ce qui confère un effet élargissant à la porte. Les claveaux de chaque rouleau sont ornés d'un motif identique : palmettes alternées sur le rouleau externe, palmettes superposées et séparées par un tore, sur le troisième rouleau, griffons dressés et alternés sur le second, le rouleau interne étant nu (fig. 230-231 ; 239). La représentation de griffons sur la voussure des portails est récurrente en Poitou ; cet animal fabuleux, symbole de la résurrection, apparaît à Champagné-Saint-Hilaire, sur le portail de l'ancien monastère Sainte-Croix à Poitiers, à Sainte-Croix de Parthenay...

    Les chapiteaux des colonnes des piédroits du portail ont également reçu un décor. À gauche, les deux faces du chapiteau externe sont ornées de deux oiseaux affrontés inscrits dans un cercle (fig. 232-233) ; des lions sont représentés sur le chapiteau interne qui a été refait au début du 20e siècle (fig. 234). Les tailloirs et les impostes qui les prolongent sont ornés de volutes reliées deux à deux par des ligatures et d'un damier. À droite, le chapiteau externe porte deux griffons affrontés (fig. 238) ; sur le chapiteau interne, refait au début du 20e siècle, sont sculptés des oiseaux tenant une feuille dans leur bec (fig. 236-237). Les tailloirs sont agrémentés d'une frise de fleurons et d'un damier.

    Les parties orientales de l'église.

    Les portails sont les seuls éléments ornés de la nef alors que le chevet, les deux absidioles et le bras nord du transept ont reçu un décor sculpté abondant. Celui-ci se développe autour des baies, sur les chapiteaux des contreforts-colonnes et des colonnettes de l'arcature aveugle, sur les modillons des corniches. Les motifs appartiennent au répertoire décoratif couramment utilisé en Poitou depuis le 11e siècle : thèmes géométriques, têtes humaines, animaux réels ou fantastiques, végétaux. Certains éléments ont été refaits, comme les deux chapiteaux de l'arcature aveugle du mur sud de la travée droite (fig.106 et 107), d'autres ont disparu.

    Le décor géométrique est essentiellement porté par les arcades entourant les baies du chevet, à l'exception de l'arcade sud où seule l'archivolte a reçu une ornementation de pointes de diamant (fig. 135). Sur les arcs, les motifs sont disposés en ordre rayonnant. Sont représentés des losanges et demi-losanges (fig. 154 et 176), de tores (fig. 171)... Les archivoltes sont agrémentées de billettes (fig. 154), rubans plissés (fig. 161), pointes de diamant (fig. 171), cordons torsadés (fig. 176).

    Les claveaux de l'arcade de la baie d'axe ne portent pas un décor géométrique mais végétal composé de deux feuilles plates disposées tête-bêche de part et d'autre d'un petit tore central (fig. 161).

    La corniche chanfreinée de l'absidiole sud est agrémentée d'un motif composé de quatre pétales creusés et dessinant une petite rosace à l'intérieur d'un carré ; une double rangée de dents de scie orne le chanfrein.

    Les dessins géométriques sont presque absents des modillons et des chapiteaux, où les sculpteurs ont préféré illustrer quelques têtes humaines, des animaux et des végétaux.

    La figure humaine n'apparaît que sur les modillons des corniche. Elles sont présentes sur le modillon n° 2 de l'absidiole sud, n° 12, 14, 17, 22 de l'abside du chevet (fig. 163, 173, 177), n° 26 et 28 du transept (fig. 223-224). Sur le modillon n° 20 du transept nord, la tête a été sculptée perpendiculairement au modillon, suivant une disposition assez rare (fig. 217). Sur le modillon n° 10 du transept, une figure échevelée peut évoquer le diable (fig. 210).

