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Monument aux morts de la commune de Jauldes, Charente

Dossier IA16008988 réalisé en 2018

Fiche

Précision dénominationGuerre 1914-1918
Appellationsde la guerre 1914-1918
Dénominationsmonument aux morts
Aire d'étude et cantonCommunauté d'Agglomération du Grand Angoulême - Ruelle-sur-Touvre
AdresseCommune : Jauldes
Adresse : place
Schoeneck
Cadastre : 2016 AA Non cadastré
Précisions

Le projet de monument aux morts de la commune de Jauldes a été accepté lors de la délibération du conseil municipal du 23 février 1919. Les travaux ont eu lieu du 17 août 1921 au 13 novembre 1921. Il a été inauguré le 12 août 1923.

Dès l'acceptation du projet par le conseil, un budget additionnel sur 1918 a été prévu pour la construction du monument. En décembre 1920, le conseil constate que le budget pour l'érection du monument a été pris sur des sommes initialement prévues pour des travaux de voiries et des travaux de réfection du presbytères. Ceci déséquilibrant le budget communal, il est demandé une subvention de l'État pour la construction du monument.

Le monument a coûté 4224 francs à la commune : 50 francs pour le creusement des fondations et l'extraction des matériaux, 324 francs pour la maçonnerie des fondations, 3000 francs pour l'ensemble du monument, la bordure en pierre et les gravures, et 850 francs pour la grille.

Le monument est construit par M. Paul Videau, qui s'engage à le livrer dans un délai de trois mois, passé ce délai, il s'expose à des pénalités journalières de 10 francs.

En août 1921, le conseil approuve la proposition du maire de donner une place gratuite au cimetière communal pour les soldats décédés pendant le conflit, qui vont être exhumés du front pour être inhumés dans le cimetière communal.

Le 4 août 1925, le Conseil décide de faire réparer et nettoyer le monument aux morts. Celui-ci a été sali par les intempéries, l'humidité des arbres l'entourant et a été mutilé sur la face comportant les noms des élus du conseil municipal. Le conseil souhaite couper des arbres, peindre le monument en blanc, dorer les lettres, supprimer la partie mutilée et faire disparaître les vestiges de la liste des membres du conseil municipal : comme indiqué par le préfet, seuls les noms des soldats disparus doivent figurer sur le monument.

Le 15 octobre 1925, la préfecture interdit au maire de lancer les travaux, car une enquête est en cours afin de déterminer l'origine de la mutilation. Poursuivre les travaux irait à l'encontre du procès verbal dressé par la gendarmerie.

Le 20 octobre 1925, le président du comité républicain de la commune de Jauldes prévient le préfet que malgré son interdiction, le maire a poursuivi les travaux sur le monument. Il s'insurge et proteste contre l'arrachage des arbres, contre l'effacement de la mutilation (ce qui nuit à l'enquête et à la symétrie du monument) et la suppression de la liste des élus (car cela fait partie intégrante du monument). Il saisit le préfet pour qu'il puisse user de son pouvoir contre le maire et son conseil.

Le 21 octobre 1925, le préfet redemande au maire d'arrêter les travaux et de s'expliquer sur sa conduite qui pourrait entraîner des sanctions administratives. Le maire se justifie le lendemain, 22 octobre 1925 : il été absent de chez lui quand le courrier lui interdisant de réaliser les travaux est arrivé. L'ordre d'exécution des travaux, confié à M. Paul Videau, fut donné dès le 11 octobre. Les travaux sont stoppés, mais étant presque terminés, il souhaiterait les poursuivre au plus vite.

L'autorisation de nettoyer le monument et de redorer les caractères de la liste des noms des soldats ne fut donnée que le 18 mai 1926.

Période(s)Principale : 1ère moitié 20e siècle , daté par source
Dates1921, daté par source
Auteur(s)Auteur : Videau Paul
Videau Paul

Tailleur de pierre en Charente au XXe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur de maçonnerie attribution par source

Le monument aux morts de la commune de Jauldes est un cénotaphe surmonté d'un obélisque. Il est implanté au côté sud de l'église.

Ce monument civique est orné de différents éléments.

Face sud : en haut, une croix de guerre est entourée par des rameaux d'olivier et de chêne. En-dessous, l'expression "PRO PATRIA" sépare ces ornements du nom de 10 soldats morts en 1914-1918 accompagné de leur date de décès, et grade pour les sous-officiers et officiers. En-dessous, à la base de l'obélisque, est gravé le texte principal du monument :

"La commune de Jauldes à ses enfants morts pour la France 1914-1918".

Les faces est et ouest sont similaires. Les noms de cinq soldats accompagné de leur date de décès et grade pour les sous-officiers et officiers figurent sous une palme du martyre. Une couronne végétale funéraire est sculptée sous la liste, au niveau du cénotaphe.

Sur la face nord, se trouve le nom de trois soldats et leur date de décès. La liste des élus était à l'origine située sur cette face. Mutilée en 1925, elle fut supprimée.

Techniquessculpture
Représentationschêne, olivier, couronne végétale, rameau, palme
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protections

Annexes

  • Le monument aux morts de la commune de Jauldes, inscriptions.

    Face sud.

    PRO PATRIA

    MESNARD Anatole 28-8-1914 ; MESNARD Marcel 28-8-1914 ; AUGEAU Pierre 28-8-1914 ; BOIS-ROULET Octave Sergent 24-9-1914 ; ROUSSARIE Amile 27-9-1914 ; GRENET Victor 4-11-1914 ; GAUTHIER Paul 14-12-1914 ; NEBOUT André 22-1-1915 ; MARANDAT François 16-3-1915 ; BOITEAU Henri 25-4-1915.

    La commune de Jauldes à ses enfants morts pour la France

    1914-1918

    1939 - FRADET Gaston - 1945 ; BASSINET Ferdinand ; TARRADE Adrien.

    Face est.

    ARTAUD Louis 29-8-1918 ; JONQUET Adalbert 18-10-1918 ; DUMOUSSAUD Félix Sergent 25-10-1918 ; TABEAU Gaston 24-10-1918 ; BOITEAU Pierre 11-11-1918.

    Face nord.

    ROUSSEAU Henri 4-10-1914 ; MARZAT François 3-03-1915 ; ROUSSEAU Georges 22-02-1918.

    Face ouest.

    PROVAT Paul Adjudant 16-4-1917 ; BOIS Eugène Adjudant 16-4-1917 ; TARDAT Théophile Sergent 21-6-1917 ; LEAUD Henri Sous-Lieutenant 18-4-1918 ; NEGRE Octave 10-8-1918.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Délibération du conseil municipal de Jauldes du 23 février 1919.

    "Monsieur le Maire soumet au Conseil le projet de construction d'un monument pour conserver le souvenir des enfants de la commune morts pour la France". Le Conseil accepte le projet et inscrit une somme au budget additionnel de 1918.

    Archives municipales, Jauldes
  • Délibération du conseil municipal de Jauldes du 16 mai 1920, sur l'érection du monument aux morts.

    "Monsieur le Maire expose au Conseil Municipal que la Préfecture a demandé par l’intermédiaire du recueil des actes administratifs n°2 de janvier 1920 de fournir un état concernant une subvention accordée par l’État pour l’érection d’un Monument aux soldats Morts pour la France. Le Conseil considérant que l’état a été fourni en temps opportun demande à Monsieur le Préfet de vouloir bien l’informer de ce qui a été fait à ce sujet afin qu’il sache s’il sera accordée une subvention pour qu’il puisse faire ériger le monument suivant la somme dont il aura à disposer."

    Archives municipales, Jauldes
  • 1920. Délibération du conseil municipal du 8 décembre 1920 concernant le budget du monument aux morts de la commune.

    "Les disponibilités comprises au budget pour l'élargissement de la route 11 dans la traversée du bourg, pour la confection de la route du Bois et pour les réparations du presbytère ont été attribuées par délibération aux frais occasionnés par la construction du monument aux enfants de la commune morts pour la France." L'affectation de ces sommes au monument mettant le budget communal dans une facheuse posture, le Conseil demande à l'État une subvention pour la construction du monument.

    Archives municipales, Jauldes
  • 1921. Délibération du conseil municipal pendant une session d’août 1921 concernant l'inhumation des soldats morts en 14-18 dans le cimetière communal.

    Il a été décidé d'offrir, pour les soldats de 14-18, une place gratuite au sein du cimetière communal, pour ceux qui seront exhumés du front pour être inhumés dans le cimetière communal. Ces places gratuites, contigües les unes aux autres, ne pourront pas être utilisées par les familles des soldats pour y faire reposer d'autres membres de la famille.

    Archives municipales, Jauldes
  • 1921. Délibération du conseil municipal du 18 décembre 1921 concernant les travaux du monument aux morts.

    Les travaux ont commencé le 17 août 1921 et ont été terminés le 13 novembre 1921. Ces travaux sont adoptés par la commission et acceptés par le conseil.

    Archives municipales, Jauldes
  • Cahiers des charges pour la construction du monument aux morts de la commune de Jauldes, document non signé, non daté.

