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Presbytère du Cheylard, actuellement maison

Dossier IA24001474 réalisé en 2011

Fiche

Appellationsdu Cheylard
Dénominationspresbytère, maison
Aire d'étude et cantonVallée de la Vézère - Montignac
AdresseCommune : Les Farges
Lieu-dit : le Cheylard
Cadastre : 1988 B1 384 ; 1812 B 711

Cet édifice est bâti à proximité de l'église du Cheylard au Moyen Âge, comme le suggèrent l'angle sud-ouest de la construction qui comprend encore des assises en moyen appareil de pierre de taille liées à la porte sud, à linteau en bâtière sur coussinets. La datation de la maçonnerie médiévale repose essentiellement sur cette appareillage et sur les caractéristiques de la porte, qui sont tout à fait comparables à celles des baies de la proche abbatiale Saint-Amand-de-Coly ou encore de la tour de la Machonie à Condat.

L'édifice fut repris sans doute après sa destruction ou sa ruine au cours de la guerre de Cent Ans : les murs en moellons, la demi-croisée à doucine dans l'ébrasement, traverse à listel et appui mouluré (à bande et doucine séparées par un fin réglet) suggèrent une datation du milieu ou de la seconde moitié du XVIe siècle. D'autres éléments (linteau en bâtière de la porte nord, jour vertical en plein-cintre au pignon est) semblent être des remplois de la construction médiévale. Les sculptures visibles sur le linteau de la porte nord témoignent d'un usage presbytéral, probablement jusqu'à la désaffectation de l'église au XVIIIe siècle, voire jusqu'à la Révolution. En effet, le "curé de Saint Barthélémy des Farges" déclare auprès des autorités de la commune, le 15 février 1790, qu'il "jouit d'une bien triste et ancienne maison composée d'une seule chambre avec une bien petite écurie et un petit lopin de jardinet, enfin deux petites terres affermées [...] 12 livres" : il pourrait s'agir de l'actuelle maison, qui faisait alors encore usage de presbytère.

Période(s)Principale : 13e siècle, 14e siècle , (?)
Principale : milieu 16e siècle, 2e moitié 16e siècle , (?)

L'édifice, de plan rectangulaire, est construit partiellement (angle sud-ouest) en moyen appareil de pierre de taille et principalement en moellon de calcaire. Il se compose d'un étage de soubassement s'ouvrant au sud par une porte à coussinets et d'un rez-de-chaussée surélevé. On accède à ce dernier, au nord, depuis un escalier droit et une porte coiffée d'un linteau en bâtière. Celui-ci est sculpté d'un calice, d'un ostensoir et d'un ciboire. Au sud, une demi-croisée moulurée éclaire le niveau. Une baie étroite à ébrasement perce le pignon est. Ce dernier est partiellement enduit.

Murscalcaire moellon enduit partiel
Toittuile mécanique
Étagesétage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
Techniquessculpture
Représentationsciboire, ostensoir, calice
Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquableslinteau

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune des Farges. Dessin, encre et aquarelle, par Mazin, 1812.

    Section A, 1ère feuille Archives départementales de la Dordogne : 3P3 1945-1949
Périodiques
  • FOURNIAU Paulette. "Échos de la Révolution dans un village du Montignacois d'après le registre municipal (1790-1794)". Le Périgord révolutionnaire (supplément du Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord). Périgueux, 1989, p. 539-553.

    p. 548.
(c) Conseil départemental de la Dordogne ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Marabout Vincent - Pagazani Xavier