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  • (c) Conseil départemental de la Gironde
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Saint-Vivien-de-Médoc
  • Hydrographies la Gironde
  • Commune Jau-Dignac-et-Loirac
  • Lieu-dit Matte de Richard, la Matte commune
  • Adresse passe de Richard
  • Cadastre 2013 B 1971
  • Dénominations
    phare
  • Destinations
    musée
  • Parties constituantes non étudiées
    logement

Un document de 1829, cité par Roger Chaillot, révèle qu’"un arbre (essence de peuplier) très élevé et fort ancien se trouvait placé sur la côte du Médoc, à l’est du village de Jau et servait d’amer aux pilotes pour déterminer les lignes de mouillage dans la passe de Richard connue sous le nom de rade de Richard. Cet arbre vient d’être abattu par le vent, les pilotes réclament avec insistance qu’il soit remplacé par une balise". Constituant un repère particulièrement utile, il était encore mentionné, bien après sa disparition, sur une carte datant de 1837 et fut finalement remplacé en 1843 par une construction maçonnée.

En 1831, une balise avait été placée pour signaler le banc de sable de Richard ; une pétition réclame toutefois un éclairage plus important. Un plan pour l'emplacement d'une tour est présenté le 2 septembre 1840 par l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Deschamps.

La tour est bâtie en 1843 par la Maison Prieau de Bordeaux. Elle est haute de 18 mètres et repose sur des fondations en pierre de la Roque de Thau de 2 mètres d’épaisseur. Le fût est surmonté d’une plateforme entourée d’un garde-fou métallique et de la lanterne. A l’intérieur se trouve un escalier en vis en pierre de taille des carrières de Béguey (Cadillac). Au pied de la tour, se trouve le logement du gardien en rez-de-chaussée.

Le phare est mis en service le 15 mars 1845.

Toutefois, le phare n’étant pas assez haut et donc pas assez visible, on décide la construction d’un second phare, métallique, en 1870. Il est conçu par l'ingénieur Lecointre et construit par la Société Nouvelle des Forges et Chantiers de Méditerranée, à proximité du premier. La tour s'élève à 31 mètres sur des fondations maçonnées de 3 mètres de haut. Elle est étayée de trois poteaux.

En 1953, le Service Maritime décide le déclassement du phare, qui ne présente plus d’utilité pour la navigation, le chenal étant désormais repéré par des bouées lumineuses. Il est détruit le 17 janvier 1956 et démantelé pièce par pièce. Quant au phare maçonné, il est mis en vente aux enchères publiques le 5 février 1957 et acheté le 5 mars de la même année par une société parisienne, qui finalement le délaisse. A l’abandon, envahi par les broussailles, il n’est réhabilité que dans les années 1980.

En 1984, des jeunes de Jau-Dignac et Loirac décident de nettoyer les abords du phare afin de le rendre plus accessible. En 1988, le maire René Coutreau parvient à racheter le site, le 2 décembre de la même année. Des travaux de restauration sont exécutés en 1991, confiés à l’architecte Claude Vignault. La digue est aménagée avec des escaliers et des parkings sont créés. Les passes de Dignac et du Phare, donnant accès au phare, sont goudronnées. Les travaux sont achevés en 1992.

Des travaux de rénovation ont lieu en 2006 et la lanterne est remplacée en 2009 par une coupole identique à celle du phare d’origine, réalisée par les élèves du Lycée de la Mer, de Gujan-Mestras.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1843, daté par source
    • 1870, daté par source

Localisé en bordure de l’estuaire, le phare de Richard est de forme cylindrique, légèrement tronconique, et s'élève à 18 mètres de hauteur. La tour en maçonnerie est coiffée d'une plateforme et d’une lanterne. L’accès s’effectue par un escalier en vis construit en pierre de taille.

Le logement du gardien en constitue la base. Transformé en musée, le logement est percé de trois ouvertures en façade.

Au sud du phare se trouvent trois socles en pierre, correspondant à l'emplacement de l'ancien phare détruit.

Le site est aménagé d'un parking et d'une aire de pique-nique.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    métal en couverture
  • Couvertures
    • dôme circulaire
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier en vis en maçonnerie
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune