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Pleumartin: présentation de la commune

Dossier IA86009427 réalisé en 2018

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aires d'étudesVals de Gartempe et Creuse
AdresseCommune : Pleumartin

De Plain-Martin à Pleumartin

Les premières traces de constructions remontent à l’Antiquité. Des fanums, temples gallo-romains de plan carré, ont été identifiés par prospections aériennes entre le bourg et le hameau de Crémille, à l’est.

L'actuel territoire de la commune de Pleumartin est constitué de deux anciennes paroisses mentionnées dès le 11e siècle : Saint-Sennery et Crémille. Elles forment aujourd'hui deux hameaux distincts situés à plusieurs kilomètres au nord et à l'est du bourg. Le nom de Plain-Martin, " la plaine de Martin ", n’apparaît dans les sources qu'au 13e siècle. Ce toponyme fait référence à saint Martin, fondateur de l'abbaye de Ligugé en 361, avant d'être évêque de Tours.

La terre de Pleumartin dépend anciennement de la baronnie d’Angle (aujourd’hui Angles-sur-l’Anglin), de la sénéchaussée de Poitiers et de la généralité de Bourges, dans la province voisine du Berry. La famille d’Angle, aussi appelée Barbe d’Angle, est citée en tant que seigneur de Pleumartin dès le 13e siècle. Guichard d’Angle, l’un des plus célèbres membres de cette famille, se rallie aux Anglais lors de la guerre de Cent Ans. Vers 1380, le roi de France Charles V lui confisque ses possessions et en transmet une partie à Jean Ysoré, gendre de Guichard. Cette nouvelle famille de seigneurs règne sur Pleumartin jusqu’à la Révolution.

Le château de Pleumartin a probablement été construit par ces nouveaux seigneurs au 14e siècle. Au lieu de s’implanter à proximité de l’église paroissiale de Saint-Sennery, ils font bâtir leur résidence plus au sud, au hameau de la Chaume, qui constitue l'actuel bourg de Pleumartin, près de la Luire. Flanqué de plusieurs tours défensives, le château présente un aspect fortifié et est accompagné d’un système de douves qui a en partie perduré jusqu’à nos jours. Il possède aussi sa propre chapelle castrale. Cette implantation des Ysoré génère une certaine attractivité pour la population et participe à la constitution d'un habitat groupé, futur bourg de Pleumartin.

Grâce à plusieurs alliances matrimoniales, la famille Ysoré acquiert un vaste territoire. En 1524, Jean Ysoré épouse Louise de Liniers, ce qui lui permet d’hériter de la seigneurie d’Airvault. En 1662, c’est au tour de la seigneurie de La Roche-Posay d’entrer en possession des Ysoré, après le mariage de René Ysoré III et Marie-Gabrielle Chasteigner de la Roche-Posay. Au mois de janvier de la même année, la seigneurie de Pleumartin est officiellement élevée au rang de marquisat par lettres patentes du roi de France. Cette distinction accroît encore davantage les droits et les privilèges de la famille Ysoré (droits de guet, péages, haute justice, etc.).

Pour administrer au mieux ses terres, le seigneur s’entoure de plusieurs notables. Au 18e siècle, le greffier, le procureur fiscal, le receveur et l’huissier royal exercent des charges importantes à la cour du marquisat de Pleumartin. Le marquis a aussi le privilège d'entretenir un dépôt à sel, produit nécessaire à la conservation des denrées alimentaires.

En mai 1680, le dépôt à sel est transféré à La Puye, mais il est finalement rétabli à Pleumartin en 1728 suite à un arrêt du conseil d’État. Ce dépôt se trouvait dans une maison donnant sur le champ de foire à proximité de la halle et était administré par un contrôleur dédié spécifiquement à cette tâche.