    Document contracté entre M. Étienne Piffre, maire de Jauldes et M. Paul Videau, tailleur de pierre demeurant à Jauldes. M. Paul Videau aura à sa charge le creusement des fondations et l'extraction des matériaux pour 50 francs. Il fera la maçonnerie des fondations, fournira la pierre, la chaux et le sable pour 324 francs. Il fournira deux marches en pierre demi-dures et le reste en pierre de Saint-Même. Il établira une bordure autour du monument, de 0,20m d'épaisseur et de 0,25m de hauteur, bordure qui recevra une grille. Sur la façade principale, le nom, prénom et grade des soldats sera gravé. Sur la façade opposée, il gravera le nom des membres du conseil municipal. Les lettres seront peintes en noir. Les façades latérales, seront pourvues d'agrafes pour suspendre les couronnes. Le coût de l'ensemble des travaux est de 3000 francs. La grille en fer sera épaisse de 23mm, haute d'1m, longue de 16m avec une porte sur la façade principale. Le coût de conception de la grille ainsi que la pose est estimé à 850 francs. Le devis total s'élève ainsi à 4224 francs, sans frais imprévus.

    Une fois le projet accepté, l'entrepreneur s'engage à livrer le monument dans un délai de trois mois. Chaque journée de retard sera passible d'une indemnité journalière de 10 francs qu'il devra payer à la commune. Les frais de timbre et d'enregistrement sont à la charge de M. Videau.

    Il ne sera payé qu'après réception du monument et acceptation des travaux.

    Archives municipales, Jauldes
  • AD16. 4T 253. 1924-1926. Le monument aux morts de la commune de Jauldes.

    1925, 4 octobre. Extrait du registre des délibérations. Le conseil vote pour réaliser des travaux sur le monument : le monument "est sali par des intempéries et que les arbres qui l'entourent entretiennent de l'humidité qui nuit à sa conservation", un nettoyage s'impose donc. Il souhaite que le nom des soldats soit peint en lettres d'or, que l'inscription de la liste des élus en fonction lors de l'érection du monument, qui a été dégradée, soit enlevée, et que les arbres les plus proches du monument soient arrachés et vendus aux enchères.

    1925, 7 octobre. Envoi au préfet de l'extrait de délibération du 4 octobre, votant les travaux devant être effectués sur le monument suite aux mutilations.

    1925, 12 octobre. Lettre du comité républicain au préfet. "Le comité républicain de la commune de Jauldes, qui représente l'idée républicaine partagée par environ moitié de la population [s'est] réuni au sujet de la délibération du conseil municipal en date du 4 octobre, décidant de la destruction de deux arbres séculaires et de l'effacement de la mutilation opérée au monument aux morts de la guerre ainsi que ce qui reste des noms des membre de l'ancien conseil municipal". Le comité conteste l'arrachage des arbres, plantés par l'ancienne municipalité républicaine, tilleuls bien utiles l'été et dont les fleurs sont cueillies. Concernant la mutilation du monument : le comité considère que l'inscription des noms des conseillers municipaux faisait partie intégrante du monument, il a été livré tel quel. Les mutilations ont été faites par "des malfaiteurs, soudoyés par des gens sans vergogne". Le travail pour effacer la mutilation et les noms ne peut que nuire à la symétrie du monument. Ces travaux peuvent également empêcher l’œuvre de la justice, et empêcher de retrouver les auteurs de ce crime. Notons que la rédaction du Réveil Charentais (numéro du 19 août 1923) a "osé insinuer que cette mutilation était l’œuvre même de l'ancien conseil". "Le comité républicain prie Monsieur le préfet, non seulement de refuser son approbation à la délibération du conseil municipal, mais encore de l'annuler purement et simplement car, si elle était réalisée, elle risquerait de soulever la moitié de la population contre l'autre et pourrait occasionner des troubles dans la commune".

    1925, 15 octobre. De la préfecture à la mairie. Le conseil municipal de Jauldes a décidé le 4 octobre de faire des travaux de réparation sur le monument. Or, ces travaux feraient suite à des mutilations. La préfecture demande ainsi de suspendre ces travaux, tant que l'instruction en cours n'est pas close. Réponse au Président du comité républicain suite à sa protestation du 12 octobre : il n'est pas possible que figure, sur le monument aux morts, le noms des conseillers municipaux. La municipalité devra donc faire disparaître ces noms. Mais comme le monument a été mutilé et qu'une instruction est en cours, aucun ouvrage ne peut être entrepris sur le monument avant la fin de celle-ci.

    1925, 15 octobre. Réponse du préfet à une protestation du président du comité républicain de la commune de Jauldes : les noms des conseillers municipaux ne doivent pas figurer sur le monument aux morts. La municipalité devra donc les faire effacer après la fin de l'enquête actuellement en cours au sujet de la mutilation du monument.

