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Moulin à farine

Dossier IA23001603 réalisé en 2009

Fiche

Parties constituantes non étudiéesmaison, grange, étable, porcherie
Dénominationsmoulin à farine
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Pays Dunois - Dun-le-Palestel
Hydrographiesla Creuse
AdresseCommune : Villard
Lieu-dit : le Gué-Cornu
Cadastre : 1826 A 1199 ; 2008 A 879 ; 874

Le moulin figure sur la carte de Cassini et sur le plan cadastral de 1826. Il date donc vraisemblablement de la fin du 18e siècle. Les archives indiquent par ailleurs qu'en septembre 1803 est décédé au Moulin du Gué Denis VASLET (meunier), laissant supposer que celui-ci a été, avec son épouse Jeanne GLAUMAUD, le premier meunier du Gué Cornu. Le moulin est ensuite passé à leur fille Silvaine et à leur gendre Silvain PERRIN, puis au fils de ces derniers également prénommé Silvain. En 1898, le moulin a été acheté par Maurice RODIER auquel a succédé son fils puis son petit-fils André RODIER. Le moulin a cessé son activité à la fin des années 1990. Le moulin a été rehaussé en 1887 comme l´indique la date inscrite sur le fronton de la lucarne passante située sur la façade ouest du moulin. Il a par la suite été équipé d´un générateur permettant de faire fonctionner l´ensemble du moulin à l´électricité. Le logement du meunier, situé au sud du moulin, ne figure pas sur le cadastre de 1826. Il a probablement été construit dans la seconde moitié du 19e siècle comme semble l´indiquer la date "1865" figurant sur le linteau de la porte du logis. En 1922, les bâtiments annexes du moulin, situés au sud-ouest du moulin, de l´autre côté du ruisseau, ont été démolis pour faire place à une maison et une grange-étable accolée. Le logement du meunier a alors été délaissé au profit de cette nouvelle maison. Dans les actes notariés, le Moulin du Gué Cornu est d'abord désigné comme Moulin du Gué, ce n'est qu'en 1844 que la désignation Moulin du Gué Cornu apparaît.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle , (?)
Secondaire : 2e moitié 19e siècle , porte la date
Secondaire : 1er quart 20e siècle , daté par tradition orale
Dates1865, porte la date, daté par source
1887, porte la date, daté par source
1922, daté par tradition orale

Le moulin du Gué Cornu se trouve au nord-ouest de Villard, le long de la Creuse. De plan rectangulaire, il est bâti en moellon de granite enduit et couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. L'édifice présente trois travées en façade et s'élève sur trois niveaux dont un étage de comble éclairé par une lucarne passante à fronton au niveau de la travée centrale. Le fronton, sculpté d´un triangle, comporte en son centre, dans un cartouche, la date "1887". Les encadrements des ouvertures de la façade ouest et les chaînages d'angle harpés sont en pierre de taille (granite). Les fenêtres, ainsi que la porte du premier étage, sont constituées de cadres en bois et comportent des petits carreaux. La porte d'entrée, dotée d'une imposte, est en bois clouté. Sur le pignon sud, les deux ouvertures présentent des encadrements en brique. A l´est, dans une partie fermée communiquant avec l´intérieur du moulin, la roue à aubes en bois de 4 mètres de diamètre et de 2 mètres de largeur a été conservée ainsi que la trappe (en bois) qui permettait de réguler le débit d´eau. Cette trappe était activée par une manivelle se trouvant au rez-de-chaussée du moulin. A l´intérieur, tous les mécanismes et appareils du moulin ont été conservés et sont restés en place. Au rez-de-chaussée, outre le système d´ouverture de la trappe, se trouvent encore tous les engrenages d´entraînement, constitués de roues en fonte avec des dents d´engrenage en bois, ainsi que le régulateur de vitesse du moulin et la meule en pierre. Un escalier en bois conduit au premier étage où sont conservés les appareils à cylindre, comprenant quatre broyeurs et deux convertisseurs, mais également une trémie en bois dans laquelle était versés les sacs de blé à moudre et qui permettait de conduire les grains dans l´œil de la meule. Un second escalier en bois conduit au deuxième étage où sont conservés les bluteries, le plansichter, les empochoirs ainsi qu'une chambre à farine, appelée chambre de sécurité, dans laquelle atterrissait la farine lorsque que l'une des bluteries était percée.

