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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Ville de Pau

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pau
  • Commune Pau
  • Adresse rue Henri-IV
  • Emplacement dans l'édifice chœur

Dans une lettre en date du 31 juillet, le conseil de fabrique réclame à Émile Boeswillwald les cartons et devis des peintures murales du chœur. Le devis est soumis à l'avis du conseil le 17 août de la même année. Il comprend notamment "l'encaissement du ciborium et des stalles", les "peinture et décor à la cire et compris enduit à la céruse", ainsi que les "honoraires d'architecte pour composition de ces peintures et détails d'exécution". Les travaux sont effectués en 1883-1884 par le "sieur Courtignon, peintre demeurant à Bayonne" pour la somme de 14.993,08 francs, dont 14.000 versés en acompte. Le solde ne sera versé qu'en 1889. Le projet aura entre temps connu des modifications, comme le rappelle Boeswillwald dans une lettre adressée au conseil de fabrique et retranscrite dans le compte-rendu de la séance du 7 juillet 1889, où l'architecte fait mention de la "différence entre le tracé primitif soumis à l'agrément de la fabrique et la décoration exécutée". Ce premier projet nous est, à l'heure actuelle, encore inconnu.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Courtignon Jules Louis
      Courtignon Jules Louis

      Prénom usuel : Jules. Peintre-décorateur né à Paris 5e le 26 juillet 1829 et mort à Bayonne le 5 décembre 1919 ; fils d'Edme Courtignon, charpentier, et de Marie Jeanne Clémence Louvet. Impliqué dans l'insurrection parisienne de juin 1848 (mis en liberté le 3 septembre suivant), installé à Bayonne à l'occasion de ses travaux dans la cathédrale de cette ville (en association avec ses fils Louis Alfred et Jules Louis), il travailla également pour les cathédrales de Reims, de Rouen, de Boulogne, d'Albi et de Fréjus, ainsi qu'à la chapelle impériale de la Villa Eugénie de Biarritz, au château d'Abbadia (1884) et à l'église Saint-Martin de Pau (1883-1884). Marié à Bonsecours (Seine-Maritime) le 9 mai 1853 avec Fleuriste (sic) Fanny (ou Florine Stéphanie) Claro (née à Montmartre le 12 juin 1828), blanchisseuse, fille de Louis Joseph Claro et de Florentine Aimable Sergeant, il en eut quatre enfants : Louis Alfred (né avant mariage à Paris 3e le 1er décembre 1851) ; Clémence-Marie (née à Blosseville-Bonsecours le 25 mai 1853), mariée à Bayonne le 30 décembre 1872 avec le peintre-décorateur Adolphe Auguste Martial Jousseaume (né à Champagné en Vendée le 16 février 1844) ; Jules Louis (né à Paris 10e le 13 novembre 1857), peintre-décorateur avec son père et son frère, marié à Bayonne, le 13 août 1881, avec Étiennette Lucie Sordes (née à Bayonne le 29 juillet 1859), fille de Jean Sordes et de Saubade Dupuy ; et Albert (né à Paris le 28 août 1863), horloger-bijoutier, marié à Ciboure le 26 septembre 1891 avec Jeanne Marie Marguerite Semper (Bayonne, 18 juillet 1878-?).

      Jules Courtignon fut domicilié successivement à Paris (164, rue du Faubourg-Saint-Denis) en 1848, à Bonsecours en Normandie en 1853, à nouveau à Paris (10e) en 1857, enfin à Bayonne (rue de Belfort, puis place de la Course dans le quartier Saint-Esprit) en 1872 et jusqu'à sa mort. Son fils et associé Louis Alfred épousa Marie Louise Souliagou, dont il eut trois fils, Henri Marie Jean (Bayonne, 12 juin 1888), Pierre Gabriel (Bayonne, 27 juillet 1889) et Georges-Louis-Clément Courtignon (Bayonne, 23 janvier 1893).

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      peintre attribution par source
    • Auteur : auteur du modèle, architecte attribution par source

L'ensemble de peintures à la cire se développe sur le haut des murs du chœur et de l'abside, à l'aplomb des stalles.

  • Catégories
    peinture murale
  • Matériaux
    • enduit, support peinture à la cire, céruse
  • Iconographies
    • ornementation, draperie, monogramme, ornement à forme végétale
  • Précision représentations

    Les murs sont ornés d'une draperie rouge en trompe l’œil semée du monogramme de saint Martin et d'un motif floral stylisé. Une croix grecque entourée de pampres décore les tympans des portes ouvrant sur les deux sacristies, dont les écoinçons sont, quant à eux, revêtus de branches d'olivier au naturel sur fond bleu.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler

Documents d'archives

  • Registre de Fabrique 1882-1902 : séances des 17 août 1882 (p. 4-5) et 7 juillet 1889 (p. 79-85).

Date d'enquête 2013 ; Dernière mise à jour en 2013
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Édifice
Église paroissiale Saint-Martin

Église paroissiale Saint-Martin

Commune : Pau
Adresse : rue Henri-IV