Dossier IM33001631 | Réalisé par
Présentation de l'opération d'inventaire des tableaux et peintures monumentales des églises de la Communauté Urbaine de Bordeaux
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Sommaire
  • Aires d'études
    Bordeaux, Communauté Urbaine de Bordeaux

L’enquête s’est déroulée en 1993-1994 dans les 41 églises de Bordeaux et de sa communauté urbaine (27 communes étudiées), auxquelles s’ajoute la collection de l’archevêché. L’inventaire des tableaux et des peintures murales actuellement existants a donné lieu à l’établissement de 493 dossiers, complétés par la recension de 39 tableaux documentés, disparus depuis peu de temps et dont on peut espérer la réapparition.

La fourchette chronologique s’étend du début du XVIe siècle aux années 1930, avec une nette prépondérance des XVIIe (120 à 130 œuvres), XVIIIe (120 à 140) et surtout XIXe siècles (plus de 200 œuvres). Cette dernière période se signale davantage par ses remarquables décors muraux (dont ceux, partiellement restaurés, de la cathédrale Saint-André) que par ses tableaux de chevalet, à l’exception notable de quelques morceaux de Salon parfois d’un grand intérêt.

La répartition par édifice est aussi inégale : quelques ensembles dominent, en nombre et en qualité. Outre la cathédrale, dépositaire d’une partie de la collection Sourdis et de nombreux dons de l’État qui en ont fait une sorte de musée de peinture, citons l’ensemble de Sainte-Croix, au sein duquel les toiles des franciscains ont rejoint après la Révolution les tableaux des bénédictins ; celui de Sainte-Eulalie, qui possède notamment une série de grandes toiles provenant des carmes ; enfin, ceux de Saint-Bruno, sans doute le plus riche en œuvres fameuses, et de Notre-Dame, le plus homogène et l’un des rares à conserver des œuvres conçues pour le lieu même (le "cycle dominicain" du frère André).

Si l’enquête a apporté peu de découvertes majeures — parmi lesquelles un beau Ter Brugghen à l’église Saint-Ferdinand et un Hondius à Sainte-Croix —, elle a en revanche permis une vision globale de ce corpus et la correction de nombreuses erreurs de datation, d’attribution, de lecture iconographique ou de localisation, répétées au fil des ans dans les rares guides qui en font mention. A été aussi mis en lumière le nombre considérable, sinon majoritaire, des copies, phénomène particulièrement prégnant aux XVIIe et XVIIIe siècles et riche d’enseignements sur le délai de diffusion des modèles, la durée de leur exploitation (presque toujours longue en milieu provincial), les fluctuations de la "cote" des maîtres copiés (flamands, bolonais ou parisiens).

Périodiques

  • MAISONNAVE Jean-Philippe. "Tableaux religieux des églises de Bordeaux (XVIIe siècle-première moitié du XVIIIe siècle)". Revue archéologique de Bordeaux, tome XCIII, année 2002, Bordeaux, 2003, p. 151-222.

  • MAISONNAVE Jean-Philippe. "Un tableau d’Abraham Hondius dans une église de Bordeaux". Histoire de l’art, n° 39, octobre 1997, p. 117-119.

  • CURIE Pierre, MAISONNAVE Jean-Philippe. "Un nouveau tableau de Hendrick Ter Brugghen dans une église de Bordeaux". Revue de l’Art, n° 117, 1997-3, p. 71-73.

Date d'enquête ; Dernière mise à jour en 2018
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