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Moulin à papier, brasserie et malterie de Montmorillon, minoterie

Dossier IA86000084 inclus dans Vallée de la Gartempe réalisé en 1995

Fiche

Appellationsdite brasserie de Montmorillon
Destinationscentrale hydroélectrique
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, cheminée d'usine, bâtiment d'eau, logement patronal, bureau, conciergerie, barrage
Dénominationsmoulin à papier, brasserie, malterie, minoterie
Aire d'étude et cantonVienne - Montmorillon
Hydrographiesla Gartempe
AdresseCommune : Saulgé
Lieu-dit : les Mats
Cadastre : 1840 B2 620, 622 ; 1981 B2 1183-1188, 1219-1222, 1238, 1424, 1425 ; 2015 AH 2-21 ; 89-91

Deux moulins à papier sont construits au 17e siècle.

En 1778, le moulin de M. de Meignié fabrique un papier de qualité supérieure. Ce moulin est composé de sept piles à quatre maillets.

Ces moulins sont figurés sur le cadastre de 1840 sous le nom de moulin des Mats, avec mention de sa fonction de papèterie, que l'on retrouve aussi sur les terres environnantes (vignes et bois de la Papèterie). Le " Moulinet des Mats " est racheté en 1840 par M. Jean-Baptiste du Vigier, comte de Mirabal. Les moulins sont transformés en brasserie et en minoterie en 1843 pour ses fils ; une malterie est édifiée en 1855 (porte la date).

La brasserie, déficitaire, cesse son activité en 1856 et est vendue par saisie judiciaire à Jules Butaud en 1858 alors que le moulin est acheté par M. Blanchet, qui le lui rétrocède quelques années plus tard. Les deux établissements sont exploités par Amédée Butaud, frère de Jules Butaud, rejoint en 1870 par le fils de ce dernier, Étienne, formé dans des brasseries allemandes.

Le 1er novembre 1879, l'affaire est reprise par Étienne Butaud, Maurice Pillot, gendre de Jules Butaud, et deux amis, Eugène et Gustave Renaud. En 1889, l'entreprise est reprise à son nom propre par Maurice Pillot sous la raison sociale Pillot, Richard et Cie. Se grands travaux sont entrepris, comme l'installation de turbines hydrauliques, celle de machines à glace et la construction de caves pour la fermentation basse, nouvelle technique de fabrication. La société est dissoute en février 1897.

La direction de l'entreprise passe en 1899 au gendre de Maurice Pillot, Henri Baugier, aidé à partir de 1906 et 1908 par ses deux beaux-frères, Maurice Sotias et Georges Pillot, puis en 1922 par son fils, Jacques Baugier.

Les bureaux sont édifiés en 1929 (date portée), alors que cesse l'activité de la minoterie. En 1931, la production annuelle est de 30 000 hl de bières vendues dans un rayon de 200 km, à quoi s'ajoutent des eaux gazeuses, limonades et sodas. L'eau utilisée provient d'une source voisine, les orges sont récoltés en France, tandis que les houblons sont importés de Tchécoslovaquie. La tonnellerie est réalisée sur place. La malterie ferme en 1936 entraînant une diminution du personnel. Un atelier d'embouteillage est construit vers 1938. Depuis la cessation d'activité en 1963, les bâtiments sont pour certains désaffectés, d'autres transformés en logements, d'autres encore abritent une activité industrielle. En 1889 : machine frigorifique Raoul Pictet ; une roue hydraulique au rez-de-chaussée de la malterie ; en 1895 : six chaudières (quatre pour la fabrication, deux pour l'eau chaude) ; machine fixe de 25 cv remplacée en 1901 par une machine de 100 cv. En 1931, environ 50 ouvriers.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1855, daté par travaux historiques
1889, daté par source
1929, porte la date

Bâtiment de la malterie, à 1 étage de soubassement et 3 étages carrés, couverte d'un toit à longs pans en tuile creuse ; conciergerie en rez-de-chaussée et étage de comble couverte d'un toit à longs pans brisés à croupes en ardoise ; hangar de goudronnage des tonneaux en moellon pour les pignons et charpente métallique (fermes à treillis à membrure inférieure courbe), couvert d'un toit à longs pans en tôle ondulée ; bâtiment des turbines en rez-de-chaussée surélevé couvert d'un toit à longs pans en ardoise ; ancienne minoterie à 2 étages carrés couverte d'un toit à longs pans à croupe en ardoise ; bâtiment moderne de turbine en parpaing de béton couvert d'un toit en appentis en ciment amiante ; atelier frigorifique à 2 étages carrés couverte d'un toit à longs pans, à lanterneau, en ciment amiante ; atelier d'embouteillage de 1938 en béton armé. Deux cheminées en brique sont encore visibles dans le site : l'une, datant de 1855 et arasée en 1995, est de forme carrée, l'autre, édifiée en 1900, est circulaire.

Mursmoellon enduit
béton armé enduit
parpaing de béton enduit
Toitardoise, tuile creuse, béton en couverture, tôle ondulée, ciment amiante en couverture
Étagesétage de soubassement, 3 étages carrés
Couvrementscharpente en bois apparente
charpente métallique apparente
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
toit à longs pans brisés
appentis
toit à longs pans croupe
toit à longs pans lanterneau
Énergiesénergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
énergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
Techniquessculpture
Représentationschronogramme
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Extraits du bulletin de patente de 1898 à 1904 (AD Vienne, 2 P 71) de Maurice Pillot, puis de Henri Baugier en 1904 :

    En 1901, le moulin à farine est équipé d'une paire de meules, 2 paires de cylindres de 50 à 70 cm et 6 paires de longueur inférieure à 50 cm...Dans le bâtiment de la malterie des chambres sont affectées au logement des ouvriers.

    La brasserie, sous une habile direction, est devenue prospère. En 1889, à l'expiration de l'ancienne Société Renaud et Cie, cet établissement a été vendu à la barre d'un tribunal de Montmorillon et, par suite d'une rivalité entre les anciens associés, a été adjugé à M. Pillot, un des anciens co-propriétaires et associés, au prix exhorbitant de 780 000 (vente du 7 juillet 1889). Cette brasserie avait été vendue le 10 septembre 1879 200 000. Des extensions à Bressuire et au Blanc, estimées 30 000 et 20 000 frans et surtout la clientèle comprise dans la vente du 7 juillet 1889 doivent réduire sensiblement le chiffre de 780 000 francs.

    M. Pillot, le nouveau propriétaire fait à la nouvelle Société l'apport du groupe industriel de la brasserie pour 400 000 francs.

    M. Pillot a fait construire des bâtiments consistant en magasins ou caves et d'autres bâtiments destinés à la fabrication de la glace, laquelle est nécessaire pour fabriquer la bière bock. Ces bâtiments sont les suivants :

    - Bâtiment des turbines où se trouvent 2 turbines américaines destinées à mettre en mouvement l'appareil Pictet et Cailletet, qui fabrique la glace par la compression et la liquéfaction de l'acide sulfureux.

    - Glacière établie pour refroidir les caves ; le matériel consiste en une machine à glace Raoul Pictet, un réfrigérant, un condenseur qui sont fixes, et une cuve, un bac d'attente et un réservoir d'eau.

    - Cave et entonnerie. Ce bâtiment comprend 4 étages, et contient le matériel mobile suivant : 4 cuves refroidisseuses ou d'attente, une cuve guiloire et un réfrigérant, un bac d'attente et un réservoir d'eau glacée. L'outillage mobile consistant en 40 foudres d'une capacité moyenne de 20 hl chacun, et 14 cuves de fermentation de 28 hl en moyenne.

