Logo ={0} - Retour à l'accueil

Moulin (détruit)

Dossier IA86010409 inclus dans Vallée de la Gartempe réalisé en 2016

Fiche

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiéesbarrage
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonArrondissement de Montmorillon - Montmorillon
Hydrographiesla Gartempe
AdresseCommune : Jouhet
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 2016 H3 552 et domaine public

Un moulin est figuré sur la carte de Cassini, appartenant très probablement à la famille de Moussy, propriétaire du château de la Contour.

Au cours de l'hiver 1788-1789, il semble toujours être en service puisque le comte de Moussy se porte au secours de son château et des ouvrages hydrauliques en péril lors de la débâcle du 14 janvier 1789 (deux moulins, bouchaud, barrage, voir annexe).

Sur le plan cadastral de 1840, le barrage est figuré mais le moulin est aquarellé en jaune (en ruine).

En 1869, M. de Moussy, propriétaire du terrain et du château voisin de la Contour, projette de restaurer le barrage et le moulin (voir en annexe le procès-verbal de visite et le rapport de l'ingénieur Lecompte sur les répercussions en cas de crues sur l'usine située en amont, à savoir le moulin de Prunier, et l'usine située en aval, le moulin de Roche appartenant également à M. de Moussy). En dépit d'une autorisation délivrée en 1870, il abandonne le projet en 1872, probablement en raison de la construction du pont qui remplace le bac quelques dizaines de mètres en aval en 1876, alors que M. de Moussy est devenu maire de la commune.

Il ne reste aucune trace visible du moulin ni du barrage.

Période(s)Principale : 19e siècle , (détruit)
Auteur(s)Auteur : Lecompte L.
Lecompte L.

Conducteur principal de travaux faisant fonction d'ingénieur ordinaire sur la Gartempe dans les années 1860-1870. Il réalise les visites annuelles des bacs et plusieurs projets : en 1870, reconstruction du moulin de Jouhet ; en 1872 travaux aux abords du bac de Busserais.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ingénieur attribution par source

Sur des plans de 1853 et 1857, destinés à l'aménagement des abords du passage d'eau de Jouhet, le moulin est indiqué comme détruit.

Un projet de reconstruction en 1869-1870 par M. de Moussy n'a pas abouti. Lors de l'enquête publique, il est signalé qu'il reste alors le radier du barrage et " un ponceau construit sur une petite dérivation " (voir détail du projet en annexe).

En 1875, le pont est construit à quelques dizaines de mètres en aval l'emplacement du moulin et de son barrage.

État de conservationdétruit
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Le terrible hiver 1788-1789 par Charles de Moussy (Archives départementales de la Vienne, 2E Supplément 241)

    " 1789. Comte de Moussy. Notices météorologiques et historiques sur le froid de l’hyvert de 1788 à 1789 et sur la débâcle des glaces de la Gartempe ; ces notices ont été rédigées au château de la Contour situé en Poitou sur la rivière de Gartempe, longitude 18° 26' ; latitude 46°32'.

    [rayé] Observations météorologiques faites pendant les mois de décembre 1788 et de janvier 1789, au château de la Contour, situé en Poitou, sur la rivière de Gartempe, par le 18e degré 26 de longitude et le 46e degré 32 de latitude, suivies de la description désastreux effets de la débâcle des glaces de la Gartempe (1).

    Le froid qui commença à se faire ressentir très vivement dès la fin de novembre 1788 (2) et dont la rigoureuse aspérité dura jusqu’au 8 janvier suivant, fut si excessif qu’il glaça, ou pour mieux dire, pétrifia la Gartempe, fit fendre le tronc des plus gros chênes, gela les vignes, et les plantes, fit périr les oiseaux, le gibier et même quelques hommes, et pendant toute la durée, la surface de la terre fut alternativement, et constamment couverte d’une couche très épaisse de glace ou de neige qui rendit tous les chemins impraticables. Ce froid, le plus rigoureux et le plus long qu’on eut jamais éprouvé dans le Poitou ne parvint à son plus haut degré d’intensité que dans la nuit du 30 au 31 décembre.

