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Moulin à eau du Sap, actuellement restaurant

Dossier IA17043914 réalisé en 2010

Fiche

Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Dizant-du-Gua
Lieu-dit : le Sap
Adresse : 10 rue du
Moulin à eau
Cadastre : 1832 E 48 et 49 ; 2009 AS 342

Mentionné sur une carte de l'ingénieur Claude Masse en 1718, le moulin à eau du Sap est la propriété, au milieu du 18e siècle, de la famille de Longueville, qui possède par ailleurs le domaine de Fief-Doré, à Saint-Fort-sur-Gironde. Une visite en est faite en 1752, mentionnant le "vieux moulin" et le "moulin neuf", ce dernier en très mauvais état. Le site est exploité par le farinier Bourdron. Des réparations sont confiées à Quintard, maître charpentier, et Ladoue, maître tailleur de pierres. Le "moulin neuf" a été construit quarante ans plus tôt environ, comme l'atteste un acte de 1714.

Le moulin du Sap apparaît ensuite sur le plan cadastral de 1832. Il appartient alors à Jean Genet, meunier à la Daugatrie. Le partage des biens de ce dernier, en 1843, indique qu'il existe toujours à cette époque deux moulins à eau, le "neuf" et le "vieux". Le second est attribué à François Genet qui, selon le cadastre, l'agrandit en 1862 et qui fait construire en même temps le logis de ferme voisin, à l'est. Le moulin a ensuite été reconstruit en 1883 par Pierre Maquin qui a aussi édifié une maison (sans doute la partie sud du bâtiment actuel) en 1887. Le tout est passé en 1914 à Octave Maquin époux Rodier. La partie nord du bâtiment actuel a été édifiée dans la seconde moitié du 20e siècle. Du moulin à eau, il ne reste que peu de choses, en particulier l'évacuation sous le bâtiment ; la roue visible à l'intérieur du restaurant actuel n'est qu'une reconstitution.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1887, daté par source

Le bâtiment a été en grande partie transformé pour les besoins du restaurant. Sa façade, orientée à l'ouest, présentait à l'origine, avant la construction de la partie nord, deux travées d'ouvertures. Elle est ornée d'un bandeau. Sous la partie sud du bâtiment, la plus haute, passe la sortie du moulin, dérivée de la rivière du Taillon. Une vanne de chasse est visible à l'arrière du bâtiment, à l'est. Le Taillon serpente au nord du moulin. Ses berges servent de cadre à une base de loisirs.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse
Étages2 étages carrés
Couverturestoit à longs pans
croupe
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Partage des biens de feu Jean Genet et de Marie-Modeste Morandière son épouse, entre leurs enfants, 8 septembre 1843 (Archives départementales de Charente-Maritime, 3E 30/398) :

    A Marie-Modeste Genet épouse Jean Martin, meunier à la Daugatrie : le moulin de la Daugatrie avec la maison composée de deux chambres au rez-de-chaussée, des granges à bétail et fourrages, une aire à battre, un puits et un fournil ; ce bien vient du côté de la mère.

    A Rose Genet, une maison chez Colas-Renaud avec l'emplacement d´un ancien moulin à eau, le tout hérité du père.

    A Jean Genet, deux chambres de maison sises au Sap et au midi de la maison paternelle, avec un chai au couchant ; plus l´ancien moulin à eau dit "le moulin vieux", placé au couchant de l´usine, avec la moitié du bâtiment employé à la dite usine, le tout sis au Sap et tenant à la maison paternelle.

    A François genet, deux anciennes chambres de maison et un corridor, situés au Sap et attenant aux moulins d´eau, confrontant du couchant au lot de Jean Genet, ci-dessus ; plus le moulin à eau dit "le neuf", placé au levant et qui sera séparé de l´ancien par une cloison. Les deux moulins à eau sont hérités du père.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 3E30/398. 1843, 8 septembre : partage des biens de feu Jean Genet et de son épouse Marie-Modeste Morandière, entre leurs enfants.

  • 1769 : procédure concernant le moulin du Sap, à Saint-Dizant-du-Gua. Par baillette du 18 mars 1714, M. de Bigot, seigneur de Beaulon, a concédé au sieur Jean Gervereau, époux de demoiselle Marthe Paillot, à Elisabeth Faure veuve Datin, à Pierre Joyeux et à Jeanne Bourdron, veuve de Pierre Cartron, tous propriétaires avec le dit Bigot du moulin à eau du Sap, la faculté d’édifier un autre moulin à eau au même lieu, joignant celui déjà construit, aux frais duquel il promet de contribuer pour un sixième. Le 5 septembre 1761, Marie Gervraux, épouse du sieur Heard, notaire royal, a vendu au suppliant (non identifié) un cinquième des deux moulins. Le suppliant en a acquis deux autres cinquièmes le 4 septembre 1764 auprès des sieurs et demoiselle de Longueville. Un procès a lieu pour savoir si le moulin relève de la seigneurie de Beaulon ou de celle de Saint-Fort.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 1J 115
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 3326 à 3339. 1834-1970 : état de section et matrices cadastrales. A. D. Charente-Maritime. 3P 4916. 1832 : plan cadastral de Saint-Dizant-du-Gua.

Documents figurés
  • 1832 : plan cadastral de Saint-Dizant-du-Gua.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4916
Bibliographie
  • Sebileau, Bernard. Fief-Doré en Saintonge. La Roche-sur-Yon : Artdeline Edition, 1996, 91 p.

  • Dufour, Jacques. Recueil de documents sur l'histoire de Saint-Dizant-du-Gua.

    Archives municipales, Saint-Dizant-du-Gua
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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