  • Extrait du cahier des charges, vente sur saisie immobilière des biens des sieurs Duvigier, Montmorillon, 1858 :

    " Article cinquante-sept - Au lieu appelé la Brasserie, un corps de bâtiment élevé sur cave construit en moellon et pierre de taille, couvert de tuile courbe déversant ses eaux au levant, et au couchant servant de maison d'habitation au sieur Louis, l'ancien employé à la vinaigrerie. La porte de sa cave est au nord, cette maison consiste en un rez de chaussée ayant sa façade au couchant sur la route de Montmorillon et sert de cantine aux ouvriers de la brasserie. Sa porte d'entrée est au couchant et à même orient, il y deux croisées, le grenier est éclairé par deux jours au levant, et deux jours au couchant. Cette maison joignant d'un côté à la dite route, d'autre et des trois autres côtés (...)

    Bâtiments de servitude pour le lavoir des Futailles, et plusieurs fourneaux pour le chauffage des cuves et des germoirs, et la scierie et hangard.

    Le premier est employé dans la partie la plus anciennement construite sur les appartements des chefs brasseurs, et par ceux servant de chauffoirs, de germoirs, et par le moulin mécanique pour le nettoyage et broyage des baillarges pour la fabrication de la bière, qui est mu par une roue alimenté par l'eau du bassin ou réservoir de la brasserie, qui se trouve au couchant de ce bâtiment. Cette roue sert en outre au sciage du bois de feu, qui se trouve également au rez-de-chaussée. Le reste du bâtiment qui a premier et deuxième étage sert de magasin pour les grains ainsi que le grenier qui est au-dessus.

    Ce bâtiment porte au levant et nord l'inscription de brasserie en gros caractères. Il y a au couchant trente trois ouvertures et au levant cinquante. Au couchant de ce bâtiment se trouvent plusieurs caves presque constammment remplies d'eau pour l'usage de l'établissement (...)

    Au midi se trouve le hangar pour la décharge du bassin et au-dessous les caves pour la confection de la bière, les ventilateurs, les rafraichissoirs, et la vaste cheminée servant aux chauffoirs qui se trouvent à cet orient.

    Ce bâtiment est couvert à tuile plate et courbe, déverse ses eaux au levant et couchant est est construit en moellon et pierre de taille. Une partie de la charpente de la construction neuve est en fer.

    Au midi du bâtiment de la brasserie, un autre corps de bâtiment précédé d'une galerie servant de distillerie et de vinaigrerie, construit en moellon et pierre de taille et couvert à tuile courbe. L'entrée de la distillerie ou vinaigrerie est au levant, il y a plusieurs ouvertures à cet orient.

    Au même lieu, un autre bâtiment construit en moellon et pierre de taille, couvert à tuiles en courbes déversant ses eaux au levant et couchant servant au rez de chaussée d'atelier de tonnellerie et au premier de chambre pour les tonneliers et employés de la brasserie, et au-dessus de grenier. La façade principale de cet atelier est au couchant en face du grand bâtiment de la brasserie. Il est éclairé au levant et couchant par plusieurs ouvertures et joint au levant les abords de la rivière Gartempe.

    Au même lieu, un petit bâtiment servant de lieu d'aisance joignant à la rivière de Gartempe.

    Au même lieu, l'emplacement à déposer les bois de feu et bois d'ouvrages, bois ... joignant au bâtiment ci-dessus et à la rivière.

    Au même lieu, un beau corps de bâtiment nouvellement construit en moellon et pierre de taille couvert à tuiles plates déversant ses eaux aux quatre orients, servant en ce moment de maison d'habitation à monsieur Duvigier et de bureau pour la brasserie, consistant en plusieurs appartements au rez de chaussée. L'entrée de la maison est au levant précédé d'une petite terrasse, il y a au rez-de-chaussée, trois croisées. Au premier, au levant, il y a quatre croisées et deux ouvertures au grenier. Ce bâtiment est éclairé au nord par six ouvertures, deux au rez-de-chaussée, deux au premier et deux au grenier, au midi, il y a trois ouvertures. Ce bâtiment joint au levant le chemin de la brasserie au moulin, au couchant les bâtiments de servitude, au nord les cours et au midi les cours et terrains conduisant à l'habitation du sieur Lancereau désigné article cinquante-sept, au-dessus des toits, on remarque trois cheminées.

    Par derrière, un autre corps de bâtiment (...)