    Deux thermomètres construits avec un tube capillaire parfaitement cylindrique, de neuf pouces de longueur sur un diamètre intérieur d’un quart de ligne, terminé par une boule de 8 lignes de diamètre, soigneusement purgés d’air et chargés avec du mercure purifié au cinabre descendirent alors jusqu’au 17e degré ½ au dessous de zéro au point de congélation (3) ; depuis le 31 décembre ces thermomètres remontèrent graduellement ; le 8 janvier ils étaient à 10 degrés au-dessous de 0 et s’y maintinrent jusqu’au 14. Ce relâchement soutenu de la température, en opérant la dilatation de l’atmosphère, prépara progressivement le dégel dont l’attente effrayait en proportion de l’énorme épaisseur de la glace qui couvrait la rivière. Cette épaisseur était telle que l’ayant mesurée, le 31 décembre, en plusieurs points, elle me donna pour terme moyen de 20 à 25 pouces, et j’estime que depuis le 31 décembre jusqu’au 14 janvier elle pouvait avoir perdu un 20e de cette dimension. Ce fut dans la matinée du 14 janvier que commença la débâcle. La Gartempe, grossie par la fonte des neiges, fit un effort prodigieux pour soulever la glace qui couvrait entièrement son lit ; malheureusement trop épaisse, elle résista en plusieurs endroits, et notamment au-dessus de la ville de Montmorillon où la profondeur est peu considérable. Les glaçons entraînés par le courant s’amoncelèrent par couches perpendiculairement parallèles à une hauteur extraordinaire. Toute la ville, dont la plupart des maisons sont construites sur les deux bords de la rivière, qui dans cette partie de son cours est prodigieusement resserrée, tremblait par la crainte qu’en se détachant, ces masses énormes de glace ne renversassent non seulement les maisons, mais même le pont qui sert à la communication de la haute et de la basse ville. Déjà la Gartempe barrée dans toute sa largeur, et forcée dans sa direction, commençait à lancer d’énormes glaçons dans les rues, qu’ils obstruaient de telle force que l’on touchait à l’affreux instant de l’entière destruction de la basse-ville. Dans cette horrible détresse, les Montmorillonnais éperdus élèvent leurs mains vers le ciel, implorent à grands cris sa divine assistance, se précipitent en foule aux pieds des autels du Dieu des Miséricordes, les arrosent de leurs larmes, et font retentir du fruit triste et confus de leurs sanglots les voûtes sacrées du temple de l’éternel. Le clergé et le peuple marchent ensuite processionnellement vers le pont et récitent en gémissant, les prières les plus touchantes. Mais à peine la procession est-elle parvenue à une chapelle de la Vierge qui est située sur ce pont, que l’on voit la montagne de glace s’ébranler avec fracas aussi majestueux qu’effrayant, puis s’écoule doucement à travers les arcades du pont, et sans causer aucun dommage. Ne serait-ce point-là le cas de rappeler avec autant d’admiration que de reconnaissance, ce sublime passage de l’Écriture Sainte ? Dixit et siluerunt fluctus. Mais comment se manifeste le plus petit grain de foie dans ce siècle d’incrédulité absolue !

    Tandis que cette terrible débâcle se faisait à Montmorillon, l’effroi était au comble sur toute la partie de la rivière qui coule de cette ville vers ma maison de la Contour (4) ; deux moulins que j’y possède et qui n’ont que des écluses en bois courraient les plus grands risques mais tous les habitants de ma terre de la Contour que j’aime avec tendresse et qui me chérissent de même, se portèrent avec tant de célérité [ajout marginal de leur propre mouvement] sur le bouchaud du moulin le plus employé, et firent de tels prodiges d’intrépidité et d’adresse, qu’ils parvinrent mais, non sans des peines inouïes, à faire passer par l’ouverture des vannes plusieurs milliers d’énormes glaçons. Il est à propos de faire observer ici, qu’en se dévouant a ce dangereux travail, mes courageux ouvriers ne se tenaient que sur une planche étroite couverte de verglas, et continuellement ébranlée par l’épouvantable choc des glaçons et que ce fut sur ce périlleux échafaud qu’ils osèrent affronter les secousses multipliées de ces masses énormes et en couper, avec des haches, les pointes irrégulières afin d’en faciliter le dégorgement à travers le gouffre effroyable du bouchaud qu’ils avaient sous leurs pieds mais ce qui mettait le comble au péril de ce travail, c’est que chaque glaçon, en se précipitant et s’engageant dans le pertuis des vannes, se trouvait au même instant, chargé d’une infinité d’autres que la rapidité du courant ne cessait d’entraîner pendant toute cette opération je me tins constamment au milieu de mes intrépides ouvriers pour les préserver, autant que possible des accidents dont ils étaient continuellement menacés, et mille fois je leur ordonnai de se retirer, et de laisser abimer le moulin, écluse et bouchaud, plutôt que de s’exposer plus longtemps. Mais à cela il me fut autant de fois répondu par acclamation [3 lignes rayées] non Mr, nous ne nous retirerons point, et nous péririons plutôt nous-mêmes que de laisser périr les possessions de notre bon seigneur qui est et fut toujours notre père et notre ami. Avec un cœur aussi sensible que le mien, je fus sans doute plus touché que je ne puis l’exprimer de ces témoignages d’une affection aussi vive, mais dans le moment aussi critique où ils m’étaient si tendrement prodigués, la joie que j’en ressentis fut infiniment balancée par la crainte des accidents qui menaçaient mes braves amis. Enfin, et après dix heures de ce plus pénible travail, le dégorgement fut complétement effectué et cela sans aucune dégradation ni aucun autre malheur que la chute de mon maître charpentier dans le gouffre du bouchaud. Il n’en fut cependant retiré qu’avec peine, et, ce qui prouve sa téméraire audace et son dévouement pour moi c’est qu’il osa malgré mes défenses, retourner au travail après avoir changé de vêtements à la hâte ; il est à remarquer, qu’à partir de 200 toises au-dessus de mon moulin, et en remontant le cours de la rivière dans un espace d’un quart de lieu, la glace n’avait point crevé (5) et avait encore depuis 12 jusqu'à 15 pouces d’épaisseur. Cette forte nappe de glace retenait tous les glaçons amoncelés jusqu'à Montmorillon et l’aspect qu’ils présentaient offrait l’horrible tableau, en très grand relief, de l’épouvantable effet d’une mine face à d’immenses fortifications. La rivière, pavée de glaçons, une pointe en bas, et l’autre saillant de plusieurs pieds au-dessus de la surface de l’eau, ne paraissait en aucun lieu et coulait péniblement à travers ces masses avec un bruit sourd et lugubre. Ces montagnes de glaçons restèrent ainsi appuyées sur la nappe inferieure de glace, pendant plusieurs jours et tinrent, durant le temps de leur station, tous les habitants des bords d’aval de la Gartempe dans de continuelles alarmes. Si, par malheur, il eût plu, tout aurait été détruit et abimé jusqu'à d’énormes distances du lit de la rivière, parce que resserrée et comprimée, au point ou elle l’était, le fougueux débordement de ses glaçons aurait opéré la plus horrible dévastation mais, par une grâce particulière du ciel le temps fut toujours si doux que les glaçons, et la nappe de glace perdant chaque jour quelque chose de leur épaisseur et conséquemment de leur force destructive finirent par démarrer pendant la nuit du 21 au 22 sans causer le moindre dommage ni à mes moulins, ni à mes écluses quoique, par la nature de leur construction ils dussent nécessairement être exposés aux plus affreuses dégradations. Cette grâce est d’autant plus remarquable que plusieurs moulins et écluses de la plus grande solidité ont été ou entièrement détruits, ou considérablement dégradés par la débâcle des glaces. Vivement touché et pénétré de cette faveur divine, j’ai cru devoir en rendre le souvenir éternel dans ma famille. En conséquence j’ai gravé l’inscription suivante sur un tableau placé dans le salon de ma maison de la Contour.

    « Le 14 janvier 1789 ce château (de la Contour) et toutes ses dépendances hydrauliques furent à la veille d’être entièrement détruits par la plus horrible débâcle de glaces dont il soit fait mention depuis la création du monde, et s’ils ont été préservés de cette destruction qui paraissait inévitable, on ne doit attribuer cette espèce de miracle qu’aux charités immenses que je ne cessai de répandre sur les habitants malheureux de mes terres pendant toute la durée du plus cruel et du plus long de tous les hivers après avoir rendu à Dieu de solennelles actions de grâces de ce bienfait signalé je me suis fait un devoir de religion d’en transmettre le ressouvenir à ma postérité afin de lui prouver que le meilleur moyen de mériter les faveurs du ciel est de se dévouer sans relâche au soulagement de l’humanité souffrantes ».

    J’avais oublié de dire que les glaçons d’une dimension prodigieuse, comme de 30 et 40 pieds dans toutes faces sur 3 et 4 pieds d’épaisseur (6) ont été lancés, comme par explosion, jusqu'à des distances incroyables du lit de la rivière, qu’ils ont couvert toute la surface des prairies adjacentes, et coupés ou arrachés les plus gros arbres qui les bordaient. Il serait impossible d’évaluer au juste les pertes énormes que cette débâcle a occasionnées.

    Inscription pour perpétuelle mémoire à ma postérité

    Le 14 janvier 1789, le château et toutes ses dépendances hydrauliques furent à la veille d’être entièrement détruits par la plus effroyable de toute les débâcles de glace dont l’histoire fasse mention depuis la création du monde, et s’ils ont été préservés d’une destruction qui paraissait certaine et inévitable, on ne doit attribuer cette espèce de miracle qu’aux charités abondantes dont la divine providence permit que je devinsse le dispensateur pendant toute la durée du plus long et du plus cruel de tous les hivers. Après avoir à Dieu de solennelle actions de grâce de ce bienfait signalé, j’ai cru devoir en transmettre faire partager ma vive reconnaissance et de lui prouver que le plus sur moyen de mériter les faveurs du ciel est de soulager sans relâche l’humanité souffrante.

    (1) Cette rivière prend sa source dans la marche, proche le bourg de Gartempe, dont elle a pris le nom. Elle coule d’abord de l’est à l’ouest, puis, tournant, tout à coup, du midi au nord, elle tombe, après un cours de 40 lieues, ou environ dans la Creuse à peu de distance de La Roche-Pozay. Dans les endroits où elle n’est point retenue par des écluses ou chaussées de moulin, la rapidité [note marginale de cette rivière] est considérable ; elle peut lui faire parcourir un pied, ou environ, dans une seconde ; sa largeur moyenne est de 35 toises, et sa profondeur d’une, deux et quelquefois de trois toises.

    (2) Le thermomètre [suite de la ligne effacée]

    (3) Depuis le 1er décembre jusqu’au 8 janvier, le baromètre marqua depuis 28 p 3 lig. jusqu'à 28 p 8 lig et le vent fut presque toujours nord-nord-est. Il est bon d’observer que mes deux thermomètres portent 80 degrés, depuis le point de la glace jusqu'à celui de l’eau bouillante et qu’ils sont dès lors conformes à [ ?] de l’observatoire de Paris.

    (4) On compte, par là, deux lieues de la ville de Montmorillon au château de la Contour.

    (5) Ce banc, ou nappe de glace, n’avait resté en place que parce que j’avais fait soigneusement entretenir le passage de mon bac, situé au-dessous. Ce passage, formant une solution de continuité, opéra la débâcle de la glace qui couvrait la rivière jusqu'à mon moulin ainsi isolée, elle fut entraînée par la rapidité qu’occasionna le gonflement des eaux et par l’attraction de l’ouverture des vannes du [effacé].

    (6) Cette épaisseur extraordinaire avait été produite par l’amalgamation de plusieurs glaçons. »

    (Transcription B. Poussard et B. Joyeux ; texte remis en orthographe actuelle, les notes ont été renumérotées en continu et regroupées en fin de texte ; V. Dujardin)

    1 ligne = 1/12e de pouce ; en Poitou, 1 pouce = 2,707cm.

  • Moulin de Jouhet, procès-verbal de visite des lieux, 1869 (Archives départementales de la Vienne, 7 S 100)

    " Commune de Jouhet, rivière de la Gartempe, moulin de Jouhet, M. de Moussy pétitionnaire.

    Le quinze octobre mil huit cent soixante neuf, nous soussigné, conducteur principal faisant office d'ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées,

    Vu la demande adressée le 29 juin dernier par M. de Moussy pour être autorisé à reconstruire le moulin de Jouhet sur la rivière de Gartempe

    vu les pièces de l'enquête à laquelle cette pétition a été soumise conformément à l'arrêté de M. le préfet e, date du 21 juillet 1869,

    Vu le renvoi qui nous a été fait de ces diverses pièces par M. l'ingénieur en chef le 23 août 1869

    Nous sommes rendus à Jouhet pour procéder à la visite des lieux.

    Par lettre du 2 octobre nous avions fait connaître à M. le Maire de la commune de Jouhet l'époque et l'objet de cette visite, en le priant de donner à cet avis toute publicité et notamment de prévenir M. de Moussy, propriétaire de l'usine à régler.

    Étaient présents :

    M. le maire de la commune, qui nous a déclaré s'être conformé à l'invitation contenue dans notre lettre ;

    MM. Thomas (Sylvain); régisseur de M. de Moussy et le représentant

    Esbaupin, conducteur de la subdivision de Montmorillon

    Et en présence des personnes sus-dénommées,

    Nous avons fait connaître l'objet de notre visite et les circonstances qui l'ont précédée.

    Repère provisoire

    Nous avons choisi pour repère provisoire auquel seraient rattachées nos opérations un point situé au-dessus du radier dans l'axe de la tête aval, d'un ponceau construit sur une petite dérivation, à proximité de l'usine à établir.

    Description des lieux

    Et nous avons constaté ce qui suit :

    L'emplacement du moulin à construire se trouve sur la rive droite de la Gartempe, à l'entrée de la propriété de M. de Moussy et à 50,00m environ au-dessus du passage d'eau de Jouhet.

    À deux kilomètres à l'aval on trouve le moulin des Roches appartenant au pétitionnaire.

    Au-dessus du barrage et à quatre kilomètres environ est établi le moulin de Prunier, situé à proximité de cette usine.

    Il n'existe, des ouvrages régulateurs de l'ancien moulin, que quelques vestiges du barrage de prise d'eau, vestiges que le pétitionnaire à l'intention d'utiliser pour le nouveau barrage à construire.

    Le pétitionnaire est d'ailleurs propriétaire des deux rives de la Gartempe, sur presque toute l'étendue probable des remous.

    Observations des parties.

    Nous avons ensuite engagé les parties intéressées à présenter leurs observations.

    M. Thomas demande qu'on lui accorde la plus grande hauteur possible sans nuire aux propriétés riveraines.

    Il désire que le vannage de décharge soit placé sur la rive droite de la Gartempe et qu'on lui donne un temps suffisamment long pour la construction du moulin et des ouvrages qui en dépendent.

    Et, après avoir déclaré qu'il serait procédé, s'il y a lieu, au complément des opérations, nous avons donné lecture du présent procès-verbal aux personnes présentes que nous avons invitées à le signer avec nous.

    Signé Thomas.

    Signé Lefèvre maire de la commune

    Signé Lecompte conducteur principal faisant office d'ingénieur ordinaire

    Signé Esbaupin conducteur des ponts et chaussées

    Vu par l'ingénieur en chef Poitiers le 1er juillet 1870 G. Ferrand ".

  • Moulin de Jouhet, rapport de l'ingénieur ordinaire, 1869 (Archives départementales de la Vienne, 7 S 100)

    « Chap. I. Exposé des faits et circonstances

    Sur une demande en date du 29 juin 1869, faite au nom de M. de Moussy, relativement à la reconstruction de l'ancien moulin de Jouhet, sur la Gartempe, un arrêté du 21 juillet 1869 a prescrit l'enquête.

    Celle-ci ouverte le 28 juillet 1869 a été close le 17 août suivant.

    Le registre ne contient aucune observation. L'avis de M. le maire est favorable à la reconstruction qui intéresse les habitants de Jouhet et des communes voisines. Il en est de même de M. le sous-préfet de l'arrondissement.

    Le 15 octobre 1869, après nous être conformé aux prescriptions de la circulaire m[inistéri]elle du 23 8bre 1851, nous nous sommes rendu à Jouhet où en présence de Mr le maire de la commune et du régisseur de la propriété de M. de Moussy, nous avons procédé à la visite des lieux.

    Chap. II. Description des lieux.

    Le moulin que se propose de construire le pétitionnaire sera établi sur la rive droite de la Gartempe, à cinquante mètres en amont du passage d'eau de Jouhet. Au-dessus de ce point, plusieurs îlots dus aux vestiges de retenue de l'ancien moulin et aux atterrissements auxquels il a donné naissance, embarrassent le lit de la rivière, qui par suite s'est élargie pour conserver sa section.

    A deux kilomètres en amont de Jouhet on rencontre le moulin de Prunier, qui est réglé, et à l'aval duquel se trouve un gué que ne pourra pas influencer la retenue projetée.

    La Gartempe est généralement encaissée, ainsi que le montrent le plan général et les profils en travers.

    Mr de Moussy est propriétaire des deux rives, au droit du barrage, au-delà il ne possède plus que la rive droite, sur un développement de près de 1500,00m.

    Il ne reste aucun des ouvrages régulateurs de l'ancien moulin, en dehors des vestiges de barrage dont il vient d'être parlé, et que le pétitionnaire à l'intention d'utiliser pour le nouveau barrage, suivant la direction indiquée au plan de détails.

    Le jour de la visite nous avions l'intention de faire une expérience directe, pour déterminer l'influence du barrage projeté sur le régime des eaux, mais la profondeur et la largeur du lit, rendant cette opération trop difficile, nous avons dû y renoncer. Le pétitionnaire déclare du reste d'en rapporter entièrement aux propositions des ingénieurs ; il se borne à demander la retenue la plus haute possible.

    Chap. III. Examen et discussion des observations et oppositions.

    Les seules observations présentées sont relatives à la hauteur d'eau à fixer et à la position du vannage de décharge qu'on voudrait placer sur la rive droite, du même côté que le moulin.

    Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné satisfaction au dernier de ces désirs, d'autant plus que c'est du côté de la rive droite que seront les bâtiments occupés par ceux auxquels incombera le soin de la manœuvre des vannes. Quant à la fixation de la hauteur d'eau, elle résultera des calculs que nous établirons dans le chapitre suivant.

    Il n'a pas été question de l'action que pourrait avoir la retenue sur la manœuvre du bac qui dessert le passage d'eau ; nous pensons que l'influence exercée sera nulle en raison de la distance de 50 mètres qui séparera le vannage du passage.

    Chap. IV. Avis.

    Calcul du volume des eaux moyennes. Avant de nous occuper des crues de pleins bords, dont il importe de connaître le volume pour déterminer le débouché des ouvrages régulateurs, nous avons cru devoir considérer les eaux moyennes qui sont celles indiquées sur les profils en long et en travers, levés à une époque où le régime de la rivière s'y rapportait.

    Pour chacun des profils en travers, nous avons calculé la surface et le périmètre mouillés moyens ainsi qu'un rayon moyen. Le tableau ci-dessous indique les résultats obtenus ; il donne :

    Surface moyenne Ω = 45m96 ; périmètre moyen Χ=47m41 ; rayon moyen R= Ω / Χ = 45,96 / 47,41 = 0,9694, lesquels correspondent à une largeur moyenne de 45m87 déduite également de la comparaison des profils en travers.

    N° des profils / surface / Périmètres mouillés

    XIII / 43,50 / 51,74

    XII / 33,00 / 41,65

    XI / 28,00 / 41,40

    X / 28,00 / 41,40

    IX / 51,00 / 42,55

    VIII / 37,00 / 39,11

    VII / 31,00 / 47,35

    VI / 64,00 / 47,84

    V / 62,50 / 47,77

    IV / 63,75 / 47,83

    III / 72,60 / 54,79

    II / 21,75 / 45,97

    I / 66,25 / 57,41

    & / 47,50 / 51,40

    -β / 00,00 / 61,00

    γ / 25,25 / 39,32

    Moyennes ~= 45,96 / Χ= 47,41

    La pente de la surface s'obtient par la comparaison du niveau des points extrêmes ; elle est : I = (10,488-10,112)/(2230+400)=0m000143

    Introduisant les valeurs ci-dessus trouvées dans la formule de Prony, on a pour la vitesse moyenne : V=5686√(RI)-0,072=56,86√(0,9694x0,000143)-0,072 et enfin V=0,5989 d'où pour le débit q= ΩV=45,96x0,5989=27,52.

    Lors des études faites pour les règlements des barrages du moulin de Prunier et de l'usine de fosse blanche, situés immédiatement au-dessus, on a trouvé pour les volumes respectifs des eaux moyennes : 27,17 et 26,75. Le résultat auquel nous sommes arrivé paraît donc ne point s'écarter de la vérité.

    La largeur moyenne étant de 45m37, la surface 45,96, ci-dessus, correspond à une profondeur moyenne de 1m013.

    Calcul du débit des crues de pleins bords. La surface des eaux de pleins bords dépendant du relief des terrains riverains, le volume de ces eaux doit nécessairement varier pour chaque retenue, de sorte que les eaux de pleins bords d'un bief d'une usine peuvent être des eaux de débordement des biefs voisins.

    Pour le cas qui nous occupe, il y a lieu d'examiner ce qui se passe dans l'intervalle compris entre le moulin de Prunier et le profil n° III, extrémité amont du barrage projeté, lequel s'étendra jusqu'au profil n° I, point où doit être reconstruit le moulin de Jouhet (voir le profil synoptique, pièce n° 10).

    Une ligne passant par les points les plus déprimés des rives aux profils XI et V pourrait être considérée comme ayant l'inclinaison des crues coulant à pleins bords sans remous ; on aurait ainsi une pente de surface de 0m00025 par mètre qu'on pourrait admettre pour celle du fond du lit supposé rectifié.

    Quant au lit lui-même, qui est très encaissé, sa largeur moyenne serait d'après les profils en travers de 53m17.

    La profondeur serait déterminée en menant par un point situé d'égale distance de deux extrémités des biefs soit à 2230/2 = 1115 du profil n° 1 et à 1m013, en contrebas du plan supérieur des eaux moyennes, supposées à ce point à la cote (10,390+10,112)/2 = 10,251, un plan parallèle à celui des eaux de pleins bords. Ce plan serait par conséquent au point précité à la cote 10,251+1,013 = 11,264, et par suite à celles 11,264-(1115 x 0,00025) = 10,985 au moulin de Prunier et 11,264+(1115 x 0,00025) = 11,543 au profil n° I. Il en résulterait que la profondeur de l'eau serait de 10,985 - 7,585 = 11,543 - 8,143 = 3m40.

    Ces éléments introduits dans les formules du mouvement uniforme conduiraient à :

    omega = 53,17 x 3,40 = 180,78 ; khi = 53,17 + 2 x 3,40 = 59,97

    omega/khi=180,79/59,97=3,014m = R ; I = 0,00025m

    v=56,86 racine carrée (RI) - 0,072 = 56,86 racine carrée (3,014 x 0,00025) - 0,072 = 1,488

    d'où Q = omega v = 180,78 x 1,488 = 269,00 m.

    Cube qui ne paraît pas extraordinaire, si l'on rappelle qu'il a été trouvé au barrage de M. de Brette, en amont, 223,75 m ; au barrage de Nalliers, en aval, 409,00 m (à la limite de l'arrondissement) mais ces chiffres correspondent évidemment à des crues extraordinaires, comme celle dont la pente de 0,000849 est indiquée sur le profil synoptique ; nous les laisserons de côté.

    Les crues ordinaires qui sont beaucoup moins fortes nous paraissent de préférence devoir appeler notre attention. Pour se rendre compte de leur volume, il suffit d'appliquer à la surface versante du bassin, limitée à Jouhet, le module calculé pour les terrains sur lesquels coulent les eaux dans cette partie du département. la surface étant de 153160 hectares environ er le volume de 50 litres par kilomètre carré de versant, le débit sera de 153160 x 0,05 soit de 77 mètres cubes, près du triple des eaux ordinaires.

    Niveau de la retenue. Remous. La retenue doit être déterminée de façon que les eaux ne nuisent point aux terrains riverains ni à l'usine supérieure.

    On voit à l'inspection des berges que si cette dernière condition est remplie, la première le sera nécessairement.

    Considérons donc l'usine supérieure.

    La cote de la partie inférieure de la roue motrice est de 10,022 m.

    Celle de l'eau dans son état ordinaire de 10,112 m

    d'où une portion d'aubage noyée de 0,090 m

    soit environ le 1/7 de la hauteur totale de l'aubage.

    Dans cette situation, l'usine supérieure ne peut être influencée par la retenue de l'usine inférieure, pourvu que le remous ne modifie que d'une manière insensible la hauteur de l'eau à l'extrémité du bief.

    Supposons au profil III, origine du barrage projeté, un remous de 0,15 m et cherchons à quelle distance ce remous n'est plus que de 0,01 m, c'est-à-dire sans influence appréciable.

    Nous prendrons la formule de M. Bresse

    (i/H)(s-s1) = (x-x1)-(1-alpha3)[psi(x)-psi(x1)]

    dans laquelle on a

    i=0,00043 pente de la rivière ; H = 1,013 m hauteur en régime uniforme en eaux ordinaires ; (s-s1) la distance inconnue entre les deux points considérés, pour lesquels les remous respectifs sont 0,05m et 0,01 m ; x=h/H=(0,15+1,013)/1,013 = 1,1480m ; x1=(0,01+1,013)/1,013 = 0,0098 ; psi(x) = 0,5647 ; psi(x1) = -0,6046 : ces fonctions étant données par les tables de M. Bresse.

    On obtient ainsi (s-s1) = 2056,40m.

    Or le profil III est à 2030 m du moulin de Prunier : le remous expérimenté ne peut donc être nuisible.

    La cote de l'eau au profil III étant 10,379 m, nous proposerons 10,23 m = 10,38 m - 0,15 m pour celle de la retenue.

    On peut se demander ce qui se passera au moment des crues de pleins bords.

    Nous avons indiqué sur le profil synoptique une ligne à la pente de 0,00025 m comme représentant la trace du plan supérieur des crues de pleins bords coulant sans remous. Mais rien ne dit qu'il en sera ainsi, comme nous l'avons fait observer et il y a tout lieu de croire, à en juger par la pente de la crue qui a été repérée d'après les indications données pendant le cours des opérations, que la pente de 0,00025 m est trop faible et que, par conséquent, lorsque les eaux seront sur le point de déborder au PP, XI et VIII, elles seront suffisamment basses au point P. III pour que, même avec le remous assez faible que produira le barrage, ces points ne soient pas noyés avant ceux qui mes précèdent et dont nous venons de parler. D'ailleurs, une crue de cette hauteur ne peut être qu'accidentelle et rentrer dans les cas imprévus, les grandes crues calculées d'après le module étant de beaucoup au-dessus des points bas ci-dessus.

    Calcul des ouvrages régulateurs. Eu égard à la hauteur des berges, il n'y a guère lieu de se préoccuper du cube des crues ; nous ne considérerons donc que les eaux ordinaires, et cela dans l'intérêt de l'usine supérieure. toutefois, nous examinerons de quel débit ces ouvrages sont susceptibles en temps de crue, afin de nous rendre compte de la limite de leur action.

    1°. Déversoir. Le relief du déversoir pourrait être tel que, toutes les vannes fermées, cet ouvrage laissât passer sur sa crête e volume 27m52 des eaux ordinaires sans qu'il y ait augmentation dans la hauteur de la retenue.

    D'après la disposition des lieux, le barrage déversoir comprendra : 1° une partie AB de 60m00 de longueur, présentant une obliquité de 25° avec le courant,

    2° une partie BC de 115m00 de longueur, parallèle au courant,

    3° une dernière partie CD, normale au courant, dans laquelle seront pratiqués les pertuis des vannages.

    Dans les conditions que nous venons d'exposer, la partie AB figurerait seule au calcul du débit ; elle devrait donc fournir 27,52/60,00 soit 0m46 par mètre courant.

    La formule d'écoulement à employer est évidemment celle qui convient aux orifices noyés puisque le remous n'est que de 0m15, c'est celle qui suit :

    q=mn(p+2/3p)√2g(h+h')

    dans laquelle on a pour un mètre courant :

    le cube par ml ct q = 0m46 ; le coefficient de contraction m = 0,70 ; le coefficient d'inclinaison n = 0,90 : le remous h = 0,15 ; la vitesse due à la pente de la rivière v2/2g=h'=0,59892/2x9,81 = 0,018.

    Ce qui donne : 0,046 = 0,70 x 0,90 (p + 0,10) 1,762

    d'où p = 0,314.

    La cote de l'eau avec remous étant 10,379-0,150 = 10,229, la crête dy barrage sera à 10,229 + 0,314 = 10,54.

    Mais un barrage ainsi réglé ferait perdre à l'usine une partie de la force motrice en étiage. Il est donc préférable, dans l'intérêt du permissionnaire, d'arrêter la crête du vannage à la cote des eaux relevés soit à 10m23 et de faire débiter par le vannage de décharge les 27m52 des eaux ordinaires en réglant le déversoir à la hauteur de la retenue.

    C'est cette dernière solution que nous proposons.

    2° Vannage de décharge. Ce vannage sera placé dans la partie CD du barrage de prise d'eau qui fait un angle de 45° avec le courant, afin de renvoyer vers le milieu de la rivière les eaux qui s'échapperont des vannes motrice et de décharge ; sa longueur sera de 27,52/3,07 = 9m00 en chiffre rond ; le cube 3m07 représentant le débit d'un mètre courant de vannage.

    Le vannage se trouvant au P1, son seuil, si l'on suppose le fond du lit réglé avec une pente de 0m000143 parallèle à celle de l'eau, serait à la cote 10,488-(400 x 0,00143) + 1,013 = 11,444 ; mais en fait, à en juger par le profil synoptique et le profil transversal de la rivière, il sera à 11m90.

    Dans le 1er cas, la formule q=m(p+2/3h)√2q(h+h'), dans laquelle h et h' ont les mêmes valeurs qu'au déversoir, mais où le coefficient de contraction m=0,80, donne

    q = 0,80 (1,013+0,10)1,762 = 1,57 par mc+.

    Dans le second cas, que nous adopterons, le débit deviendrait pour p = 11,90 - 10,38 = 1,52

    q = 0,80 (1,52+0,10) 1,762 = 3,28 par mt ct. Mais ce débit doit être modifié à cause de l'inclinaison à 45° qui présente sur le courant la normale au pertuis d'écoulement. Le coefficient de correction étant n = √(1-0,25 sin245°) soit de 0,938, le cube par mètre courant n'est plus que 3,28 x 0,938 = 3,07, d'où pour tout le vannage 9m00 x 3,07 = 27m70.

    Débit des crues. Nous avons exposé que nous manquions de données certaines sur le régime des crues de pleins bords ; nous ne sommes donc pas à même d'examiner comment à leur apparition se comporteraient les ouvrages régulateurs.

    Cependant, nous pouvons approximativement voir ce que débiteraient ces ouvrages au moment d'une crue donnée, celle de 77m00 calculée précédemment.

    Admettons une pente de 0m0002 moyenne entre 0,000143 et 0,00025 et une largeur de 49m00 entre 47,37 et 53,17, quantités que nous connaissons pour les avoir déterminées plus haut.

    La pente 1 = 0,0002 et la largeur l=49,00 correspondent à une profondeur de régime uniforme de 1m68, dépassant de 0m67 celle des eaux ordinaires, ce qui, en tenant compte du remous, mettrait au moment de cette crue, la surface de l'eau à 1m10 environ au-dessous du point le plus bas du P IV.

    La formule de Prony donnant pour cette crue une vitesse de 0m935, engendrée par une charge de 0m044, les équations qui servent à calculer le débit nous indique qu'il suffirait d'un remous de 0m116 pour débiter 77m00, et ce, en ne tenant compte que du déversoir.

    On tire en effet de

    77,00=49,00 hv et v=56,86√[49,00h/49,00+2h)x0,0002]

    h=1,68 et v = 0,935

    et de

    77,00 = 0,70 x 0,90 x 60,00 [(0,25+0,67)+2/3h]√[2g(h+0,044)+0,80 x 3,30 [(1,52 + 0,67) + 2/3h] √[2g(h+0,044)]

    h=0m116.

    Nous ne considérerons pas de crue supérieure à celle que nous venons d'étudier, les explications qui ont été données plus haut nous en dispensent.

    Questions diverses. les vestiges du barrage de l'ancien moulin, vestiges que le permissionnaire doit utiliser pour la construction de la nouvelle prise d'eau, devront être débarrassés des plantes, arbustes etc. dont ils sont actuellement couverts, afin de ne pas donner lieu à des obstacles nuisibles à l'écoulement des eaux. Ils formeront, dans l'intervalle compris entre l'extrémité aval du déversoir et le vannage de décharge, une digue longitudinale servant de bajoyer gauche au canal d'amenée des eaux à l'usine.

    Le relief de cette digue ne devra pas être de plus de 0m50 au-dessus du niveau de la retenue.

    Les considérations qui précèdent ont servi à préparer le projet de règlement ci-joint, que nous proposons de soumettre à l'enquête de 15 jours prescrite par la circulaire ministérielle du 23 octobre 1851.

    Poitiers, le 30 juin 1870

    Le conducteur faisant fonction d'ingénieur ordinaire J. Lecomte.

