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Peinture monumentale de Gustave Singier

Dossier IM23001782 réalisé en 2009

Fiche

Dénominationspeinture monumentale
Aire d'étude et cantonAubusson - Aubusson
AdresseCommune : Aubusson
Adresse : place Maurice-Dayras
Emplacement dans l'édificebâtiment d'entrée mur nord de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Limoges-Aubusson

Gustave Singier naît le 11 févier 1909 à Warneton (Flandre Occidentale belge). Arrivé à Paris en 1919, il suit de 1923 à 1926 les enseignements de l'école Boulle, puis travaille de 1927 à 1939 comme dessinateur dans une société d'agencement de magasins. C'est à cette époque qu'il se tourne vers la peinture. En 1936, il fait la connaissance du peintre et sculpteur alsacien Charles Walch, soutenu de longue date par le critique Georges Besson. Grâce à lui, il est mis en contact avec le monde artistique et expose régulièrement dans les salons. En 1939, Singier rencontre son voisin, le peintre Alfred Manessier, ainsi que ses amis Elvire Jan et Jean Le Moal, tous affiliés à la Nouvelle Ecole de Paris. Mobilisé l'année suivante dans l'armée belge, Singier est envoyé à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, après l'invasion de la Belgique. De 1941 à 1944, il y travaille dans l'atelier d'ébénisterie de son père, en zone libre. En 1941, il participe à l'exposition Vingt Jeunes peintres de tradition française organisée par Jean Bazaine, première manifestation d'avant-garde sous l'Occupation. Il se réfugie en 1944 chez Manessier, dans le Perche, où séjourneront également Elvire Jan, Jean Le Moal, Jean Bertholle, l'écrivain Camille Bourniquel, les sculpteurs François Stahly et Etienne Martin - tous fidèles parmi les fidèles de la garde rapprochée de Manessier. En 1945, Singier expose au Salon de Mai. En 1947, il est naturalisé français. La galerie Billiet-Caputo réalise en 1949 sa première exposition personnelle. De 1951 à 1954, Singier enseigne à l'Académie Ranson, puis, de 1967 à 1978, à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. C'est à ce titre qu'en 1969, il est sollicité par l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson pour exécuter la fresque ornant le mur nord du bâtiment principal. Singier donnait alors de nombreux cartons de tapisserie, souvent de très petit format, qui étaient tissés dans les ateliers Goubely-Gatien d'Aubusson. Les tapisseries étaient vendues par la galerie La Demeure, à Paris. Ses collaborations dans ce domaine furent difficiles à mettre en place, car le trait de Singier, proche par sa technique de celui à l'encre de Chine, était très fin, dense à l'intérieur et se diluant sur les bords - et donc très délicat à rendre par les lissiers. Le problème fut contourné par un tissage en laine Mohair, qui permit de restituer cet aspect souple et brillant de la peinture de Singier. Grâce à ce procédé, Singier fournit de nombreuses tapisseries pour le Mobilier National, la Maison de France à Tokyo, l'église Saint-Marcel de Paris et bien d'autres institutions. Il s'illustra également, comme à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson, dans le domaine de la peinture monumentale. En 1946, il réalisa ainsi le Miracle des pains, une vaste peinture pour le réfectoire du couvent des dominicains de la rue de la Glacière, à Paris. En 1964, il s'attela à une mosaïque pour la maison de la Radio. Il donna également des modèles pour des costumes et des décors du TNP de Jean Vilar et de l'Opéra de Paris. Singier est décédé le 5 mai 1984 à Paris et est inhumé dans le cimetière Montparnasse.

Période(s)Principale : 2e moitié 20e siècle
Dates1969
Auteur(s)Auteur : Singier Gustave peintre

Cette peinture murale d'une surface de 60 m2 a été exécutée dans des tons pastels en polyuréthane sur béton. Elle a été réalisée dans le cadre de la procédure du 1% artistique (obligation de décoration des constructions publiques) créée en 1951 par le Ministère de la Culture.

Catégoriespeinture murale
Matériauxenduit, support peinture à liants synthétiques
Inscriptions & marquessignature
Précision inscriptions

"G. SINGIER, 69". Et sur le côté droit : "ATELIER SINGIER, O. AMOR, M.C ROISY, B. MOULIN".

État de conservationmauvais état
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public
Intérêt de l'œuvreÀ signaler
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville d'Aubusson - Philippe Emmanuelle
Philippe Emmanuelle

Chercheur Inventaire, SRI Limousin de 2009-2012


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