L´ancien logement du meunier, situé au sud du moulin, est une ferme de type bloc à terre. Composée d´un logis et d'une étable, elle est construite en moellon de schiste partiellement enduit et couverte d´un toit à deux pans en tuile plate surmonté d´une souche de cheminée en brique. De plan rectangulaire, elle s´élève sur un niveau plus un étage sous toit et est couronnée d´une corniche à bandeaux en brique sur la façade ouest. La façade ouest de la partie logis compte trois ouvertures avec encadrements harpés en pierre de taille au rez-de-chaussée (une porte à imposte flanquée de deux fenêtres) et un fenestron avec encadrements en bois à l´étage, permettant l´accès au grenier. Le linteau droit de la porte d´entrée du logis porte la date "1865" tandis que l´évacuation d´eau d´une pierre d´évier est encore visible sous l´une des deux fenêtres. L´imposte de la porte d´entrée présentait à l´origine un décor en bois. La façade est de la partie logis compte une porte à imposte avec encadrements harpés en pierre de taille et une fenêtre avec jambages et arc segmentaire en brique. A l´intérieur du logis, le dallage en pierre ainsi que la cheminée d´origine ont été conservés. La partie étable présente sur sa façade ouest deux ouvertures dont les jambages sont en brique et les linteaux en bois. Le pignon sud ne présente quant à lui qu'une seule ouverture, identique à celles de la façade ouest (jambages en brique et linteau en bois), donnant dans le grenier. Sur le pignon nord de la ferme sont accolées deux remises couvertes d'un toit à un pan : l'une est construite en moellon de schiste et couverte en tuile mécanique, la seconde est bâtie en bois et couverte en tuile plate.

De l´autre côté du ruisseau, au sud-ouest du moulin, se trouve la ferme qui a remplacé en 1922 les bâtiments annexes du moulin (qui figurent sur le cadastre de 1826). Composée d´un logis et d´une grange-étable, elle est construite en moellon de granite partiellement enduits sur la grange-étable et totalement enduits sur le logis. Le toit à croupe en ardoise est surmonté de trois larges souches de cheminée en brique et d´un épi de faîtage en zinc. Marqué par un solin et des chaînages d´angle en pierre de taille, le logis s´élève sur trois niveaux, dont un étage de soubassement, et compte trois travées sur le pignon nord-est et deux travées sur la façade sud-est. Un escalier droit extérieur conduit à une petite terrasse précédant la porte d´entrée à imposte située sur le pignon nord-est. Toutes les ouvertures comportent des encadrements harpés à linteaux droits en pierre de taille. La grange-étable, accolée au pignon sud-ouest du logis, s´élève sur deux niveaux et est marquée par un solin en pierre de taille. La façade sud-ouest est ouverte par cinq ouvertures au rez-de-chaussée, dont deux portes d´étable et une porte de grange, et par une ouverture à l´étage. La porte de grange, ainsi que la porte qui la surmonte, présentent un linteau en arc segmentaire en pierre de taille tandis que les deux portes d´étable comportent des jambages harpés également en pierre de taille. Un petit pont en planches de bois permet de franchir le ruisseau pour rejoindre le moulin et l´ancien logement du meunier.

Mursgranite moellon enduit
granite pierre de taille
schiste moellon enduit
brique
bois
Toittuile mécanique, tuile plate, ardoise
Plansplan régulier
Étages1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
croupe
Énergiesénergie hydraulique
roue hydraulique verticale
État de conservationinégal suivant les parties
Représentationschronogramme
Précision représentations

Inscription concernant la date : "1887" sur le fronton de la lucarne qui ouvre l'étage de comble du moulin.

Inscription concernant la date : "1865" sur le linteau de la porte d'entrée de l'ancien logis du meunier.

Statut de la propriétépropriété privée
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Département de la Creuse - Pacquot Eglantine
Pacquot Eglantine

Chargée de recherche, Conseil départemental de la Creuse, 2010


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