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Présentation de l'aire d'étude : les vitraux 20e en Limousin

Dossier IA87004538 réalisé en 2011

Fiche

Œuvres contenues

Si les vitraux anciens sont désormais connus grâce au 9ème ouvrage de la collection "Recensement des vitraux anciens de la France1", consacré à l’Auvergne et au Limousin, les réalisations contemporaines, étonnamment bien représentées en Limousin, restent trop souvent ignorées.

Le 19e siècle a laissé son empreinte en Limousin, comme partout en France, fournissant pléthore d'exemples avec des sujets connus de tous. En effet, le renouveau du vitrail au 19e siècle est fortement lié à celui de l’Église qui cherche à être plus proche des fidèles et qui en vient à considérer le vitrail comme support d'enseignement du catéchisme. Ainsi, le vitrail du 19e siècle ignore presque totalement les scènes de l'Ancien Testament. Mais pour être accessible au plus grand nombre, il propose l'exemple des saints, comme modèle de vie chrétienne avec notamment la figure de sainte Thérèse de Lisieux ou encore celle de Jeanne d'Arc. Il va même jusqu'à inventer de nouvelles images comme l'Apparition du Sacré-cœur.

Les œuvres de cette époque portent la signature d'ateliers limitrophes comme ceux d'Étienne Thévenot, d'Adrien Baratte et d'Antoine Champrobert de Clermont-Ferrand, de Charles-Henri Lagaye du Puy-de-Dôme ou d'ateliers plus lointains comme ceux de Gustave Pierre Dagrant, de Louis-Victor Gesta, de Louis-Honoré Saint-Blancat et Amédée Berges de Toulouse, de Lobin et Fournier de Tours ou encore de Champigneulle de Metz. Le vitrail perd alors ses qualités créatives pour devenir un art industriel puisque les modèles diffusés sur catalogue sont reproduits à l'identique dans toute la France ou presque.

Dès la fin du 19e siècle, Théophile Laumonnerie, maître-verrier limougeaud, fait la renommée de Limoges hors de la région. Il obtient une médaille de bronze à l’Exposition universelle de 1889 à Paris et acquiert une reconnaissance avec ses vitraux exécutés à la Basilique du Sacré-Cœur. A la même époque, un autre maître-verrier se fait connaître : le jeune Francis Chigot. Désormais, le nom de Limoges est associé à l'art du vitrail et les noms d'artistes contemporains, plus fréquemment rencontrés qu'ailleurs, soulignent la situation particulière de la région comme terre d'expériences et de renouveau artistique tout au long du 20e siècle.

Les premières décennies du 20e siècle voient s'opposer deux visions du vitrail : l'une demeure fidèle au modèle diffusé massivement au 19e siècle, l'autre, en quête de nouveauté, cherche à donner un nouveau souffle, une nouvelle inspiration à cet art du feu tant d'un point de vue de l'iconographie que des techniques. En Limousin, la plupart des créations contemporaines se situent dans les édifices religieux. Ainsi, même si ces architectures sont d'origine médiévale, elles deviennent, du fait des restaurations, des lieux forts de la confrontation entre l’art contemporain et le patrimoine ancien. Les vitraux civils, plus difficiles à étudier, sont également bien représentés sur le territoire de la région, et plus particulièrement dans les agglomérations, notamment à Limoges.

1. Les axes de la recherche.

1.1 La connaissance de la production des maîtres-verriers et du vitrail contemporain.

Si le vitrail ancien est connu, répertorié, étudié et considéré comme un élément du patrimoine important à préserver, le vitrail contemporain souffre d'une méconnaissance voire d'un manque d'intérêt. Le premier obstacle à la recherche a été de regrouper une documentation sur le sujet, qui, bien souvent, reste fragmentaire et très dispersée. En effet, les archives des maîtres-verriers sont rarement conservées. Les maquettes, dessins et cartons étant particulièrement volumineux, ces documents sont éliminés au fur et à mesure de l'activité. Néanmoins, quelques fonds importants existent :

- Le fonds Chigot, versé aux archives départementales de la Haute-Vienne, à Limoges ;

- Le fonds Louis Balmet, maître-verrier à Grenoble, dont les archives sont en partie conservées aux archives départementales de l'Isère et au Centre international du Vitrail à Chartres.

- Le fonds Guy Le Chevallier conservé aux archives nationales du monde du travail à Roubaix. Mais certaines pièces sont également dispersées entre le musée des Années Trente à Boulogne-Billancourt, le musée départemental de l'Oise à Beauvais et le musée de la Piscine à Roubaix.

- Le fonds Bony a été versé aux archives nationales du monde du travail en 2002, par le fils de Paul et Adeline Bony.

Enfin, les fonds partiels de Gruber, conservés au musée des Arts décoratifs de Paris, et de Chapuis, déposés au Centre international du Vitrail à Chartres .

Les productions contemporaines, réalisées sous l'impulsion de collectivités publiques, ne sont pas mieux documentées. En effet, les archives publiques sont tout aussi lacunaires et malgré le caractère contemporain de ces réalisations, peu de municipalités possèdent des archives ou une documentation sur le sujet. Certains vitraux publics recensés dans cette étude demeurent orphelins : non signés, ils n'ont pu être documentés. Pourtant, à la différence des vitraux privés, la création et l'installation d'un vitrail public sont le fruit d'une collaboration étroite entre le propriétaire de l'église – la commune – et l'affectataire de l'édifice voire les services de l’État (Monuments Historiques) quand l'édifice est protégé. Devis, correspondances, projets des maîtres-verriers, choix du programme iconographique, financement et demandes de subvention devraient ainsi constituer une somme d'éléments importants, conservés et accessibles. Malheureusement, la documentation est proportionnellement faible au regard de la production. En effet, l'enquête de terrain a identifié 254 communes possédant au moins un vitrail contemporain.

Au-delà de l'histoire régionale du vitrail et de sa mise en perspective par rapport au contexte national, l'étude de cette thématique apporte également un éclairage sur l'histoire d'un édifice, d'un maître-verrier voire d'un atelier et permet d'approfondir l'identité régionale du Limousin. Sur les trois départements de la région, la Corrèze se démarque nettement totalisant les deux tiers de la production recensée2 . Ainsi, le corpus limousin dévoile une étonnante richesse dans l’art du vitrail contemporain qu'il s'agisse d’œuvre isolée ou de programme ambitieux. Les plus grands maître-verriers et artistes sont présents sur le territoire.

1.2 Un savoir-faire limousin.

Les archives départementales de la Haute-Vienne à Limoges possèdent un fonds exceptionnel pour l'étude de la thématique. En effet, c'est là qu'ont été déposées les archives privées de l'atelier Francis Chigot, que l'on retrouve sous la cote 29 F 1-479. Composées de contrats, correspondances, publicité, expositions, travaux réalisés pour le marché français et étranger, reproductions de vitraux (plaques et clichés, calques, maquettes, dessins), elles livrent des renseignements précieux pour la compréhension des activités de l'atelier entre 1908 et 1956.

L’atelier Chigot de Limoges s´est imposé sur tout le territoire et a développé son activité hors du champ religieux. On le retrouve dans les bâtiments civils : gare, banques, hôtels, poste, etc. Francis Chigot a su diffuser son savoir-faire dans le monde entier, du Maghreb (Algérie, Maroc) au continent américain (Canada, Haïti, États-Unis) et ce, à partir de son atelier limougeaud qui devient ainsi un véritable centre de création. Au fil des années, il a su s'entourer des compétences qui lui ont permis de s’ouvrir à d’autres horizons, en travaillant avec des artistes et maquettistes de renom comme Pierre Parot ou Georges Devèche, apportant ainsi une diversification à sa production. Francis Chigot s'éteint en 1960, âgé de 81 ans. L'activité est alors reprise par l’Atelier du Vitrail qui poursuit des collaborations avec des maîtres-verriers connus : Irène Jalocha, Decomble, Henri Escurat, Camille Fleury, Alain Makaraviev, preuve que ce savoir-faire a su perdurer.

La région compte actuellement plusieurs ateliers en activité : les ateliers Jaune d’Argent et l'Antre à Verre en Creuse, les ateliers de Dominique de Raed, Valérie Moins et Jean-Marie Basset en Corrèze, les ateliers Jean-François Guinot, Léa Sham's, Dominique Douminge, Nathalie Gayou et l’Atelier du Vitrail en Haute-Vienne.

Par ailleurs, il faut noter que la formation professionnelle et la transmission du savoir-faire se perpétuent toujours en Limousin. En effet, après avoir été formés par Didier Bourdeau de l'Atelier Jaune d'Argent, deux maîtres-verriers se sont installés et ont récemment ouvert leur atelier : celui de Maurice Petit à Saint-Pierre-de-Fursac, en 2010 et celui de Thierry Guilloteau à Vallière, en 2011.

1.3. Des ateliers extérieurs de renom.

Cette étude a révélé que le Limousin a été et, est encore aujourd’hui, un terrain de création pour de très nombreux maîtres-verriers qu’ils soient régionaux ou non. Près de quatre-vingt-dix artistes ou ateliers répertoriés pour le département de la Corrèze, plus d'une vingtaine pour la Creuse et une petite trentaine pour la Haute-Vienne.

1.3.1 À l'aube du 20e siècle : une prospection par catalogue.

Parmi les ateliers héritiers des maisons du 19e siècle où le savoir-faire se transmettait de père en fils, le plus représenté en Limousin est sans conteste la maison GESTA. De la seconde moitié du 19e siècle au début du 20e siècle, la manufacture compte parmi les plus grandes productrices de vitraux de France : 8 500 églises, selon son dépliant publicitaire. Le succès, très rapide, de la manufacture, s'appuie sur une véritable stratégie commerciale : exposition des produits plébiscités et récompensés, publicité dans la presse, sans omettre le rôle politique joué par Louis-Victor Gesta lui-même. Élève de l'École des Beaux-Arts de Toulouse, puis de l'École centrale des Arts et Manufactures de Paris, il travaille ensuite à Toulouse chez le maître-verrier Artigue. En 1852, il ouvre son atelier et fait travailler une dizaine d'employés. Ses vitraux dits archéologiques reprennent des formules des vitraux médiévaux : de grands personnages en pied, sous arcatures, entourés de bordures en palmettes. Son fils, Henri-Louis Victor, actif de 1894 à 1939, poursuit les thèmes chers à son père. Sa signature est associée à différentes réalisations en Limousin entre 1901 et 1935 : Aix, Aixe-sur-Vienne, Chameyrat, Chenailler-Mascheix, Dampniat, Eygurande, Lostanges, Marcillac-La-Croze, Monceaux-sur-Dordogne, Monestier-Port-Dieu, Objat, Saint-Julien-de-Maumont, Saint-Julien-près-Bort, Saint-Martin-la-Méanne, Sarroux, Servières-le-Château, La Souterraine.