Les seigneurs de Pleumartin possèdent le moulin banal de Gauffran, situé sur un petit cours d’eau au sud de Crémille. S’ils veulent moudre leur grain, les habitants de la seigneurie doivent impérativement utiliser ce moulin et s’acquitter d’une taxe auprès du seigneur. Ce dernier possède aussi plusieurs métairies, notamment à Mézeray, à Montgré et à la Papinerie, mais aussi à Saint-Phèle-de-Maillé, à la Chapelle-Roux (aujourd’hui à Chenevelles), à La Roche-Posay, etc. Dans la deuxième moitié du 18e siècle, le fermage des métairies est renouvelé tous les ans, le jour de la Saint-Martin. Les seigneurs possèdent aussi une grande partie de la forêt de Pleumartin où les arbres sont coupés pour leur bois ou pour produire du charbon.

Un 19e siècle riche en transformations

La Révolution bouleverse les anciennes circonscriptions administratives. Les paroisses de Pleumartin et de Crémille sont transformées en communes puis fusionnent dès 1790. La nouvelle commune ainsi créée devient en 1801 le chef-lieu d’un canton qui, à l’origine, regroupe les communes de Cenan, La Chapelle-Roux, Leigné-les-Bois, La Puye, Pleumartin et Sainte-Radegonde-en-Gâtine. Ce statut lui permet notamment d'être le siège d'une justice de paix, un lieu où étaient jugées des affaires de gravité mineure à l'échelle du canton. Cette justice de proximité, rapide et gratuite, permet de traiter des cas très variés, allant de l'injure à la contestation d'une vente, à un héritage ou encore une contestation de fermage. De la même manière, Pleumartin peut accueillir une brigade de gendarmerie dès 1792. Elle est commandée par un simple brigadier jusque dans les années 1860, puis par un maréchal des logis.

Le marquis de Pleumartin, Armand Louis François Ysoré, rentré d’exil après en 1802, tente de récupérer la propriété du champ de foire et de la halle qui lui appartenaient avant la Révolution. Après de longues tractations avec la mairie, le préfet de la Vienne finit par trancher : la halle est alors rendue au marquis mais le champ de foire est maintenu en tant que place publique.

En août 1804, le cimetière, situé autour de l’église du bourg, doit être déplacé suite à une déclaration du conseil municipal. En effet, depuis quelques mois, une nouvelle loi interdit la présence de tombes à moins de 50 mètres des habitations. L’exiguïté du cimetière devient problématique et, en 1807, la commune interdit toute nouvelle inhumation pour des raisons sanitaires. Ce n’est que deux ans plus tard qu’il est transféré à quelques centaines de mètres à l’ouest du bourg, au nord de la route de Pleumartin à Châtellerault.

En 1833, la municipalité décide de faire construire un nouvel hôtel de ville. Les plans sont dressés par l’architecte châtelleraudais Louis Renaudet père : la nouvelle construction, située au centre du champ de foire, comprend une halle au blé au rez-de-chaussée (pour faire concurrence à la halle du marquis), un logement d’instituteur, une salle d’école primaire, un tribunal pour la justice de paix et un espace dédié à la mairie à l’étage. Les travaux sont réalisés un an plus tard.

Au cours du 19e siècle, le nombre de foires augmente de manière constante. Elles n’ont lieu que sept fois par an en 1857 puis se déroulent tous les mois au début du 20e siècle. Pleumartin en tire une grande renommée car elles sont particulièrement réputées pour le grain et surtout pour les bœufs qui s’y vendent. Les marchés se tiennent chaque mercredi.

Vers 1870, la culture céréalière occupe plus de la moitié de la surface de la commune. Quant aux parcelles de vignes, elles sont bien moins présentes que dans d’autres communes des environs et n’occupent que 5 % du sol. Le chanvre est aussi cultivé mais dans des proportions très réduites. Bien que l’activité agricole domine, il existe sur le territoire nombre d'industries. Au milieu du 19e siècle, une fabrique de meules de moulin est tenue par Pierre Brossier, habitant du bourg et ancien adjoint au maire. Une usine de chaux est aussi construite à la Boissière en 1867.

L’ancien moulin banal de Gauffran reste en activité pendant une partie du 19e siècle et sert de moulin à farine pour les habitants de la commune. Une huilerie, située dans le bourg à proximité du lavoir, produisait probablement de l’huile de noix.