    Vu par l'ingénieur en chef soussigné pour être soumis, avec le projet de règlement, à l'enquête de 15 jours, dont les formules sont ci-joint préparées. Poitiers, le 1er juillet 1870. G. Ferrand."

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1789. Comte de Moussy. Notices météorologiques et historiques sur le froid de l’hyvert de 1788 à 1789 et sur la débâcle des glaces de la Gartempe ; ces notices ont été rédigées au château de la Contour situé en Poitou sur la rivière de Gartempe, longitude 18° 26' ; latitude 46°32'.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2E Supplément 241
  • 1869-1872. Renoncement de M. de Moussy à son projet de reconstruction du moulin.

    1869, 29 juin : pétition adressée par M. Thomas au nom de M. de Moussy.

    1869, 19 juillet : rapport des ingénieurs proposant la première enquête.

    1869, 21 juillet : arrêté préfectoral ordonnant l'enquête (resté à la préfecture).

    1869, 28 juillet-17 août : registre de l'enquête n° 1 (resté à la préfecture).

    1869, 19 août : lettre d'envoi du sous-préfet.

    1869, 15 octobre : procès-verbal de visite des lieux.

    1870, 30 juin : plan général, profils en long et en travers, plan de détail, profil synoptique [absents du dossier, trouvés à la cote 7 S 100].

    1870, 30 juin : rapport des ingénieurs.

    1870, 30 juin : projet de règlement.

    1870, 4 juillet : arrêté préfectoral ordonnant l'enquête.

    1870, 10-25 juillet : registre de la deuxième enquête.

    1870, 27 juillet : lettre d'envoi du sous-préfet.

    1870, 1er août : rapport après l'enquête mis à la suite du rapport des ingénieurs.

    1872, 28 octobre : rapport de l'ingénieur ordinaire suite au renoncement de M. de Moussy.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 46
  • Reconstruction du moulin de Jouhet.

    1869-1872 : Jouhet, projet de restauration du barrage et du moulin par M. de Moussy.

    1869, 29 juin : pétition présentée par le Sr Thomas au nom de M. de Moussy.

    1869, 19 juillet : rapport des ingénieurs proposant la première enquête [voir annexe].

    1869, 21 juillet : arrêté préfectoral ordonnant la première enquête.

    1869, 28 juillet-17 août : registre de la première enquête.1869, 19 août : lettre d'envoi du sous-préfet.

    1869, 15 octobre : procès-verbal de visite des lieux [voir annexe].

    1870, 30 juin : plan général, profils en long et en travers, plan de détails, profil synoptique,

    1870, 30 juin : plan général, profils en long et en travers, plan de détails, profil synoptique, rapport des ingénieurs, projet de règlement.

    1870, 4 juillet : arrêté préfectoral ordonnant la deuxième enquête.

    1870, 10-25 juillet : registre de la deuxième enquête.

    1870, 27 juillet : lettre d'envoi du sous-préfet.

    1870, 1er-2 août : rapport après la deuxième enquête.

    1870, 10 août : arrêté autorisant M. de Moussy à rétablir l'ancien moulin de Jouhet.

    1872, 28 octobre : arrêté préfectoral donnant acte à M. de Moussy de sa renonciation à exécuter les travaux.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 100
Documents figurés
  • Plan cadastral, plan d'assemblage et 28 feuilles, A. Joyaux Géomètre de première classe, Alagille géomètre secondaire, terminé en août 1840.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4P 4990 à 4998
  • " Règlement d'eau. Cours d'eau non navigable ni flottable. Plan général, échelle de 0,0005 par mètre. Dressé par le Conducteur principal des Ponts-et-Chaussées Lecompte le 30 juin 1870, vu par l'Ingénieur en chef Férand le 1er Juillet 1870 ". Lecompte conducteur des ponts-et-chaussées. Plan aquarellé. 1870.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 100
  • " Règlement d'eau. Cours d'eau non navigable ni flottable. Profils en long et en travers, échelle longueur 0,0005 par mètre ; hauteur 0,005 par mètre. Dressé par le Conducteur principal des Ponts-et-Chaussées Lecompte le 30 juin 1870, vu par l'Ingénieur en chef Férand le 1er juillet 1870 ". Lecompte conducteur des ponts-et-chaussées. Profils aquarellés. 1870.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 100
  • " Règlement d'eau du moulin de Jouhet. Plan de détails, échelle de 0,002 par mètre. Dressé par le Conducteur principal des Ponts-et-Chaussées Lecompte le 30 juin 1870, vu par l'Ingénieur en chef Férand le 1er Juillet 1870 ". Lecompte conducteur des ponts-et-chaussées. Plan aquarellé. 1870.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 100
  • " Règlement d'eau du moulin de Jouhet. Profil synoptique, échelle longueur 0,0001 par mètre ; hauteur 0,01 par mètre. Dressé par le Conducteur principal des Ponts-et-Chaussées Lecompte le 30 juin 1870, vu par l'Ingénieur en chef Férand le 1er Juillet 1870 ". Lecomte conducteur des ponts-et-chaussées. Plan aquarellé. 1870.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 100
Bibliographie
  • Société de recherche archéologique du pays Chauvinois. Inventaire des sites hydrauliques de l'ancien arrondissement de Montmorillon. Chauvigny, 1985.

    site n° 0134 Région Nouvelle-Aquitaine, service de l'inventaire du patrimoine culturel, Poitiers : Non coté
  • Vignaud, Jules. Le cahier de doléances de la paroisse de Jouhet-en-Poitou en 1789. Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 3e série, tome 10, 2e trimestre 1934.

    p. 151
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.