    Si la figure humaine est rare, le répertoire animalier est en revanche plus riche, notamment sur les modillons où il totalise les deux tiers des sujets. Les têtes seules sont les plus fréquentes. Des animaux familiers sont évoqués : chèvre ou bouc (modillons n° 8 et 24 de l'abside du chevet, n° 18 et 23 du transept nord, fig. 211 et 218), porc (?) (modillon n° 4 du transept nord, fig. 197), oiseau (modillon n° 11 du transept nord, fig. 202), chien (modillons n° 25 du mur nord de la travée droite et n° 3 du transept nord, fig. 182 et 197), vache (modillon n° 2 du transept nord, fig. 197), chat (modillon nord du transept nord, fig. 198)... Sur le modillon n°7 de l'abside, un animal tient un bâton dans sa gueule ; cette tête est parfois identifiée à celle d'un ours (fig. 156). Cette liste, non exhaustive, démontre la diversité du choix des sculpteurs.

    Un certain nombre de sculptures présentent des caractères communs : tête mafflue aux petites oreilles pointues et grands yeux ouverts cernés d'un trait, gueule aux babines relevées ou tombant en accent circonflexe. Bien qu'elles soient dépourvues de crinières, elles sont couramment interprétées comme des représentations de têtes de lions. Elles ornent les modillons n° 1, 3 et 6 de l'absidiole sud (fig. 80, 82, 90), n° 4 et 6 du mur sud de la travée droite du chevet (fig. 124, 126), n° 2, 3, 10, 11, 13, 15 de l'abside du chevet (fig. 144, 145, 160), n° 8, 19, 21, 30 du transept nord, etc. Plusieurs d'entre elles tiennent une boule dans la gueule, comme sur le modillon n° 6 du mur sud de la travée droite du chevet (fig. 126).

    À côté des têtes animales, des quadrupèdes sont également figurés sur les modillons, seul ou par paire. Les corps sont souvent un peu contorsionnés pour s'adapter à l'étroitesse du support. Certains sujets sont des animaux fabuleux. Ainsi, sur les modillons n° 8 de l'absidiole sud, n° 16, 23 de l'abside, n° 2 du mur nord de la travée droite du chevet, n°27 du transept (fig. 97, 173, 182, 186, 223), des quadrupèdes ailés sont représentés de dos, la tête retournée et parfois cachée dans les ailes. Lorsque la tête est celle d'un oiseau, il s'agit d'un griffon, animal fabuleux également présent sur le portail nord et sur un contrefort-colonne de l'absidiole sud et du chevet.

    Les quadrupèdes sans ailes, présentés dans la même position sur les modillons n° 9 de l'absidiole sud et de l'abside du chevet (fig. 98 et 156), sont assimilés à des lions, très présents dans l'iconographie romane du fait de sa valeur symbolique.

    Trois modillons présentent une autre mise en scène ; les animaux sont assis sur leur croupe, les pattes antérieures posées sur les pattes postérieures : modillon n° 21 de l'abside (fig. 181), n° 4 du mur nord du chevet et n° 29 du transept (fig. 187 et 224).

    Les chapiteaux de sept contreforts-colonnes du chevet et des absidioles du transept portent également une ornementation issue du bestiaire roman. Des lions (?), des éléphants, des animaux fantastiques comme les griffons et les chimères sont identifiables. Deux schémas de composition prévalent : deux animaux affrontés ou adossés dont les corps se déploient sur la corbeille, ou quatre animaux affrontés deux à deux dans les angles du chapiteau.

    Dans le premier cas, chaque animal occupe la moitié de la corbeille, les têtes se faisant face ou se détournant de part et d'autre de l'axe de la face principale. Ces deux modèles sont illustrés l'un par le chapiteau orné des chimères (fig. 84-87) l'autre par celui sculpté de deux griffons (fig. 93) de l'absidiole sud. Sur le chapiteau du cinquième contrefort-colonne de l'abside (fig. 175), la corbeille est divisée en deux registres : au niveau inférieur, deux éléphants s'affrontent ; la partie supérieure est occupée par deux feuilles s'enroulant en volute. Sur le chapiteau du sixième contrefort (fig. 183 et 184), deux quadrupèdes (lions ?) sont adossés de part et d'autre de l'axe central de la corbeille. Les têtes se retournent vers l'angle et les croupes des animaux sont relevées, pattes postérieures projetées vers le haut.

