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Moulin à papier du Petit-Marchais, puis usine à papier sulfurisé, actuellement Usine Dalle et Lecomte

Dossier IA00066393 réalisé en 1988

Fiche

  • Salle de la machine à papier, intérieur.
    Salle de la machine à papier, intérieur.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • magasin industriel
    • atelier de réparation
    • hangar
    • logement patronal
    • cheminée d'usine
    • bureau
    • parc
    • jardin d'agrément
    • cour
    • bassin
Précision dénominationusine à papier sulfurisé
Appellationsdit moulin du Petit Marchais, actuellement Usine Dalle et Lecomte
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, magasin industriel, atelier de réparation, hangar, logement patronal, cheminée d'usine, bureau, parc, jardin d'agrément, cour, bassin
Dénominationsmoulin à papier, usine à papier
Aire d'étude et cantonCharente - Aubeterre-sur-Dronne
Hydrographiesla Lizonne
AdresseCommune : Saint-Séverin
Lieu-dit : le Petit-Marchais
Cadastre : 1838 B 8 à 13 ; 1970 B4 265

Une usine à papier est construite en 1837, à la place d'un moulin à papier du 16e siècle, pour la société bordelaise Gaulne, Conte, Grandchamps et Cie. Elle est vendue en 1846 à Becoulet, qui ajoute en 1876 la fabrication du papier sulfurisé. L'entrepôt industriel est construit en 1880 (porte la date) . La sulfurisation se fait d'abord dans l'usine annexe de Pisseloube, en Dordogne, puis, à partir de 1960, dans un nouvel atelier de fabrication au Petit-Marchais. Au début du 20e siècle, l'usine est vendue à la Société d'Angoumois Chauveau frères, également propriétaire de l'usine de Maumont, à Touvre, puis, dans le troisième quart du 20e siècle, à Dalle et Lecomte. En 1882, il y a deux machines à papier. Actuellement, il y a une machine à fabriquer et deux machines à sulfuriser le papier dans un bain d'acide sulfurique. L'effectif en 1846 est de 92 personnes et en 1988, de 75 personnes.

Période(s)Principale : 16e siècle , (détruit)
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1837, porte la date
1880, porte la date
1960, daté par travaux historiques

L'atelier de fabrication (1a) dit salle de la machine, atelier de fabrication (2) dit du Pulper et atelier de réparation (3) sont en pierre de taille, en rez-de-chaussée et avec ciment amianté en couverture. L'atelier de fabrication (1b) est en béton et acier, avec charpente métallique apparente et toit avec lanterneau en ciment amiante. Le magasin (4) et l'entrepôt industriel (5) est en moellon enduit, à un étage, couverts de tuile mécanique. Le logement patronal (8) est en moellon et en pierre de taille, à un étage, couvert de tuile creuse et d'ardoise.

Mursbéton
acier
calcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
Toittuile creuse, tuile plate, tuile mécanique, ardoise, ciment amiante en couverture
Étages1 étage carré
Couvrementscharpente métallique apparente
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans lanterneau
Énergiesénergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
énergie thermique produite sur place

Typologiesarc segmentaire
Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablesmachine de production

Annexes

  • Papeteries de Maumont, du Marchais & du Pisloube. CHAUVEAU Frères. Extrait de L'Illustration économique et financière, 1922, p. 84.

    Le promeneur qui, après avoir visité les sources de la Touvre, remarquables par ses deux points d'émergence, le Bouillant et le Dormant, se décide à suivre la rive gauche de la rivière pour admirer la clarté de ses eaux, la largeur extraordinaire de son lit, sa végétation et le gracieux ensemble du paysage environnant, arrive, après avoir parcouru environ 1.500 mètres, à un barrage important sur lequel est bâtie l'usine à papiers de Maumont, appartenant à MM. Chauveau frères. S'il a la curiosité de voir fabriquer du papier, la permission lui est généralement accordée : il peut tout à son aise examiner l'usine en détail ; se rendre compte de la nature et de la valeur des diverses machines, toutes modernes, qui permettent à cette maison de tenir une des premières places parmi celles qui livrent en grandes quantités, des papiers parcheminés, en particulier.

    A l'extrémité méridionale du département, MM. Chauveau exploitent aussi l'importante usine du Marchais, à deux machines ; les sortes que l'on y fabrique sont assez différentes de celles produites par la première : registres, papiers à lettre et papiers buvards, destinés à

    la fabrication du papier sulfurisé. Cette dernière spécialité est produite à l'usine voisine, et tout particulièrement agencée, de Pisloube. La fabrication de cette sorte est fort ancienne dans cette usine. C'est un des prédécesseurs de MM. Chauveau, M. Becoulet, qui l'installa le premier en France, et peut-être on Europe ; ses produits comptent parmi les meilleurs.

    La Maison Chauveau Frères, par ses ascendants, a une origine plusieurs fois séculaire Elle descend, en effet, en ligne directe, des Durandeau, qui, de père en fils, fabriquaient du papier à la forme et à la main, dès le XVIIe siècle.

    Si, au siècle dernier, les mots maîtrises et jurandes n'étaient plus usités, les corporations papetières existaient en fait. N'était pas ouvrier qui voulait, il fallait être agréé par les ouvriers et subir un long et patient apprentissage qui exigeait, entre autres choses, une obéissance continue de la part de l'apprenti.

    Certaines coutumes, qui font sourire maintenant, étaient fort en honneur. C'est ainsi que les ouvriers exigeaient du vin pour nettoyer les formes, un autre liquide n'aurait pu convenir. Une autre particularité était que le patron ne pouvait, introduire son fils dans son établissement sans l'agrément du personnel.

    Tout cela a disparu dans la forme. Mais ne renait-il pas autrement ?

Références documentaires

Documents d'archives
  • Moulins de Labarde, de Lépine, du Petit-Marchais, du Pont et à Saint-Séverin.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : S 255
  • An II : papeteries.

    Archives nationales, Paris : F 12 1482
  • A. D. Haute-Vienne, C 19. 18e siècle : papeteries.

  • Archives Atelier Musée du Papier d'Angoulême.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême
Bibliographie
  • André, Louis. " La papeterie charentaise au 19e siècle ". Fumées du Nil, n° 1. Angoulême, 1989.

    p. 11-54
  • Boissonnade, P. L'industrie du papier en Charente et son histoire. Ligugé, 1899.

  • Deme, G. L'industrie du papier à Angoulême et les industries qui s'y rattachent. Bordeaux, 1936.

  • " Papeteries de Maumont, du Marchais et de Pisseloube ". In : L'Illustration économique et financière, n° spécial, Charente, 1922.

    p. 84
  • Lacroix, Auguste. Histoire de la papeterie d'Angoulême suivie d'observations sur le commerce des chiffons en France. Paris, 1863.

  • Munier, Etienne. Essai d'une méthode générale propre à étendre les connaissances des voyageurs ou recueil d'observations. Paris, 1779.

  • Rancogne, Badinet de. " Recherches sur l'origine des moulins à papier de l'Angoumois ". Bull. Soc. Archéol. et hist. Charente, 1878-1879.

  • Tiffon, Maurice. L'industrie du papier à Angoulême. Angoulême, 1909.

  • Touzaud. L'organisation sociale des papeteries d'Angoulême. Angoulême, 1884.

  • Van Riesen, Wulf. " Les débuts de la papeterie charentaise ". Bull. et Mém. Soc. Archéol. et Hist. Charente, 1985.

    p. 167-205
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Van Riesen Wulf