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Présentation de la Communauté de communes du Thouarsais

Dossier IA79014569 réalisé en 2019

Fiche

Aires d'étudesCommunauté de communes du Thouarsais
AdresseCommune : Glénay
AdresseCommune : Tourtenay
AdresseCommune : Bouillé-Saint-Paul
AdresseCommune : Massais
AdresseCommune : Cersay
Adresse

Ce territoire vaste de 620, 18 km² possède une géomorphologie très riche façonnée par la jonction entre le bassin parisien et le massif armoricain. Ce sol est composé de différentes roches : granite, grès, schiste, calcaire, marne, argile se retrouvant dans les programmes architecturaux locaux. Le paysage est marqué de plaines, de vallées, de bocages et de rivières : l’Argenton, la Dive, le Thouaret affluents du Thouet. L’habitat et l’agriculture se sont adaptés à la géomorphologie du territoire permettant aux châtellenies de voir le jour, aux fermes et à la culture de la vigne de se développer. Certains sites de ce vaste territoire ont été peuplés dès le Néolithique, aujourd’hui de nombreux dolmens et tumulus témoignent de cette installation ancienne.

Lors de la conquête de la Gaule par Jules César, le Thouarsais faisait alors partie de la province d’Aquitaine. Des routes ont être tracées et des villas ont être fondées. Cette première urbanisation va être progressivement remplacée par des villages et hameaux. Le territoire de l'Aquitaine ne cesse d’être marqué par des batailles et des invasions au cours du Moyen-Âge. Au début du 5e siècle, les Wisigoths chassés d’Italie vont conquérir ce territoire. Puis pendant la seconde moitié de ce même siècle, le secteur subit des raides Saxons.

À l’époque mérovingienne, Clovis (507) conquit l’Aquitaine unifiant les différents territoires francs. Au 8e siècle, la grande invasion des Arabes met un terme à la période prospère des francs. Vers 733 à lieu la grande bataille près de Poitiers qui mettra un terme à cette invasion en Gaule occidentale.

En 717, est créé le petit royaume d’Aquitaine, la dynastie carolingienne convoite ce territoire qui s’étend des Pyrénées à la Loire. A partir de 735, Charles Martel puis son fils Pépin le Bref, vont prendre Saintes puis le reste du Poitou. La Motte castrale de Thouars, point stratégique du nord de l'Aquitaine, accueillera pendant une période Pépin le Bref. En 768, le territoire passe sous entière domination carolingienne. S’en suit une période de paix qui durera jusqu’en 843 lorsque le Poitou, Saintonge et Angoumois se scindent. Cet état de trouble va favoriser la création de seigneuries féodales indépendantes. Thouars devient le chef lieux d’une des quatre divisions ou Pagus du Poitou, au même titre que Poitiers, Brioux et Herbauges. Le Vicomte alors nommé va posséder les pouvoirs militaires, judiciaire, administratifs et financier. Dans ce Pagus vont être nommés des viguiers plus tard nommés seigneurs vassaux qui vont surveiller les différentes circonscriptions.

A la fin du 9e siècle, une nouvelle menace apparaît sur les côtes Atlantiques, celle des Normands. De nombreux raides vont dévaster les villes et les campagnes. L’impuissance du roi de France va entraîner un développement du pouvoir féodale local. Les campagnes vont être défendues par des mottes castrales, des tours de défenses et des guets. Des ponts fortifiés vont être construits sur les rivières. L'évangélisation du territoire va influencer la création d'abbayes: celle de Saint-Jean-de-Bonneval (Saint-Jean-de-Thouars), celle de Saint-Jouin-de-Marnes, celle de Chambon (Mauzé-Thouarsais), ainsi que des églises comme Saint-Laon de Thouars, Saint-Généroux, et des prieurés importants comme celui de Tourtenay, ou celui de Sainte-Radegonde-de-Pommiers.

Cette partielle indépendance va être conservée jusqu’au 12e siècle par le Duc d’Aquitaine, le Comte du Poitou et le Comte d’Anjou. La fidélité des Vicomtes de Thouars va à partir de cette époque basculer d'un suzerain à un autre en fonction de leurs intérêts. Le Vicomte Geoffroy II de Thouars, vassal du Duc d’Aquitaine, va prendre parti des Angevins en 1054. Sa trahison entrainera sa captivité par le Duc lors de la bataille de Montcoué à Taizé. Les tensions entre les grands seigneurs ne cessent pas, chacun essayant d’étendre son territoire. En 1063, le Vicomte de Thouars Aimery IV devenu allié de Guillaume Duc d’Aquitaine revient d’une expédition contre les Sarrasins d’Espagne avec un grand butin. Trois ans plus tard, il participe à la conquête de l’Angleterre.

C'est au cours de ces années que la puissance militaire et pécuniaire de la Vicomté va augmenter. A la chute de l’Empire carolingien, les Vicomtes deviennent indépendants et possèdent le titre par hérédité. Seigneurs orgueilleux, les Vicomtes de Thouars vont prendre parti soit des Capétiens soit des Plantagenêts et imposer leurs conditions aux dépends de leur suzerain. Cette arrogance entraînera la destruction à plusieurs reprises de leur forteresse, par le Comte d’Anjou en 1104, puis Henri II d’Angleterre ancien Comte Henri d’Anjou ainsi que Philippe-Auguste roi de France en 1207 et en 1214. Le Vicomte de Thouars mena également de nombreuses batailles pour ses suzerains dont les troupes ne cessent de ravager les campagnes thouarsaises. A défaut de forteresse, les églises des bourgs se dotent d’éléments de défenses et de tours de guet.