Toutefois, d'autres grandes maisons sont représentées plus ponctuellement : LUX FOURNIER de Tours, Louis SAINT-BLANCAT de Toulouse, la Maison THOMAS de Valence ou encore l'atelier GRUBER de Nancy.

1.3.2 Des ateliers créés dans la première moitié du 20e siècle qui profitent du contexte.

Après la Première Guerre mondiale, des ateliers importants sont sur le déclin. Cette période de l'entre-deux-guerres n'est pas propice à de grandes créations. Les vitraux détruits sont remplacés par des réparations de fortune ou par vitreries simples. Pourtant, quelques ateliers bénéficient des reconstructions qui s'opèrent dans les églises après la Première et la Seconde Guerre mondiale et demeurent actifs alors que bien d'autres maîtres-verriers voient leur entreprise en faillite. C'est la cas de Louis BALMET (1876-1957) de Grenoble, Charles BORIE (1877-1951) du Puy-en-Velay ou Francis CHIGOT de Limoges qui proposent notamment des vitraux commémoratifs qui honorent les soldats morts pour la France ou encore qui retracent des scènes de bataille.

1.3.3 Dans la seconde moitié du 20e siècle : une collaboration avec la création artistique.

La collaboration devient prépondérante au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Les maîtres-verriers commencent à penser leur art différemment. Ils explorent des pistes nouvelles, se forment à d'autres pratiques artistiques, côtoient des artistes peintres en mettant en lumière leur travail. L'atelier Bony et ses créateurs ont joué un rôle important dans le renouveau de l'art religieux en France au 20e siècle, aux côtés d'artistes et de critiques d'art comme le Père Couturier, Maurice Denis ou encore George Desvallières. Fondée en 1924, l'entreprise familiale propose essentiellement des vitraux pour les édifices religieux, mais également des vitraux laïcs, des sculptures en céramique, du mobilier liturgique, etc. L'atelier Hébert-Stevens puis Bony a également réalisé des vitraux pour le compte d'autres artistes. Parmi les plus célèbres, on trouve Henri Matisse, Georges Rouault ou encore Marc Chagall. En Creuse, Paul BONY s'illustre à Pontarion en 1955 (IM23002003).

D’autres grands noms d’ateliers doivent être mentionnés comme celui de Claude BLANCHET, bien présent dans la région d’Egletons. Il est l'auteur du programme d’Egletons (IM19001737) en 1956. Comme pour la chapelle de Montaignac, c’est la collaboration de deux artistes verriers, Blanchet et Lesage qui permet la réalisation de 13 verrières historiées et de trois oculi. Coté nord, le thème de l’eau est subtilement traité par des tonalités de bleus, et coté sud, le thème du pain affectionne les teintes jaunes et ocres.

L'implication de Louis René PETIT comme co-fondateur de HYALOS (groupement de verriers-créateurs avec Claude Baillon) en 1977 et co-fondateur de TRANSPAROIS (groupement de Plasticiens-Verriers) en 1989 indique que les maîtres-verriers contemporains explorent de nouvelles voies. En Limousin, on lui doit notamment les ensembles de Seilhac en 1972 (IM19001634), Neuvic en 1975 (IM19001760), Mercoeur en 1976 (IM19001816) réalisés seul ou en association avec l'atelier monastique de Saint-Benoît-sur-Loire.

L’approche de Claude BAILLON, qui pratique également d'autres techniques murales, est très moderne dans la mesure où il fait le choix de l’abstraction. En 1993, il dote les églises de Chenailler-Mascheix (IM19001720), Pérols-sur-Vézère (IM19001708), Saint-Martial-d'Entraygues (IM19001730). Son œuvre est à comparer à celle de Jean MAURET. Artiste de renommée mondiale, ce dernier a travaillé en partenariat avec de nombreux artistes contemporains (Jean-Pierre Raynaud, Gottfried Honegger, Jan Dibbets, Shirley Jaffe). C'est l'un des ateliers extérieurs les plus productifs en région Limousin : il intervient à Beaulieu-sur-Dordogne, Courteix, Latronche, Meilhards, Nespouls, Saint-Etienne-la-Geneste, Saint-Hilaire-Foissac, Saint-Pantaléon-de-Lapleau, Saint-Privat, Sioniac, Clairavaux (IM23002009), Sainte-Feyre (IM23002032) et Cheissoux (IM87003058).

Enfin, si la plus célèbre collaboration dans le domaine du vitrail contemporain est très certainement celle de l’atelier Simon-Marq et de Marc Chagall pour le programme de la chapelle du Saillant à Voutezac (IM19001601), citons les deux ensembles complets à Soudeilles (IM19001818) et Péret-Bel-Air (IM19001784) et trois verrières à Sainte-Féréole (IM19001801) dus à l'artiste d'origine russe, Léon Zack.

2. Synthèse typologique et chronologique.

2.1 1900-1939. Entre tradition et rupture.

