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Place Maurice Dayras

Dossier IA23000492 réalisé en 2008

Fiche

AppellationsPlace des Récollets, puis place Villeneuve, dite aussi place du Palais, puis place Maurice Dayras
Dénominationsplace
Aire d'étude et cantonAubusson - Aubusson
AdresseCommune : Aubusson
Adresse : place
Maurice-Dayras
Cadastre : 1812 D non cadastré ; 2007 AK non cadastré

L'espace de la place Maurice Dayras a changé à plusieurs reprises au cours de l'histoire.

La place est d'abord aménagée au 17e siècle, époque de la construction du couvent des Récollets et de la réédification du pont reliant le faubourg Saint-Jean-de-la-Cour au corps de ville. A cette époque, seule la route de Felletin part de la place, ainsi qu'un petit chemin se dirigeant vers la vallée de la Beauze (actuelle rue William Dumazet).

La place est ensuite à nouveau réaménagée sous l'égide du maire Pierre de Laporte, entre 1769 et 1772, au moment de la création de l'actuelle avenue de la République, dans le cadre de la construction de la route moderne reliant Clermont-Ferrand à Limoges.

Au début du 19e siècle, le couvent des Récollets accueille pendant un temps (1797-1804) l'Ecole Centrale du département. Il abrite son cabinet d'histoire naturelle et son jardin botanique, créé dans l'enceinte de l'ancien jardin d'agrément des pères.

Suite à la fermeture de l'Ecole Centrale en 1804, le couvent est détruit vers 1815, afin d'édifier à son emplacement un tribunal et une prison.

La place est alors réaménagée en 1823 et prend le nom de place Villeneuve, du nom du préfet de la Creuse qui la fait établir.

Le collège y est construit vers 1835-1838. En 1848, la reconstruction du pont des Récollets sur un nouvel axe (dans l'alignement de la rue Franche, actuelle rue des Déportés) modifie à nouveau la morphologie de la place.

Dans les années 1840, est percée, sur son flanc est, la route départementale de Tulle à La Châtre (actuelle rue Saint-Jean).

En 1913, le maire d'Aubusson en interdit l'accès aux cyclistes, afin d'en faire un lieu de promenade.

Autour de 1970, survient enfin une ultime métamorphose : l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs est édifiée à la place des bâtiments du tribunal et de la prison, démolis. La place revient donc plus à l'ouest. Dans le même temps, on envisage d'y implanter une gare routière, et des terrains sont rachetés à la Banque de France, qui occupe le côté est de la place. Finalement, après le percement de la route sur les berges de la Creuse, pour la déviation de la RN 141 par le nouveau pont de Juillet, le faubourg des Tanneurs et le vallon du Léonardet, la gare routière est construite à cet endroit, laissant la place libre.

La place Maurice Dayras est inaugurée en 1975, en présence de la veuve de l'historien de la ville auquel elle doit son nom et sous la présidence du maire Victor Pakomoff.

Période(s)Principale : 17e siècle
Secondaire : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 20e siècle

Aujourd'hui, parmi les constructions bordant la place Dayras, seules deux apparaissent sur le cadastre napoléonien de 1812 et témoignent de l'urbanisation du quartier dans le dernier quart du 18e siècle, au moment de l'achèvement de la route royale de Clermont-Ferrand à Limoges : l'auberge Barbat (voir notice IA23000688) et la maison Dechierfranc (voir notice IA23000590). La construction de l'hôtel Sallandrouze de Lamornaix (voir notice IA23000598) et du logement patronal de cette famille de fabricants de tapisseries (voir notice IA23000487, devenu la Banque de France) remontent, quant à eux, à 1850 environ. L'hôtel de voyageurs (voir notice IA23000655) de l'angle nord-ouest de la place date du premier quart du 20e siècle.

Pour le reste, la place est surtout marquée par des constructions des années 1960 : le collège-lycée (rebâti dès 1954) (IA23000475) et l'Ecole Nationale Supérieure d'Art (IA23000463).

Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Note écrite de la main de Pierre de Laporte, maire d'Aubusson

    Note écrite de la main de Pierre de Laporte, maire d'Aubusson de 1769 à 1772 :

    "Choses essentielles et utiles qui ont été faites pendant mon exercice de l'échevinat et de la mairie.

    J'ay inventé, dirigé et conduit la place publique près la paroisse. J'ai fait faire à neuf le grand escalier (de l'église), ainsi que le grand chemin le long de la place. J'ai fait faire l'escalier à la place du vieux four de Bat. J'ay fait démolir les portes de la ville, les avancements et les auvents, fait les places de Bat et des Récollets. J'ay fait faire les fontaines à neuf et disposé à faire tant d'autres réparations, comme de couvrir tout le ruisseau de la ville en pontons de pierres."

    [Cité par Cyprien PERATHON, Histoire d'Aubusson, Limoges, Ducourtrieux, 1886, p. 80].

(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville d'Aubusson - Philippe Emmanuelle
Philippe Emmanuelle

Chercheur Inventaire, SRI Limousin de 2009-2012


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