    Les chapiteaux des contreforts-colonnes qui flanquent la baie axiale et celui de l'absidiole nord relèvent du second schéma. À droite de la baie (fig. 170), quatre lions à demi-dressés s'affrontent deux à deux de part et d'autre des deux arêtes, les corps de chaque paire de lions étant unis en une seule tête qui fait saillie dans l'angle où se déploie une petite palmette. Les pattes antérieures des lions sculptés sur la face principale de la corbeille se raccrochent au dé situé au centre de l'abaque.

    Un motif presque identique orne les deux autres chapiteaux. Quatre lions assis y sont affrontés deux à deux à chaque angle (fig. 160 et fig. 192) ; les corps s'inscrivent dans des courbes et l'angle est mis en valeur par la tête unique de chaque couple.

    Quel que soit le choix de composition, les motifs sont répartis symétriquement à partir de l'axe central de la corbeille. Les corps sont nettement dégagés de la corbeille ; les têtes se détachent fortement et soulignent l'angle de la corbeille, comme les volutes d'un chapiteau à feuillage.

    Le dernier thème décoratif présent sur le chevet est le motif végétal. Feuilles plates, palmettes et fleurons, plus ou moins stylisés, embellissent les chapiteaux de sept contreforts-colonnes ; les chapiteaux de l'arcature aveugle du deuxième niveau du chevet et du transept nord et ceux des colonnettes encadrant les baies portent un décor exclusivement végétal. Un seul chapiteau fait exception : sur l'élévation nord du transept nord, une corbeille est lisse, agrémentée uniquement de deux volutes d'angle.

    Les compositions végétales suivent plusieurs schémas, souvent répétés en plusieurs exemplaires chacun.

    Un grand nombre d'entre elles mettent en valeur l'arête de la corbeille, avec une grande diversité dans l'agencement des feuilles plates, des palmettes et des fleurons (ces derniers sont plus rares). Ainsi, sur les chapiteaux nord-est et ouest des contreforts-colonnes du transept nord, sur la corbeille gauche de l'arcature aveugle de l'élévation sud de l'abside, des palmettes descendantes, reliées par des tiges grasses, recouvrent l'angle ; les tiges s'étirent souplement sur les faces de la corbeille, encadrant un petit fleuron (fig. 206, 220, 137). Sur le chapiteau du contrefort-colonne sud de l'abside, un fleuron s'épanouit sur l'arête, les faces de la corbeille étant ornées d'un entrelacs de tiges et de palmettes (fig. 128). Sur le chapiteau de la colonnette centrale de l'arcature aveugle du mur sud de la travée droite du chevet, une palmette recouvre l'angle alors qu'un feuillage en calice s'épanouit sur la face de la corbeille (fig. 120).

    Un autre modèle présente des feuilles plates superposées déployées sur l'arête ; la partie centrale de la face de la corbeille est occupée par une ou plusieurs feuilles triangulaires comme, par exemple, sur les chapiteaux central et droit de l'arcature de l'élévation sud de l'abside (fig. 138), le chapiteau du contrefort-colonne nord-ouest du transept nord (fig. 213). Le chapiteau du contrefort-colonne du mur sud de la travée droite du chevet décline ce modèle, mais une palmette stylisée recouvre la feuille plate (fig. 110).

    Parfois, la palmette d'angle est encadrée par deux tiges ascendantes comme, par exemple, sur les trois chapiteaux de l'arcature sud-est (fig. 155) ou sur la corbeille centrale de l'arcature aveugle du transept nord (fig. 200). Ce modèle est assez fréquemment repris sur le chevet.

