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Musée départemental de la Tapisserie et centre culturel Jean Lurçat

Dossier IA23000464 réalisé en 2008
Précision dénominationmusée départemental
Appellationscentre culturel Jean Lurçat
Dénominationsmusée, centre culturel
Aire d'étude et cantonAubusson - Aubusson
AdresseCommune : Aubusson
Adresse : 16 avenue des
Lissiers
Cadastre : 2007 AK 378

Le Musée départemental de la tapisserie et le Théâtre Jean Lurçat, Scène Nationale d'Aubusson, partagent le même bâtiment, construit à l'initiative du Département, en bordure de la route reliant la commune à Clermont-Ferrand. Cet édifice de 2500 mètres carrés, dont les plans ont été donnés par les architectes Vladimir Mitrofanoff et André-Yves Dupuis, a ouvert ses portes le 6 août 1981. Le musée s'est doté d'une collection permanente importante, qui s'est constituée autour du travail de Jean Lurçat et de ses émules, Michel Tourlière, nommé directeur de l'Ecole Nationale d'Art Décoratif d'Aubusson dès 1960 et Mario Prassinos. Il conserve également un fonds d'œuvres anciennes.

Période(s)Principale : 4e quart 20e siècle
Dates1981, daté par source
Auteur(s)Auteur : Mitrofanoff Vladimir
Mitrofanoff Vladimir (1933 - )

Wladimir Mitrofanoff est né en 1933 à Paris. De 1952 à 1959, il est l’élève de Georges Gromort puis de Louis Arretche à l’École des beaux-arts de Paris. Il obtient son diplôme d’architecte en 1964 après avoir fréquenté l’École des officiers de réserve de la Marine. En 1965, il obtient la bourse Delano Aldrich and Emerson de l’American Institute of Architects, qui lui permet de séjourner aux États-Unis. Il est assistant de Louis Arretche à l’École des beaux-arts de 1966 à 1968 et professeur titulaire à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs de 1966 à 1999. Il est enfin professeur associé à l’Académie des beaux-arts de Pékin de 2002 à 2007. Il est chargé de mission à la Direction de l’architecture, au ministère des Affaires culturelles, de 1969 à 1974. Wladimir Mitrofanoff est l’auteur de nombreux établissements publics, scolaires ou culturels. Parmi les programmes à caractère culturel, il faut citer entre autres le musée de la Tapisserie à Aubusson (1981), le musée de l’Assistance publique à Paris (1983) et le musée des Plans-reliefs à l’hôtel des Invalides à Paris (1998), trois réalisations menées avec la collaboration de Ch. Germanaz, scénographe et muséographe. Mitrofanoff est aussi l’auteur en 1984 du conservatoire du 5e arrondissement à Paris et du musée archéologique de Nice en 1988. Depuis le début des années 2000, l’architecte est principalement actif en Chine.


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architecte attribution par source
Auteur : Dupuis André-Yves architecte attribution par source

Le Centre culturel Jean Lurçat (musée départemental de la Tapisserie) se présente comme un long bâtiment de granite, de béton et de verre, composé, sur rue, de quatre travées formant autant de blocs géométriques imbriqués et reliés entre eux par trois passages couverts vitrés, sous un toit-terrasse.

Mursgranite
béton
verre
Couverturesterrasse
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Le centre culturel jean Lurçat : approche ethnologique

    Entre novembre 1979 et décembre 1980, une équipe pluridisciplinaire réalisa, sous la direction de Maurice Robert, du CNRS, une enquête d'envergure sur Aubusson, sa population et ses activités, avec une approche ethnologique. Cette enquête devait préparer l'ouverture du Centre culturel Jean Lurçat.

    Tel fut le premier constat dressé en 1982, à l'issue de cette étude, sur l'apparition du Centre et son rôle réel et vécu dans la ville :

    "Le Centre culturel Jean Lurçat peut justement être l'élément qui relance la vie de relation à Aubusson [...]. L'implantation d'un équipement comme le centre culturel est à la fois un signe de la modernité revendiquée et un moyen de fédérer les initiatives [...]. D'un point de vue espace et architecture, cette structure se situe à la périphérie du centre-ville vécu. Si on divise Aubusson en deux zones, le centre qui comprendrait essentiellement les fonctions commerciales, administratives, locales (mairie), religieuses et la périphérie qui regrouperait les banlieues, les quartiers excentrés, les fonctions industrielles, les fonctions administratives nationales (sous-préfecture, gendarmerie, EDF-GDF, écoles) - il est à noter que tout cela se situe à peu de choses près dans le même quartier St Jean - on constate que le centre culturel est implanté à la charnière entre ces deux zones. Un des désavantages qu'on peut pointer réside dans le fait qu'il se trouve en bordure de l'avenue des Lissiers, qui constitue à Aubusson une voie de dégagement. La fréquentation de cette artère est surtout automobile [...]. L'architecture moderne en forme de cubes et de parallélépipèdes semble heurter la sensibilité esthétique des aubussonnais. Dès que les bâtiments sont sortis de terre, on n'a pas hésité à qualifier ces constructions de "blockhaus".

Références documentaires

Périodiques
  • ROBERT, Maurice. POUGET, Guy. GUYOT, François. MONEDIERE, Gérard. PRIVAL, Marc. BERTRAND, Noëlle. Une ville dans son pays, Aubusson, hier et aujourd'hui, approche ethnologique. Ethnologia, 1982, n° 21-23.

    p.138-139. Centre de documentation du musée départemental de la Tapisserie, Aubusson : non coté
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville d'Aubusson - Philippe Emmanuelle
Philippe Emmanuelle

Chercheur Inventaire, SRI Limousin de 2009-2012


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