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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Villeneuve
  • Lieu-dit Roque de Thau
  • Cadastre 2011 B Non cadastré, domaine public.
  • Précisions oeuvre située en partie sur la commune Gauriac
  • Dénominations
    port
  • Appellations
    Port de Roque de Thau
  • Parties constituantes non étudiées
    chenal

Le lieu de Roque de Thau est visible sur les cartes du 18e siècle, composé de quelques maisons. Un port est indiqué sur les cartes de Masse de 1724 et de Desmarais de 1759. A la fin du 18e siècle, ce port sert essentiellement au transport des pierres extraites des carrières proches. Il est environné de quatre chantiers de construction de navires. Sur le plan cadastral de 1819, le ruisseau de Grenet prolongé par le chenal ou "estey", sépare la commune de celle de Gauriac.

Sur un plan de 1871, la Roque de Thau est composé du port, d'un chenal, d'un terrain réservé pour les dépôts de marchandises et d'une cale. En 1875, le port, réputé "un des plus commerçants de l'arrondissement de Blaye", est en mauvais état et la commune souhaite procéder à des restaurations. Toutefois la Statistique du département de la Gironde indique que "le mouvement commercial, qui était en 1871 de 10 166 tonneaux, est tombé en 1874 à 4 268 tonneaux".

Un projet d'établissement de cale sur la rive droite du chenal est dressé et approuvé par décision ministérielle du 22 juillet 1876. Les travaux ont été exécutés de 1877 à 1879 pour une somme de 6759 francs.

En 1908, on procède au dragage du chenal en mauvais état.

Une usine de pétrole, reliée avec celle de Furt à Gauriac, est établie sur la rive droite du chenal dans les années 1920. Le port permettant le débouché de l'importante production des carrières des environs, un projet de voie ferrée industrielle, de type Decauville, est élaboré pour le compte du Port autonome de Bordeaux au début des années 1930.

Le port a perdu depuis l'après-guerre sa vocation industrielle et commerciale. Au milieu des années 1950, la partie amont du chenal a été busée et recouverte pour permettre le passage de la route départementale le long de l'estuaire. Une association de bénévoles assure aujourd'hui l'entretien et l'animation du site.

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 20e siècle

Le port de la Roque de Thau est composé d'un chenal débouchant dans l'estuaire, d'une place et de quelques maisons autour, ainsi que des bâtiments du syndicat des eaux du Bourgeais. Le chenal puis le ruisseau de Grenet marquent la limite communale. Les aménagements du port sont limités à de pieux plantés dans la vase destinés à l'amarrage des embarcations de pêche et de plaisance. Trois cabanes de pêche, appelées "carrelets", sont installées à proximité.

  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Renseignements sur le port de Blaye et les autres ports dépendant du même quartier, 1787.

    Archives nationales, Paris : MAR/G/140 microfilm
  • Biens communaux, 1871.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 4096
  • Registre de délibérations, 1856-1876.

    Archives municipales, Villeneuve : non coté

Bibliographie

  • Conseil Général de la Gironde. Rapports et délibérations, [1791-1945].

    [en partie numérisés sur Gallica]

    août 1880
  • FERET Edouard. Statistique générale du département de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1878.

    tome 1, p. 85

Documents figurés

  • Détail du plan de la Gironde. Dessin à l'encre (signature illisible), 15 septembre 1871.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 4096

Annexes

  • Renseignements sur le port de Blaye et les autres ports dépendant du même quartier, 1787.
  • Extraits des registres de délibérations du conseil municipal
  • Projet de voie ferrée Decauville pour desservir le port de la Roque de Thau
Date d'enquête 2012 ; Dernière mise à jour en 2012
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(c) Conseil départemental de la Gironde