2.1.1 Des vitraux figurés ou décoratifs : un héritage du passé.

A la fin du 19e siècle, le vitrail religieux est dans une situation paradoxale. Le vitrail archéologique se référant aux sources médiévales n’a pas su renouveler les moyens d’expression. La production est ainsi coupée de l’art vivant et intègre lentement les évolutions artistiques qui se font jour dans les mouvements picturaux. Les vitraux des églises restent dans la tradition des exemples saint-sulpiciens ou copient les modèles anciens. Les figures de saints représentés debout, placés sous une arcade sont communs. Ils sont figés et statiques, à l'exemple du saint Jean-Baptiste de Henri Gesta qui orne l'église d'Objat (IM19001650), datant pourtant de 1925. L'autre tendance est à la verrière décorative dite cistercienne comme celles de Marcel Feur de Bordeaux à Saint-Robert (IM19001647) réalisées à la même époque entre 1920 et 1925 (cf. ill. 6 à 8)

2.1.2 Un renouvellement grâce à la commande privée.

Cependant, les maîtres-verriers se tournent désormais vers un autre marché : la commande privée, à l’exemple de la maison Champigneulle, et ne se limitent plus seulement à réaliser des vitraux pour les églises. Cet art se mélange aux autres formes artistiques du moment : il intéresse aussi bien les architectes que les décorateurs. Le vitrail civil est né. Décoratif, il devient un support d’expression de l’Art Nouveau et de l’Art Déco et participe activement à la renaissance de la création et à la diffusion d'une nouvelle iconographie. Les vitraux civils de la ville de Limoges témoignent de cette fusion entre la mode et le vitrail. Les ateliers Chigot répondent à la demande de particuliers ou d'industriels pour embellir leurs appartements ou des collectivités pour orner les bâtiments publics (gare : IA87004559).

2.1.3 Un renouvellement du vitrail religieux.

Parallèlement, le vitrail religieux qui s'essouffle, va bénéficier de cette nouvelle tendance à partir des années 1920 : épuration de la forme, juxtaposition des zones de couleurs pour suggérer la profondeur, régression de l’usage de la grisaille. L’exposition internationale des Arts décoratifs à Paris en 1925 marque un tournant décisif pour l'évolution du vitrail. L'apparition de Notre-Dame de Lourdes exécutée à Mautes (IM23002060) en 1927 par Jean-Léon DELMAS en demeure l'une des plus intéressantes expressions. Citons également les exemples de Jean-Léon DELMAS à Sauviat-sur-Vige (IM87000349) en 1930, d'Antoine BESSAC à Dontreix en 1938 (IM23002053) et de Francis CHIGOT à Saint-Domet en 1936 (IM23002052), à Saint-Alpinien en 1938 (IM23002050). L'Atelier Chigot propose ainsi plusieurs exemples de modèles de Sacré-Coeur de style Art Déco (cf. ill. 1 à 5).

2.1.4 Un cas particulier : les vitraux commémoratifs 1914-1918 et 1939-1945.

Aux lendemains de la Première Guerre mondiale, la tendance est à la verrière commémorative qui fait écho aux monuments aux morts érigées dans les communes dans les années 1920. Charles BORIE en est le principal exécuteur. La demande auprès de son atelier est si forte pour ce type de réalisation qu’il démarche par catalogue. A Vitrac-sur-Montane (IM19001729), la verrière rend hommage aux enfants de la commune morts pour la France en 1914-1918. Le message et l'iconographie sont sans ambiguïté. A Flayat (IM23002012), la référence est plus discrète : un casque figure en médaillon. Charles BORIE s'illustre également pendant la Seconde Guerre mondiale à Lamazière-Basse (IM19001742) montrant la population fuyant sous les bombardements des avions allemands, à Lapleau (IM19001747) en reprenant la liste des soldats morts comme sur le monument communal ou encore à Palisse (IM19001783) (cf. ill. 14).

D'autres maîtres-verriers s'essaient au vitrail commémoratif. Francis CHIGOT dote l'église des Rosiers-d'Egletons (IM19001621) d'une Crucifixion au pied de laquelle s'entassent des soldats morts ou blessés dont les visages sont empreints d'un réalisme saisissant, exprimant à la fois la douleur, la délivrance et la surprise. Louis Ferdinand BALMET à Nantiat (IM87003181) produit plusieurs verrières, offertes par les habitants en 1915, qui rendent hommage à la mémoire de soldats tombés au champ d'honneur en 1914. Louis SAINT-BLANCAT propose en 1925 un saint Gilles et un saint Sylvain à Chirac-Bellevue (IM19001723) en mémoire de Paul Rigal mort le 6 juillet 1917, à l'âge de 20 ans et de Louis Giraud mort le 15 octobre 1917n à l'âge de 20 ans. A Confolent-Port-Dieu (IM19001701), une Vierge à l'Enfant, de François TAUREILLE en 1928, vient au secours des soldats blessés. Enfin, Roger MOREAU évoque la Seconde Guerre mondiale par le message PAX 1945 au pied de la Vierge à l'Enfant de Chamberet (IM19001657). Ces vitraux présentent à la fois un intérêt historique et une valeur sociologique. Les figures religieuses les plus utilisées sont soit Jeanne d'Arc, soit l'Apparition de la Vierge, comme à Saint-Julien-le-Pèlerin.

2.2 1954-1976. Vers de nouvelles expériences.