Au début de la guerre de Cent Ans et plus particulièrement à partir de 1373, Thouars s’affaiblit et ne prend plus part aux combats entre la France et l’Angleterre. La branche aînée des Thouars s’éteint en octobre 1397. La famille d’Amboise reçoit la vicomté. Au 15e siècle, Louis XI cherchant à récupérer la Vicomté de Thouars, réside quelque temps dans la région. Il fait construire un logis de chasse à Missé mais il finit par installer le siège de son pouvoir en 1479 à Thouars.

La famille d’Amboise n’ayant pas d’héritier, la Vicomté est transmise à Pierre de Bretagne par son mariage avec Françoise d’Amboise, seule héritière. N’ayant pas eu d’enfant, la cadette Marguerite marié à Louis de la Trémoïlle va recevoir le domaine de la famille d’Amboise qui s’étend au nord jusqu’à Vitré, à l’ouest jusqu’à l’île de Ré et à l’est jusqu’à Thouars. La Vicomté ne reviendra à la famille de la Trémoïlle qu’en 1489 par accord du roi Louis XI. A partir du milieu du 16e siècle, les Vicomtes vont être de fidèles vassaux du roi de France, l’accompagnant sur les champs de bataille. Charles IX fait alors de la Vicomté un Duché en 1562. Puis en 1649, le Duc Henri Charles prend le titre de Prince de Tarente qu’il transmettra à son héritier.

Des foyers protestants s’installent à Thouars et ses environs. Deux temples se succèdent, le premier jugé trop proche des lieux de culte catholique est détruit. Un nouveau temple est construit dans un lieu plus reculé (emplacement de l'actuel musée Henri Barré). Les Guerres de Religion vont entrainer des tensions plus importantes entre catholiques et protestants. Marie de la Tour-d’Auvergne elle-même protestante, prend l’administration du Duché dès 1649. Elle sera à l’initiative de la construction de l’actuel Château des Ducs de la Trémoïlle construit par Jacques Lemercier. Le tuffeau utilisé pour la construction venant de Tourtenay est utilisé durant les différentes phases de construction se déroulant entre 1635 et 1680. Une cour se forme autour de cette duchesse. Elle fait venir des artistes italiens dans son château. Dans la région, de nombreux châteaux vont être construits entre le 15e et le 19e siècles, perdant peu à peu leurs fortifications pour devenir des demeures de villégiature. D’autres grandes familles vont marquer le paysage thouarsais comme les Gouffier à Oiron, ainsi que les Du Plessis à Glénay.

Les ducs successifs vont jusqu’à la révolution être de puissants alliés et vassaux du roi de France. Les villages prospèrent et le Thouet navigable à partir de la ville de Thouars permettra des échanges commerciaux. Un projet de canalisation de la Dive est réfléchi dès le milieu du 18e siècle. Le canal est creusé entre Pas-de-Jeu à Saint-Just-sur-Dive (Maine-et-Loire) entre la fin du 18e siècle et le milieu du 19e siècle. La Révolution va bouleverser le paysage Thouarsais, certains châteaux sont laissés à l'abandon et vont tomber en ruine d'autres restes des demeures habitées par des bourgeois.

XIXe siècle et la révolution industrielle :

Le changement de régime qui entraine la création des préfectures et des communes, va influencer la mise en place de nouvelles instituions. Les communes se dotent de mairies et d'écoles. L'urbanisation et la salubrité sont au coeur des réflexions de l'époque. Les fortifications médiévales obsolètes vont être souvent détruites, ce qui va favoriser la création de nouvelles rues ou boulevards. A Thouars, l’expansion urbaine de la ville en dehors des remparts va favoriser la destruction de parties de murs ou leurs réutilisations comme mur d'habitation. Des ponts sont construits pour relier les communes.

La révolution industrielle va encourager la création de fours à chaux, de tuileries briqueteries et de carrières grâce à la richesse des matières premières locales. Les carrières vont se développer et façonner le paysage en créant des terrils que l'on peut observer à Saint-Varent, Mauzé-Thouarsais et Sainte-Radegonde. L’artisanat déjà présent comme à la faïencerie de Oiron connu depuis le 16e siècle, va se développer à Rigné notamment où une fabrique de vaisselles va voir le jour. Certains moulins à eau vont devenir des minoteries et vont se doter de machines comme au moulin du Crevant à Thouars.

L’arrivée du Chemin de fer va inciter la fusion de la commune des Hameaux et la ville de Thouars dont le développement urbain va s'étendre vers le nord. Situé sur les lignes Tours – Les Sables d’Olonnes et Chartes-Bordeaux, Thouars sert de halte ferroviaire et d’atelier de réparation pour les locomotives. La population augmente alors qu'une grande partie de la population thouarsaise est cheminote. Ce boom économique et urbanistique se ressent jusqu'aux années 1970. Progressivement l'activité ferroviaire s'arrête et la ligne fermée. En parallèle d'autres communes bénéficient d'une halte ferroviaire sur les lignes Tours-Les Sables d'Olonnes et Chartres- Bordeaux. Un tramway entre Bressuire et Montreuil-Bellay dessert certaines communes du Thouarsais comme Cersay, Bouillé-Loretz et Saint-Martin-de-Sanzay.

Aujourd’hui ce vaste territoire composé de 24 communes est en quête de découvertes et d’une identité commune.

Sites de proctectionabords d'un monument historique, zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager, site inscrit, site classé, zone de protection
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes du Thouarsais (c) Communauté de communes du Thouarsais - Douski Laëtitia
Douski Laëtitia

Chargée d’Études à la Communauté de communes du Thouarsais de 2019 à


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