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Peinture monumentale de Mario Prassinos

Dossier IM23001781 réalisé en 2009

Fiche

Dénominationspeinture monumentale
Aire d'étude et cantonAubusson - Aubusson
AdresseCommune : Aubusson
Adresse : place Maurice-Dayras
Emplacement dans l'édificebâtiment d'entrée mur sud de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Limoges-Aubusson

Né à Constantinople le 30 juillet 1916, Mario Prassinos quitte très jeune sa ville natale, à la suite de son père, qui en 1922, décide de s'exiler en France pour des raisons politiques. La famille s'installe à Nanterre, puis à Paris, dans des conditions matérielles difficiles. Malgré la précarité de la vie et la disparition précoce de son père, Prassinos persiste dans son goût pour les Arts plastiques et les Beaux-Arts. Il fréquente alors les surréalistes. Tout en suivant les enseignements de l'Ecole des Langues Orientales, il exécute ses premières réalisations, qu'il expose à la galerie Billiet-Vorms en 1938. De 1942 à 1950, il entame un fructueux travail de collaboration avec les éditions NRF, pour lesquelles il imagine les illustrations gravées des textes de Queneau, Sartre, Apollinaire, Rimbaud et Pœ. En 1947, Prassinos crée sa première scénographie pour Jean Vilar au TNP et au Festival d'Avignon. Engagé volontaire dans la Seconde Guerre Mondiale, il est blessé et démobilisé en 1939. C'est au sortir du conflit qu'il s'installe 18, villa Seurat, dans l'ancien atelier du peintre Soutine. Il y rencontre Jean Lurçat, dont le frère André est l'architecte de la villa Seurat et qui occupe alors lui-même le n°4. C'est ainsi qu'il s'oriente vers la tapisserie et prend la route d'Aubusson. La première réalisation tissée de Prassinos, en 1952, s'avère décevante mais elle lui sert d'expérience et lui permet de se perfectionner, puisqu'il réalisera plus de 150 cartons de tapisseries jusqu'à sa mort. Son ouvrage Empreindre rend compte de ses réflexions sur cet art textile et de la nécessité d'utiliser un carton numéroté plutôt qu'une gouache pour servir de modèle lors du tissage. Sa conception très moderne de la tapisserie est soutenue par Suzanne Goubely et par les lissiers de sa manufacture qui tisseront, avec les Gobelins et Beauvais, l'ensemble de son œuvre - par ailleurs exposée régulièrement à la galerie La Demeure, à Paris, jusqu'en 1974. Prassinos s'impliquera beaucoup dans le décryptage de ses compositions par les lissiers, de manière à obtenir la plus fidèle interprétation de ses idées, faisant de fréquents voyages à Aubusson. Ses séjours dans la Creuse alternent avec ceux qu'il effectue dans sa demeure d'Eygalières, en Provence et en Grèce. Ces déplacements renouvellent son inspiration dans un sens naturaliste, puisqu'il développe dans de nombreuses séries le thème des fleurs et celui des oiseaux. L'artiste s'oriente, dans ses années de maturité, vers les thèmes du théâtre, de l'opéra, de la musique, avec une prédilection de plus en plus marquée pour un dessin complexe, des formes imbriquées et de savants contrastes de tons. Ses formes se font progressivement épurées et aériennes, de plus en plus géométriques. Fait officier des Arts et des Lettres en 1981, Mario Prassinos décède en 1985. Il fait don à l'Etat français d'une synthèse de son œuvre : cette collection est confiée à la FMP Donation Mario Prassinos, inaugurée le 12 juin 1986 à Saint-Rémy-de-Provence. Mario Prassinos a réalisé les fresques du mur sud de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson en 1967.

Période(s)Principale : 2e moitié 20e siècle
Dates1967
Auteur(s)Auteur : Prassinos Mario peintre

La peinture murale de Prassinos se présente comme un ensemble de grands aplats géométriques colorés, réalisés dans des tons complémentaires (orange / bleu / brun) et rappelant par leur organisation les figures numérotées qu'il préparait pour le tissage de ses cartons en tapisserie. On retrouve dans cette composition un souffle épique, marqué par l'influence de Picasso et notamment de ses séries sur le Minotaure. Elle a été réalisée dans le cadre de la procédure du 1% artistique (obligation de décoration des constructions publiques) créée en 1951 par le Ministère de la Culture.

Catégoriespeinture murale
Matériauxenduit, support peinture à liants synthétiques
Précision dimensions

Inscriptions & marquessignature
Précision inscriptions

"PRASSINOS, 67".

État de conservationmauvais état
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public
Intérêt de l'œuvreÀ signaler
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville d'Aubusson - Philippe Emmanuelle
Philippe Emmanuelle

Chercheur Inventaire, SRI Limousin de 2009-2012


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