Les années 1950 marquent un renouveau global avec la production d'œuvres non figuratives et l'adoption de la dalle de verre et du réseau de béton, avec des interventions plus fréquentes d'artistes peintres. Cette tendance avait été esquissée avant la Seconde Guerre mondiale sous l'impulsion du mouvement dominicain (pères Couturier et Régamey) mais elle ne prend son essor qu'avec la Reconstruction. En 1945, la création du Centre national de pastorale liturgique permet de fixer progressivement les réflexions cultuelles bien avant les dispositions conciliaires de Vatican II. La Seconde Guerre mondiale cause des dommages irréversibles en France à l’architecture religieuse et de simples verres blancs posés provisoirement après-guerre parent encore aujourd’hui un grand nombre d’églises. La France offre ainsi un vaste champ d’action : restaurer ou concevoir les vitraux des églises anciennes et créer des vitraux pour les églises entièrement reconstruites. Dès 1956, l’État,et plus particulièrement le service des Monuments historiques, intervient également dans le développement du vitrail contemporain pour les édifices classés ou inscrits. La question fondamentale de l’intégration de l’art contemporain dans une architecture religieuse s’inscrit au cœur de cette réflexion. C'est dans ce contexte, que le vitrail participe au phénomène du renouveau de l'art sacré. Les ateliers de la région associent bien souvent la restauration de vitraux anciens à la création contemporaine. L’univers de ces concepteurs d’images pieuses s’éloigne parfois radicalement des versions figuratives extrêmement détaillées du 19e siècle. Un discours abstrait, jugé en accord avec le renouveau spirituel du moment, est privilégié.

2.2.1 Les verrières abstraites.

La première mutation importante réside dans la production d'œuvres non figuratives, qui ne sont pas pour autant géométriques. Les travaux de Marguerite Huré (1910) marque l'entrée de l'art abstrait dans le vitrail et coïncide avec les expériences menées en peinture par Kandinsky et Kupka. Grâce aux maîtres-verriers Louis Barillet et Jacques Le Chevallier, le vitrail religieux s´ouvre à un nouveau vocabulaire. Cette tendance se confirme avec l’exposition internationale des Arts et Techniques de 1937 où le Père Couturier, en tant que peintre, présente avec d’autres artistes contemporains douze verrières réalisées pour la nef de Notre-Dame de Paris. Il faut attendre 1948-1950 pour que le vitrail abstrait s'intègre à un édifice religieux ancien. Encore de nos jours, les créations contemporaines dans le domaine du vitrail sont marquées par le choix de la figuration ou de la non figuration. Dans les années 1950, Claude BLANCHET propose des vitraux abstraits pour les églises du Jardin (IM19001623), d'Egletons (IM19001737) et de Champagnac-la-Noaille (IM19001620). Pierre et Francis CHIGOT réalisent 12 vitraux abstraits géométriques à Soubrebost en 1953 (IM23002048). En 1959, Camille FLEURY opte pour un ensemble abstrait à Treignac (IM19001819) (cf. ill. 10 à 12).

2.2.2 Les verrières en dalle de verre.

La technique d'assemblage avec un sertissage au plomb est restée inchangée depuis le Moyen Age, mais à la fin des années 1920 deux techniques nouvelles sont mises au point : la pâte de verre et la dalle de verre. Elles connaissent un formidable envol après la Seconde Guerre mondiale en lien avec la reconstruction d'églises en béton. Accueillies avec beaucoup de réticences dans les édifices anciens, elles vont, à partir des années 1950, être très souvent choisies dans la région, comme ailleurs en France, au détriment de la technique traditionnelle du vitrail. Les principales œuvres réalisées selon ce nouveau procédé proviennent de l’atelier monastique de Saint-Benoit-sur-Loire et de Louis-René PETIT, mais également d'Henri GUERIN ou de l'abbé Léopold PEYRAT.

2.2.2.1 Les verrières en dalle de verre non figuratives.

Henri GUERIN (1929-2009) rencontre, en 1954, à l'abbaye bénédictine d'En Calcat, dans le Tarn, Dom Ephrem Socard qui l'initie à la technique du vitrail en dalle de verre. En 1961, il s'installe à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse. C'est là, dans son atelier qu'il réalise, toujours en solitaire, ses vitraux en dalle de verre et ciment aux compositions généralement abstraites. À ce jour, il est intervenu dans plus de cinq cents lieux (édifices religieux, bâtiments civils ou demeures privées), tant en France qu'à l'étranger. Entre 1973 et 1985, il conçoit les vitraux de l'église Notre-Dame-du-Château (IM23001623) à Felletin. Louis-René PETIT réalise plusieurs compositions abstraites, seul ou en association avec l'Atelier monastique de Saint-Benoît-sur-Loire. Il opère essentiellement en Corrèze où on lui doit les ensembles de Saint-Clément en 1971, de Neuvic et Clergoux en 1975, de Marcillac-la-Croisille (s.d.), de Rivière-de-Mansac en 1991, mais également des œuvres isolées comme à Sexcles en 1973, Sainte-Fortunade en 1983, Chartrier-Ferrière (s.d.). Enfin, il intervient en 1971 à Saint-Sylvain-Bas-le-Roc (IM23002024) en Creuse et à Limoges, à l'oratoire de l'hôpital Le Cluzeau en 1985 (cf. ill. 15 ).