    1925, 20 octobre. Courrier du président du comité républicain au préfet. Réponse à la lettre précédente, où le préfet annonçait avoir demandé la suspension des travaux. Le président informe que le maire a fait procéder à l'enlèvement de la mutilation, le 19 octobre, bien que l'affaire face l'objet d'un procès-verbal de la gendarmerie. "Il n'y a rien de surprenant, que cette assemblée, qui a affecté de méconnaître pendant 21 ans, l'autorité municipale républicaine de Jauldes, méconnaisse aujourd'hui l'autorité préfectorale". Devant "un tel acte de subordination", le président du comité républicain demande une sanction administrative voire judiciaire à l'encontre du conseil municipal.

    1925, 21 octobre. De la préfecture à la mairie. Suite à la réponse de M. le Maire du 19 octobre, répondant à sa missive du 15 octobre concernant l'arrêt des travaux... M. le Préfet a été mis au courant que les travaux ont débuté le 19 octobre, soit de façon postérieure à sa demande de les interrompre pour enquête. Une telle attitude peut entraîner des sanctions. Il est demandé au maire d'interrompre ces travaux et de s'expliquer dès que possible auprès de la préfecture.

    1925, 22 octobre. Courrier du maire au préfet. Suite au courrier du préfet, les travaux sur le monument sont suspendus dès le 22 octobre, 11h. Le maire se justifie : les travaux ont été votés par le conseil le 4 octobre. La délibération a été approuvée le 7 octobre, l'ordre pour les travaux a été donné le 11 octobre et ils ont été confiés à M. Paul Videau, entrepreneur à Jauldes pour la somme de 280 francs. La lettre préfectorale du 15 octobre est arrivée au domicile du maire, d'où il était absent pour quelques jours. C'est dans ce contexte qu'il a adressé sa lettre du 19 octobre. La réparation du monument étant presque achevée, M. le Maire demande à ce qu'elle puisse être achevée dans les plus brefs délais, les anciens combattants de la commune ayant demandé d'y apposer une plaque commémorative pour le 11 novembre.

    1925, 23 octobre. Accusé de réception du courrier municipal du 22 octobre, informant le préfet de l'arrêt des travaux sur le monument aux morts. Rappel qu'il faut que la décision de justice soit rendue avant de reprendre les travaux, et que les seuls noms devant figurer sur le monument sont ceux des morts de la guerre 1914-1918.

    1925, 28 octobre. Courrier du Maire au Préfet. Demande l'autorisation de faire peindre le monument en blanc, et le nom des soldats en lettres d'or avant le 11 novembre. "La municipalité et les anciens combattants seraient heureux que le monument soit dans le plus grand état de propreté ce jour-là".

    1925, 3 novembre. Du comité républicain au Préfet. Le comité s'est réuni après avoir pris connaissance de la lettre de protestation de son président. Le comité, au courant des différents échanges entre le maire et le préfet, de l'interdiction préfectorale de continuer les travaux, atteste que l'enlèvement de la mutilation, en date du 19 octobre, a bien eu lieu sur ordre de la municipalité, et a été "remplacée par deux carrés gravés dans la pierre, qui nuisent beaucoup plus à la symétrie de l’œuvre que la mutilation elle-même". "Considérant que malgré la protestation de plusieurs habitants du bourg auprès de l'ouvrier chargé d'exécuter le travail, il ne continua pas moins avec l’assentiment du garde-champêtre qu'il été aller (sic) chercher". "Considérant que ces faits scandaleux sont condamnés par l'opinion publique, le comité républicain, le comité républicain de Jauldes prie Monsieur le Préfet de vouloir bien user du pouvoir que lui confère la loi vis à vis des maires récalcitrants".

    1925, 4 novembre. Courrier de l'association amicale des anciens combattants de la commune de Jauldes à M. le Préfet de la Charente. Demande d'apposer une plaque en marbre sur la face ouest du monument, portant l'inscription suivante "Chers camarades, à vous la gloire et l'immortalité, à nous le souvenir. Les anciens combattants de la commune de Jauldes".

    1926, 28 février. Extrait du registre des délibérations. Nécessité de terminer le nettoyage du monument : le blanchir, et redorer le noms des soldats.

    1926, 27 avril. Lettre à M. le Préfet. Rappel que le conseil municipal a dressé une délibération le 28 février, concernant le nettoyage du monument aux morts. Sans réponse de la préfecture, la mairie souhaite savoir "s'il nous sera permis de le faire mettre en état de propreté ou l'abandonner".

    1926, 18 mai. De la préfecture à la mairie. Envoie de la copie de la délibération du 28 février 1926, approuvée, pour le nettoyage du monument et la redorure des inscriptions.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 4 T 253
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de GrandAngoulême (c) Communauté d'Agglomération de GrandAngoulême - Seguin Sarah - Pays d'art et d'histoire de l'Angoumois / GrandAngoulême
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