La majorité des artisans de Pleumartin vivent dans le bourg. Avec le développement de l'activité commerciale et l’attractivité des foires, les métiers orientés vers l’accueil des voyageurs sont particulièrement bien représentés : en 1866, le bourg compte dix aubergistes, quatre cabaretiers et quatre cafetiers. Outre ces activités, les métiers de maréchal-ferrant (huit en 1866), de cordonnier (sept), de charpentier (six) et de menuisier (cinq) sont les plus exercés. Quant aux femmes, elles sont le plus souvent couturières ou lingères (six en 1866).

Le 19e siècle est aussi une période de désenclavement pour Pleumartin. Entre les années 1860 et 1870, la mairie se dote d’un télégraphe, qui facilite la circulation de l’information. De nouvelles routes sont aussi créées pour relier le bourg aux communes voisines. L’arrivée du chemin de fer à la fin du 19e siècle accélère ce mouvement de mise en réseau des villages. Le tracé de la ligne reliant Châtellerault à Tournon-Saint-Martin traverse la commune d’ouest en est. La Compagnie d’Orléans choisit, dans un premier temps, d’implanter la gare au hameau du Clou mais elle est finalement installée au sud-est du bourg, près de la route d’Archigny. Un projet de station à Crémille est sérieusement étudié pour rapprocher la ligne des communes de Vicq-sur-Gartempe et Angles-sur-l’Anglin mais il est abandonné. Si la première tranche des travaux reliant Châtellerault à Pleumartin est terminée en 1885, il faut attendre 1891 pour que la gare soit construite. Au début du 20e siècle, le quartier de la gare est doté d'un silo construit pour la coopérative agricole de la région Pleumartin-Archigny. Situé le long de la voie de chemin de fer, près de l'avenue d'Hargarten, il permet de stocker les récoltes produites sur la commune avant leur expédition par le train.

Pleumartin au 20e siècle

En 1908, l’avenue Jourde est percée au sud de la place de l’hôtel de ville. Son tracé est dessiné par l’agent voyer cantonal, Charles Alluaume. Le percement nécessite la destruction d’une grange située sur la place, ancienne propriété de Mme Jourde, qui donne son nom à la nouvelle avenue.

Au début du 20e siècle, la brigade de gendarmerie est installée dans une caserne, aujourd'hui détruite, située à l’angle sud-ouest du champ de foire, vers la route d’Archigny. Le local étant signalé comme insalubre à plusieurs reprises, les gendarmes déménagent dans le local de l’avenue des Acacias au début des années 1920.

Après la Première Guerre mondiale, la commune fait ériger un monument aux morts à proximité de la gare. L’architecte désigné par le conseil municipal est Ferdinand Milord, auteur du monument de Châtellerault et de celui de Saint-Gervais-les-Trois-Clochers, qui est une copie quasi conforme du monument de Pleumartin. L’obélisque en pierre calcaire de Lavoux est surmonté d’un coq gaulois en bronze produit par la fonderie parisienne Durenne sur un modèle du sculpteur animalier Prosper Lecourtier. Les travaux sont définitivement réceptionnés le 20 mars 1923.

Le désenclavement se poursuit dans la première moitié du 20e siècle. Plusieurs lignes d’autobus, reliant Pleumartin à Châtellerault, à Poitiers et au Grand-Pressigny, sont créées entre les années 1910 et 1930. Le confort moderne gagne progressivement la campagne : en 1932, le conseil général de la Vienne autorise la création d’un syndicat intercommunal d’électricité pour que Pleumartin et quelques communes alentours puissent construire un réseau électrique pour leurs hameaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune est coupée en deux par la ligne de démarcation selon un axe nord-est/sud-ouest. La ligne est parallèle à l’actuelle route départementale D3 qui relie Bonneuil-Matours à La Roche-Posay. Les principaux postes de gardes allemands se trouvent aux hameaux de Russais et au Grand Village qui est le siège de la Kommandantur du secteur. Un avant-poste est aussi implanté aux Faguets, à la limite de la commune de Leigné-les-Bois, pour contrôler les voyageurs voulant se rendre dans la commune, en empruntant un chemin passant par la forêt de Pleumartin pour se rendre vers le Grand Village.

Dès 1939, plusieurs villages de Moselle sont évacués pour faire face à l’avancée allemande. C’est à partir de cette date que des réfugiés de la commune d’Hargarten-aux-Mines, à proximité de la frontière allemande, sont accueillis à Pleumartin. Certains Mosellans restent plusieurs années dans la commune et tissent des liens d’amitiés avec les locaux. Encore aujourd’hui, les deux communes gardent un contact régulier et se réunissent périodiquement.

Sites de proctectionzone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Chef-lieu de canton jusqu'en 2015, la commune de Pleumartin a rejoint l'agglomération de Grand Châtellerault le 1er janvier 2017. Elle est peuplée de 1243 habitants répartis sur 23,92 km², pour une densité de population de 52 hab/km² (en 2015). Elle est bordée par les communes de Leigné-les-Bois, La Roche-Posay, Vicq-sur-Gartempe, Saint-Pierre-de-Maillé, Archigny et Chenevelles.

La commune de Pleumartin présente un grand intérêt en terme de patrimoine naturel. C’est sur le territoire de la commune, au sud du bourg, que le ruisseau de la Luire prend sa source. Avec ses 15,50 km de longueur, la Luire est le plus important cours d'eau du territoire étudié en dehors de la Creuse et de la Gartempe : il traverse les communes de Pleumartin, Coussay-les-Bois et Lésigny avant de se jeter dans la Creuse. Un second ruisseau, le Ris, qui prend sa source au hameau de la Guillochère, forme la frontière sud de la commune avant de se diriger vers Vicq-sur-Gartempe. Il est alimenté par le ruisseau de Gauffran qui prend sa source à Pleumartin.

Le relief de Pleumartin est peu accusé. La majorité des paysages de la commune est constituée de grandes plaines, autrefois parsemées de brandes. La Luire creuse un petit vallon vers le nord du bourg, tout comme le Ris au sud-est.

La forêt de Pleumartin, située à quelques kilomètres au sud-ouest du bourg, occupe une surface de près de 5,7 km². Il s’agit d’une des zones boisées les plus étendues des Vals de Gartempe et Creuse, après la forêt de la Groie à Mairé. Elle est protégée en tant que zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF) pour sa richesse ornithologique. L’un des arbres de la forêt, le chêne du Grand Crin, est probablement multicentenaire. Il était déjà suffisamment ancien en 1833 pour être signalé sur le cadastre de la commune. Une autre ZNIEFF est présente sur la commune, aux brandes de la Croix Baron, au nord du hameau de la Ricatellerie. Elle est reconnue pour abriter plusieurs espèces d'orchidées sauvages, notamment l'orchis pyramidale, l'orchis grenouille, l’orchis bouffon et l’orchis à fleurs lâches. Plusieurs milliers de pieds d’orchis moucheron ont aussi été recensés, ce qui en fait la station d’observation la plus importante de la Vienne pour cette espèce. L’étang de Saint-Sennery, aménagé dans la première moitié du 20e siècle, est aussi un refuge pour plusieurs espèces d’oiseaux et de poissons.

Le sous-sol de la commune est caractérisé par ses marnes calcaires d’eau douce et par la présence importante du calcaire. Le silex est aussi présent dans plusieurs zones de la commune. Plusieurs outils en silex, datant du Paléolithique et du Néolithique, ont d'ailleurs été découverts sur le territoire communal, constituant les toutes premières traces de peuplement à Pleumartin. Aujourd'hui encore, le silex est visible dans les maçonneries de certaines habitations puisqu'il a longtemps été employé comme matériau de construction en association avec le calcaire.

Annexes

  • Liste des seigneurs de Pleumartin du 13e siècle à la fin du 19e siècle.

    - Payen d’Angle (dit « Payen Barbe » dans le cartulaire de l’abbaye de la Merci-Dieu).

    - Guichard d’Angle II.

    - Guichard d’Angle III.

    - Guichard d’Angle IV, comte d’Hudington. La seigneurie de Pleumartin est donnée à son gendre par le roi Charles V.

    - Jean Ysoré, marié à Jeanne d’Angle, fille du précédent.

    - Jean Ysoré, marié à Gillette Ribot de Chavagnes.

    - Jean Ysoré, marié à Isabeau Bataille.

    - Jean Ysoré, marié à Jeanne de Combarel, nièce de l’évêque de Poitiers, Hugues de Combarel, seigneur d’Angle.

    - Léon Ysoré, marié à Jeanne Chenin. Meurt sans enfants.

    - Jean Ysoré, frère du précédent, marié à Isabeau de Lanes.

    - Jean Ysoré, marié à Louise de Liniers, dame d’Airvault.

    - René Ysoré, marié à Françoise de Sorbier.

    - Honorat Ysoré, marié à Madeleine Babou de la Bourdaisière.

    - René Ysoré, marié à Marguerite de Chamborant.

    - Georges Ysoré, marié à Marie de Roncherolles.

    - René Ysoré, marié à Marie-Gabrielle Chasteigner de la Rocheposay.

    - Georges Ysoré, marié à Geneviève Rolland.

    - Nicolas Ysoré, marié à Anne Lelay de Villemarest.

    - Marie Victor Nicolas Ysoré, marié à Marie d’Usson de Bonnac. Après son emprisonnement, le château médiéval est rasé.

    - Armand Louis François Ysoré, marié à Angadrème de Carvoisin.

    - Angadrème Louis François Ysoré, marié à Josephine Constance Léontine de Cossé-Brissac.

    - Marie Antoine Ysoré, marié à Césarine Marie de Gars de Courcelles.

    Synthèse effectuée à partir des sources suivantes* :

    - M. d’Argenson, Isoré de Plumartin, Mémoires de la Société archéologique de Touraine, Tome VII, Tours, 1855.

    - Beauche-Filleau, Joseph, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, Tome Premier, Paris, 1891.

    - Carré de Busserolle, J.-X., Recherches historiques sur l'ancien fief de Bossay (Indre-et-Loire), Mémoires de la Société archéologique de Touraine, Tome IV, Tours, 1855.

    - De Marolles, Michel, Les mémoires de Michel de Marolles, abbé de Villeloin, Paris, 1656.

    - Lalanne, abbé. Histoire de Châtelleraud et du Châtelleraudais, Volume 1, Châtellerault, 1859.

    - geneanet.org, base collaborative Pierfit.

    (*Au vu des différences existantes en fonction des sources, les prénoms de certaines épouses peuvent être incomplets ou incorrects).

  • Liste des maires de Pleumartin de 1793 à 1912.

    Archives départementales de la Vienne, Registres paroissiaux et d'état civil de Pleumartin :

    - 1793-1796 : François Autexier, membre du conseil général de la commune de Pleumartin, officier public, élu pour rédiger les actes de naissances, mariages et décès.

    - 1796 : François Rouzeau, agent municipal de la commune de Pleumartin.

    René Bonnaventure Jourde, adjoint municipal de la commune de Pleumartin.

    - 1796-1800 : André Degenne, agent municipal de la commune de Pleumartin.

    - 1800-1815 : François Trépreau, le jeune, maire (premier qualifié de « maire »).

    - 1815-1828 : Fabien Augustin Chambourdon, maire (à partir du 1er août 1815, d'abord comme adjoint de la commune, remplissant la fonction d'officier de l'état civil par intérim, puis maire à partir du 18 septembre 1815. L'adjoint Sylvain Audiguier signe pour lui de 1826 à juin 1828).

    - 1828-1830 : Angadrême Louis François Ysoré d'Hervault, maire (« marquis de Pleumartin, gentilhomme de la Chambre du Roi, chevalier de l'Ordre Royal et de la Légion d'Honneur »).

    Pierre Brossier, adjoint.

    - 1830 : Illisible, maire.

    - 1830-1846 : Fabien Augustin Chambourdon, maire.

    André Hubert Auzanneau, adjoint.

    - 1846-1848 : Angadrême Louis François Ysoré d'Hervault, maire (chevalier des ordres de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur).

    André Hubert Auzanneau, adjoint.

    - 1848 : Eugène Audiguier, maire provisoire.

    - 1848-1854 : Angadrême Louis François Ysoré d'Hervault de Pleumartin, maire.

    Célestin Charaudeau, adjoint.

    - 1854-1857 : Louis Marie Philogone Balard d'Herlinville, maire.

