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Moulin à blé, puis minoterie de Morgard

Dossier IA17000390 réalisé en 1999

Fiche

Appellationsminoterie de Morgard
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, garage, silo, logement patronal
Dénominationsmoulin à blé, minoterie
Aire d'étude et cantonCharente-Maritime - Saujon
Hydrographiesla Seudre
AdresseCommune : Le Chay
Lieu-dit : Morgard
Cadastre : 1836 A1 399, 400 ; 1999 A1 23

Moulin à blé reconstruit et transformé en minoterie en 1891 (date portée) pour M. Salleau. Après le décès de ce dernier dans les années 1910, sa veuve confie la minoterie en gérance à M. Petit, puis en 1926 à Henri Chevalier, fils d'un minotier de Cognac (Charente). Celui-ci rachète l'usine six mois plus tard. La minoterie fonctionne à l'énergie hydraulique fournie par une roue d'environ 2, 20 m de large et 5 m de haut, aujourd'hui disparue. A partir de 1927-28, le mécanisme est entraîné par un moteur à gaz pauvre installé dans l'actuel silo construit à cet effet. Vers 1935, l'électricité est installée avec un moteur CEM de 30 ch. L'énergie thermique, puis l'électricité, sont couplées avec l'énergie hydraulique. La capacité d'écrasement est d'environ 70 q par jour. En 1928, le logement patronal est bâti par l'entrepreneur de maçonnerie Chariau ; les meuniers habitaient auparavant dans une partie de l'actuel atelier de fabrication. La minoterie est surélevée en 1950, et l'équipement est presque entièrement renouvelé, avec notamment l'installation d'un système pneumatique et la suppression de la roue à eau. La capacité d'écrasement est de 100 q par jour. Au premier étage subsiste une chambre à farine circulaire, en bois, datant du début du siècle. La farine est vendue aux boulangers-pâtissiers de la région. Francis Chevalier devient le gérant de l'entreprise en 1989, jusqu'en 1995, lorsqu'il prend sa retraite. Depuis la cessation d'activité, les machines, qui sont destinées à être vendues, ont été démontées pour certaines d'entre elles, mais sont encore dans les locaux. Dans les années 1930, le matériel consiste en deux machines à cylindres Teisset, Rose, Brault (Paris), un granulateur, des bluteries et un élévateur à godets. En 1957, deux autres machines à cylindres Teisset, Rose et Brault complètent les premières.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1891, daté par source, daté par travaux historiques, porte la date
Auteur(s)Auteur : Chariau entrepreneur de maçonnerie attribution par tradition orale

Atelier de fabrication en moellon enduit, surélevé d'un niveau en brique, à trois étages carrés, couvert en tuile creuse. Garage et stockage des issues en moellon enduit, surélevé en parpaing de béton, couvert d'un toit en appentis en tuile creuse. Silo en moellon enduit surélevé en parpaing de béton et toit en tuile creuse. Logement patronal en moellon enduit, à un étage carré, et toit en tuile mécanique à unique demi-croupe ; les encadrements des baies allient la brique et la pierre.

Murscalcaire moellon enduit
brique
béton parpaing de béton
Toittuile creuse, tuile mécanique
Étages3 étages carrés
Couvrementscharpente en bois apparente
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
appentis demi-croupe
Énergiesénergie hydraulique produite sur place
énergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
État de conservationétablissement industriel désaffecté
Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablesmachine de production

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime, 10 M 3/12, 1936-1937 : contingentement des moulins.

Documents figurés
  • " Chargement d'un camion dans les années 1950 ". Collection particulière.

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