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  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Poitou-Charentes - Saint-Jean-d'Angély
  • Commune Saint-Jean-d'Angély
  • Adresse square de la Libération
  • Cadastre 2005 AE 1229 [Le square de la Libération se trouve dans la pointe formée par la rencontre des avenues du Général-de-Gaulle et du Port-Mac-Mahon]

Le monument aux morts de Saint-Jean-d'Angély est dédié aux enfants de la France morts pour la patrie pendant les guerres de 1914-1918. L'original en plâtre de la statue date de 1920, il s'agit de " La Gloire " de Bartholomé. Le cahier des charges est établi le 2 juin 1921 par Charles Brault, architecte de la ville qui établi également de devis estimatif de 12200 francs, comprenant 9677,68 francs pour le socle de la statue, 1958 francs pour les colonnes dans le jardin public et 564,32 francs pour les imprévus. Le marché est adjugé à l'entrepreneur Louis Jaraudias. Un traité de gré à gré est signé avec celui-ci le 18 juillet 1922, qui engage l’entrepreneur à fournir la commande en 4 mois. Le paiement est progressif tout au long de la construction, et est conclu un mois après la fin des travaux.

Le plan du monument en lui-même est signé le 15 janvier 1921 par André Ventre, architecte à Paris. Le prix de la Gloire n'est pas indiqué dans les documents consultés.

L'entourage du monument et l'entrée du square ont été conçus en 1924 par André Guillon, architecte à Saint-Jean-d'Angély.

Le coût total des travaux est couvert par 15682,10 francs de souscriptions.

Ce monument se situe à l'extrémité sud-ouest du jardin public, à l'angle des avenues du Port-Mahon et du Général-Leclerc. Il se compose d'un socle haut, large et étroit, en " pierre de taille fine demi-dure dite "Lavoux à grains ", [ sans défaut et homogène " (d'après le cahier des charges), portant la liste des victimes de guerre, surmonté d'une allégorie de la République en bronze ayant pour titre " la Gloire ". C'est une oeuvre du sculpteur (Paul) Albert Bartholomé, élève de Rodin, dont l'original en plâtre a été créé en 1920 et est conservé au musée d'Orsay à Paris. Cette femme coiffée d'une couronne de laurier s'appuie sur une exèdre qui porte à son revers une guirlande de laurier. Elle est vêtue d'une longue robe qui valorise sa poitrine. Son épaule gauche est dénudée et ses pieds, nus. Elle tient dans la main droite une autre couronne de laurier.

Le socle accueille sur chacune de ses faces une plaque avec le nom des victimes des guerres. Le monument est protégé par un petit muret en pierre de taille surmonté d'une grille en ferronnerie. À l'extrême sud-ouest sont posées deux colonnes en béton.

Ce monument créé en 1920 s'inspire de La Gloire, élément du monument à Jean-Jacques Rousseau composé par le même auteur entre 1907 et 1912 et dont le plâtre est également conservé au musée d'Orsay. L'original a été inauguré en 1912 au Panthéon, avec un relief représentant La Vérité, La Philosophie, La Nature et une autre figure également en appui sur une exèdre et intitulée la Musique. Les deux Gloires diffèrent notamment par la coiffure. Il existe deux tirages de ce monument aux morts, le second se trouve à Cormeilles-en-Parisis.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • bronze
  • État de conservation
    bon état
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • figure allégorique profane, femme, couronne de laurier
    • ornement figuré, guirlande
  • Précision représentations

    Femme coiffée d'une couronne de laurier et tenant dans la main droite une autre couronne de laurier.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Inscriptions : " La ville / de / Saint-Jean-d'Angély / à ses enfants morts pour la Patrie ".

Documents d'archives

  • 1921-1922. Monument aux morts, de la guerre 1914-1918, de la commune de Saint-Jean-d'Angély.

    1921, 12 avril : devis estimatif pour le socle de la statue en bronze « La Gloire » de Bartholomé et réfection des colonnes du jardin public. Le tout s'élève à 12200 francs, comprenant 9677, 68 francs pour le socle ; 1958 francs pour les colonnes du jardin public ; et 564,32 francs pour les travaux imprévus.

    1921, 20 mai : liste des souscriptions, dont le total s'élève à 15682 francs 10 centimes.

    1921, 2 juin : cahier des clauses et conditions particulières. Le cout total des travaux s'élève à 12200 francs, avec 500 francs de cautionnement supplémentaire.

    1922, 18 juillet : traité de gré à gré entre la ville de Saint-Jean-d'Angély et Louis Jaraudias, entrepreneur à Saint-Jean-d'Angély.

    Dossier des plans dressés par André Guillon, architecte à Saint-Jean-d'Angély, comprenant : Croquis de l'entourage et de l'entrée du square où est le monument, et les croquis des façades principales et latérales du monument.

    Liste des militaires et marins morts pour la France, avec noms, prénoms, grade, régiment et date de décès.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1937

Bibliographie

  • Pon-Willemsen, Charlotte. Les allégories de la République sur les monuments aux morts en Poitou-Charentes. Parcours du Patrimoine, n° 342. Geste éditions, 2008.

    p. 26

Documents figurés

  • " Ville de Saint-Jean-d'Angély. Monument aux morts pour la Patrie (jardin public). Façade principale. Façade latérale ". André Ventre, architecte. Échelle 0,05m par mètre. 15 janvier 1921.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1937
  • " Monument aux morts de Saint-Jean-d'Angély. Entourage du monument. Entrée du square. [Élévations] ". André Guillon, architecte de la ville. Échelles 0,04 par mètre (entourage) et 0,02 par mètre (entrée du square). 19 décembre 1924.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1937
Date d'enquête 1988 ; Dernière mise à jour en 2019