2.2.2.2 Les verrières en dalle de verre figuratives.

Certains auteurs préfèrent conserver à la dalle de verre une illustration figurée comme Sœur DUVERDAL à Goulles en 1962 (IM19001678) ou l'abbé Léopold PEYRAT entre 1971 et 1976 à Beaumont (IM19001671), Bassignac-le-Bas (IM19001830), Brivezac (IM19001815), Chanac-Les-Mines (IM19001839), Gumond (IM19001768) et Laguenne (IM19001845). Les sujets de prédilection restent religieux : Annonciation, Nativité, Vierge à l'Enfant, Crucifixion ou simplement ornementaux avec des éléments végétaux ou symboliques comme l'étoile ou la croix (cf. ill. 16 et 17).

2.3 1976-2000. Vers une pluralité de forme et d'expression.

Le dernier quart du 20e siècle est marqué par l'expérience de Jean-Pierre Raynaud à l'abbaye de Noirlac (1975-1977) perçue comme le point de départ de l'acte d'engagement d'artistes auprès des maîtres-verriers dans les édifices cultuels. Ces collaborations ont, de plus, été confortées, dès les années 1980, et favorisées par l'impulsion de la commande publique, notamment grâce au programme des Métiers d'Art. Le vitrail a été nourri tout au long du 20e siècle par les réflexions conduites dans les autres domaines artistiques mais lorsque que la réalisation des cartons et des maquettes est confiée à des peintres, il retrouve une certaine sensibilité propre à l'art pictural. Les ensembles sont moins schématisés, les plombs s’adaptent désormais au dessin. Même si l'art abstrait a joué un rôle prépondérant dans l'évolution du vitrail, la totalité des courants artistiques ont influencé cet art du feu.

2.3.1 Les verrières abstraites.

Jean MAURET demeure sans doute la figure la plus emblématique de la production de vitraux abstraits dans les édifices religieux. Son travail vient souligner l'architecture médiévale tout en douceur. Les lignes courbes font écho aux baies en plein-cintre. Dans des édifices plus récents comme à Saint-Pantaléon-de-Lapleau, il s'autorise une mosaïque géométrique. En Limousin, entre 1988 et 2009, il participe à la réalisation des vitraux des églises de Beaulieu-sous-Dordogne, Courteix, Curemonte, Latronche, Meillards, Nespouls, Saint-Étienne-La-Geneste, Saint-Hilaire-Foissac, Saint-Privat, Sioniac, Sainte-Feyre et Clairavaux.

L'église de Sous-Parsat (IM23002036) a été entièrement décorée par l'artiste Gabriel CHABRAT. Les murs et la voûte sont recouverts de peintures évoquant l'ancien et le nouveau testament tandis que les vitraux, conçus par l'artiste entre 1989-1990, ont été fabriqués par l'Atelier du vitrail de Limoges. Dans cet espace à deux dimensions où les couleurs primaires dominent, les vitraux non figuratifs viennent prolonger le graphisme et les couleurs de la fresque. Ces liens forts entre peinture et vitrail sont perceptibles dans le travail expressionniste et abstrait de Jean-Dominique FLEURY à Nonards (IM19001640) en 1986 et Puy-d'Arnac en 1991 (IM19001638) et d'Emmanuel CHAUCHE à Neuville (IM19001782) en 1989, à Saint-Chamant (IM19001789) entre 1989 et 1996, à Sérandon (IM19001686) en 1991, à Montaignac (IM19001780) en 1992, à Espagnac (IM19001738) en 1996 et à Saint-Jal (IM19001660) en 1997.

2.3.2 Les verrières figurées : un retour à la figure pieuse.

Au milieu des années 1970, Daniel DALET propose à Mayson-Feyne (IM23002063) un travail comparable à celui de JALOCHA et DECOMBLE à Saint-Setiers en 1982 (IM19001709) ou à celui de l'Atelier du Vitrail à Saint-Aulaire (IM19001644) en 1981. La figure religieuse se détache sur un fond d'entrelacs. On assiste même à un retour du modèle plus traditionnel, comme la sainte Agathe de F. GORMAND-DUVAL à Saint-Marc-a-Loubaud (IM23002061) en 1993 (cf. ill. 8).

Quant à Odette LEJEUNE, qui travaille sous le nom d'artiste de Viviann Oël, elle signe une réalisation très graphique pour les vitraux du chœur de l'église de Champsac (IM87003184) où les images se détachent d'un fond géométrique. Pour les vitraux de l'église de Saint-Cyr (IM87003182) réalisés en 1972, la facture s'apparente davantage à la peinture. La grisaille est utilisée à gros coup de pinceau pour souligner les formes et donner de la vigueur à l'ensemble. Ce travail particulier de la grisaille se rencontre chez d'autres artistes, parfois utilisé de manière singulière, en ombrant excessivement le contour des morceaux de verre faisant ainsi ressembler le vitrail à une dalle de verre, comme à Bosmie-L'Aiguille (IM87003185) ou à Evaux-Les-Bains (IM23002039). cette technique était déjà utilisée en 1952 par l'atelier de Nancy des Frères BENOÎT, à Saint-Julien-Près-Bort (IM19001695).

