Dossier d’œuvre architecture IA33007487 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Port de Saint-Estèphe, dit Port de la Chapelle
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Saint-Estèphe
  • Lieu-dit Port de la Chapelle
  • Adresse rue du Littoral
  • Cadastre 2015 OA 984, 985, 1030 non cadastré ; 1825 A4
  • Dénominations
    port
  • Appellations
    Port de la Chapelle
  • Parties constituantes non étudiées
    cale, vanne, quai, champ de foire

Le port est installé sur les bords d'un chenal (estey), à l'abri des courants de l'estuaire. Il est indiqué sur la carte de Belleyme en 1767. Dès 1765, un document mentionne la construction en cours d'un peyrat ou cale saillante, en amont du chenal. L'intérêt de cet équipement est souligné pour favoriser le commerce local.

En 1812, une "écluse", sous forme de pelle, est attestée, permettant de réguler le niveau des eaux dans le chenal et d'éviter l'envasement. Elle est manœuvrée par un éclusier.

En 1817, le peyrat est dans un état de délabrement avancé, ce qui pose problème notamment à l'occasion de la foire de Saint-Estèphe, très fréquentée le 7 septembre chaque année. En 1830, la réparation du peyrat est à nouveau réclamée par le conseil municipal.

En 1838, les abords du port, et notamment le champ de foire, sont plantés de 400 arbres ; on propose dès lors d'établir une digue pour les protéger des inondations.

Entre 1838 et 1842, des travaux sont enfin engagés pour reconstruire le peyrat, selon le devis établi par le conducteur des Ponts et Chaussées, Jean-Baptiste Pierre. L'équipement reste toutefois soumis à la violence des courants, et en 1843, des travaux pour améliorer la cale de déchargement, à l'abri sur les bords du chenal, sont réclamés.

Dès 1843, l'administration des bateaux à vapeur accepte de faire escale à Saint-Estèphe, pour permettre le débarquement ou l'embarquement de passagers qui s’effectue alors au moyen d'un canot.

En 1848, des plans et devis sont dressés pour l'établissement d'un débarcadère mais les moyens manquent. En 1852, le projet est relancé dans la perspective de la construction du chemin de fer du Médoc. En 1854, l'emplacement du débarcadère est discuté pour ne pas gêner l'entrée des bateaux dans le chenal. En 1861, on reconnaît que le débarcadère est peu utilisé, excepté lors de la foire, car les bateaux à vapeur n'y font pas escale.

En 1863, la commune demande que le champ de foire soit exhaussé et défendu par "un perré" pour éviter les inondations fréquentes. Des plans sont dressés par l'ingénieur des Ponts et Chaussées, Robaglia.

En 1866-1867, des travaux sont à nouveau préconisés au chenal. En 1878, des améliorations sont encore attendues : revêtement par un mur de quai en pierre longitudinal au terre-plein que la commune a fait établir pour l'agrandissement du champ de foire ; approfondissement du chenal du port, sa régularisation et aussi son redressement ; construction de cales et perrés sur la berge nord afin de faciliter les embarquements et débarquements et la rendre pareille à celle du sud.

En 1898, le problème d'envasement du port est évoqué ; le bassin de rétention n'est pas suffisant pour chasser les vases accumulées. Le phénomène est encore dénoncé en 1922.

Le port est aménagé sur les bords du chenal, à l'est du village de Saint-Estèphe. Les vestiges d'un cale inclinée maçonnée sont encore conservés sur la berge sud. Un pont aménagé sur le chenal en permet la traversée et est équipé d'une vanne à crémaillère afin de réguler le niveau des eaux en fonction des marées.

Au sud, le long de l'estuaire, la cale saillante maçonnée, dite "peyrat" est également conservée.

L'espace du champ de foire est encore planté d'arbres.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • moellon
  • Couvrements
  • Statut de la propriété
    propriété publique