    À côté des nombreux chapiteaux à feuillages d'angle, prennent place des corbeilles ornées de plusieurs couronnes végétales qui déclinent très librement le modèle corinthien. Sur le chapiteau gauche de la baie sud du chevet (fig. 133), des feuilles en calice (caulicole ?) alternent avec des fleurons sur le registre inférieur ; le deuxième rang est composé de larges palmes dont les folioles se découpent sur une seconde feuille ; l'abaque n'est pas sculpté et le dé est esquissé. À droite, de larges feuilles aux nervures gravées sont étagées sur deux rangs. L'héritage corinthien est également perceptible sur les chapiteaux flanquant la baie d'axe ; celui de droite est orné de deux rangs de feuillage qui se retrouvent à gauche surmontés des crosses réunies dans l'angle (fig. 161).

    Quelques rares chapiteaux portent un décor d'entrelacs de feuilles grasses. La corbeille centrale de l'arcature dominant la baie d'axe est ornée d'entrelacs stylisés très fouillés. Sur la deuxième corbeille de l'élévation nord-est suivante, ce motif, très stylisé, devient une forme abstraite (fig. 173). Les chapiteaux du deuxième contrefort-colonne de l'abside (fig. 151) ou du contre fort-colonne du mur nord de la travée droite (fig. 188) témoignent également de cette abstraction, l'entrecroisement de tiges-rubans devenant un dessin géométrique.

    Le décor sculpté intérieur de l'église Saint-Maurice.

    Le décor sculpté est présent sur les chapiteaux des colonnes engagées des grandes arcades de la nef, des piliers de la croisée du transept et de la travée droite du chœur, ainsi que sur les colonnettes du chœur et et celles flanquant les absidioles.

    Le bon état de conservation des sculptures facilite la lecture des schémas de composition. Les corbeilles végétales dominent largement le corpus, seuls trois chapiteaux de la nef portant un décor mettant en scène des animaux. La figure humaine n'est représentée sur aucun chapiteau conservé. Tous ont été recouverts d'un badigeon blanc.

    Les corbeilles des colonnes des piliers de la nef et de la croisée du transept portent un décor où la feuille plate -et ses déclinaisons- et la palmette sont majoritaires.

    La composition du chapiteau souligne fréquemment l'arête de la corbeille. Ainsi, sur le chapiteau de la colonne nord du troisième pilier sud de la nef (fig. 257), une palmette aux folioles à peine esquissées recouvrant une seconde feuille occupent les angles. Ces feuillages sont surmontés de volutes dans les angles. Deux séries de perforations carrées encadrent la nervure centrale de la palmette et souligne la courbe de la volute. Entre les feuilles plates d'angle, trois feuilles triangulaires superposées occupent la partie centrale de la face principale de la corbeille. La sculpture, très fouillée, permet de jouer sur les profondeurs.

    Sur le chapiteau de la colonne nord de la pile sud-ouest de la croisée du transept (fig. 260), les arêtes sont moins mises en valeur, une troisième feuille plate occupant la face principale de la corbeille. Sur ce chapiteau, les reliefs accentués de la nervure centrale et des bordures, ces dernières étant soulignées par une incision, amorce une tendance à la simplification et à la géométrisation du motif végétal. Ce motif de feuilles plates simplifiées est décliné sur le chapiteau du deuxième pilier sud de la nef (fig. 255), disposé en deux couronnes végétales. Certaines compositions sont plus stylisées, comme le chapiteau du premier pilier sud (fig. 254) qui est orné d'une couronne de trois larges feuilles triangulaires aux nervures faiblement gravées.

    La stylisation des végétaux tend parfois vers l'abstraction. Sur les chapiteaux des colonnes orientales des piles ouest de la croisée du transept (fig. 261 et 320), la feuille plate est creusée de part et d'autre de la nervure centrale traitée en fort relief. Les volutes sont ici très marquées. Cette schématisation est particulièrement visible sur les autres chapiteaux de la croisée du transept où les contours et les nervures centrales se dégagent des feuilles et dessinent des formes géométriques (fig. 262 et 263, 318 et 319).