    Article cinquante-huit : Au lieu appelé la Brasserie, un vaste corps de bâtiment nouvellement construit consistant dans une partie en rez-de-chaussée avec étage et grenier au-dessus, et dans l'autre partie en rez-de-chaussée, premier et deuxième étage et grenier au-dessus. Au rez-de-chaussée sont les caves dites germoires, magasins, chambres des brasseurs et domestiques (...).

    Au même lieu et au couchant de la brasserie, une pièce d'eau ou réservoir alimenté par des fontaines. Dans cette pièce d'eau et attenant aux bâtiments de la brasserie se trouve l'empellement du moulin à nettoyer et broyer les grains joignant à la route de Montmorillon à Saulgé (...)

    Au même lieu, les belles caves voûtées de brasserie dont l'entrée est au levant (...)

    Au même lieu, un vaste corps de bâtiment servant de moulin à farine ayant six paires de meules mues par deux roues d'eau (...). "

  • Description des bâtiments industriels : Témoignage oral d'Etienne Sotias recueilli par Monique Gesan le 13 février 1988.

    Description des bâtiments industriels : Témoignage oral d'Etienne Sotias recueilli par Monique Gesan le 13 février 1988.

    " En 1936, la malterie sur aire était un musée... Elle tournait en hiver ; au 19e siècle, toutes les brasseries faisaient leur malt, par manque de réseau de communication... et parce que le malt ne doit pas prendre l'humidité.

    On a cessé en 1936, la brasserie s'est alimentée alors aux Malteries d'Issoudun.

    Il y avait deux cuves à trempe près de l´étanche et une autre à l'aplomb du bâtiment 8, qui contenait sept germoirs. Ils étaient cinq au rez-de-chaussée côté rivière, les deux autres étaient au premier étage contre les cuves.

    Au dessus se trouvaient des greniers, des treuils alimentés par la roue à godets qui donnait de l'énergie à tout le bâtiment permet-taient de monter les grains. Les greniers ont des petites fenêtres grilla-gées sur volets, les germoirs ont une vitre, une fenêtre étroite et un petit sabot (genre vasistas) pour que 1'air ne frappe pas les grains quand on aérait les germoirs.

    Derrière les tourrailles, il y avait des trieurs à grains. L'ancienne tourraille a été démolie... A côté, juste avant la nouvelle se trouvait 1'atelier de tonnellerie.

    Le houblon était conservé au premier étage dans une chambre donnant sur le saut du loup. (Le saut du loup est un canal qui contient l'eau des sources, elle y circule à 12-13° pour régulariser la température, car il faut une température uniforme pour faire de la bière). Le houblon doit éviter la chaleur, il bénéficiait d'une température basse et constante grâce au saut du loup. Le houblon est délicat, il y a une grande diversité de prix, de qualités, de provenance. Il venait de Bohême, Moravie, Bavière, Alsace et Bourgogne. Celui du Kent plus dur, plus amer est moins recherché.

    Au dessus de la salle de brassage, il y avait deux immenses cuves sur colonnes à la hauteur du toit de la salle pour donner l'eau des sources du bois aux chaudières.

    Vers 1914, Henri BAUGIER avait construit des canalisations souterraines gui allaient de la salle de brassage vers le bâtiments des caves. "

    DESCRIPTION DES CAVES

    " Du temps de Jules BUTAUD (qui a trouvé la Montmorillonnite en creusant sa cave de l'autre côté de la route), on pratiguait la fermen-tation haute. Sa cave est au dessous de la source (porte de la cave du rocher). On y accède par une échelle. Elle a servi de cave de fermentation haute et servait de débarras plus tard. C'est une cave quadrangulaire avec au milieu un trou énorme. L'hiver, on y stockait la glace recueillie sur les étangs pour réfrigérer les premières bières à fermentation haute. Le trou était protégé par une charpente et de la tôle, la glace se conser-vait, elle donnait de " la glace au nageur pour calmer les fermentations et refroidir la température pour la fermentation haute. "

    " Le bâtiment actuel des caves est sur quatre niveaux :

