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Port de Loudenne

Dossier IA33006627 réalisé en 2013

Fiche

Parties constituantes non étudiéesquai, cale, vanne, pont, voie ferrée
Dénominationsport
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche) - Lesparre
AdresseCommune : Saint-Yzans-de-Médoc
Lieu-dit : Loudenne
Cadastre : 1831 B1 152 ; 2014 127-129

Lorsque les frères Gilbey deviennent propriétaires de Loudenne en 1875, ils font construire, face au cuvier, un port privé relié aux chais par une voie ferrée et un tramway Decauville, afin de faciliter le chargement des barriques sur les bateaux. Le domaine est ainsi directement relié aux entrepôts de Londres.

Un plan, dressé en 1876 par l'architecte Ernest Minvielle pour la construction des nouveaux chais et cuvier, indique l'emplacement prévu pour le port, avec l'aménagement d'un chenal accessible aux bateaux, équipé d’un bassin de retenue, d’un pont, d’une cale inclinée et d’un terre plein. Les travaux ont certainement lieu en 1878, selon les augmentations et diminutions des matrices cadastrales.

Sur l'illustration publiée en 1881 dans l'ouvrage de Cocks et Féret, le port, relié aux chais par la voie ferrée, est doté d’une grue qui permettait le chargement des barriques. Dans l'édition de 1893, un bâtiment a été construit à proximité de la grue sur les bords de l'estuaire : le pignon porte l'inscription « W & A Gilbey ». Enfin, sur l'une des vignettes de l'album photographique d'Henry Guillier publié au début du 20e siècle, un bateau est amarré au port ; un large mur accolé à un bâtiment préexistant porte l'inscription « LOUDENNE ». Ce pan de mur est encore conservé, bien que l’inscription ait été modifiée.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle

Le port est situé dans l'axe des chais, à l'est, sur les bords de l'estuaire. Il s'agit d'un chenal connecté aux fossés en eau des terres, dont le niveau varie en fonction des marées et des eaux de ruissellement. Cette échancrure dans la rive offrait un abri aux bateaux, ainsi protégés des vents et des courants.

Un pont maçonné permet le franchissement du chenal, afin de ne pas interrompre le chemin reliant Saint-Christoly à Pauillac (figuré sur le plan cadastral de 1831). Le pont est équipé d'une vanne (pelle à coulisse) ménageant en amont un bassin de retenue ou bassin de chasse, utilisé pour le désenvasement du port. Les vestiges d'une cale inclinée avec bittes d'amarrage sont encore visibles au nord du chenal. Un mur portant l'inscription LOUDENNE et les armoiries des Gilbey est construit face à l'estuaire : il est soutenu à l'arrière par des contreforts et encadré de deux piliers à chapiteaux denticulés.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan indiquant les modifications proposées en A-B pour les abords des nouvelles constructions. Dessin, encre et lavis, par Ernest Minvielle, s.d. [vers 1876].

    Archives municipales, Bordeaux : 150 S recueil 232
Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1881 (4e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

  • GUILLIER Henry. Les grands vins de la Gironde illustrés. Libourne-Bordeaux, s.d. [vers 1910].

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer - Steimer Claire