    À côté de ces chapiteaux ornés de feuilles plates parfois abstraites, deux chapiteaux de la grande arcade nord portent un décor d'entrelacs de feuilles grasses plus ou moins stylisées. Sur le deuxième pilier (fig. 328), les feuilles grasses s'entrecroisent souplement et recouvre toute la surface de la corbeille. Sur le premier pilier (fig. 329), le motif est simplifié ; les tiges-rubans, terminés en volutes saillantes soulignant les angles, sont plus raides et couvrent partiellement la corbeille.

    Les petites corbeilles des colonnettes flanquant les entrées de l'abside et des absidioles et celles des douze colonnettes du chœur exposent un choix diversifié de végétaux : fleurons (baie sud-est, fig 285 et 286 ; baie nord-est, fig. 297), feuilles plates ou palmettes aux folioles plus ou moins marquées, entourées de tiges se terminant ou non en feuilles (baie sud, fig. 282 ; baie axiale, fig. 291). Certaines corbeilles portent un décor d'entrelacs de feuilles grasses (baie nord, fig 303 et 305). La schématisation visible dans la croisée du transept n'apparaît pas dans le chœur ; la sculpture est assez fouillée et le motif végétal y est traité avec une certaine souplesse.

    La composition de ces chapiteaux varie. Le motif peut recouvrir l'arête comme, par exemple, sur les chapiteaux des colonnettes droites de la baie sud (fig. 279) et de la baie axiale (fig. 291). Les corbeilles peuvent être ornées d'un ou plusieurs rangs de feuilles, en référence au chapiteau corinthien : chapiteau gauche de la baie d'axe (fig. 294) et, dans une moindre mesure, la corbeille à trois rangs de petites palmettes de la baie sud (fig. 269). Les feuillages des couronnes sont parfois disposés tête-bêche : fleurons des colonnettes flanquant la baie sud-est (fig. 285 et 288) ou palmettes de la colonnette gauche à l'entrée de l'abside (fig. 294).

    Les corbeilles végétales dominent très largement le décor intérieur de l'église. Seuls trois chapiteaux à motif animalier sont présents dans la nef. Des lions sont représentés sur les chapiteaux des deux colonnes engagées ouest des piles nord et sud, marquant la séparation entre la nef et la croisée du transept. Au sud, quatre lions à demi-dressés sont affrontés deux à deux de part et d'autre des arêtes de la corbeille (fig. 258). Les têtes des deux animaux se fondent en une seule qui fait saillie dans l'angle. Au sud, les lions sont adossés (fig. 323, 324), les deux corps forment deux courbes tangentes. Ils tiennent dans leur gueule une petite boule.

    Le chapiteau du troisième pilier nord de la nef porte quatre oiseaux affrontés deux à deux de part et d'autres des arêtes de la corbeille (fig. 326). Comme sur les corbeilles ornées de quatre lions, les têtes se fondent en une seule dans l'angle. Les queues des deux oiseaux de la face principale du chapiteau sont nouées. Le sculpteur a pris soin de différencier les petites et grandes plumes.

    Le bec tient une large palmette qui recouvre l'arête de la corbeille ; des tiges, étirées de part et d'autre du cou des oiseaux, se terminent en éventail.

    Le décor sculpté intérieur de l'église Saint-Maurice-la-Clouère présente de grandes similitudes avec l'ornementation extérieure de l'édifice. Pour embellir l'édifice, les sculpteurs de Saint-Maurice-la-Clouère ont vraisemblablement repris des modèles développés sur les grands chantiers poitevins du 11e siècle. Ainsi, le motif de la feuille plate d'angle sur laquelle se superpose une feuille à folioles est présent dans l'église Saint-Jean de Montierneuf à Poitiers, vers 1070/1080. Cet agencement existe déjà au Haut Moyen Age comme en témoignent certains chapiteaux du baptistère Saint-Jean à Poitiers.

