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Moulin de Clopilet, ferme, actuellement maison

Dossier IA17045010 réalisé en 2012

Fiche

Parties constituantes non étudiéesétable, écurie, fournil, distillerie
Dénominationsmoulin, ferme, maison
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Agglomération Royan Atlantique
AdresseCommune : Floirac
Adresse : rue de
Clopilet
Cadastre : 1833 E 1274 et 1275 ; 2009 ZO 101

Le moulin de Clopilet a été construit au début du 19e siècle, vers 1815, comme semble l'indiquer un acte notarié du 27 février 1819 : cet acte concerne en effet la vente du moulin et de la maison, "le tout neuf", par André Lacour, demeurant à Chenac, et son épouse Marianne Lacroix, qui habite à Clopilet, à Jean Pierre André Guichard, notable de Saint-Fort-sur-Gironde, envers lequel ils étaient débiteurs. Le moulin figure sur le plan cadastral de 1833, avec la maison de meunier à côté (mais sans les dépendances). L'ensemble est alors la propriété de Jean Jagaud et reste dans les mains de ses descendants au cours des décennies suivantes.

En 1889, selon le cadastre, le moulin est désaffecté et converti en "bâtiment rural". Il appartient alors à Jean Jagaud l'aîné. Les dépendances datent sans doute de la seconde moitié ou de la fin du 19e siècle : leur existence et l'abandon du moulin traduisent probablement une reconversion de la propriété depuis la minoterie vers la polyculture. La propriété passe en 1897 à Camille Jagaud puis en 1947 à René Jagaud. Laissé à l'état de ruines, endommagé par la tempête de 1999, le moulin a ensuite été restauré par son actuel propriétaire, Jean-Marie Vallaud : une nouvelle toiture a été posée en 2002, suivie des ailes en 2006.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le moulin de Clopilet est situé au sommet d'un coteau qui domine une combe et, au-delà, les marais et l'estuaire. Outre le moulin, cette ancienne ferme comprend un logis, prolongé par une ancienne étable (devenue habitation) au sud, le tout sous un même toit à croupes. Une autre ancienne dépendance se situait à l'arrière du logis, en appentis. Au sud de la cour se trouvent d'autres dépendances (écurie, fournil, distillerie). Près du moulin on remarque une petite dépendance, récemment restaurée, d'usage inconnu. Le logis comprend un grenier, accessible par un escalier extérieur.

Le moulin est construit sur une butte de terre ou "cerne" qui renferme une salle basse. La tour du moulin est en moellons. Le toit, aujourd'hui couvert en matériau synthétique, l'était à l'origine en tuile. Depuis qu'il a été restauré, ce toit, tournant, est monté sur des galets de rotation qui ont remplacé une ancienne glissière ou "sablière". La pièce de bois ou "guivre" servant à faire tourner le toit a été restituée lors de la restauration, de même que les ailes. Ces dernières sont à barreaux libres, c'est-à-dire non reliés entre leurs extrémités, le tout rappelant la forme d'une arête de poisson. Cette armature était destinée à recevoir une voilure en toile.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
Typologiesferme à bâtiments séparés ; dépendances en appentis à l'arrière
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Acte de vente du moulin de Clopilet par André Lacour à Jean Pierre André Guichard le jeune, propriétaire à Saint-Fort-sur-Gironde, le 27 février 1819, devant Moufflet, notaire à Mortagne-sur-Gironde (Archives départementales de Charente-Maritime. 3E30/321) :

    André Lacour, cultivateur, demeurant aux Robineries, commune de Chenac, vend à Jean Pierre André Guichard le jeune, propriétaire à Saint-Fort-sur-Gironde, "un moulin à vent tournant, virant et faisant farine, auquel il ne manque absolument aucuns de ses apparaux, le tout neuf, situé au lieu de Clopillet, commune de Floirac, plus une maison joignant, aussi neuve, composée de deux chambres basses, dont l´une a un grenier, courroir, fournière, grange, toits à cochon et à volaille, un puy et les issues en dépendant, sans en rien excepter ni réserver, le tout situé au dit lieu de Clopillet et édifié sur un terrain dont la majeure partie est en terre labourable et le restant en vigne et pré artificiel, de la contenance en totalité de cinquante six ares quatre vingt dix centiares".

    La vente concerne aussi plusieurs terres, prés et vignes, et est consentie pour 7000 francs.

    NB : L´épouse d'André Lacour, Marianne Lacroix, dont il est séparé de biens, demeure au moulin de Clopilet en janvier 1819, date à laquelle elle reconnaît une dette envers Guichard.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Charente-Maritime. 3E30/321. 1819, 27 février : acte de vente du moulin de Clopilet par André Lacour et Marianne Lacroix à Jean Pierre André Guichard le jeune, devant Moufflet, notaire à Mortagne-sur-Gironde.

  • Archives départementales de Charente-Maritime. 3 P 1569 à 1579, et 5251. 1833-1871 : plan cadastral de Floirac, tableau indicatif des propriétés foncières, état de section, matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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