    Pierre Brouard, adjoint.

    - 1858-1870 : Marie Anne Antoine Ysoré d'Hervault marquis de Pleumartin, maire.

    Pierre Brouard, adjoint.

    Benjamin Aillet, adjoint.

    - 1870-1871 : Achille Charles Brissonnet, maire.

    Benjamin Aillet, adjoint.

    - 1871 : Augustin Delaveau, conseiller municipal remplissant la fonction de maire (fin avril 1871).

    - 1871-1878 : Marie Anne Antoine Ysoré d'Hervault marquis de Pleumartin, maire.

    Benjamin Aillet, adjoint.

    Célestin Charaudeau, adjoint.

    - 1878-1888 : Achille Charles Brissonnet, maire.

    - 1888-1896 : Ysoré d'Hervault marquis de Pleumartin, maire (probablement Marie Anne Antoine Ysoré d'Hervault).

    - 1896-1908 : Émile Hérault, maire.

    - 1908-1910 : Auguste Trépreau, maire.

    - 1910-1912 : Alfred Devautour, maire.

    - 1912-... : Prosper Morisset, maire.

  • Incidents lors de la foire au bestiaux du 23 juin 1777.

    Affiches du Poitou, année 1777, n°28-29, jeudi 17 juillet 1777, Bureau des Affiches, Poitiers, p.109.

    « De Plumartin, près Châtelleraud, 29 juin.

    Il a été souvent question Monsieur dans vos feuilles, d’accidens occasionés dans plusieurs foires de cette province et ses environs, par un trouble subit qui se met parmi les bestiaux, et dont on ignore la cause. Il n'est guère possible de croire que ce trouble ne soit pas occasionné par quelques mal-intentionnés qui en profite pour filouter. Ce même désordre est arrivé ici lundi dernier, entre 11 heures et midi. Tous les bœufs sortirent de leur place et se jetèrent de tous côtés ; c'étoit le plus affreux spectacle. Beaucoup de personnes y ont été foulées aux pieds, deux en sont mortes, deux ont eu chacune une jambe cassée, une troisième un bras fracassé, plusieurs ont été défigurées par des coups de cornes. Combien d'autres y ont reçu des blessures différentes ! Quantité de bœufs ont été égarés ; grand nombre ont été écornés et en ont maltraité bien d'autres. Beaucoup d'argent et de tasses volées. Un homme, cependant qui avait ramassé une bourse de 400 livres a été d'assez bonne foi pour la remettre à celui qui s'en est manifesté le vrai propriétaire. Il y a tout apparence, comme on l'a dit tant de fois, que les voleurs sont auteurs de tout ce mal, qui mérite plus que jamais, puisqu'il s'étend et se multiplie, les regards de la Police. Le public est toujours persuadé que c'est avec des poudres que ces filous troublent les animaux et les mettent en fureur. Si on ne prend pas des précautions à l'avenir , c'en est fait de cette foire et peut être de beaucoup d'autres. Tout le monde se rebute et n'y veut plus retourner. »

  • Gâteaux du canton de Pleumartin (1867).

    Abbé Lalanne, Glossaire du patois poitevin, Mémoires de la Société des Antiquaires de l’Ouest, tome XXXII, Poitiers, 1867

    p.XIX :

    « C’est le baigneton, sorte de pâtisserie légère frite dans la poêle, qui, pendant les fêtes grasses, fait le régal des habitants du canton de Pleumartin. Si l’on fait des signes de croix en mangeant le premier et si l’on prononce ces mots : « baigne, baigneton, fais fuir nielles et chardons », les champs seront assurément délivrés de ces plantes parasites. »

    p.XX :

    « Ailleurs, dans le canton de Pleumartin, il y a la galette Bauduche. C’est aussi un petit pain rond. Mais son usage n’est plus le même. Il sert à invoquer Ste Bauduche pour obtenir un temps sec et serein quand on veut faire la buée (lessive). Les ménagères le préparent quelques jours seulement avant cette importante opération, puis elles le donnent au premier pauvre qui se présente à la porte, et c’est lui qui est chargé de faire les prières à la sainte pour obtenir le temps favorable. La même coutume existe aussi dans les environs de Parhenay. »