    Les compositions animales observées à Saint-Maurice-la-Clouère sont elles aussi connues en Poitou dès le 11e siècle. Les lions dressés, les chapiteaux ornés d'une couronne de feuillage et d'un registre à animaux affrontés existent à Saint-Savin, Charroux ou Notre-Dame-la-Grande de Poitiers ; en revanche, les lions à l'arrière-train retourné semblent être une invention des sculpteurs de Saint-Jean de Montierneuf à Poitiers...

    Au 12e siècle, ces motifs sont déclinés dans de nombreuses églises de la région. En pays civraisien, l'église de Saint-Maurice-la-Clouère conserve l'un des plus abondants décors sculptés inspirés par ces grands monuments poitevins.

  • Annexe concernant les restaurations de l'église Saint-Maurice à Saint-Maurice-la-Clouère.

    1 - Extrait du rapport de Formigé au ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, annexé au devis de travaux du 2 avril 1898, d'un montant de 48 871,50F.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. Vienne. Saint-Maurice-la-Clouère (Eglise de Saint-Maurice) 44 81/86/321.

    Transcription extraite du dossier historique des travaux établi par la Conservation régionale des monuments historiques, Direction régionale des affaires culturelles Poitou-Charentes.

    " Pour une cause que nous ignorons, et que des fouilles pratiquées au pied des murs pourront nous faire connaître, le bas-côté nord de la nef s'est déversé d'une façon inquiétante. Le mur surplombe de 0,70 mètre et nous avons été autorisés à faire étayer d'urgence. Cependant, la construction ne peut rester longtemps étayée sans danger et une restauration s'impose.

    Les travaux proposés consistent en la reconstruction des voûtes et du mur gouttereau entre les contreforts du bas-côté nord ; les vieux matériaux y seraient réemployés autant que possible. Le pignon de la façade entraîné par le bas-côté est lézardé en plusieurs endroits, les fondations devraient être visitées et les maçonneries du pignon liaisonnées au droit des crevasses.

    Le pied des murs des absidioles et de l'abside a été affouillé, une hauteur moyenne de deux assises de pierre de taille a été arrachée dans tout le pourtour. Le remplacement de ces pierres serait nécessaire pour éviter de nouveaux déversements des murs.

    Enfin, le sol de la nef ayant été remblayé sur une hauteur de 0,60 mètre, nous serions d'avis d'établir le niveau de l'ancien sol afin de dégager les bases des piliers et de rendre à la nef des proportions primitives.

    La reconstruction des voûtes du bas-côté nord une fois réalisée, la remise en état des charpentes et des couvertures s'imposerait.

    Enfin, les murs de la nef étant recouvertes de plusieurs couche de badigeon, il serait désirable de les débadigeonner, mais ce travail n'étant pas urgent, nous ne les avons pas compté au devis ".

    2 - Devis descriptif et estimatif des travaux de restauration de l'église de Saint-Maurice en date du 31 mai 1901, approuvé le 10 juin 1901, d'une somme totale de 48 871,36F.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. Vienne. Saint-Maurice-la-Clouère (Église de Saint-Maurice) 44 81/86/321.

    Notes extraites du dossier historique des travaux établi par la Conservation régionale des monuments historiques, Direction régionale des affaires culturelles Poitou-Charentes.

    Chapitre I :

    Démolition et réfection de quatre travées du bas-côté nord entre contreforts, dont les murs et les voûtes sont déversés. Étaiement des voûtes et arcs ainsi que des murs latéraux du bas-côté nord et de l'abside. Reprise en sous-œuvre des fondations de ces murs y compris refouillement dans les anciennes maçonneries, reconstruction de ce mur. Retaille partielle des lits et joints sur pierre vieille réemployée : réfection des parements extérieurs.

    Reprise partielle des contreforts relancés de pierre et rejointoiement. Remplacement des morceaux de pierre par incrustement des morceaux isolés.

    Réfection partielle de la charpente du comble et remise à neuf de la couverture.

    Chapitre II :

    Déblaiement de la nef et rétablissement du niveau primitif.

    Reprise de parties de soubassement des murs de l'abside, affouillés à la base.

