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Motte des Trépeaux

Dossier IA86007609 réalisé en 2010

Fiche

Parties constituantes non étudiéessouterrain
Dénominationsmotte
Aire d'étude et cantonRégion Poitou-Charentes - Monts-sur-Guesnes
AdresseCommune : Pouant
Lieu-dit : Les Trépaux
Cadastre : 1823 A1 76 à 82 [motte proprement dite sur la parcelle 78] ; 2014 ZH 18, 36

L’histoire du site reste obscure, d’autant que son identification reste à préciser : s’agit-il de la Motte Bachet signalée sur la carte de Cassini ou du site même de Pouant dont l’église du bourg est signalée avant l’an mil ? Il est bien difficile de confirmer la seconde hypothèse, le site étant situé bien à l’écart du bourg. De plus, si un lignage de Pouant ou Piolant est bien attesté dans plusieurs chartes du cartulaire de Fontevraud (Rainaud « de Podio Ollant »), au tout début du XIIe siècle, il convient de noter que ces mentions peuvent correspondre vraisemblablement au village de Piolant à Dangé ou à un autre Pouant connu dans le Loudunais, dans la châtellenie de Berrie.

Période(s)Principale : 12e siècle , (?)

Entre Richelieu et Loudun, près de la ferme des Trépaux à 2 kilomètres au nord-est de Ceaux-en-Couhé, la motte de Pouant est isolée en plein champ à côté d’une ferme. L’ancien cadastre la désigné comme « la motte ». Cette butte anthropique est signalée dès 1915 Par Henri Charbonneau-Lassay qui s’interroge sur l’existence d’un tumulus et relève un souterrain refuge associé. C’est l’étude de ce souterrain qui a été engagée en 1977 par Patrick Piboule. Le plan détaillé en a été levé, et la motte située juste au-dessus a également été fouillée.D’une trentaine de mètres de diamètre, la motte portait un bâtiment rectangulaire (12, 20 m x 7,20 m) dont les murs ne semblent pas assez épais pour supporter une très grande élévation (1 m). C’est depuis ce bâtiment que l’on accédait au souterrain par un escalier et un couloir couvert de dalles de pierre reposant sur des murs maçonnés à l’argile. Le souterrain est constitué de galeries et salles avec puits d’extraction, entièrement taillé dans la roche sous l’emprise de la motte.

Le matériel archéologique témoigne d’une occupation médiévale liée à un milieu chevaleresque (marelle, éperon, monnaie). Les constructions n’ont pu être datées précisément. Au sud, séparé de la motte féodale par un fossé, un monticule plus petit, ou « petite motte » a révélé d’autres fondations.

Mursterre
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée

Références documentaires

Bibliographie
  • Baudry, Marie-Pierre. Châteaux « romans » en Poitou-Charentes. Xe - XIIe siècles, Collection Cahiers du Patrimoine, n° 95. Geste éditions, 2011.

    p. 73, 81, 82, 147, 252, 277, 278, 314
  • Charbonneau-Lassay, Louis, Les châteaux de Loudun d’après les fouilles archéologiques de M. J. Moreau de La Ronde, Mémoires de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 3e série, t. 8, 1915.

    p. 16
  • Piboule, Patrick, Relations entre souterrains et fortifications : exemples en Poitou-Charentes, dans Sites défensifs et sites fortifiés au Moyen Âge entre Loire et Pyrénées, Actes du colloque de Limoges, 20-22 mai 1987, suppl. n° 4 à Aquitania, 1990.

    p. 197
  • Piboule, Patrick, Les souterrains médiévaux et leur place dans l’histoire des structures de défense, Château-Gaillard, t. 9, 1978.

    p. 244, 249
  • Piboule, Patrick, Pouant, la Motte, Poitiers, Service régional de l’archéologie Poitou-Charentes, 1977.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Baudry Marie-Pierre