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 86. 2 E 227. 1323-1792. Famille Isoré : titres du marquisat de Pleumartin.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 E 227
  • AD 86. FiH1 : Article 1, 1790 : Atlas de la terre de Pleumartin.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : FiH1 : Article 1
  • An IX-1939. Biens communaux non bâtis.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 230 3
  • 1857-1939. Biens communaux bâtis.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 230 4
  • 1806-1939. Biens communaux bâtis.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 230 5
  • 1849-1934. Biens communaux bâtis.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 230 6
  • 1948-1961. Biens communaux bâtis.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 601 W 580
  • Ventes de biens nationaux, actes de ventes selon le régime de la loi du 28 ventôse an IV.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 Q 60
  • Actes de ventes de domaines de toute origine.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 Q 339
  • Ventes de biens nationaux, fiches classées par communes: Crémille.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 Q 1268
  • Ventes de biens nationaux, fiches classées par communes: Pleumartin.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 Q 1273
  • AD 86. 4 P 5560-5566. 1833 : Plan du cadastre de Pleumartin.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 5560-5566
  • 1863-1914. Matrices cadastrales, augmentations et diminutions.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 2841
  • 1836-1862. Matrices cadastrales, augmentations et diminutions.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 2837
  • 1874. Pleumartin, école des garçons, plan dressé par l'instituteur j. Fournier.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 T 2 393
  • Monument aux morts de Pleumartin.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 9 T 89
  • AD 86. 1 B 2 76. 1753. Sénéchaussée de Poitiers, greffe criminel.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 B 2 76
Bibliographie
  • Association VGCA, Les clochers des Vals de Gartempe et Creuse, entre Berry, Touraine et Poitou, 2017.

    p. 101-108
  • Association VGCA, Lumière et couleurs: les vitraux des Vals de Gartempe et Creuse, 2015.

    p. 44-45 ; 66-67 ; 86-89
  • Beauchet-Filleau, Henri. Pouillé du diocèse de Poitiers. Niort (22, rue des Halles) : L. Clouzot ; Poitiers (4, rue de l'Éperon) : H. Oudin, 1868.

    p. 81, 117, 261, 347 Bibliothèque nationale de France, Paris : 254 BEA
  • Beauchet-Filleau, Joseph, Henri et Paul, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou : t. 1. Fontenay-le-Comte : Lussaud frères, 1891.

    p. 79
  • Clouzot, Étienne, Cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame de la Merci-Dieu, autrement dite de Bécheron, au diocèse de Poitiers, Archives Historiques du Poitou, tome 34, Poitiers, 1905.

    p. 383-385 ; 388, 391, 393, 395
  • Durand Philippe, Andrault Jean-Pierre, dir. Châteaux, manoirs et logis, la Vienne. Éditions patrimoines et médias. Niort, 1995.

    p. 169
  • Farisy, Jacques, La ligne de démarcation dans la Vienne, Gestes Éditions, La Crèche, 2007.

    p. 45-49 ; 125, 126
  • Guillemet, Dominique. Dir., Dictionnaire des communes et pays de la Vienne. 2004, Geste éditions.

    p. 247
  • Jean, Suzanne, L'architecture rurale française: Poitou, Pays charentais, Paris, 1981.

    p. 28
  • Lalanne, abbé. Histoire de Chatelleraud et du Chatelleraudais, Châtellerault : chez A. Rivière, imprimeur-libraire, 1859.

    p. 502-507
  • Pouliot, Maurice ; Salvini, Joseph ; Villard, François. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Vienne, Série E supplément (Communes), Tome cinquième, Imprimerie P. Oudin, Poitiers, 1970.

    p. 184-217
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 319 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
  • Simmat, Gérard, Juchault, Pierre, Dubout, Jean-Paul. Le Pays des Vals de Gartempe. Joué-lès-Tours : Alan Sutton, 2000. 126 p., ill. (Mémoire en Images). ISBN 2-84253-512-X.

    p. 10-22
  • Sirey, J.-B. Extrait du Recueil général des lois et des arrêts : en matière civile, criminelle, commerciale et de droit public, 1825.

    p. 258

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(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault - Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).


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