2.3.3 Les verrières géométriques.

En dehors des verrières figurées et des verrières purement abstraites, il faut aussi mentionner les verrières géométriques. Les vitraux de Saint-Pardoux-La-Croisille (IM19001679) et Gros-Chastang (IM19001680) réalisés en 1992 et 1995 par l'Atelier du Vitrail de Limoges sont une réinterprétation de la verrière losangée. Mais la production de cet atelier, à la charnière entre le 20e et le 21e siècle, prend différents aspects. Ainsi l’œuvre complète réalisée pour l'église de Saint-Léger-La-Montagne (IM87003190) propose un travail figuré et abstrait (cf. ill. 13).

2.4 A l'aube du 21e siècle : Les nouvelles techniques.

2.4.1 Le vitrail-tapisserie.

Les vitraux réalisés selon cette technique se regardent de l'extérieur. Ils sont constitués de fils d'aluminium anodisés, de différentes couleurs et de différentes épaisseurs, tissés selon la technique de la tapisserie d'Aubusson. Cette tapisserie est doublée d'une vitre blanche à intérieur. A Puy Malsignat (IM23002017), en 2010, Jean FOURTON s'associe à Bernard BATTU, célèbre lissier d'Aubusson, Jean-François GUINOT, maître-verrier et Michel CANCALON, serrurier. A Domeyrot (IM23002019), les vitraux présentent des motifs stylisés rendant hommage à Léonard de Vinci. Ils ont été réalisés d'après les cartons de Jean FOURTON, par Patrick GUILLOT, maître-lissier d'Aubusson, Jean-François GUINOT, maître-verrier et Michel CANCALON, serrurier. Ces cinq vitraux tapisseries ont été posés en juillet 2012 (cf. ill. 18).

2.4.2 Le fusing.

Cette technique consiste à assembler, par superposition, des morceaux de verre par fusion. L'absence de réseau (plomb, béton) offre alors des possibilités artistiques nouvelles. A Viam (IM19001658), Geneviève FOURGNAUD illustre la légende de saint Martin et plus particulièrement certains points forts de sa pensée et de sa vie tels que "le sens du partage, l'altérité, le combat pacifique, la vie contemplative et la transmission de cette capacité admirable qui consiste à traverser plusieurs vies en une seule". La technique du fusing permet de traiter les vitraux comme de grands aplats colorés et sied parfaitement à la pratique de l'artiste peintre. Une large place est dédiée à la couleur. Ici, les vitraux sont chatoyants avec des oppositions chromatiques fortes pour certains. Les verres ont été teintés dans la masse, découpés puis soudés par la chaleur par les Ateliers Jaune d’Argent en 2010. A Orgnac-sur-Vézère (IM19001627), dans le cadre d'une campagne de restauration de l'édifice, les verrières ont été réalisées en 2013 et 2014 par le Père Kim En JOONG et les Ateliers Loire de Chartres. Chaque vitrail, au relief réalisé par thermoformage, se compose de plusieurs aplats colorés, effectués par des gestes proches de la calligraphie, cuits successivement afin de prévenir les mélanges de couleurs. La dernière étape consiste en l'application d'un émail dépoli incolore pour éviter une trop grande transparence aux endroits non colorés (cf. ill. 19).

2.4.3 La lithophanie.

C’est en 1996 que le concept de vitraux en lithophanie de porcelaine a été développé par Henri-Michel BORDERIE, conseiller pour les arts plastiques à la DRAC du Limousin. Ce dernier a proposé à Philippe FAVIER de réaliser les premiers vitraux de ce type en y associant le CRAFT (Centre de recherche sur les arts du feu et de la terre). Choisir ce matériau relevait d'une audace technique et esthétique. L'église de Jabreilles-Les-Bordes (IM87003070) est alors le théâtre de cette expérience en 2004. Chacun des cinq vitraux se compose de plusieurs fines couches de porcelaine, maintenues entre elles par des agrafes. Une profusion de motifs et leur dispersion aléatoire sur la surface créent un dynamisme (cf. ill. 20).

Conclusion

Depuis 1980, le renouvellement du vitrail s’intensifie en Limousin. Les artistes contemporains apportent des réponses plurielles et leurs démarches diffèrent selon le lieu. Le défi majeur réside dans l'intégration d’œuvres contemporaines dans une architecture historique et cultuelle. Leurs recherches tant sur le plan esthétique que technique s'intensifient dépassant le cadre premier du vitrail (verre et réseau). Une sensibilité artistique nouvelle se dessine et contribue à la construction d'un panorama régional.

1GATOUILLAT, Françoise, HEROLD, Michel, collab. BOULANGER, Karine, Luneau, Jean-François. Les vitraux d'Auvergne et du Limousin : Corpus Vitrearum, France, recensement IX. Presses universitaires de Rennes, 2011.2159 sites et 190 édifices en Corrèze, 41 sites et 72 édifices en Haute-Vienne et 54 sites et 55 édifices en Creuse
Aires d'étudesLimousin

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Vienne. Série F ; sous-série 29 F : 122. Fonds Chigot, Vitraux religieux et civils. Album d’œuvres réalisées par l'entreprise : 1-vitraux religieux, 2-vitraux civils, 3-clichés et photographies à caractère privé [s.d.].