    - au 4e étage : bac de réception du môut chaud qui montait grâce à un moteur électrique. A côté, le château d'eau (montée par une pompe) est un bac d'eau glacée,

    - au 3e étage : réfrigérant Baudelot constitué en tubes dans lequel circulait en haut de l'eau de source ordinaire ou de l'eau de source réfrigérée et en bas de la saumure. Le moût coulait en lames minces sur ces tubes,

    - au 2e étage : le moût refroidi tombait dans les cuves "Guilloire" dans lesquelles il était ensemencé avec les levures. On attendait 24 heures le départ de la fermentation avant de descendre en fermentation principale. .. En 1947, il y avait quatre cuves en bois de chêne. En 1950, je les ai remplacées par des cuves en aluminium. Dans cette salle, il y a un double vitrage et des vitres rouges pour empêcher la pénétration des rayons solaires, car la levure de bière est sensible aux rayons ultra-violets du soleil. Il provogue aussi une oxydation de la bière et donne un mauvais goût. Seuls le chef de fermentation et son aide pénétraient ici avec un bourgeron blanc et des sabots de bois pour éviter la contami-nation. Ces cuves et les fûts sont faits de merrains de chêne tranchés et non sciés, pour résister à la pression et être imperméables au gaz carbonique. La levure venait de " La Comète " à Chalon-sur-Marne.

    - au 1er étage : la salle de récupération. Pour surveiller le travail de la fermentation, au bout de deux ou trois jours, on prenait un échantillon de bière prise dans un brassin dans un verre dit " mirette " et on surveillait " la cassure ", c'est-à-dire la séparation du levain de la bière et la vitesse de sédimentation des levures qui tombent toujours au fond.

    Il y avait trois salles à fermentations principales :

    - 2 salles où il y avait deux rangées de cuves de 15 hectolitres,

    - une 3e salle avec deux cuves rondes et deux cuves carrées enduite de " mammouth ", substance spéciale qui évite le contact bière-métal.

    Ces cuves étaient vernies tous les hivers.

    - au rez-de-chaussée : 4 caves pleines de foudres de bois, goudronnés pour empêcher l'infection de la bière.

    A côté, les caves de garde où la bière était conservée. Elle contenait 10 foudres d'acier vitrifié de 250 hectolitres, 4 de 13 hecto-litres et des foudres de 50, 40, 25 et 15 hectolitres.

    J'avais un plan de cave... Je l'ai perdu.

    Chaque fois qu'on faisait un brassin, il fallait faire la veille une déclaration à la Régie.

    L'employé de la Régie venait vérifier le degré alcoolique de la bière. Il venait vers midi ou une heure, à " la réunion des métiers " quand on avait fini le brassin. "

    EMBOUTEILLAGE

    Le câble de transmission métallique permettait de transporter la force de la roue de la salle de brassage à l'usine d'embouteillage. Ce bâtiment moderne (1938-1939) fonctionnait à une cadence déjà trop faible. On y trouvait un pasteurisateur, une machine à laver les bouteilles, un saturateur à tonneaux et un quai d'expédition.

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1871 : commerce et industrie.

    Archives nationales, Paris : F 12 4546
  • 1918, septembre : enquête sur la reprise et le développement de la vie économique en Poitou (Vienne et Deux-Sèvres).

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 1 F 6
  • 1924 : enquête.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 6 M 221-222
  • 18..-19.. : bull. patentes Montmorillon.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 P 71
  • 1830-1940 : matrices cadastrales de la commune de Saulgé.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 176, 3239-3243, 4623-4626
  • 1840 : industrie : appareils à vapeur.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 8 S 12
  • Inventaire de Saulgé, dossiers numérisés.