    3 - Rapport et devis de Formigé. 11 juillet 1905.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. Vienne. Saint-Maurice-la-Clouère (Eglise de Saint-Maurice) 44 81/86/321.

    Notes extraites du dossier historique des travaux établi par la Conservation régionale des monuments historiques, Direction régionale des affaires culturelles Poitou-Charentes.

    " L'église est fondée sur un mauvais sol, surtout du côté de la nef. Le bas-côté nord a été restauré et les fondations descendues jusqu'au bon sol. Une profondeur de fouilles nécessaires à la reconstruction du bas-côté nord a permis de reconnaître le niveau primitif de la nef et de mettre à découvert les bases des piliers et le seuil ancien de la porte latérale, en reposant le dallage, il nous aurait semblé très regrettable de remblayer le bas-côté qui se trouvait dégagé par le fait de travaux exécutés, nous avons donc reposé le dallage en partie ancien à son niveau primitif. [...]

    Le pignon de la façade n'a pas été restauré, nous n'avons fait que replacer la tablette du rampant afin d'abriter le mur, les baies du pignon mal closes n'abritent pas du froid, on réclame leur réparation.

    La couverture du clocher a déjà été restaurée mais la toiture de la nef reste en mauvais état.

    Un tiers de la façade principale et du collatéral sud sont engagés dans une propriété particulière, ce qui est une gêne pour en exiger la restauration. "

    Travaux projetés :

    - réparation de la toiture et établissement des noues à la rencontre des toiture de la nef avec celle des transepts,

    - réparation de la porte d'entrée principale, les baies percées sous les pignons et les deux contreforts adjacents,

    - abaissement du sol de la nef,

    - acquisition d'une bande de terrain,

    - restauration du collatéral sud.

    La consolidation des transepts et du choeur serait souhaitable mais la commune n'a pas de ressources.

    4 - Approbation du devis de Formigé daté du 12 juin 1906 s'élevant à 18 515,16F. 10 juillet 1906.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. Vienne. Saint-Maurice-la-Clouère (Eglise de Saint-Maurice) 44 81/86/321.

    Notes extraites du dossier historique des travaux établi par la Conservation régionale des monuments historiques, Direction régionale des affaires culturelles Poitou-Charentes.

    Chapitre I :

    Restauration du portail au contrefort d'angle sud-ouest ; restauration du portail en partie démoli et des socles entre contreforts ; réfection pour consolidation d'un mur contrefort de cette face à l'angle sud-ouest ; restauration de trois travées en partie déversées et décollées sur la face du transept nord, reprise de parements extérieurs et descente des fondations sur le bon sol.

    Chapitre II :

    Abaissement du sol intérieur. [Chapitre refusé]

    Seul le chapitre I est accepté, avec l'entreprise de maçonnerie Lemoine.

    5 - Extrait des délibérations du Conseil municipal de Saint-Maurice-la-Clouère réuni en séance extraordinaire le 30 octobre 1903.

    Archives municipales de Saint-Maurice-la-Clouère. Dossier Église travaux de restauration 1905-1906.

    " Le conseil municipal décide d'affecter cette somme à la pose de vitraux dans la façade et dans la mesure de ces ressources, au dégagement de la façade en repoussant le mur de clôture qui sépare la propriété de M. Cirotteau qui se trouve devant la dite façade. M. Cirotteau a d'ailleurs consenti à céder à la fabrique de l'église de Saint-Maurice-la-Clouère le terrain qui se trouve derrière ce mur ".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vienne. Microfilms (archives privées Beauchet-Filleau). [1634, 10 octobre : visite pastorale de messires Jean Filleau et Denys Guilloteau, commissaires députés par arrest des Grands Jours de Poitiers, p. 16-17].