    Archives départementales de la Haute-Vienne, Limoges : 29 F 122
  • AD Haute-Vienne. Série F ; 29 F : 96. Fonds Chigot : création de vitraux dans les églises de Haute-Vienne (1920-1945). Cieux : église (1945) ; Condat-sur-Vienne : église (1939-1940) ; Limoges : cathédrale Saint-Étienne (1920) ; chapelle des Soeurs de l'Espérance 1 (1942) ; pensionnat du Sacré Cœur (1943) ; La Meyze : église de Champseaux et chapelle Notre-Dame du Rocher (1943) ; Oradour-Saint-Genest (cf. Thiat) ; Saint-Gence et Veyrac : églises (1942) ; Saint-Just-le-Martel : église (s.d.) ; Saint-Martin-le-Vieux : église (1941) ; Sauviat-sur-Vige : église (1940) ; Thiat et Oradour-Saint-Genest : églises (1943) ; Veyrac (cf. Saint-Gence). 1920-1945.

    Archives départementales de la Haute-Vienne, Limoges : 29 F 96
  • AD Haute-Vienne. Série F ; 29 F : 354-472. Fonds Chigot : Cartons des commandes, vitraux religieux, Guéret [s.d.].

    Archives départementales de la Haute-Vienne, Limoges : 29 F 303-472
  • AD Haute-Vienne. Série F ; sous-série 29 F : 101-120. Fonds Chigot : Dossiers des commandes de vitraux civils. Vitraux d'appartements et de bâtiments publics ; enseignes publicitaires : études, croquis, devis, correspondance. 1919-1946.

    Archives départementales de la Haute-Vienne, Limoges : 29 F 101-120
Bibliographie
  • [CATALOGUE D'EXPOSITION]. Francis Chigot (1879-1960) : toute une vie au service de l'art du vitrail en Limousin, présentation Yves-Marie Froidevaux, Éditeur : Direction régionale des Affaires culturelles du Limousin, Limoges, 1980, 32 p. ill.

    Archives municipales, Limoges : 1 S 67-6
  • TANDEAU DE MARSAC, Martine. L’œuvre de Francis Chigot (1879-1960), maître-verrier limougeaud de 1907 à 1960, l'exemple de la Creuse. Mémoires de la société des sciences naturelles, archéologiques et historique de la Creuse, 2012-2013, tome 58, p.377-388.

    Archives départementales de la Creuse, Guéret : non coté
  • [Exposition. Seilhac. 1987]. Avec Marc Chagall et les maîtres-verrier en Corrèze, vitrail et art contemporains, 1955-1987 : exposition présentée à Seillhac durant l'été 1987. Ed. Association pour la sauvegarde et l´étude du patrimoine artistique corrézien, 1987.

    Archives départementales de la Corrèze, Tulle : non coté
  • BLIN, Jean-Pierre. Le vitrail commémoratif de la Grande Guerre : les catholiques français et le culte du souvenir. In : Chrétiens dans la Première Guerre mondiale, Éd. du Cerf, 1993, 201 p. : ill.

    Bibliothèque Universitaire des Lettres et Sciences Humaines, Limoges : 940.3 CHRE
  • LOIRE, Nathalie. Le vitrail en dalles de verre en France des origines à 1940, thèse de doctorat d'histoire de l'art sous la direction de Françoise Levaillant, université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 1993.

    Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges : 247.4 LOI
  • CHAIZE, Jean. Le vitrail et l'œuvre de Charles Borie, Le Puy en Velay, Ed : de la société académique, 1988, 140 p.

    Bibliothèque du Patrimoine, Clermont-Ferrand : A 41465 BIS
  • GATOUILLAT, Françoise, HEROLD, Michel, avec la collaboration de Karine Boulanger et Jean-François Luneau, Les vitraux d'Auvergne et du Limousin, Presses universitaires de Rennes, 2011, 327 p.

    Bibliothèque francophone multimédia, Limoges : non coté
  • LUNEAU, Jean-François. Félix Gaudin peintre-verrier et mosaïste (1851-1930), Clermont-Ferrand, 2006.

    Bibliothèque francophone multimédia, Limoges : non coté
  • MANAUTE, Benoît. « Flambe ! Illumine ! Embrase ! » . La place de la manufacture de vitrail et mosaïque d'art Mauméjean dans le renouveau des arts industriels franco-espagnols (1862-1957), thèse de doctorat [s.l.], dir. de Dominique Dussol, Université de Pau et des Pays de l'Adour, 2012, 3 vol., 1377 pages.

    Bibliothèque Histoire, Arts et Archéologie, Pau : non coté
  • MARTEAU, Robert. Les vitraux de Chagall, 1957-1970. Paris : A.C. Mazo, 1972. 157 p. : ill. ; 36 cm.

    Bibliothèque francophone multimédia, Limoges : MAG 25541
  • GERON, Jean-Marie. Le vitrail contemporain en Europe : comme un chant de lumière. La Renaissance du livre, 2001. 221 p. : ill. ; 32 cm. ISBN : 2-8046-0557-4.

    Bibliothèque francophone multimédia, Limoges : US 748.5 GER
  • PERROT, Françoise. Architecture de lumière : Vitraux d'artistes 1975-2000. Publication : Marval, 2000. 201 p. : ill. ; 34 cm. ISBN : 2-86234-279-3.

    Bibliothèque francophone multimédia, Limoges : MAG3 748.5 CHA
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel - Casenove Stéphanie
Casenove Stéphanie

Stagiaire puis vacataire au SRI Limousin 2010-2011. Chercheur au SRI sites de Limoges et Poitiers depuis 2019.


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- Tézière Stéphanie
Tézière Stéphanie

Chargée d'étude Atemporelle - Prestation de service 2014-2015.


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