    classeur 2, p. 13-22 Région Poitou-Charentes, Centre de documentation du patrimoine, Poitiers
  • " Brasserie de Montmorillon. Plan d'installation de 3 vannes de décharge. H - 27962 ". Constructions électriques de France. Usines de Tarbes. 1929. Ech. 1/25.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 47
Documents figurés
  • " Plan du rez-de-chaussée de la brasserie en 1856 par Guérin ". Ech. 1/200. Encre sur papier.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 8 S 12
  • " Rivière La Gartempe. Commune de Saulgé. Usine de la brasserie. Pétition de la société Pillot, Richard et Cie. Plan et profils ". Quarré, ingénieur ordinaire, 18 novembre 1891. Ech. 0,002 par mètre pour les longueurs ; 0,0,02 par mètre pour les hauteurs ; plan 1 à 2000e.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 47
  • " Rivière La Gartempe. Commune de Saulgé. Moulin de la brasserie des Mats. Demande de M. Pillot. Plan des lieux". Plans signés de Antin, ingénieur ordinaire, 22 juillet 1897.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 47
  • " Rivière La Gartempe. Commune de Saulgé. Moulin de la brasserie des Mats. Demande de M. Pillot. Plan des lieux et profils en travers ". Girard, conducteur subdivisionnaire, 22 octobre 1897.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 47
  • " Bassin et rivière La Gartempe. Usine de la Brasserie, commune de Saulgé. Plan général ". Plans signés de Géniteau, ingénieur, 22 janvier 1931.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 47
  • " Bassin et rivière La Gartempe. Usine de la Brasserie, commune de Saulgé. Profils en long et en travers du barrage ". Profils de Géniteau, ingénieur, 22 janvier 1931.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 s 47
  • " Bassin et rivière La Gartempe. Usine de la Brasserie, commune de Saulgé. Plan du barrage et dessins de détails ". Plans signés de Géniteau, ingénieur, 22 janvier 1931.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 7 S 47
  • " Photographies prises à la fin du XIXe siècle, avant la construction de l'usine frigorifique ". Archives privées.

  • " Cartes postales anciennes ". Archives privées.

Bibliographie
  • Annuaire de Poitiers et du département de la Vienne : administratif - militaire - religieux - judiciaire - industriel - commercial. Poitiers : Marc Texier, 1938.

    p. 876
  • Barbier, Alfred. Statistique du département de la Vienne. Poitiers : imprimerie A. Dupré, 1863.

    p. 133
  • Boissonnade, Prosper. Essai sur l'organisation du travail en Poitou depuis le XIe siècle jusqu'à la Révolution. Mémoire de la société Antiquaires de l'Ouest, 2ème s., t. 21, 1898.

    p. 451
  • Pinard, Jacques. Les industries du Poitou et des Charentes : Étude de l'industrialisation d'un milieu rural et de ses villes. Poitiers : S. F. I. L., 1972.

  • " Brasserie de Montmorillon ". L'Orientation économique et financière : la Vienne, 1931.

  • [Moulin de Montmorillon]. Affiches du Poitou, 1778.

    p. 68
  • Durepaire, Catherine. La mémoire ouvrière des brasseurs de Montmorillon. Mémoire de maîtrise, Ethnologie, Paris VII, 1987.

  • Durepaire, Catherine ; Gesan, Monique ; Petit, L. La brasserie de Montmorillon. Montmorillon, Ed. Ecomusée du Montmorillonnais, 1988.

  • Jean, Y. ; Touraine, G. Le pays Montmorillonnais : deux siècles d'histoire d'une société rurale. Poitiers : Brissaud, 1989.

    p. 108
  • Kompass régional Limousin, Poitou-Charentes 1988. Copyright Kompass, 1988.

    p. 71
  • Liège, Léopold. Histoire de Montmorillon. Fontenaille imprimeur, 1916.

    p. 476-479
  • Loez, Alexandre ; Perlat, René. La sous-région du Poitou. Monographie économique de la Vienne et des Deux-Sèvres : Agriculture - Commerce - Industrie - Tourisme. Niort : Imp. Saint-Denis, 1931.

    p. 163
  • Weiller, Jean ; Gauthier, Louis ; Garnier, Roger. La vie industrielle. Richesses de France, Revue économique et touristique : le département de la Vienne. Bordeaux, Delmas, 1951.

    p. 157

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Pouvreau Pascale - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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