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    6 p., 10 fig., 2 plans, 1 élév., 8 coupes Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Paris. 0081/086 - Restauration d'édifice de la Vienne, série générale. Cote conservation 0081/086/0044. N° document 0081/086/0321 Vienne. Saint-Maurice-la-Clouère (Église de Saint-Maurice). 1844-1975. Correspondance : Demande de travaux ; Travaux et financement ; Projet d'isolement de l'église ; Projet d'autel ; Étude des peintures murales. 1901-1946. Dossier travaux. Restauration générale ; restauration du portail ; abaissement du sol intérieur ; déplacement de la sacristie ; dégagement de la façade sud ; nettoyage des fresques.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes (Conservation régionale des monuments historiques). Église Saint-Maurice. Saint-Maurice-la-Clouère. Vienne. Dossier documentaire.

    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers
  • Archives diocésaines de l'évêché de Poitiers. Dossier de la paroisse de Saint-Maurice-la-Clouère. 1875, 6 août : le ministère de l'instruction publique et des cultes accorde un secours de 1000 francs pour la restauration de l'église et du presbytère. 1886, 15 mai : le préfet demande l'avis de l'évêque pour un secours pour la restauration de l'église. 1919, 4 mai : bénédiction du chemin de croix.

    Archives diocésaines de la Vienne, Poitiers
Documents figurés
  • " Église Saint-Maurice en Gençay (Vienne) ". 1842. Charles de Chergé. 155 x 225 mm. Lég. Dessin à la plume. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Paris). Pièce jointe au rapport de l'inspecteur de la Vienne du 15 août 1842. Signé [Valertherye ? ]. A. Église (vue générale) [du nord]. B. Façade de l'ouest sans importance mi-partie du XIIe et du XIVe siècle. C. Indication de la fissure qui menace. Indication des parties à reconstruire.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " Département de la Vienne - Église St Maurice de Gençay. Plan ". 1856. Joly-Leterme. Ech. 0,1 cm p. m. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " Département de la Vienne - Église St Maurice de Gençay. Coupe longitudinale ". 1856. Joly-Leterme. Ech. 0,1 cm p. m. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " Département de la Vienne - Église St Maurice de Gençay. Coupe sur la nef ". 1856. Joly-Leterme. Ech. 0,1 cm p. m. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " Département de la Vienne - Église St Maurice de Gençay. Coupe sur les transepts ". 1856. Joly-Leterme. Ech. 0,1 cm p. m. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " Département de la Vienne - Église St Maurice de Gençay. Façade ouest ". 1856. Joly-Leterme. Ech. 0,1 cm p. m. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Ensemble de gravures] ". 1865. Brouillet. [Brouillet, Pierre Amédée. Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civray, 1865]. Canton de Gençay : " Façade, élévation nord, chapiteaux, claveau " : planche 5 n° 3 à 12.

  • " [Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne). Église Saint-Maurice. Ensemble nord] ". 1882. Médéric Mieusement. Photographie. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques), Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne). Église Saint-Maurice. Ensemble sud-est] ". 1882. Médéric Mieusement. Photographie. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques), Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne). Église Saint-Maurice. Vue intérieure de la nef, vers le choeur] ". 1882. Médéric Mieusement. Photographie. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques), Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " Église Saint-Maurice (Vienne). Restauration du bas-côté nord ". Plan général, coupe transversale, coupe longitudinale du bas-côté nord. Fin 19e-début 20e siècle. J. Formigé. Ech. 0,005 p. 10 m. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne). Église Saint-Maurice. Portail nord, départ de voussures] ". Sans date [avant 1906]. Durand. Photographie. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques), Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne). Église Saint-Maurice. Porte nord] ". Sans date [avant 1906]. Durand. Photographie. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques), Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne). Église Saint-Maurice. Nef, choeur (vue intérieure) ". Sans date Durand. Photographie. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques), Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne). Église Saint-Maurice. Abside et transept, au nord (vue extérieure)] ". 1923. Gossin. Photographie. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques), Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne). Église Saint-Maurice. Façade nord] ". 1923. Gossin. Photographie. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques), Paris).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
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    p. 289
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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- Sarrazin Christine