Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Dax nord
  • Commune Herm
  • Emplacement dans l'édifice sacristie

Cet ostensoir fut exécuté entre 1798 et 1809 par l'orfèvre toulousain Louis III Samson. Il s'agit probablement de l'ostensoir acquis en 1807 par la paroisse auprès de l'orfèvre et marchand bayonnais "Morlets" : sans doute Charles-François Mortet ou Morlet, reçu maître-orfèvre à Bayonne en 1782, ou son neveu Charles-Guillaume, né en 1781 et actif au moins jusqu'en 1833. Un "Registre des comptes recettes et dépenses de la Fabrique..." mentionne en effet "quatre cent onze francs au Sieur Morlets [...] pour la valeur d'argenterie consistant en un ostensoir, un ciboire et une custode".

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 19e siècle
  • Dates
    • 1807, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Édifice ou site : Midi-Pyrénées, 31, Toulouse
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Samson Louis III
      Samson Louis III

      Dernier représentant d'une longue lignée d'orfèvres toulousains, reçu maître en 1778.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      orfèvre
    • Auteur :
      Mortet Charles-François , dit(e) Morlet
      Mortet Charles-François

      Charles-François Mortet (ou Morlet selon Jacques Helft, Le poinçon des provinces françaises, p. 70), né à Langres vers 1754, est le fils de Charles Mortet et de Lucrèce Lambert (tous deux morts avant 1782), et le frère cadet de l'orfèvre Jean-Marie Mortet (mort avant 1808). Charles-François, reçu maître-orfèvre à Bayonne en 1782, épouse dans cette ville, le 20 août de la même année, Jeanne Maisonnave, fille de Pierre Maisonnave et de Jeanne Laborde, et nièce par alliance de l'orfèvre bayonnais Joseph Duchemin (1729-après 1793) [source : Geneanet].

      Charles-François est probablement identifiable au "Morlets (sic), marchand-orfèvre à Bayonne" signalé en 1807 et 1814 pour des fournitures à l'église d'Herm près de Dax. L'église de Beylongue conserve un ciboire et celle de Mugron un encensoir et une navette de sa période ante-révolutionnaire (1784-1789), celle de Goos un ciboire de 1819-1838 portant un poinçon losangique, insculpé après 1797. Ce dernier pourrait toutefois appartenir à son neveu Charles-Guillaume Mortet (fils de Jean-Marie), orfèvre actif au 33, rue Mayour (actuelle rue d'Espagne), à l'enseigne "Aux attributs de l'église".

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      marchand

Cet ostensoir en argent doré se compose d'un pied en cavet renversé, d'un nœud en balustre et d'une gloire surmontée d'une croix sommitale fondue. L'ensemble est assemblé par soudure et vis. Le pied et le nœud présentent un décor gravé et ciselé. Les nuées de la gloire sont traitées au repoussé. Deux petits personnages en relief rapporté masquent la jointure de la tige et de la gloire. L'ostensoir est accompagné de sa lunule.

  • Catégories
    orfèvrerie
  • Structures
    • pied, rectangulaire
  • Matériaux
    • argent, fondu, repoussé, ciselé, gravé, doré
  • Précision dimensions

    h = 46 ; gloire : la = 17.

  • Iconographies
    • chérubin
    • nuée
    • rayons lumineux
    • ornementation, blé, pampre, croix latine gerbe
  • Précision représentations

    Feuilles d'eau au sommet du pied et sur le nœud ; grappes et gerbes de blé dans les médaillons en losange du nœud ; gloire constituée de nuées mêlées, en partie inférieure, de pampres de vigne ; deux chérubins à l'extrémité supérieure de la tige ; croix sommitale aux extrémités fleuronnées.

  • Inscriptions & marques
    • 2e titre départements 1798-1809
    • moyenne garantie départements 1798-1809
    • poinçon de fabricant
  • Précision inscriptions

    Poinçon de fabricant : losange vertical, lettre S surmontée d'un soleil.

  • État de conservation
    • mauvais état
  • Précision état de conservation

    Mauvais état général : métal oxydé, rayons et croix sommitale tordus. L'extrême oxydation rend impossible la lecture du décor du pied ; néanmoins, par analogie avec certaines productions de Samson et avec l'iconographie privilégiée sous le Premier Empire, on peut supposer qu'il s'agit des tables de la Loi.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
Date d'enquête 2011 ; Dernière mise à jour en 2011
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel