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Moulin à blé, puis usine à papier, puis minoterie de blé dur, dite Grande Semoulerie de l'Ouest

Dossier IA00066284 réalisé en 1988

Fiche

Précision dénominationminoterie de blé dur
Appellationsdite Grande semoulerie de l'Ouest
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bâtiment d'eau, entrepôt industriel, silo, magasin industriel, bureau, logement patronal, écurie, parc
Dénominationsmoulin à blé, usine à papier, minoterie
Aire d'étude et cantonCharente - Gond-Pontouvre
Hydrographiesla Touvre
AdresseCommune : Gond-Pontouvre
Lieu-dit : Bourlion
Cadastre : 1983 C 115 à 124, 136

Un moulin à blé, à deux roues, est transformé en usine à papier en 1839 par son propriétaire Hilaire-Léon Glace et la société exploitante Barry et Rullier. En 1843 a lieu une faillite, qui entraîne la vente des machines. Avant la transformation en minoterie, vers 1880-1885, Brun y fabrique du carton et du papier d'emballage. En 1923, l'atelier de production et les silos sont reconstruits pour Perrault S.A. En 1930, l'usine est achetée par les Grands moulins de Paris et un nouvel atelier de mouture est construit en 1945. La production en 1988 est de 150 t par jour. Douze machines à cylindres Buhler y sont installées. L'effectif en 1988 est de 20 personnes.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1839, daté par travaux historiques, daté par tradition orale
1923, daté par travaux historiques
1945, daté par tradition orale

L'atelier de fabrication et le magasin industriel, à quatre étages, sont en béton avec terrasse. L'entrepôt industriel est en moellon. Le bâtiment d'eau est en pierre de taille couvert de tuile mécanique. Le bureau et l' écurie à un étage sont en pierre de taille, avec toit à longs pans et croupes couvert de tuile creuse. Le logement patronal est en moellon enduit, avec toit à longs pans brisés couvert d'ardoise.

Mursbéton
calcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
Toittuile creuse, tuile mécanique, ardoise, béton en couverture
Étages4 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesterrasse toit à longs pans brisés croupe
toit à longs pans
Énergiesénergie hydraulique produite sur place
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Historique de l'usine fait par un stagiaire de l'entreprise, vers 1980.

    Cette société fait partie du groupe des GRANDS MOULINS DE PARIS depuis 1930. A cette époque, c'était un moulin à blé tendre produisant essentiellement des farines pour la boulangerie.

    La construction de cette unité a été réalisée après les années 1920 par la famille PERRAULT qui elle aussi, possédait deux anciens petits moulins et avait fondé en 1923, une Société Anonyme pour bâtir en leur lieu et place au lieu-dit BOURLION sur la rivière la TOUVRE, affluent de la CHARENTE, une unité très moderne.

    A cette époque, on ne produisait pas suffisamment de blé en CHARENTE pour nourrir la population du département. II fallait donc avoir recours à des achats de blés d'importation afin d'assurer une partie importante des écrasements du moulin.

    Le commerce du blé était totalement libre, et il y avait constamment un risque spéculatif dans ces opérations d'importations. C'est pour cela que plusieurs affaires malheureuses ont amené la première société GRANDS MOULINS DE BOURLION à déposer son bilan et à être mise en règlement judiciaire. C'est à cette occasion que les GRANDS MOULINS DE PARIS se sont intéressés à la reprise de la société fondée par la famille PERRAULT et ont repris en main l'exploitation des GRANDS MOULINS DE BOURLION.

    La guerre 39-45 a perturbé l'activité de cette usine qui a beaucoup ralenti et il a fallu rechercher des débouchés annexes.

    Cela a été tout d'abord la fabrication des aliments composés pour le bétail sous l'égide des GRANDS MOULINS DE PARIS. Puis, une occasion s'étant présentée d'acquérir an élevage de truites qui jouixtait le domaine de BOURLION. Cet achat, a été effectué en 1943.

    La reprise des affaires normales après la fin de la 2e Guerre Mondiale, a vu LES GRANDS MOULINS DE BOURLION diversifier sa fabrication principale de farine, en étendant sa gamme à la pâtisserie, à la biscotterie et en participant aux exportations sur l'étranger du groupe.

    En 1957, le Traité de ROME a ouvert complètement la compétition de la meunerie en France, qui jusqu'à cette date historique, était sous un régime de dirigisme de répartition.

    Il existait plus de 100 moulins à farine en CHARENTE qui étaient des contingents de mouture et de capacité d'écrasement très supérieure aux besoins de la consommation de la CHARENTE.

    La mise en liberté commerciale de toute l'industrie de la meunerie a fait ressortir un certain nombre de difficultés, et la politique du groupe des GRANDS MOULINS DE PARTS a été portée vers la protection de ces grandes unités de production.

    Au niveau de la société qui s'appelait toujours GRANDS MOULINS DE BOURLION, il fallait encore créer des compléments d'activité. L'élevage des truites, acquis en 1943 a donné l'idée de fabriquer des aliments pour nourrir ces poissons, dont la subsistance était assurée par des broiements de poissons de mer et viandes saisies dans les abattoirs.

    C'est en 1960 que la recherche et la conception de ces aliments tout-à-fait nouveaux ont été opérées sous la forme de farines complémentaires et dès 1964, une gamme complète d'aliments composés et complets était mise au point et commençait à être commercialisée, ce qui permettait de nourrir une truite depuis sa naissance jusqu'à son sacrifice. Entre temps, en 1963, le marché de la farine de blé tendre étant devenu très difficile, LES GRANDS MOULINS DE BOURLION cessaient d'exister en temps que Meuniers classiques, changeaient de raison sociale, et devenaient semouliers sous la nouvelle dénomination GRANDE SEMOULERIE DE L'OUEST.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Usine à cuivre et moulins du Gond, moulin de Bourlion à Gond-Pontrouve.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : S 359
  • Archives privées, Grande Semoulerie de l'Ouest.

  • 1835, 3 août. Rapport de l'Ingénieur Ordinaire des Ponts-et-Chaussées, sur la modification d'un courrier.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : S 359
  • 1887, 7 juin. Rapport de l'Ingénieur Ordinaire des Ponts-et-Chaussées, sur la construction d'une vanne.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : S 359
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